"Connaissez-vous les différentes manières dont la Terre et la vie qu'elle abrite pourraient disparaître ?
Nous allons tous mourir, c'est une certitude.
Un jour lointain, même le Soleil cessera de briller. Mais la vie sur
Terre n'attendra pas ce moment pour disparaître. En mourant de froid ?
C'est peu probable. C'est plutôt la chaleur, la soif, la suffocation ou
l'irradiation qui sonneront le glas de la biosphère, dans une série de
catastrophes dévastatrices. Et pourtant, ce ne sera pas la fin de
l'histoire. Que deviendra l'Univers après notre départ ? Combien de
temps encore avant que tout ne s'efface ? Un voyage fascinant au coeur de l'avenir cosmique, là où le néant et l'éternité se rencontrent."
Alain Riazuelo extrait de: Dix scénarios pour la fin du monde."
"Les pires tyrans sont ceux qui savent se faire aimer."
Baruch Spinoza
Le
16 février prochain, l’Assemblée nationale verra de nouveau revenir le
texte relatif à l’aide à mourir après un passage au Sénat outrancier
mais sans impact.
À cette occasion, les militants de l’ADMD mènent des actions dans toutes les délégations à l'occasion de la 20e Semaine de mobilisation de l'ADMD.
"J'ai tendu mon âme comme un câble au-dessus de l'abîme
et jonglant avec les mots, je m'y suis balancé. "
Vladimir Maïakovski
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SOULÈVEMENTS
Un long-métrage documentaire
de Thomas Lacoste
105' | Février 2026
"Un portrait
choral à seize voix, seize trajectoires singulières, réflexif et intime
d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse
qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les
ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la
répression politique. Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre
révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu
partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de
nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages
établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les
possibles."
PREMIÈRE SEMAINE
DU 11 AU 17 FÉVRIER
Achères, Pandora
Auch, Ciné 32
Avignon, Utopia
Bagnolet, Cin’hoche
Bayonne, L’Atalante
Besançon, Le Victor Hugo
Blois, Les Lobis
Bordeaux, Utopia Saint-Siméon
Caen, Le Lux
Cahors, Grand Palais
Chambéry, Le Forum
Charlieu, Les Halles
Clamecy, Casino
Clermont-Ferrand, CGR les Ambiances
Die, Le Pestel
Dijon, L’Eldorado
Dunkerque, Studio 43
Fontainebleau, Le Cinéparadis
Grenoble, Le Club
La Rochelle, CGR Le Dragon
La Roche-sur-Yon, Le Concorde
Le Luc, Le Cinéma
Limoges, Le Lido
Lyon, Le Comoedia
Marseille, Le Gyptis
Massy, Cinémassy
Metz, Le Klub
Montgeron, le Cyrano
Montpellier, Utopia Sainte-Bernadette
Montreuil, Le Méliès
Nantes, Le Concorde
Nîmes, Le Sémaphore
Orléans, Les Carmes
Pamiers, Rex
Pantin, Ciné 104
Paris, Espace Saint-Michel
Paris, le Grand Action
Paris, Luminor Hotel de ville
Paris, Majestic Bastille
Paris, Les Sept Parnassiens
Pau, Le Méliès
Perpignan, Castillet (Le)
Pessac, Jean Eustache
Poitiers, le Dietrich
Pont-Sainte-Marie, Utopia
Quimper, Katorza Quimper
Rennes, TNB
Rouen, Omnia République
Saint-Étienne, Le Méliès (Saint-François et Jean Jaurès)
La certitude que tout était en train de commencer, la certitude qu'il fallait continuer, la certitude que cela serait interrompu avant que d'être terminé.
"Je veux bien croire que la peur tue, que la culpabilité tue, que le
silence tue, mais je ne peux pas croire qu'on meure d’avoir regardé la
souffrance en face. Moi, en tout cas, je ne suis pas morte. Et avant que
la colère, la colère que nul ne m'a prise, ne se retire de ma plage
intérieure, avant que la colère ne laissant derrière elle qu'une vague
nausée qui ne me brûlera plus que le fond de la gorge, ne déserte mes
rochers, mes algues et mes galets, et que ne demeurent sur le sable
retourné et humide de ma conscience que quelques crabes inertes aux
corps transparents que des mouettes affamées auront déjà évidés de leur
bec, je me mettrai à écrire. Car derrière les paravents, même s'il n'y a
plus rien, même si le temps a tant passé qu'il ne reste que des cendres
emportées par le vent ou par les flots dans le courant de la Seine,
même si les souvenirs sont si anciens que seuls les paravents leur
tenaient lieu de réalité, il y aura toujours quelque chose à inventer.
Après tout, la pensée a horreur du vide."
TheVery You "Consciousness is not your essence. It flickers. It shuts down. It depends on conditions. What does not flicker is the drive of persistence embedded in the organism itself. Not in the ego. Not in narrative. Not
in psychology. In the body as a self-maintaining system. Chemistry,
feedback loops, homeostasis, repair. If that drive stopped, there would
be no question, no despair, no choice just disappearance. Most organisms would vanish instantly without it. This is close to Schopenhauer. The
“will” in you is not a thought. It is not conscious. It does not ask
whether life is worth it. It operates. And it operates whether you
approve or not. Sleep does not interrupt it. Depression does not
interrupt it. Even the wish “not to live” does not interrupt it, unless the body itself collapses. Life here is not something most of us would prefer to choose. It matters because it destroys a very common lie, the idea that being alive is the result of consent, affirmation, or meaning. It isn’t. Life did not ask you. And it does not wait for your agreement. Preference enters very late, and very weakly. So
when I say that without this will to persist I would choose not to
live, you’re pointing at a brutal asymmetry. The “choice” to live only
exists because the will already keeps the system running. The moment
the will disappears, the chooser disappears with it. That’s why the
fantasy of “choosing not to be” is always parasitic on what it denies. This
is also where a lot of spiritual and therapeutic talk becomes
dishonest. They speak as if consciousness could opt out, dissolve, rest,
or mergewhile quietly relying on the body’s blind persistence to keep the experiment going.People
talk nonsense about “dissolving into the void” knowing that their
bodies are working overtime to keep them alive. That’s not liberation;
that’s borrowing credit from biology while pretending it’s insight. What
is your essence, then? Not consciousness, not meaning, not values. The
essence is constraint, a self-organizing process that continues unless
forcibly stopped, without asking whether continuation is justified. That’s not noble. It’s not tragic either. It’s simply how life works. Recognizing
this does not obligate you to love life, justify life, or “say yes” to
anything. It only removes the lie that you are here because you chose to
be, or because consciousness decided something. You’re here because something older, dumber, and stronger than consciousness is operating through you. You are not alive because you want to be; you can want anything only because life is already insisting."
"La paresse au XXIe siècle c'est avoir du temps pour s'occuper de soi,
des autres, de la planète : c'est se préoccuper enfin des choses
essentielles à la bonne marche d'une société. C'est renoncer à
l'individualisme, à l'égoïsme, à la destruction méthodique de notre
planète. C'est ouvrir un espace ; des espaces. C'est se poser. Et même
se re-poser : se poser à nouveau, chaque jour, la question de ce qu'on
est, de ce qu'on veut faire, de ce qu'on doit faire. Ne plus être un
robot allant travailler, s'usant la semaine pour dépenser son fric une
fois le week-end venu, en drogues de toutes sortes (numériques,
chimiques, matérielles, culturelles, peu importe, ce sont autant de
misérables voyages consuméristes) : on ne rattrape rien en dépensant
l'argent qu'on a gagné en étant privé de sa vie. C'est déja trop tard.
On n'a qu'une vie : celle que vous êtes en train de vivre, là,
aujourd'hui, maintenant. Ce n'est pas un brouillon, ce n'est pas une
esquisse. C'est votre vie : vous ne pouvez pas perdre votre temps pour
la gagner. Il est temps de la vivre."