dimanche 9 décembre 2018

comment on s'oriente à midi?


"Nous rêvons la terre que nous n'habitons pas."
Roberto Veracini "Epihanie de l'ange"



"D'abord l y eut la mer
Je suis né entouré d'îles
je suis une île surgie le temps de voir
la lumière, dure comme la pierre
puis sombrer."

 Titos Patrikios


"Nostalgique des répressions de manifestations, un ancien Préfet de Police s'est fait construire pour sa retraite une piscine à débordements."
Marc Escayrol 


Indien vaut mieux que deux

Entre-nous soit dit:
Méfions-nous des mots
Géro nie-mots



"Que se passe-t-il?

La terre tremble,
se soulève en trombes de feu,
les tropiques accouchent de Leviathans vengeurs,
l'Europe vacille comme une vieille femme stérile,
partout dans les têtes 
flzurit l'orchidée rouge des révoltes."

Un géant court par les rues endiablées."

Serge Adam  extrait de:"Le bistouri mystique"


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40e Festival des 3 continents - Teaser from Festival des 3 Continents on Vimeo.



z'avions lu ceci:


et pies
ça aussi:
"Pour certains professeurs, universitaires et chercheurs, une agitation populaire se présente toujours comme une aubaine. Délaissant alors leur chaire et leurs travaux, les clercs, tout émoustillés, la plume en érection, s’empressent de publier ici et là des analyses bien senties sur la nature et les causes de la misère du peuple. En cette période de fièvre jaune, ils ont leur mot à dire. Ils ne peuvent abandonner le champ des commentaires aux éditorialistes ou aux experts des médias. De Michel Onfray à Jean-Claude Michéa — qui portent tous deux le même type de lunettes atroces — en passant par Alain Finkielkraut, Frédéric Lordon, Emmanuel Todd, chacun pense qu’il serait dommageable de ne pas élaborer pour les gilets jaunes une doctrine au sujet de leur échauffement. Personnellement, je ne trouve au remue-ménage ambiant d’autre intérêt que de nuire au chef de l’État, à son gouvernement, à sa majorité parlementaire. Je me réjouis aussi que les télévisions offrent un quart d’heure de célébrité à des sans-grade péri-urbains. Cela dit, ma sympathie pour ce mouvement n’égale pas l’enthousiasme qu’il suscite chez les intellectuels précités. Je crains d’être privé de cette tendance, qui leur est propre, à se laisser aller à une cristallisation, au sens stendhalien, concernant ce qu’ils appellent le peuple. Je constate qu’il y a des individus appartenant à des catégories sociales aux intérêts divergents et que celles-ci sont en conflit les unes avec les autres — fussent-elles, pour certaines, semblablement dominées. Mais, pour cela même, l’idée de peuple n’a d’autre réalité que d’être une idée, un mot, un vent de bouche (clic). Quand ils se réunissent pour protester contre la hausse des taxes, les chauffeurs routiers, les petits patrons artisans et commerçants, les retraités, les chômeurs, les salariés pauvres, etc., qui forment les rangs des gilets jaunes, mettent en sourdine leur détestation réciproque le temps de la reporter sur la figure du pouvoir. Il suffit de les observer, de prêter attention à leurs discours, pour comprendre que dans ces bacchanales de la frustration et de la revendication où personne ne sait rester sobre, s’exprime une méfiance de tous à l’égard de tous. Entre eux surgissent des querelles de ronds-points comme on parle de querelles de clochers. Dans leurs élans de fraternité, ces rebelles citoyens se menacent même de mort. Mais, pour Michel Onfray, Jean-Claude Michéa — tous deux avec leurs lunettes atroces — Alain Finkielkraut, Frédéric Lordon, Emmanuel Todd, qu’importe la fiction sociologique du peuple dès lors qu’elle leur permet de s’adonner, en dehors de leur magistère grassement rémunéré par d’injustes taxes, à la critique sociale — genre littéraire prisé par les cadres semi-cultivés, mais dont les subtilités théoriques demeurent inaccessibles aux mal-lotis du concept. Et, bien sûr, si d’aventure il prend l’envie à un sceptique de ricaner de leur démophilie, le voilà coupable de «mépris de classe» — utile élément de langage fait pour le réduire au silence. Raison pourquoi pour n’être pas suspect de pareille infamie, Finkielkraut, déclare préférer — dixit — «les ploucs et les beaufs» aux «bobos»; pourquoi Michéa et Onfray — avec leurs lunettes atroces —, disent de même; pourquoi Lordon avoue son faible pour les émeutiers dont la violence lui procure un exquis frisson qu’il n’éprouvait pas dans la chaleur humaine de ses anciens camarades nuitdeboutistes; pourquoi Todd a répété que sans les gilets jaunes il eût perdu sa fierté d’être Français. En lisant et en entendant les déclarations d’amour au «peuple» de ces intellectuels, je me demande si les jeunes des cités «kiffent» Finkielkraut, si les agriculteurs et les retraités trouvent les lunettes d’Onfray et de Michéa à leur goût, si la racaille vole les livres de Lordon, si les chômeurs et les chômeuses forment un fan-club de Todd. Je serais marri d’apprendre que le bon peuple des gilets jaunes ne connaisse pas ces figures de l’intelligentsia et ne se réjouisse que du soutien que lui apportent Cyril Hanouna, Patrick Sébastien, Jean-Marie Bigard, Francis Lalanne. Sauf à se rendre derechef coupable de mépris de classe, on ne peut certainement pas l’affirmer."  
Frédéric Schiffer philosophe sans qualités
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PLEIN
LES MIRETTES



VUES d'ici
et à l'oeil 


samedi 8 décembre 2018

marche pour le climat saint-nazaire


Avec vue sur la mer..
Quoi de plus pénétrant et bucolique pour une marche sur le climat
l'oxygène était bien de la partie
(et les vents qui déferlaient de l'océan aussi)
avec cette petite pluie fine et tenace comme on aime
N'est-il pas?

Comme l'on dit dans ces cas là
Chassez le naturel, il vous revient dessus au galop

Pour le off
Pendant que je m'abritais tant bien que mal sous l'auvent d'un resto en compagnie d'un monsieur 
avec qui nous devisions de la pluie et du beau temps, un journaliste de Ouest France naviguant dans les parages sortit son pedigree et  ptit calepin plus vite que son ombre pour nous ausculter sur nos sentiments sur cette manifestation.
Je me permis à plusieurs reprises de lui signaler que ses questions n'étaient pas forcément du genre ouvertes surtout quand il nous demandait: Mais vous trouvez que ça va suffire cette manifestation? ou encore "Les gilets jaunes présents ça doit décrédibiliser le mouvement" etc etc
Et quand je le questionnais à mon tour  pour savoir si c'était dans les centres de formation des journalistes que l'on apprenait le métier de cette manière?
Je n'eus droit  qu'à un regard énigmatique.
 Dans ces cas là,
Je n'aurais qu'un mot: Non à la presse bâillonnée 

En ce qui concerne les détails de l'interview, voir (j'imagine) au prochain numéro en page locale...

 Ccourage ce n'est qu'un grain... 








Et pendant ce temps là ,les gros pollueurs pas payeurs passaient