"Prototype personnel de Dieu, mutant à l'énergie dense jamais conçu pour la production en série. Il était le dernier d'une espèce: trop bizarre pour vivre mais trop rare pour mourir."
Hunter-S Thomson -Raoul Duke au Dr Gonzo-"Las Vegas Parano"
"Ce qui compte c'est que les gens ont besoin d'un monstre auquel ils sont
capables de croire. Un ennemi véritable et horrible. Un démon vis à vis
duquel ils peuvent se définir. Sinon, c'est juste nous contre nous."
Chuck Palahniuk
Un jour,
se rassurer avec son stock de livres
Son nombre de marches descendues clandestin aux heures sombres.
Sa forteresse de chez en deçà
avec
leur feu d'artifice aussi
qui fait le beau dans le noir collectif;
avec ses jalons, tout du long.
"Je suis ses traces et ma mémoire est comme le ciel où filent les nuages
anthracite, mon enfance enfoncée sous combien de kilos de sable?"
Olivier Adam (Falaises)
"Tu crois que ce tu as vécu est pire que tout, mais en fait tu devrais
ouvrir les yeux et regarder autour de toi. Le malheur, la mort, la faim,
la guerre, la maladie... Tout ça, ça pourrit le quotidien de millions
de gens. Alors, oui, tu as le droit de chialer, tu as le droit de
pousser des jérémiades, mais t'as pas le droit de baisser les bras."
Wendall Utroi
"Mon seul espoir, alors que nous nous enfonçons dans ces temps sombres,
c'est que cette guerre fasse apparaître chez l'un ou l'autre d'entre
nous (je n'ose dire chez tous) quelques qualités qui contrediront mon
pessimisme. Je ne veux pas dire que la guerre enneoblit, comprenez-moi
bien ; je n'y crois pas un instant. Mais je crois, en revanche, qu'elle
peut débarasser certains d'entre nous des prétentions qui sont le triste
bénéfice de la paix - ces grands airs et ces bonnes manières que nous
avons tous adoptés - et nous redonner notre vraie personnalité. Notre
humanité ou notre caractère."
"D’habitude, l’écologie, c’est un peu la dernière roue du carrosse dans les programmes électoraux. Souvent, chez Reporterre, on écrit des articles pour souligner que dans tel ou tel discours le sujet n’a même pas été évoqué…
Mais
après un été caniculaire, la donne a changé, et l’écologie est
désormais partout (ou presque) : de Jean-Luc Mélenchon (LFI) à Raphaël
Glucksmann en passant par François Ruffin ou Fabien Roussel, tous ambitionnent de devenir « LE candidat de l’écologie » pour 2027.
Tandis
que Jean-Luc Mélenchon promet la mise en place d’écorégions et la
conscription écologique, Raphaël Glucksmann s’attire les soutiens de
Yannick Jadot afin de théoriser un « état d’urgence écologique ».
Et
Marine Tondelier dans tout ça ? Le parti au tournesol peut au moins se
targuer de voir ses alertes sur le climat enfin prises au sérieux. Mais
il peine à transformer la théorie en un modèle de société enviable : « Il ne suffit pas d’avoir eu raison si cela ne se traduit pas en actions concrètes qui changent la vie des gens », tacle une militante, favorable à une union avec les partis de gauche.
Mais
ce ralliement autour de l’écologie suffira-t-il à apporter de nouvelles
voix à gauche pour gagner en 2027 ? Rien n’est moins sûr, estiment des
politologues. Car c’est une chose de prendre conscience du réchauffement
climatique après un été brûlant. C’en est une autre d’adhérer aux
transformations nécessaires pour le contrer. Mais, nous pouvons au moins
espérer que l’écologie ne disparaisse pas des discours politiques sitôt
l’été passé."
"Quand on ne sait plus à quoi s’accrocher, on s’en remet aux extrêmes."
Matthieu Biasotto
Paroles et musique: Henri Tachan
"On n'retombe jamais en enfance,
L'enfance, on l'a jamais quittée,
Ces vieux, qui vers l'hiver s'avancent,
Ont encore un pied dans l'été,
L'été de leurs grandes vacances,
Où bourdonnent les champs de blé,
Où les longs cheveux de Laurence
S'envolaient au vent de juillet...
On n'retombe jamais en enfance,
L'enfance, je l'ai jamais quittée,
Mon vieil ours en peluche danse
Sous vos lampions d'absurdité,
Et tous mes chevaux de manège
Blancs, à la crinière argentée,
Galopent encore dans la neige
De mes noëls décapités...
On n'retombe jamais en enfance,
Ma douce, ma tiède, mon bébé,
Tous deux blottis dans le silence
De quelque berceau dérobé,
On se tête et on se balance,
Comme deux jumeaux nouveaux-nés,
Dans le jardinet de l'enfance,
Où on s'ra toujours jardiniers."
illustration source Toile -moulinz'art-de.gome
"Lorsqu'on dit que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, je ne
pense pas que cela soit vrai. Ce qui vous blesse et vous fait mal vous
use à petit feu, vous change à tout jamais, oui. Vous fait envisager la
vie différemment, modifie vos perspectives et vos priorités."
Avec nos souvenirs nous essayons de corriger les échecs de notre vie, c'est pour cette seule raison que nous nous souvenons.
C'est grâce aux souvenirs que nous nous apaisons vers la fin de notre vie.
Ce sont les souvenirs terribles qui finalement nous permettent de faire la paix avec nous-mêmes.
Regardez les volumes de mémoires qui paraissent chaque année. Ce sont des personnages merveilleux. Des caractères magnifiques, sincères, courageux, intrépides, désintéressés, la justice en personne.
Des types dont on aurait aimé être les contemporains.
Le problème est qu'ils étaient nos contemporains et ils n'étaient pas sympathiques. Et ne croyez pas que je veux vous persuader maintenant que mes souvenirs sont plus exacts, plus vrais, plus dignes de confiance.
Non,, chère mademoiselle, moi aussi je vous raconterais ce qui correspond à l'image que je me fais de moi-même, que je veux faire miroiter aux yeux des autres.
Je tairais bien évidemment ce qui me gêne dans ma propre personne. Et pour cela, je ne devrais pas faire d'effort particulier. Ce qui est dérangeant, ce qui ne me plaît pas, je ne devrais même pas le passer sous silence, ce n'est pas la peine. Je l'ai oublié depuis longtemps, et même radicalement. Ne vous occupez pas des souvenirs des personnes âgées, rendez-compte de ce que vous voyez, de ce qui se passe réellement. Et écrivez les choses comme vous les avez vues. N'écrivez pas ce qu'on vut vous faire croire, ni ce que votre rédaction aimerait bien que vous écriviez."
" Il n'y a pas de noblesse sans générosité, tout comme il n'y a pas de désir de vengeance sans vulgarité. "
Joseph Roth
" J'ai souvent entendu la plaisanterie presque classique : "Dans les
rapports de Maigret, il y a surtout des parenthèses". Probablement parce
que je veux trop expliquer, tout expliquer, que rien ne me parait
simple ni résolu." (Mon ami ! Mon frère!)))"
Philippe Jaenada extrait de: "L'inconnue du quai de Javel"
illustration Rémi Begouen "Ruminances"
"Il n'y a pas d'obstacles, le seul obstacle est le but, marchez sans but."