pétition, tout comme ma lecture rendue possible grâce aux data center
Et les shadoks pompaient.
Ego de campagne:
"Je suis innocente"
(z'avions remarqué)
Proverbe: "Aux innocents les mains pleines"
MANGER LES RESTES
Finir
la lumière
d'hier
Thomas Vinau
"Qu'est-ce qui ne va pas
avec
tous ces gens qui attendent
en buvant
du café ? je voudrais
leur redonner
une chance. ils en ont
besoin. ils en ont plus que moi
besoin.
je m'assieds dans les bistrots
et je les observe tandis
qu'ils attendent. je suppose
qu'il n'y a rien d'autre
à faire.
les mouches volètent
de ci de là
et nous sirotons notre
café sans nous regarder
les uns les autres. comme
eux j'attends.
entre le va-et-vient
des mouches
les gens passent"
Charles Bukowski
"Du songe nous aurons fait notre vie visible
dans le refus cependant du sommeil
passant au crible la durée
pour en extraire l'or sans rides du savoir.
La Ténèbre coulait en nous comblée d'oracles
creusant son lit au plus dense du sang
parmi ses boues laissant parfois quelque clarté
dont nous taisions le nom (la Beauté) par pudeur
.
et depuis dans les plis de la nuit où je veille
là-bas, très loin entre naître et finir
le souvenir de son passage luit
à ton doigt telle une alliance."
Marc Alyn "La beauté"
" La poésie est la rencontre de deux mots que personne n'aurait pu imaginer ensemble."
je prends un moment pour me pencher à nouveau sur ma vie, et j'essaie de la voir telle qu'elle a été. Parmi la folie que j'ai rencontrée, parmi la précipitation de l'humanité et le fracas et la brutalité des collisions auxquelles j'ai assisté, il y a eu des moments.
Amour, Passion, Promesse. L'espoir de jours meilleurs.
Toutes ces choses. Mais je suis confronté à une vision, et de quelque côté que je me tourne maintenant je suis face à cette vision.
J'étais l'Attrape-Coeurs de Salinger, debout à la lisière d'un champ de sigle grimpant à hauteur d'épaule, percevant le bruit d'enfants invisibles jouant parmi les vagues et les oscillations de couleur, entendant leur rire turbulent, leurs jeux-leur enfance si vous voulez-
et me tenant sur le qui-vive au cas où ils s'approcheraient trop de la lisière du champ.
Car le champ flottait, libre et sans entraves, comme s'il était dans l'espace, et s'ils en atteignaient le bord je n'aurais pas le temps de les retenir avant qu'ils ne tombent.
Donc je regardais, j'attendais, j'écoutais, je faisait tout mon possible pour être là avant qu'ils ne basculent dans le précipice. Car s'ils tombaient, personne ne pourrait plus les ratrapper. Ils seraient partis.
Partis, mais pas oubliés.
C'avait été ma vie.
Une vie déroulée comme du fil, résistance incertaine, longueur inconnue;
se rompra-t-il abruptement ou continuera-t-il indéfiniment, reliant entre elles de nouvelles vies. Parfois du simple coton, à peine suffisant pour assembler les parties d'une chemise, parfois une corde-triplement tressée, e"xtrémités en bonnet turc, chaque brin et chaque fibre goudronnés et tordus pour repousser eau, sang, sueur, larmes; une corde pour dresser une grange, pour faire des noeuds d'arrêt et tirer une nefant presque noyé d'une inondation, pour tenir une jument rouanne et la soumettre à sa volonté, pour ligoter une homme à un arbre et le battre pour ses crimes, pour hisser une voile, pour pendre un pêcheur.
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Une vie à retenir, ou à voir glisser entre des mains indifférentes et inattentives, mais toujours une vie.
Et lorsqu'on nous en donne une, nous en souhaitons deux ou trois, ou plus , oubliant si facilement que celle que nous avions a été gaspillée.
Le temps avance droit comme une ligne de pêche pleine d'espoir, des semaines devenant des mois devenant des années; pourtant en dépit de tout ce temps, un infime instant de doute et tout s'envole.
Les moments exceptionnels-sporadiques, comme des noeuds serrés, irrégulièrement espacés tels des corbeaux sur un fil télégraphique- de ceux-là nous nous souvenons, et nous n'osons les oublier, car souvent ils ne sont que ce qu'il nous reste à montrer.
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Claude Nori-Galerie des franciscains-expo: CARGO-2026
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Je me souviens de chacun d'eux, et aussi d'autres, et me demande parfois si l'imagination n'a pas contribué à façonner ma vie.
Car c'est ce qu'elle était, et sera toujours: une vie.
Maintenant qu'elle a atteint son chapitre final je sens qu'il est temps de raconter tout ce qui s'est passé.
Car voilà qui j'étais, qui je serais toujours...rien de plus que le narrateur, le conteur d'histoires, et si l'on doit juger de qui je suis ou de ce que j'ai fait, qu'il en soit ainsi.
Au moins ceci s'érigera en vérité-un testament si vous voulez, une confession même.
Je suis assis calmement. Je sens la chaleur de mon propre sang sur mes mains, et je me demande si je vais continuer à respirer longtemps. Je regarde le corps d'un homme mort devant moi, et je sais qu'à quelque petite échelle justice a été rendue.
Revenons en arrière maintenant, remontons au tout début. Accompagnez-moi si vous le voulez car c'est tout ce que je peux demander, et malgré tous mes torts, je crois en avoir assez pour que vous m'accordiez ce temps.
Inspirez. Retenez votre souffle. Expirez. Tout doit être silencieux, car lorsqu'ils viendront, lorsqu'ils viendront enfin me chercher, nous devrons être en mesure de les entendre.
.../..."
R.J. Ellory -extrait de:"Seul le silence- traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau
Il restait encore cela, la bouée dans la tourmente, quelques restes d'illusion, un brin de nostalgie, un peu de vie quoi , quelques envies. A peine cela et ce n'était pas grand chose au vu de tout le reste.
Affaire à suivre.
Tout est dans le regard
disait Edgar
pour la rime
Photos de Emeline Sauser Festival de photos CARGO 2026