samedi 5 septembre 2026

les nouveaux paysages

 

L'océan reluque le paysage 
de partout là où il est.
Il change avec son temps.
Vu de l'océan,
c'est le rôle du paysage
de changer avec son temps.


Je'aimais autant les phrases des autres  parce que les miennes avaient fait leur temps;
Et puis les miennes, elles collaient tellement à celles des autres et la colle , peu à peu, avait foutu le camp.


Brume sur Lampaul-Ouessant-


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Revi-Vole 



« Ce qu’il ne faut pas dire en fait toi tu le dis Michel/Ce qu’il ne faut pas faire en fait toi tu le fais Michel/Chaque soir à Campus/Avec dans l’œil et dans l’oreille/Les chants perdus du bout d’la Terre/Et de Nanterre. »

Léo Ferré en hommage à Michel Lancelot sur Campus-"Europe 1" (de ces temps là) en octobre 69


            A un moment, comme John semblait m'y inviter du regard, j'avais lâché: "Mais connaître Dieu à travers une substance chimique, n'est-ce pas, finalement, une volonté de substitution à la science?..."
C'est une jolie brune (...) qui m'a dit:
- Dans une certaine mesure, oui. Il est exact que la Science et la Mystique - et ce n'est pas nouveau- se posent les mêmes questions, parfois. Mais la démarche des scientifiques est objective tandis que la nôtre est subjective. (...)
Micel Lancelot extrait de: "Je veux regarder Dieu en face" Editions Albin Michel                                       


"Le monde des esprits n'est pas fermé. C'est ton intelligence qui est fermée.
C'est ton coeur qui est mort."
Goethe
extrait de: Je veux regarder Dieu en face"

"Il est vrai que ceux qui préfèrent les contes de fée font la sourde oreille quand on leur parle de la tendance native de l'homme à la méchanceté, à l'agression, à la destruction, et donc aussi à la cruauté"
Sigmund Freud extrait de "Malaise de la civilisation" Source: "Michel  Lancelot-Campus-Editions Albin Michel

"Il blanchissait le siècle autour de lui, de sorte que les justes, dont l'âme encore n'était pas morte dans ces temps sans pitié, sans pudeur, sans amour, pouvaient voir au réveil luire deux points du jour, l'aurore dans le ciel et sur terre, cet homme..."
Victor Hugo -préface de Michel Lancelot dans "Julien des fauves" Editions Albin Michel-1979

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"Le Miroir aux oiseaux, suspendu entre deux eaux."


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 photo extraite du documentaire 


« Cette idée de réussite que notre XXe siècle nous a enfoncée dans le crâne avec des critères qu’il faut remplir sinon la vie est ratée, c’est une idée qui m’exaspère. Je pense qu’aucune vie n’est ratée »
Fred Vargas
Vendredi 4 septembre à 22h30 sur Arte. Documentaire de Sabine Jainski (2026). 52 min. (Disponible en replay jusqu’au 02 décembre 2026 sur Arte.tv). 

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 photo source Toile
Etre une bonne pâte,
et s'en faire un royaume... 
Pensée mise z'au pot ta mienne

vendredi 4 septembre 2026

aber

 

"La mobilité, la variabilité, le caractère illusoire de ce qu’il entreprend, voilà ce qui caractérise l’homme civilisé. Les barbares ne voyagent pas, ils ne font que cheminer d’un point vers un autre, pour un objet précis ou pour lancer une invasion."       
Olga Tokarczuk  


"Parfois on passe à côté de certaines choses sans percevoir la chose à côté de laquelle on vient de passer"         
Lazlo Krasznahorkaï


“ Ecrire, c’est comme être sur une barque au milieu de l’eau, bercé, bousculé par le rythme des vagues. Au-dessous c’est très profond et vous n’avez que cette mince coque entre l’abîme et vous.”       
Jon Fosse  


"Lorsque l’enfant était enfant,

il marchait les bras ballants,

voulait que le ruisseau soit rivière

et la rivière fleuve,
que cette flaque soit la mer.

Lorsque l’enfant était enfant,

il ne savait pas qu’il était enfant,

tout pour lui avait une âme

et toutes les âmes étaient une.

Lorsque l’enfant était enfant,

il n’avait d’opinion sur rien,

il n’avait pas d’habitudes,

il s’asseyait en tailleur,

démarrait en courant,

avait une mèche rebelle

et ne faisait pas de mines quand on le photographiait.

Lorsque l’enfant était enfant,

ce fut le temps des questions suivantes :

pourquoi suis-je moi, et pourquoi pas toi ?

Pourquoi suis-je ici et pourquoi pas là ?

Quand commence le temps et où finit l’espace ?

La vie sous le soleil n’est-elle pas un rêve ?


Ce que je vois, entends, sens,

n’est-ce pas simplement l’apparence d’un monde devant le monde ?

Le mal existe-t-il vraiment

et des gens qui sont vraiment les mauvais ?

Comment se fait-il que moi, qui suis moi,

avant de devenir, je n’étais pas,

et qu’un jour moi, qui suis moi,

je ne serai plus ce moi que je suis.
(…)"
Peter Handkle "Chant de l'enfance"