samedi 10 octobre 2026

sans esprit de retour

 


Toujours la même histoire
bateau
qui va sur l'eau.
C'est plutôt normal pour un bateau
qui sait nager.


Ici, on est confronté à une image qui bouge  en général plutôt lentement, comme si elle ne faisait pas que passer, comme si elle voulait laisser un petit quelque chose sur l'eau qui efface tout.
Image utopiste, en définitive.



"Scriviamo perché temiamo la morte? Perché abbiamo paura di vivere? Perché abbiamo nostalgia dell'infanzia? Perché il passato è fuggito in fretta o perché vogliamo fermarlo? Scriviamo perché a causa della vecchiaia sentiamo nostalgia, rammarico? Perché vorremmo aver fatto una cosa e non l'abbiamo fatta o perché non dovremmo aver fatto qualcosa che abbiamo fatto e non avremmo dovuto? Perché stiamo qui e vogliamo stare lì e se stessimo lì non sarebbe stato meglio per noi restare qui? Come diceva Baudelaire: la vita è un ospedale dove ogni malato vuole cambiare letto. Uno crede che potrebbe guarire più in fretta se si trovasse accanto alla finestra e un altro pensa che starebbe meglio vicino al riscaldamento."

"Écrit-on parce que l'on craint la mort ? Parce que l'on a peur de vivre ? Parce que l'on a la nostalgie de l'enfance ? Parce que le passé s'est enfui trop vite ou parce que l'on veut le retenir ? Écrit-on parce que la vieillesse fait naître en nous nostalgie et regrets ? Parce que l'on aurait voulu faire une chose sans l'avoir faite, ou parce que l'on a fait quelque chose qu'il n'aurait pas fallu faire ? Parce que nous sommes ici alors que nous voulons être là-bas, et que si nous étions là-bas, ne vaudrait-il pas mieux pour nous d'être restés ici ? Comme le disait Baudelaire : la vie est un hôpital où chaque malade veut changer de lit. L'un croit qu'il guérirait plus vite s'il se trouvait près de la fenêtre, tandis qu'un autre pense qu'il serait mieux près du radiateur."
Antonio Tabucci
Découvert chez: "TEA&BLUES"


Augustin Fresnel fondateur de l'optique moderne
-L'optique 2000?
PFFFFF!!!!!
Je voulais parler de la théorie andulatoire
Ah! Ah! Ah! moi aussi, je sens que ça me gagne.
D'où le bateau des phares et balises, c'est grâce à ses travaux de physicien qu'on a éclairé les côtes.
Ah! super,  excuse, moi je me les tords

(C'est difficile parfois de communiquer-voix off)



PLUS D'INFOS: Les pieds dans l'eau


"Mes questions d’enfant de sept ans :
pourquoi l’ajonc se défend-il avec des piquants,
et pas le genêt ?
Combien, de langues peuvent entre dans une seule tête ?

Dans la hiérarchie des langues
pourquoi krieg, guerre, war écrasent-ils brezel ?
Le mot métaphore
qui charrie tant de morts

est-il passable à gué ?
On dit : à l’endroit du cœur,
mais à l’endroit de la tête remue
un monde de souffrances.

Je ne suis pas philosophe,
arracheur d’images n’est pas un métier :
dans les zones de contact des corps
que répondre à ceux qui nous excitent par des kss kss ?"
Paol Keineg extrait de: "Sans esprit de retour"

jeudi 8 octobre 2026

des apparences

 

L'âge du décalage
aux deux appendices de la vie
et le décalage en nage
cherchant son oxygène,
comme il peut,
au bout de la jetée.


"Le silence est déjà plein
Les soleils se sont tus
Les libellules dansent sur le cercle bleu

Imagine un prélude
voilé
comme un confidence


Il invente un horizon
où les peines sont légères
où les enfants jouent

Leurs cris ont des ailes
douces qui caressent les feuilles

Aimer comme on rêve d’un fruit."
Gaëlle Josse


Jouant des accessoires
Parfois, la brume prend des apparences venues d'Asie


                                                     |`{[|`{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{
Comment parler d'un livre que je n'ai pas encore lu:

Il existe des personnes qui croient en quelques valeurs et qui cherchent en même temps, parce qu'elles pensent au fur et à mesure que ces valeurs, elles ont besoin d'être  soillicitées pour être mises en cause et ainsi se bonifier. 
Ce sont des personnes qui se cherchent et qui ne trouveront jamais de solutions en béton armé; juste des idées  fragiles à laisser pousser.
Des personnes respirantes; que dis-je :inspirantes


                                               |[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[


 "Tu es là, tu parles avec des gens, tu ne sens rien d'extraordinaire et pendant ce temps tu passes le premier étage, le dixième, le vingtième et la ville reste là-bas, dans le fond et toi tu es en train de finir la phrase que tu avais commencée au rez-de-chaussée et entre les premiers mots et les derniers, il y a cinquante-deux étages. J'ai compris quand j'ai commencé à jouer, que j'entrais dans l'ascenseur mais c'était l'ascenseur du temps, tu saisis? "       
Julios Cortàza




"On l'arrache de son lit, l'enfant de SomalieSans lui laisser le choixIl aura dès demain un fusil dans les mainsEt du sang sur les doigtsC'est même pas un ado, et ça fait froid dans le dosQuand on sait pas du toutQue les beaux marchands d'armes, les fabricants de l'armeSont bien au chaud chez nous
On la chasse de son pieuEt l'empire du milieu la prendra sous son aileElle aura dès demain la fillette aux petites mainsUne machine devant ellePour fabriquer bien sûr des poupéesDes chaussures qui feront des tas de jalouxQuand les immenses cargos tassés comme des LegosArriveront jusqu'à nous
Nous deux, on en a eu de la chance d'avoir décroché l'innocenceAu grand loto de la naissanceOn a manqué de rien, tu pensesOn a côtoyé l'insouciance sur le boulevard de l'enfance
On le recrute au berceauLe gosse de Mexico et sa grande sœur de vieQu'il faudra dès demain écouler en sous-mainDe la drôle de farineEt puis rester fidèle au patron du cartelLe roi de la poudre blancheCelle qu'on sniffe à Paname en trouvant ça infâmeLes guerres que ça déclenche
On la tire de ses draps, la môme qui vient de làOù les yeux bleus fourmillentElle aura dès demain un petit sac à mainMais plus de nom de familleOn lui demandera face à la caméra de poser sans arrêtPour que dans cinq secondes, des hommes au bout du mondeLa désire en secret
Nous deux, on en a eu de la chanceD'avoir décroché l'innocence au grand loto de la naissanceOn a manqué de rien, tu pensesOn a baigné dans l'insoucianceSur le boulevard de l'enfanceNous deux, on a grandi en FranceOn en a eu de la chanceAu grand loto de la naissanceOn a manqué de rien, tu pensesSur le boulevard de l'enfance
On a manqué de rien, tu pensesSur le boulevard de l'enfanceOn a manqué de rien, tu pensesSur le boulevard de l'enfance"
Gauvain Sers



"La nature nous a créés avec la faculté de tout désirer et l'impuissance de tout obtenir."  
Nicolas Machiavel