jeudi 2 juillet 2026

pas de hâte

 

Des ombres narquoises de St naze
passées à l'orange
Quelle imprudence.

Pour
choisir la couleur
son tempérament
Il suffisait juste de se lever un peu plus tôt







              

La nouvelle expression à se glisser dans la bouche
et qui fera date peut-être
ou pas.






                                                 `#{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{


 


 Esther Donikian Photo  extraite de l'expo CARGO-"Les photographiques de Saint-Nazaire 6em édition-jusqu'au 27 septembre 
à voir boulevard Albert Ier


                                 |`\|`[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[



"Assis sur un banc devant l'océanDevant l'océan égal à lui-mêmeUn homme pensif se masse les tifsInterrogatif, à quoi pense-t-il?À quoi pense-t-il, livré à lui même?Il pense à son îleSon île HélèneEst-ce que l'île l'aime?
Assis sur un banc devant l'océanL'océan jamais tout à fait le mêmeDans le bruit lascif autour des récifsQue la vague enchaîneÀ quoi rêve-t-il, l'éternel bohème?Il rêve à une île dont le littoralA le pur profil de l'amour total
Assis sur un banc devant l'océanDevant globalement la Terre tout entièreQui jamais n'enterre ses haches de guerreOu si peu, si guère que c'est faire semblantIl pense que le vent fraîchit sur sa joueIl pense que l'amourSait vous mettre en joueBan, ban, ban
Il pense surtout devant l'océanBel esclave bleu qui remue ses chaînesIl pense à son île, à son île HélèneEst-ce que l'île l'aime?Pense-t-elle à son il?"
Claunde Nougaro



L'été de la poésie au Cinéma des merveilles...









Roulez! Roulez! Jeunesse



"Le monde est notre désir.
Le monde est notre vouloir.
Il n'y a rien à dire du monde --- sauf qu'il nous ressemble trait pour trait.
Si nous le trouvons médiocre --- c'est que nous sommes médiocres.
Si nous le trouvons vain --- c'est que nous sommes vains.
Si nous le trouvons affreux --- c'est que nous sommes affreux.
Si nous le trouvons dur --- c'est que nous sommes durs.
Si nous le trouvons morne --- c'est que nous sommes mornes.
....
Si nous le trouvons hostile --- c'est que nous sommes hostiles.
Il ne changera que quand nous changerons.
Il est nous --- et indéfiniment il nous ressemblera.
Pour l'instant --- c'est un monde de terre sèche.
Il y aura un brin d'herbe quand vous serez devenus brin d'herbe.
Ou alors --- laissez tout crever.
Les démoniaques des pouvoirs ont ce qu'il faut dans l'arsenal pour une gigantesque épouvante.
Une gigantesque Mort."           
Louis Calaferte









"Ne pas être en insécurité linguistique, c'est ne pas craindre de parler, de s'exprimer, de développer son point de vue. Être à l'aise. Il y a plein de gens qui ont plein de choses à dire mais qui n'arrivent pas à les exprimer. a des gens qui racontent n'importe quoi mais avec un tel aplomb qu'on a l'impression qu'ils maîtrisent le sujet. Et puis il faut reconnaître qu'on a toujours cette fascination pour les gens qui parlent bien. Ça hypnotise, ça endort, ça rassure." 
Guillaume Meurice extrait de: "S'entendre"



    WARM UP






"Avec tes défauts, pas de hâte.
Ne va pas à la légère les corriger.
Qu'irais-tu mettre à la place ?"      
Henri Michaux   

dimanche 28 juin 2026

aller léger

 

Un peu comme ci, un peu comme cela  aussi, 
parfois.
Enfin! c'est selon
le temps qui passe et ne reviendra qu'en rêve 
parfois


"Allongé au creux des herbes, la tête à la renverse,
j'ai fermé les yeux pour faire cesser la sensation
de vertige que provoque toujours en moi
la trop vacante immensité du ciel d'été, et laissé
mes paupières filter la lueur de mon sang,
ma pensée voltiger un instant dans l'air, déviée
par le frissonnement des feuilles, la vibration
d'un iuscte, la dissolution du grain d'un moteur
au fond de l'espace. Quand j'ai relevé la tête,
à travers la résille d'ombres grêles, la voilette
impalpable que tramait devant tes yeux
le balancement des ombrelles, j'ai surpris ton visage
empreint d'une expression muette, étrange,
dont je ne sus si elle traduisait une douleur
enfouie ou une joie secrète. Pour conjurer l'abîme
qui nous séparait alors, au milieu de l'étincellement
des hautes tiges harcelant le bleu,, à la dérobée,
avec le vent léger, avec ce menu bouquet d'ombres
tremblotantes et d'un doigt de lumière j'ai effleuré
ton front brûlant."
Jean-Pierre Chambon "L'àbime" Le petit livre amer. Voix d'encre 2008



Deus an dro nevez amzer:



     `|[\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\







planches extraites  de: "Derrière le champ" de Maxence Kerloc'h

À ses 13 ans, Martin déménage avec son père à la campagne, où il peine à se faire des d'amis au village. Aussi, lorsqu'il rencontre Capucine, une voisine fantasque, il aperçoit peut-être une issue à sa solitude. Ensemble, ils vont tenter d'échapper à l'isolement et l'ennui en partant à l'aventure. " Derrière les champs prend place dans la campagne de mon enfance, synonyme de vide, d'absence et d'ennui. Une ambiance particulière, qui m'a marqué, et le récit de deux jeunes ados qui se débattent, avec leurs moyens, pour gagner l'estime des autres. " 
Maxence Kerloc'h

                          |^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\


"Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices.
Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs." 
   
Jean Baudrillard    

                                                   \`[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[



Au début du film de l’Ukrainien Sergueï Loznitsa, Deux procureurs (2025), deux tchékistes tortionnaires du NKVD sévissant dans un centre de “détentions spéciales”, échangent une blague qui les fait beaucoup rire, rire de bon cœur. Le chef de la prison raconte à son subalterne garde chiourme l’histoire suivante : “C’est l’histoire de deux bolchéviques, dit-il. L’un demande à l’autre : “tu faisais quoi pendant la révolution ? Le deuxième répond : “j’attendais en prison”. “Et après la révolution ?” “La prison m’attendait”

 illustration source; Lundi Matin

                                        \`[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[


"Il y a un monde ailleurs"
William Shakespeare




"S'il te plaît

Chante une chanson
ou
ris
ou
pleure
ou
Va-t'en."
Nanao Sakari extrait de:"Aller léger"



"Le simulacre n'est jamais ce qui cache la vérité. C'est la vérité qui cache qu'il n'y en a pas.
Le simulacre est vrai."
Jean Baudrillard