"Tout compte fait, le sommeil, c'est comme les malaises : une invention
géniale du corps pour disparaître quand on le désire et revenir au monde
frais comme un gardon."
Arnaud Cathrine
"Moi je suis un fétu balloté par le vent. Plus exactement, je suis cet
oiseau qui ne touche jamais le sol ? J’ai oublié son nom...
- L’albatros, mais ce n’est qu’une légende, il touche le sol parfois
- Moi si je le touche, c’est pour prendre mon élan afin de m’envoler à nouveau"
"Dieu le père est à son bureau américain. Il signe hâtivement d'innombrables papiers. Il est en brads de chemise et a un abat-jour vert sur le yeux.Il se lève, allume un gros cigare, consulte sa montre, marce nerveusement dans son cabinet, va et vient en mâchonnant son cigare.Il se rassiedn à son bureau, repousse fièbvreusementles papiers qu'il vient de signer et ouvre le Grand Livre qui est à sa droite.Il le compulse un instant, notte des chiffres au crayon sur son bloc-notes, souffle la cendre de son cigare qui est tombée entre les pages du livre. Il s'mpare soudaint du téléphone et téléphone furieusement. Il convoque ses chefs de rayon.
Entrent le chefs de rayon.
Le Pape, le Grand Rabbin, le chef du Saint-Synode, le Grand Maître de la Franc-Maçonnerie, le Grand Lama, le Grand bonze, Lonsieur le Pasteur, le Député Socialiste-Chrétien, Raspoutine, etc; etc; ils entrent à la queue-leu-leu et viennent s'aligner derrière le fauteuil du patron. Ils ont tous revêtu les insignes de leur ministère et ont leur livre de compte à la main.
Dieu le Père les interpelle tour à tour. Chacun s'avance, présnte son livre que Dieu contre-signe, après en avoir relevé l'addition sur son carnet. Puis il les congédie brusquement d'un geste.
une fois seul, Dieu le Père fait rapidement son bilan. L'année a été bonne. La Grande Guerre rapporte. Tant d'offices pour le repos des âmes. Mille millions de morts à 1fr25. il se frotte joyeusement les mains.
Mais cela ne peut durer éternellement. Tout renchérit. il faut songer à autre chose.Heureusement que...