mercredi 18 mars 2026

avance j'te dis

 

"La vie ne doit pas être un voyage en aller simple vers la tombe, avec l'intention d'arriver en toute sécurité dans un joli corps bien conservé, mais plutôt une embardée dans les chemins de traverse, dans un nuage de fumée, de laquelle on ressort usé, épuisé, en proclamant bien fort : 'quelle virée'."         
Hunter S. Thompson


"La poésie est une épingle à nourrice sur la bedaine de l’humanité."         
Charles Pennequin


"Voici la mer, verte et claire,
Et dans ses flancs, mille poissons
Ondulant leurs écailles en silence
Dans un monde d'herbes vertes et claires.
Voici mille cailloux: mille yeux
Tous plus vifs que le soleil .
Voici les vagues: des danseurs
Sur un parquet d'émeraude
Font des pointes
Pour danser la mer,
Légers comme une pantomime."   
     Dylan Thomas


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                                   Illustrations source: "Vivier des Halles"

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                  Photo archives perso
Avance j'te dis
petit cheval va de l'avant
de l'avant-guerre c'était hier
et demain galope sur la plage des calaisiens
jusqu'à la prochaine qui arrivera forcément
parce que le monde est ainsi fait des gens de partout à se foutre sur la tronche
en biais.
D'ici là ,bascule petit cheval  avec élégance, insouciance  et frivolité.
A hue et à dia



                                Photo archives perso

"Lorsque s’éveillent les rêves
La vie s’achève.
Alors s’envolent les rêves.
S’envole la vie."       
 
Richard Brautigan



samedi 14 mars 2026

les claies obscures

 


L'étrange comédie portuaire

Aux beaux jours, revoir sa grille de lecture.
Un peu plus tardivement, La nuit reprend chemin des écoliers;
C'est  dans l'ordre des choses paraît-il et le merle  en profite et joue de  son roucoulélé.
L'hypothèse du printemps est avancée
mais la prudence reste de mise.
On a vu souvent rejaillir la gelée...
sur les claies obscures.
 





"La voilà qui se fracasse contre le sol à pleine vitesse. Tout au long de sa chute, secouée et tremblante comme un pilote en piqué, elle est parvenue à conserver sa forme sphérique. Ce n’est pas une larme, car le ciel ne pleure pas. C’est une balle lancée à l’attaque de la terre. Au moment de l’impact, elle n’a aucun regret. Elle sait qu’elle reviendra, sous une forme ou une autre, comme depuis des milliards d’années. Elle explose dans un bruit sourd, soulevant une gerbe de boue. Tout autour d’elle, des millions de ses semblables se jettent elles aussi à l’assaut. Elles se brisent en une nuée de postillons, comme autant de reproductions microscopiques d’elles-mêmes. C’est là que leurs destins divergent, au hasard des vents qui les dispersent, des courants qui les absorbent ou des failles qui les attirent dans les profondeurs. Gouttes et gouttelettes, fragiles et éternelles, incessamment défaites et recomposées, charriant leurs milliards de molécules bien empaquetées, serrées les unes contre les autres comme des amoureuses inséparables. Toutes animées par une seule et unique mission : suivre la pente."
Gaspard Koenig extrait de: "Aqua" Editions de l'Observatoire




                                                  \|\[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[[




               illustration source: Philosophie magazine







                      illustration source: Cargo
"Maudite
soit l'arrière-grand-mère
de l'épouse du père
de celui qui fit l'encoche dans l'écorce du tronc
de l'hévéa géant d'où commença l'extraction
du latex qui devait donner le caoutchouc
à partir duquel furent produites les roues
de la bétonnière grâce à quoi l'on put
faire le ciment du trottoir de la rue
dans laquelle ton père
a rencontré ta mère" 
François-Henri Désérable


"Nos paroles sont lentes à nous parvenir, comme si elles contenaient, séparées, une sève suffisante pour res­ter closes tout un hiver; ou mieux, comme si, à chaque extrémité de la silencieuse distance, se mettant en joue, il leur était interdit de s’élancer et de se joindre. Notre voix court de l’un à l’autre; mais chaque avenue, chaque treille, chaque fourré, la tire à lui, la retient, l’interroge. Tout est prétexte à la ralentir."
René Char