jeudi 19 janvier 2012

Causette et compagnie




Ce n'est pas  vraiment le genre de la maison de faire de la pub à qui mieux mieux (bon courage au traducteur hu! hu! hu!) mais voilà, j'ai découvert pas plus tard que le week-end  dernier chez des ami(e)s morbihannais Causette mensuel qui se veut "plus féminine du cerveau que du capiton". 
Ce magazine m'a rappelé dans le ton et l'impertinence une revue du mitant des années 70 "Histoires d'elles"  qui avait le mérite de sortir des sentiers rabattus d'un féminisme  sectaire , parisien et bcbg pour parler du quotidien de femmes pas forcément du monde mais plutôt de la vraie vie. Bref des gens qui nous ressemblent et avec qui tout mec que l'on est... on peut avancer et réfléchir  ensemble sans pour autant se faire renvoyer à la figure la culpabilité judéo-chrétienne du péché originel retourné à l'envoyeur du genre un point partout et au final une même connerie...





Illustration- source causette

Le plus de Causette -qui fête son vingtième numéro- c'est outre la différence de moyens , son humour  décalé et ravageur, des articles  tout azimuts et sans frontières et même pipi caca à l'occasion de ce dernier numéro:  "causette touche le fond".  Bon je vais pas tout vous raconter non plus,  z'avez qu'à l'acheter d'abord (en vente chez votre marchand de journaux préféré ) .

Allez juste un ptit truc parmi une foule d'articles passionnants: cela s'appelle:

"portrait robot d'un député français"
-un homme
-très âgé
-notable
-blanc et hétéro
-cumulard

sans commentaire n'est-il pas?
                                                       
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Chinon, Johann qui roule pour Colibris mouvement dont on a déjà causé sur cette antenne (ah ben dame faut suivre) nous envoie sa photo. Et comme il a une bonne tête du genre à annoncer la venue du printemps; en ces périodes de frimas, on va pas se priver d'un peu de chaleur humaine tabernuche!



Bridget Kyoto - La Marso Formation from Causette on Vimeo.

mercredi 18 janvier 2012

rite, rituel et autre ritournelle




Ce jour ressemblait fort à un mercredi mais il fallait tout de même se méfier. Avec tous ces dérèglements clématites dont on nous rabâchait les transistors , rien n'était vraiment aussi sur qu'avant.
Qu'avant la dernière pluie bien sur ,
Enfin, à ce qu'il  paraîtrait, puisque n'étant pané en ce temps là...
Mais bon, on ne pouvait pas non plus  toujours rester en permanence dans le doute - belle région au demeurant- quoiqu'un peu froide peut-être ...alors, parfois, pour se reposer, rassurer aussi -sans doute- (ha! ha! ha!) on décidait de faire confiance au plus baratineur des précepteurs (j'ai pas dit percepteur , faut pas exagérer non plus), un peu si vous voulez comme un Mélenchon les pinceaux,  que j't'embrouille qui arriverait presque à vous vendre la lune  si les amerluches n'étaient pas passé avant lui.
Bref,  et en résumé raccourci, chacun avait besoin de l'instant spirituel et parfois drôle aussi, pour lui permettre de gravir les marches de sa destinée qui contrairement aux apparences finissaient toujours du côté de la cave, mais passons...
Les plus pressés, formatés ou sens pratique, se servaient directement en tête de gondole, profitant des soldes ou promotions affichées à grand renfort de publicités aussi allées chiantes que retors. D'autres, enquête spirituelle, essayaient plusieurs produits avant de se décider finalement  pour une marque (même si au bout du compte c'était la même multinationale qui fabriquait le tout, mais re-passons...)  Et puis quelques -uns, un peu plus bricoleurs , fabriquaient eux-mêmes leur doudou avec du tout et des ptits riens.. Dans tous les cas, l'important étant d'occuper les recoins de sa grande solitude qui régulièrement venait vous faire des bulles dans la boite crânienne au risque de tout faire péter.
(Non mais sans blague et flûte de pan, on a du psy (orange ou citron?) pour ça , ma ptite dame le pion. -n.d.c. qui entend des voix-)
Le gars du mercredi, lui, son truc à réchauffer ses nuits d'hiver c'était le rituel laïque.
Et que je t'allume cette lampe là plutôt que l'autre, et que la porte ceci et la fenêtre cela, et à telle heure on ferme les écoutilles et à telle autre on lève les voiles et ainsi soit-il . Il en avait comme ça quasiment une encyclopédie  de mani-lles , régulièrement mise à jour suivant les fluctuations des cours de l'angoisse ou  ptêt du relâchement des tissus.
Aussi,  il pouvait bien se moquer de celles des autres.
Heu! en fait... il s'en moquait pas. .Il comprenait même  plutôt bien le sens de l'Histoire. C'est juste que, lorsque certains "pousse-toi de là, que je m'y mette" causant  haut et fort ( il supportait mal le haut et fort) voulaient rentrer dans son espace même pas  protégé pour y balancer leurs vertus et épiceries en gros, il avait envie de leur dire: Heu les gars, soyez sympa s.v.p., Laissez moi mes illusions, je les ai tricotées moi-même personnellement, c'est de l'artisanat mais du genre plutôt pas à vendre. Alors,   chacun ses siennes et les moutons seront bien gardés. D'accord?
C'était pas sur, par l'étang qui court, que ses arguments restent longtemps recevables, mais comme il en avait pas d'autres en rechange, il s'y accrochait vaille que baille et ad Vienne et Loire-Atlantique que pourra.

photos: Patrick 


lundi 16 janvier 2012

bad triple



Triple A
Triple buse
Triple sec
Triple action, triple alliance, triple entente...
"Tu joues, joues, joues, nuit et jour , jour et nuit
Comme sur une scène tu joues joues ta vie../..."

Maux compte triple, ça ne vaut pas tripette
comme pèse le fric en son saint bénéfice.
Le monde est allé trois
à l'étrange, à l'étron,
à l'étripe.
"Tu joues, joues, joues, nuit et jour, jour et nuit../..."

 L'affront national reprend des couleurs dans le vase des communicants.
ou la guerre des trois aura bien lieu
marqué à la culotte, à la corde ou au fer rouge
qu'importe.
Tous les coups farcis sont permis.
 Mauvaise grippe, crise de foi
ou juste trois fois rien?

Quand la machine cent balles,
chacun y va de sa conjoncture.
Et si on essayait à trois? suggère même en passant
un adepte de la zone éro. qui n'en perd pas une miette.

Trois ptits chats
trois ptits chats
trois ptits
Cha-Cha-Cha
Allez venez et entrez dans la danse.

Sur l'ardoise du lundi
en régime accéléré,
on pouvait lire:
Trip à la mode Ducan.
Mais aux fêtes,
c'est ki ki paie?


Illustrations- source: Phonotone-Weblog

samedi 14 janvier 2012

julia

Vas-y 
qu'est ce t'en fiche?
Crache ton morceau.

Il gèle sur ses six heures et ptêt même un peu avant
ou après...
Qui sait.
En faisant une tournée générale  dans son pull acrylique torsadé
le garçon du samedi
-frissonne.-
Mais c'est pas le téléphone
Non, juste les nouvelles bien  fraiches
dans la boite aux lettre à son Ouest-France
qui voit double la fin de semaine
dans les annonces particulières.
Vite!
S'en retourner à la maison mère.
Pas la mienne, enfin... un peu aussi, 
à force,
d'y voir passer mon ombre
sur les murmures de la nuit.

A l'intention du paisible d'un jour de grâce pour  marmots,
Yvan Petrovitch aux réflexes conditionnels
revisités
en version 
rock progressif.
Comme l'on disait, en ce temps là
dans le Missouri.
Et le garçon du samedi en  frissonne encore,
à cause
d'une tranche de vie
qui lui renvoie
sans prévenir
un chien de sa chienne.



vendredi 13 janvier 2012

les ridep 2012




Sneck,  dessinateur  estuairien qui nous fait régulièrement et gentiment profiter de ses oeuvres sur Couleurs d'aencre nous signale que les Ridep -(rencontres internationales du dessin de presse)- 13em du nom- ouvriront leurs portes le 17 janvier prochain à Carquefou.






" Ayant pour thématique "Internet et Libertés", cette 13ème édition du festival de dessin de presse surfera sur l’actualité internationale à travers des expositions, ses conférences-débats, ses rencontres avec les dessinateurs de presse et un concours de dessin pour les scolaires".(source Ridep)



pour plus d'infos -suivez le guide


revue qui presse dans tous les coins

 photo source: Ouest France

j'ai reçu ceci:



Amendement “Réunification” : que peut-on attendre du Sénat ?

"Le projet de loi visant à une modification de l’article 11 de la constitution française, et appelée “référendum d’initiative partagée” par certains, “référendum d’initiative minoritaire” pour d’autres ou encore “referendum d’initiative populaire” a été adopté le 10 janvier 2012 par l’assemblée nationale. C’est cette loi qui comporte un amendement, déposé par F de Rugy et M. Le Fur le 21 décembre dernier, qui permet de réunifier la Loire-Atlantique au reste de la Bretagne sans que la région “Pays de la Loire” ne puisse faire jouer son droit de véto*.

Le groupe PS à l’assemblée s’étant abstenu, le projet de loi est passé avec une large majorité. Il lui reste donc maintenant à passer devant le Sénat, fin février. Le sénateur Ronan Dantec, ancien président du Comité pour l’Unité Administrative de la Bretagne, a d’ores et déjà annoncé, lors du débat organisé samedi dernier à St-Herblain par 44=Breizh, qu’il voterait contre l’adoption de cette loi. En effet, la majorité PS du Sénat, grâce à laquelle le sénateur EELV s’est fait élire en novembre dernier, ne compte pas voter la loi.

Évidemment, cette loi n’est pas parfaite. Elle demande à ce qu’une initiative législative populaire soit soutenue par au moins 116 des 577 députés (1/5e des députés) et près de 4,5 millions d’électeurs par pétition électronique (10% des électeurs). La loi prévoit des dispositions techniques facilitant la signature électronique via des bornes mises à dispositions dans les mairies mais ne donne que 3 mois pour réunir celles-ci. C’est la difficulté à atteindre le recueil de 10% des électeurs en 3 mois qui semble cristalliser le plus d’opposition à cette loi.

Appliquée au processus d’unification administrative de la Bretagne, cette disposition nécessiterait la décision de 12 conseillers généraux en Loire-Atlantique et la signature de plus de 90 000 électeurs, ainsi que l’organisation d’un référendum en région administrative Bretagne et en Loire-Atlantique, recueillant chacun la majorité absolue d’au moins un quart des électeurs inscrits dans chaque collectivité. Ce serait ensuite le conseil d’État qui déciderait ou non de promulguer un décret.

Malgré les imperfections de cette loi, malgré les directives des états majors parisiens, nous encourageons l’ensemble des sénateurs de Bretagne, et les autres, a voter cette loi. Rien ne semble empêcher une prochaine majorité à l’assemblée nationale de proposer une modification des dispositifs de la loi sur l’initiative populaire après les élections de 2012. De toute façon la loi ne sera pas applicable d’ici juillet 2012 au cas où elle serait adoptée, mais pour la première fois la loi laisserait entrevoir une première possibilité pour le peuple breton de s’exprimer sur la question.

Enfin, nous rappelons qu’il n’est pas nécessaire d’attendre la loi pour entamer des actions concrètes. Nous redemandons au Conseil général de Loire-Atlantique de prendre des dispositions pour rappeler l’attachement du Conseil Général à l’Unité administrative de la Bretagne, de réactiver les travaux de la commission mixte Loire-atlantique-région Bretagne et de la transformer en commission pour la réunification de la Bretagne.

* modification de Art.L. 4122-1-1.-I. :

« -I. ― Un département peut demander, sur proposition d’un cinquième des membres de son assemblée délibérante, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales dans ce département, une modification des limites régionales visant à inclure le département dans le territoire d’une région qui lui est limitrophe.
« II. ― Le Gouvernement ne peut donner suite à la demande que si ce projet de modification des limites régionales recueille, dans le département et dans la région dans laquelle le département a demandé à être inclus, l’accord de la majorité absolue des suffrages exprimés, correspondant à un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits. « Cette consultation des électeurs est organisée selon les modalités définies à l’article LO 1112-3, au second alinéa de l’article LO 1112-4, aux articles LO 1112-5 et LO 1112-6, au second alinéa de l’article LO 1112-7 et aux articles LO 1112-8 à LO 1112-14. Un arrêté du ministre chargé des collectivités territoriales fixe la date du scrutin, qui ne peut intervenir moins de deux mois après la transmission de la demande prévue au I du présent article.
« III. ― La modification des limites territoriales des régions concernées est décidée par décret en Conseil d’État. »

ce texte a été publié sur le site du
collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com
 
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 l'article paru dans le quotidien Ouest France:
 
"Par 287 voix pour et 27 contre (170 abstentions), l’Assemblée nationale vient d’adopter une modification de l’article 11 de la Constitution permettant l’organisation de référendums d’initiative partagée.
Dans le même mouvement, l’amendement voté en décembre à l’initiative de deux députés bretons (l’UMP Marc Le Fur et le Vert François de Rugy) a lui aussi été adopté.
Il s’agit d’une transposition régionale du dispositif national qui autoriserait l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Bretagne. Seraient consultées, les populations de la Loire-Atlantique et des quatre autres départements de la Bretagne historique.
« Le Sénat est une chambre qui aura à coeur de préserver une avancée permettant aux citoyens de prendre en main leur avenir dans les régions », pense François de Rugy. Selon l'écologiste, d'autres départements des Pays de la Loire pourront aussi demander une consultation s'ils souhaitent une nouvelle organisation régionale. « Si François Hollande l'emporte on reparlera de décentralisation, et la question du redécoupage ne pourra plus être éludée. »
Ces textes doivent maintenant être adoptés, dans les mêmes termes, par le Sénat, où la question n'est pas encore à l'ordre du jour. Le conseil constitutionnel devra ensuite se prononcer."
 
 

 CQFD:
 collectif plaques bretonnes 44




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Météorologie
"Cocorico! La France vient de gagner la finale de la coupe du monde...du pessimisme. Avec un solde optimistes-pessimistes de -79 (contre -3 au niveau mondial), notre pays a gagné et une, et deux, et 20 places en une années. Quelques bonnes nouvelles ont failli gâcher la fête. Heureusement, elles sont arrivées trop tard: le concours était clos. C'est d'abord, un PSG prêt à payer un joueur comme David Beckham 800 000 € par mois. Rien que pour rire, avec une telle somme, on aurait pu payer les 150 € d'augmentation réclamés par les agents de sécurité en grève dans les aéroports, pour 5333 d'entre eux. C'est ensuite, l'excellente progression des profits dans l'immobilier: 60% entre 1999 et 2009, contre 17% pour la masse globale des profits: La différence se monte à 450 milliards en 30 ans et 33 milliards d'euros, rien qu'en 2010. Au moins, la spéculation et la libération des loyers dont sont victimes les 3,6 millions de mal logés n'auront pas nui à tout le monde. C'est enfin, le prêt de 489 milliards d'euros consentis par la Banque centrale européenne à 523 banques, au taux exceptionnel de 1%. Cet argent pourra ensuite être alloué aux Etats au taux de...5 à 7%. Récapitulons: Les contribuables européens mettent à disposition de l'argent a des banques pour que celles-ci le leur prête en retour, en se faisant au passage 24 et 34 milliards d'euros de profits. Face a des résultats aussi exceptionnels, pourquoi tant de mélancolie? A cause du temps qui se détracte, peut-être."

-Billet d'humeur de Jacques Trémintin paru dans le numéro1045 de l'hebdomadaire "Lien Social"-



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Serge nous propose ceci
et cela également


Comment l'austérité peut faire le bonheur de Guillaume Sarkozy 

 

 

Dans la famille Sarkozy, je demande... le frère ! Guillaume Sarkozy, industriel de renom notamment dans le textile puis dans les assurances, semble avoir bien profité des mesures adoptées par son président de frère, explique Francis Journot.

la suite de l'article paru sur le site Marianne2

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En France, un contrôle surprise tourne au burlesque

(article de Emmanuel Grasland paru  sur le site du journal "Les Echos)

Des députés français ont fait mercredi une descente dans les sites nucléaires du Blayais en Gironde et de Paluel en Seine-Maritime. Récit. 

   

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Les Français travaillent 8 h de plus par semaine que les Hollandais

 source: midi-libre.fr

"Le député PS Pierre-Alain Muet a affirmé jeudi, s'appuyant sur une étude de l'OCDE, que les Français travaillaient 120 heures de plus par an que les Allemands alors qu'une étude controversée sur la durée du temps de travail a surgi dans le débat jeudi.
Une étude patronale battue en brèche
"Une étude de l'institut patronal Rexecode portant sur une partie des salariés - les salariés à temps plein - relance une polémique sur le temps de travail qui n'a cours que dans notre pays", a protesté ce député, spécialiste des questions budgétaires et ancien conseiller de Lionel Jospin.
"Quel sens a la durée du travail à temps plein aux Pays Bas quand la moitié des salariés sont à temps partiel!", a-t-il lancé.
Chiffres de l'OCDE
S'appuyant sur l'OCDE, "lorsqu'on prend en compte les congés annuels, censés être beaucoup plus élevés chez nous qu'ailleurs, le Français travaille toujours plus que l'Allemand: 1 554 heures en moyenne en 2010 contre 1 419 heures de l'autre côté du Rhin".
Ramené à la semaine, pour l'ensemble des actifs, c'est "38 heures" pour les Français, "35,7 heures" pour l'Allemagne, "36,4" pour la Suède, "36,6" pour les Anglais et "30,6" pour les Néerlandais.
"La durée du travail a continué à diminuer en Allemagne après 2002, alors qu'elle augmentait à nouveau fortement en France", a poursuivi le député."

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 proposé par Fulup

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Petit cours de géographie de la part d'Odile) la France vue par

                                                       !!!!!!!!!!;;;;;;;;;;;;;!!!!!!!!!;;;;;;;

 

en résumé:

On ne le dira jamais assez: Merci aux collaborateurs réguliers ou occasionnels de ce blogounet pour leur participation active (mais pas trop  radioactive).

 

et un peu de musique pour faire passer...

 

 

 

 

 

jeudi 12 janvier 2012

lâcher prise


 source: Toile


.../...Je traverse la chaussée et je pense à tous ces mots contenus dans les livres, tellement de livres, tellement de mots qui se courent après.
Un mot regarde le préfixe du mot après lequel il cavale, il court sur la page. Parfois il jette un coup d'oeil par-dessus son épaule et observe le suffixe du mot qui lui court après. De peur de se marcher dessus, le mot s'aménage un espace et pendant qu'il court, il faut qu'il fasse gaffe le mot, car il peut choir sur une virgule, se prendre un point dans la gueule, quand c'est pas deux, se faire cerner par des parenthèses, entre guillemets.Il lui arrive même de se faire unir par un trait, alors le mot va par deux, clopin-clopant. D'autres fois il court et puis plu rien, alors il saute la page. Mais les mots prennent leurs précautions. Les mots dans leur course se réunissent en phrases, en paragraphes. Et ils courent comme ça depuis tellement longtemps, se posent tellement de questions qu'ils oublient au bout du compte qu'il n'est qu'un seul vainqueur, un indépendant celui-là, qui attendait là depuis le début, le mot "fin".
.../..."
extrait de:" Babylone sous les bombes"- Stéphane Mariesté-




"Le confectionneur d'une malle remplie de trésors ne peut imaginer l'usage qu'en fera quelques décennies plus tard, l'heureux dépositaire. En fonction de son histoire, de son expérience, celui-ci va puiser dans la malle, désorganisant son contenu, s'appropriant de la sorte ce qu'il juge le plus apte à satisfaire son appétit de découvertes. Peut-être la confiera-t-il à d'autres, leur laissant son mode d'emploi, oubliant ainsi que son inventaire, incomplet et partial, ne peut que révéler dans ce qu'il a écrit son propre trésor."
-Jean-Pierre Bénézech-



Les mots font toutes les tailles 
et quand ils vont à la baille
ils gonflent
et jurent qu'on ne les y reprendra plus.



oreilles chastes ou bouchées double  s'abstenir:





Parfois aussi les mots sont à l'heure de l'économie, du côté du Croisic, pendant les grandes vacances. Ils s'écrivent alors des carte postales sur une table légèrement  poisseuse en regardant se carapater  un cerf-volant en mal de transport.
Tati, sors de ce corps.





mercredi 11 janvier 2012

raie zumons





Un potable portable
le thé ou là dans tous ses états
Veuillez, potentiel chaland
laisser infuser  la free party.
Aux dernières nouvelles
l'hiver est soldé
et pendant l'accumulation des nimbus
la braderie continue
Un tuyau:
Je consomme donc je fuis.
Pensée profonde, valse des étiquettes à l'envers
en deux trois mouvements et quelques pourcentages.
A chaque jour suffit sa benne
Aujourd'hui,
mon Trésor pudique affiche l'inconscient familial et l'étripage orchestré
Et demain
qu'en sera t-il de la boite à z'idées?
Qui sait,
une reconduite à la frontière, 
un mineur de fond sous quelques enfantillages
vite oubliés pour les noms propres
sur eux.
Et un référentiel de campagne, un.
"Je vous dis la vérité
toute la férité
et rien que la vraie ridée "
Levez la main droite
et dites 
Candida.
Au fait , chez  pluriel ça fait  bien candidoses non?
Mais alors,
dans ce gars là
le pouvoir serait  une maladie insidieuse.
...

mardi 10 janvier 2012

bernique ta mer




Parler, c'est du présent sociable 
ou s'imaginant l'être
 enfin, peut-être.
Alors, au creux du terrier
qui me ressemble 
un peu sans doute,
je préfère raconter.
Comme on écrit dans la marge mais sans le rouge aux joues propre à l'école de l'humiliation.
 Plutôt, en regardant passer des mots qui  interpellent
sans pour autant demander une réponse à la seconde ou une attitude présentable.



Prendre le temps d'arranger la scène à sa convenance.
Mettre du blanc juste  derrière la phrase et plein...
oh oui, tout plein...
de signes de ponctuation
qui emmerdent tant l'écritoire diplomé.
académique, ampoulé sous les watts
Se sentir léger en suspension et rebondir béat  sur le ventre de la baleine féconde de l'imagination soldée
ou
qui vaut rien, c'est pareil.
Tant qu'à mâle faire.


Mais toujours regarder la mer
d'où l'on vient
et l'on retourne
pour enfin  se taire
quand l'heure tourne.

lundi 9 janvier 2012

babylone sous les bombes



[L’avant-guerre]



   "J'ai étudié longtemps, très longtemps, brillamment, très brillamment, si brillamment qu’au bout du compte, cela m’a enseigné une vérité absolue : je n’étais pas fait pour le métier auquel je m’étais destiné, n’en avais aucune envie. Alors, j’en ai exercé d’autres, ici, ailleurs, quantité, et comme bien sûr, je n’étais pas davantage fait pour eux qu’ils étaient faits pour moi, cela m’a conduit au sommet de la pyramide des institutions publiques. Cela a fait de moi un être privilégié, d’ailleurs c’est bien simple, même si je les partage avec beaucoup, j’hésite à vous avouer les avantages qui sont miens.    J’en éprouve même un peu de honte    J’œuvre pour un consortium gigantesque, un consortium qui jamais ne délocalisera, qui jamais pour des questions de coût, n’ira chercher main-d’œuvre ailleurs, et qui, par-dessus le marché, me laisse du temps libre, plein.    Je suis de l’élite commune.    De temps à autre, je signale au consortium que je suis toujours en son sein, au moyen de mon choix, je pointe présent : courriel, courrier, téléphone… Tout est bon, le consortium n’est pas très regardant.    J’ai la belle vie.    Celle d’un chômeur.    Évidemment, ça n’a pas non plus que des avantages, dire que je suis bien payé serait un mensonge, sans parler que l’ancienneté n’est pas prise en compte, ce serait même plutôt l’inverse, et puis, comme tous ceux du consortium, je suis chassé par la concurrence « rue ». Faut que je fasse gaffe, la rue sans cesse recrute, sans cesse embauche, peut un de ces quatre me refourguer un chien, un litron de rouge et un bout de son trottoir, le tout joliment emballé dans un contrat à durée indéterminé.    J’ai la belle vie dangereuse    Et du temps libre, donc.    Pour pallier la générosité déclinante du consortium, pour contrer les propositions de la rue et pour quelques billets, je débarde trois jours par semaine chez un grossiste du coin. Jusqu’aux premières lueurs de l’aube, je vide les camions de leurs denrées fruitières en cageots, cagettes et autres caisses. Je joue du chariot comme personne : j’ai le diable au corps moi.    Le diable au corps.    Elle est bien bonne !    Et pendant mon temps libre, je joue des mots."

Extrait de "Babylone sous les bombes" un roman de Stéphane Mariesté- Editions Intervista