vendredi 4 novembre 2011

ne pas prendre racine


Oyez! Oyez! spectateurs réguliers ou occasionnels de ce blog à roulettes.
Permettez-moi,  après consultation et diagnostic associé de vous livrer le bulletin de santé de la boutique estuairienne.et quelques explications par la même occasion
Tout d'abord,  nos services en blablature les pieds dans l'eau ont dû procéder à quelques recyclages de matériels et ajustements techniques,  ce qui pourrait expliquer-pour ceux qui connaissent  un peu la crèmerie-  que vu la grande maitrise de la bricole informatique et ainsi de suite de votre  présentement obligé, il ne faudra guère s'étonner du silence sur les ondes de mon moi de novembre, enfin tout au moins sur ses bases avancées.
Et puis, des choses de la vraie vie- Vous savez celle qui vous collent si bien  à la peau, à peine l'écran endormi- ont eu pour conséquences et dégâts  (les filles aussi) collatéraux  de semer un léger doute d'inter-saison sur la place privettement publique.

Un peu de chlorure de magnésium, deux trois claques symboliques  et nous voici -youkaïdi!  de retour pour affronter avec sérénité et faute de mieux une certaine désinvolture, les intempéries automnales ou ce qui pourrait leur ressembler.

Ne pas prendre racine quand l'océan se gonfle de suffisance  et pousser sa barquette un plus loin vers des contrées hospitalières, ou en tout cas, qui leur ressemblent. Ainsi parlait la belle-soeur de Zarathoustra qui pour des raisons de droit d'auteur avait sa langue dans sa poche, mais ce qui ne l'empêchait pas de l'agiter avant de s'en servir.

Un peu plus loin, notre héros au long bec, légèrement chiffonné par des pensées aussi diverses que contradictoires rencontra sur sa route  un camion blanc échappé  -peut-être- d'un banc de camping caristes et qui lui délivra dans le dos et  en pleine poire un message qui tombait à pic mais sans la noyade.




 Alors et à l'heure où la maintenance rongée par les doutes et les mythes envisageait de fermer temporairement...boutique pour inventaire, il aura fallu quelques signes ou du moins  interprétés comme tels pour se dire que finalement n'ayant toujours pas -ni les moyens, ni l'envie -de se payer un lacanien impropre sur lui afin de débroussailler les contours de son égo fleuri- il suffisait  finalement  de saisir le bout lancé à sa poursuite et d'en traduire les indulgences.
Vaste programme qui devrait encore occuper le ptit personnel,  pour un -certain-  temps.


vendredi 28 octobre 2011

ici et maintenant en ailes et en iles





Diable, déjà vendredi et la lessive toujours dehors.
Cela ne lui ressemble guère.
D'habitude...
-D'habitude on ne traine pas non plus dans la gadoue, surtout  en fin de semaine.
répondit agacé le commissure en chef  à son second en chef
-Alors, si vous le voulez bien,  pour avancer rapidement  dans l'enquête évitons de trop penser aux habitudes.
-Surtout hélas, en fin de semaine.
ha! ha!

Il s'en suivit quelques secondes de gloussement discret rapidement mises à profit par une délégation d'oies posées dans le champ voisin pour les besoins de la production.

Commissure, Commissure, s'il vous plait!

Tous les regards, du  pâle moins  au foncé plus, convergèrent.

Le jeune stagiaire de l'école nationale des commissures, débarquant deux jours avant, dans un réflexe logique pour son âge  et dans le contexte bien sur et particulier d'une éducation marquée par trente-cinq  de vie commune  avec la soeur de sa mère qui au bout du compte s'avéra, un peu plus tard, être sa tante,
-virgule-
 Réalise dans  l'instant  l'impolitesse de ses propos et se met illico dans la peau d'un poèle à pelets, au démarrage de sa ventilation. 

pettite note administrative:
-c'est une image légèrement osée que seuls les connaissures pourront à sa juste valeur apprécier-


Le commissure divisionnaire -que tout le monde appelait Pornic à cause de son père né à Quimper- se retourna vers Vincent le stagiaire et imposant silence, même aux oies, d'un  léger mais tout à fait charmant geste d'une main gauche occupée à  jouer avec un mouchoir blanc de la banlieue sud de Cholet.

-Et bien jeune homme, je vois bien là toute la fougue, la vitalité, le souffle porteur de la jeunesse; d'ailleurs moi-même à votre âge..

Toute l'assemblée -réunie autour de son chef , les trois capitaines, les douze lieutenants, les soixante-trois agents en uniforme et les cinq compagnies de CRS garées à proximité et pas très loin,  reliées à la plate-forme par rétro-projecteur vidéo conférence et chocolatière- eut et en même temps
-c'est comme cela que l'on reconnait les vrais chefs-
un léger rictus plus communément appelé rictus de la commissure.
mais aussi:
sourire attendri
dans la société civile.
 -Je vous écoute mon jeune ami, qu'avez vous donc de si pressé à me demander:

Et bien, heu...commissure,  serait-il possible que je fasse référence dans mon prochain mémoire à cette phrase que vous venez de prononcer:

"Evitons de trop penser aux habitudes surtout hélas, en fin de semaine".

Avec votre permission j'aimerais bien intituler mon prochain livre ainsi.
et également et accessoirement si je pouvais ne pas travailleur ce soir, il y a Gilles Servat qui vient dédicacer son dernier opus
Ailes et Iles"
ce soir, 
à la librairie Gweladenn , base sous marine .




-Allez y mon ptit , les ailes et les iles, ça n'attend pas.
mais d'ici là 
bouclons notre affaire,
que nous puissions ensuite  ensuite tous ensemble aller  à la libraire Gweladenn 
(Saint-Nazaire, Rendez-vous à la base sous-marine le vendredi 28 octobre 2011, de 17h30 à 19h - Tel : 02.40.22.16.10 )
faire dédicacer le dernier dichque de Gilles Servat
Même les CRS, Chef?
remarqua un
capitaine:
Le capitaine Vilaine.
Vous vous démerderez avec l'intendance mon ptit, mais  prévoyez du cidre pour les hommes.




Coupez!
Elle est bonne pour moi
Messieurs,  remballons  avant la pluie.




Allo Paris vous faites suivre au générique avec  Gilles Servat
Un truc de saison de préférence
avec une déco de circonstance

Ok! patron c'est dans la boite.







".../...Le rêve de tout écrivain est de se décomposer et que sa pourriture alimente la lampe à la lueur de laquelle on lirait ses propres lignes.../..."
-Sylvain Tesson-



Et bien, on n'est pas rendu, pensa un  conducteur de car qui écrivait ses mémoires l'été  pendant ses vacances réglementaires,en famille,  en Corse grâce au comité d'entreprise.

".../...L'idéal serait de laisser mes forces intérieures se libérer dans l'action pendant que l'esprit, dégagé de tous les soucis d'intendance, divaguerait librement dans les prairies de la rêvasserie.
.../...Nous décomptons souvent ce qui nous reste à souffrir. C'"est la source de notre malheur. La perspective des heures à endurer est plus lourde que le fardeau lui-même. Les vieux maitres de la tradition Zu Ch'an ancêtres des doctrines zen, enseignaient au contraire l'art de la parfaite momentanéité. Ils travaillaient à se saisir de l'instant comme on attrape un papillon dans un filet des soie. Le secret est de s'extraire de la glu de la durée,. Pour éprouver toute l'intensité du moment , il ne faut plus le rapporter à l'expérience du passé ou à l'espoir de l'avenir. En refusant de mesurer la vie avec la toise du temps qui passe, on captera l'énergie de l'immédiat. Krishnamurti, héritier du Zu Ch'an, professait que" le présent est la seule porte de la réalité". il invitait à la pousser et appelait adéquacité  cette faculté à goutter totalement les circonstances du moment. Le penseur Daisetz Teitaro Suzuki écrivait en écho que "l'infini est dans le fini de chaque instant". La révolution n'est donc pas pour demain dans les rues insurgées, mais elle est permanente, en soi, ici et maintenant. Hic et nunc camarade!.../..."
-Sylvain Tesson-


-Extraits de"  Eloge de l'énergie vagabonde"- de Sylvain Tesson-












lundi 24 octobre 2011

l'Etat soeur




"Si en matière économique, chaque fois qu'on lit ou qu'on entend "l'Etat", on donnait à ce mot son véritable sens en le remplaçant par "le contribuable", ça donnerait ceci: la dette phénoménale du contribuable...le déficit budgétaire du contribuable...le contribuable va aider...le contribuable subventionne...le contribuable va trouver X milliards d'euros pour renflouer...le contribuable va devoir faire face à....le contribuable va devoir payer pour...le contribuable doit faire des économies...
l'Etat, c'est nous, c'est vous, c'est moi!"
courriel de Rochon dans l'hebomadaire  Télérama n°3223

Et voui, il y a comme ça des évidences qu'il est bon  de rappeler.
-Même le lundi?
Ben... j'm'étais pas posé la question mais maintenant que tu me le demandes...heu...pour ma défense m'sieur le procureur, sachez que mon planning professionnel étant légèrement décalé par rapport à la normale, je ne rentre guère dans ces considérations et je m'en excuse par avance auprès de ceux qui commencent leur semaine de boulot et qui s'attendaient peut-être à quelque chose de plus léger ou guilleret avant d' aller prendre en pleine tronche la dure réalité de l'exploitation de l'Homme par l'Homme et tout son saint frusquin...

Hier soir j'ai vu "Le monde en marche"; mais non je n'étais point à faire la concierge derrière la fenêtre, il s'agissait d'une émission sur La Cinq (Ouah! La Cinq, Télérama, il  frise la caricature le gars) qui dressait en quelque sorte un état des lieux sur la situation économique de la Grèce.
Ben entre nous,c'est la grosse cacouille...Enfin, pas pour tout le monde -comme quoi: enfoirés de tous les pays unissez-vous- (merci c'est déjà fait). En effet, un armateur du cru avait l'air de trouver cela follement rigolo, du style: pendant la crise la fête continue.Il nous a quand même joué le couplet récurrent et passe frontières, un truc du genre: Les riches quand ils sont riches c'est bien pour la plèbe , sinon elle serait encore plus pauvre, faute d'être riche. Il suffisait de voir dans quel état de délabrement psychologique était le pékin l'athénien moyen pour constater que le baratin du clown à moteur hors-bord et inboard avait quelque chose de profondément indécent.
Mais... rassurons-nous. Grâce aux spécialistes boursiers des jeux vidéo et leurs potes des ministères nous serons  très prochainement dans la même situation que nos collègues sirtakiens. Ah mais, pleurez-pas on n'y peut rien, c'est comme ça. D'ailleurs tous les économistes payés par la Banque vous le diront, on peut pas faire autrement, sinon ce serait suicidaire.
D'ici-là pensons tout de même à aller vous faire vacciner contre la rougeole. C'est la nouvelle campagne -annuelle-  et de santé publique comme il se doit, de nos labos chéris;un ptit shoot again  entre deux doses d'anti-dépresseur ça peut pas faire de mal (pour les dividendes). Et ça serait quand même un peu con de se flinguer en mauvaise santé. Croyez-pas?

samedi 22 octobre 2011

le voyage à nantes et à notre dame des landes pour le même prix ou presque


Odile, fidèle lectrice de ce blogounet , nous envoie ceci:
hello


on y était ..

on nous voit pas !!!

mais la vidéo est sympa

bises et bon WE à vous:

Merci Odile  et avec votre esprit. Je mettrais cependant une petite réserve  sur le passage gore and boxe de la vidéo; m'enfin  comme on dit dans ces cas là:chacun s'égouts



Et pour faire bonne figure, rappelons également  que c'est  le même maire (et futur premier ministrable chez le Landerneau  estuairien) qui fait dit-on plein de belles choses pour le rayonnement  culturel  etc de sa ville est également un des ardents défenseurs du projet  particulièrement  dégue. de construction d'aéroport à Notre Dame des Landes et aussi   farouche opposant à la  réunification de la Bretagne. 
Comme quoi,  l'Humain c'est bien connu est grande  affaire de complexité, et avec du pouvoir plein les mains (et les poches), tous les dérapages sont malheureusement autorisés.



Au cas où vous auriez  manqué le début et pour un salutaire  rafraichissement un site à visiter à pied , tracteur,  vélo... ici même

vendredi 21 octobre 2011

tu recommences à faire des ronds


".../...Avec la nuit, un vent de mer s'était levé, apportant des nuages, quelques averses et secouant les encolures des tamaris. Marie et moi avions passé la soirée au lit à regarder la télévision. Qu'espérions-nous de cette aventure lunaire qui ne nous concernait que de très loin? Autant je me sentais étranger à tout ce suspense spatial, cette mise ne orbite des émotions, autant marie vivait intensément chaque nouveau bulletin comme si, là-haut,  se jouaient son bonheur et une grande partie de notre avenir. Elle me parlait sans cesse du troisième astronaute, Collins, lequel, d'après tout ce qu'elle avait entendu, ne sortirait pas du LEM. Si tout se passait bien, Amstrong et Aldrin iraient marcher sur la lune, pendant que Collins, lui, resterait à l'intérieur de l'engin. Endurer toutes ces années d'entrainement et de préparation, subir ce travail intensif, prendre ces risques insensés, et, à l'instant de la récompense, demeurer assis dans l'engin, vulgaire taxi garé au parking, pendant que les autres, découvrant l'extrême légèreté de l'être, dansaient sans fin sur les trottoirs de la lune. Marie ne pouvait admettre le sort fait à Collins, cet homme sacrifié et soumis à une inconcevable torture cosmique../..."



.../...Marie alluma une cigarette et commença à faire des ronds de fumée. L'odeur du tabac blond mêlé de cannelle et de miel m'extirpa de ma torpeur.
-Tu recommences à faire des ronds.
-ça te dérange?
-Non mais quand tu les fais en public, je trouve que ça a un côté vulgaire qui ne te ressemble pas.
-Qu'est-ce que tu peux être coincé;
C'était bien là, pour moi, le pire des reproches. Car un libertaire ne pouvait pas être coincé. Mieux, en aucun cas il ne devait l'être;
-Je ne suis pas du tout coincé, mais quand on te voit faire des ronds, comme ça, au restaurant, on ne peut s'empêcher de penser que tu t'ennuies avec moi et que tes ronds, justement, tu les fais pour passer le temps.
-Que tu es susceptible et orgueilleux. Et puis,il faut vraiment aussi que tu sois tordu pour penser que des gens qui ne nous ont jamais vus imaginent des trucs pareils parce que je fais des ronds. Est-ce que tu sais au moins pourquoi je les fais, ces ronds? Parce que j'ai lu quelque part que Charlie Chaplin avait déclaré qu'il léguerait le quart de sa fortune à la première personne qui serait capable de réussir devant lui sept ronds concentriques.
Elle lâcha trois volutes parfaites qui s'envolèrent vers le plafond, la quatrième après un départ prometteur, se désintégra dans d'invisibles turbulences. ../..."


Extraits de: Une vie française de Jean-Paul Dubois- Editions de l'Olivier-









conte de fée




"Nous savons, depuis Bettelheim, qu'il ne faut pas rigoler avec les contes de fée. On a compris qu'ils présentent à l'enfant, en termes préscs, des problèmes existentiels en caricaturant les situations.
Le méchant est très méchant, le gentil, très gentil etc.Certains films américains nous donnent aussi un bel exemple de cette dichotomie simplificatrice. Il faut croire que ces situations excessives et imaginaires imprègnent durablement notre inconscient mais plus encore celui des journalistes et des politiques. Prenons l'affaire Babu. Un type meurt électrocuté sur la voie du métro. Pendant que l'enquête policière se déroule, enfle une rumeur, immédiatement reprise par la presse. Babu a courageusement défendu une jeune fille agressée par un méchant délinquant puis, en luttant pour son honneur a été lâchement poussé sur les rails électrifiés. Mort d'un héros ordinaire. Le courage a tué Babu. Gros titres, hommages posthumes. Le ministre se déplace et pose une gerbe, là où le grand homme est tombé. Minute de silence, discours ému du représentant de l'Etat. Le gentil est très gentil, irréprochable en tous points. Il travaille durement pour gagner sa vie. Le méchant, lui est très méchant. Chômeur, déjà connu défavorablement des services de police, étranger, on le retrouve où ce salaud? Mais dans un bar de Pigalle bien sur. Car, non seulement lâche, le mec doit être alcoolique...On marche dans la combine, on pleure, on vitupère, on s'insurge. Tout cela correspond tellement à notre petite image d'Epinal intérieure que l'on voudrait bien que ce soit vrai...
Mais voilà, on recherche désespérément la jeune fille agressée pour la voir pleurer au 20 heures: elle n'existe pas. On interroge les autres voyageurs de la rame: ils n'ont rien vu. On visionne les caméras: on y voit le fameux Babu agresser un voyageur qui se défend comme il le peut : le hasard défavorable à l'agresseur, entraînant la triste fin que l'on sait. Pas de héros, pas de démon, pas de courage, pas de quête du sublime. Une sordide histoire entre mecs sur un quai de métro.
Faites de beaux rêves quand même."
-"Conte de fée"- une chronique de Etienne Liebig parue dans le numéro 1035 de l'hebdomadaire Lien Social

jeudi 20 octobre 2011

sortons couvercle


Ah ben oui forcément. Tiens, c'est un peu comme si  vous baladiez chez canicule  sur la promenade des écossais et que vous trouviez accroché sur une vitrine: moins  20%  sur le prix des places de cinéma sauf l'écran total. 
Dans le commerce et comme pour tout  le reste d'ailleurs c'est l'affaire des circonstances..
Et pour la peine et en solidarité avec nos potes helléniques  (le FMI), j'ai cherché ce que je pouvais bien faire ou dire pour témoigner de mon soutien aux valeureux arpenteurs de bitume manifestant leur digne colère contre les taxes à tout va qui leurs tombent sur la tronche histoire de renflouer les caisses de banquiers véreux (c'est pas un pléonasme ça?)
Alors voilà, pour marquer mon attachement aux symboles toujours importants dans ce bas monde qui doute et redoute même à Roubaix et ailleurs , j'ai décidé de filer directement en cuisine  (Ah pour une fois, répondit l'écho) et de concocter un ptit plat certes rapide et  facile mais pour le moins engagé ou alors j'y connais rien en engagement (Ah c'est ça...voix boaf)
Faut quand même que je vous dise j'ai un peu hésite entre deux recettes et puis finalement c'est celle des champignons à la grecque qui a obtenu la majorité- mais de peu - sur celle de la macédoine de légumes.
Alors bien sur certains d'entre vous vont  comme le chef me rétoquer que tout ça c'est rien qu'une entrée, Yes, Da, Certes et Vai mais camarades , si j'en crois les cartes à jouer tout cela n'est bien sur qu'un début et il ne tiendra qu'à nous de mitonner dans les mois à venir quelque plat de résistance bien garni. Car n'oublions jamais (même si c'est un peu rabâché, depuis le temps...)  "Ce n'est qu'un début continuons le combat" et nul doute que ce qui se trame aujourd'hui  à Athènes  ne peut- comme on dit là bas- qu'em Pirée .et  puis, pour la note  triple A (ah!ah!ah!)  dont on nous rabâche  les pavillons,ben , si on peut donner un coup de main...






C'est quand même pas sorcier
Voyez y'a qu'à demander
Allez, qu'est ce qu'il dit le ptit banquier à sa maman?

 création: Serge

Mince, avec tout ça je vous ai pas donné ma recette. Bon là au niveau timing  je suis un peu short (et  tongues aussi) et même en appuyant sur le champignon (pitoyable...) pour aujourd'hui c'est heu! rapé. J'essaierai si j'oublie pas de vous la refourguer une autre fois- allez faites pas la gueule c'est pas non plus inoubliable et tiens pour la peine je vous laisse me finir en musique.
Le groupe s'appelle IMG c'est du ska,punk,reggae, chants traditionnels bretons, n'en jetez plus la cour est pleine..et  il sera présent  au fest-noz de soutien aux barbouilleurs volontaires le 29 octbre prochain à Nort sur Erdre.
plus d'infos chez: 44=BREIZH



et pisque vous en redemandez bandes de gourmands
pour le dessert (en tout bien tout honneur) un coup de Ramoneurs

mercredi 19 octobre 2011

le journal mythomane

 photo source: Google


Depuis quelques semaines, le fils prodige à son papa, Nicolas ...non, rassurez-moi  pas le...mais  un autre: Nicolas Bedos sous le titre" Le journal mythomane"  occupe  une place de choix dans les premières pages de l'hebdomadaire Marianne.
Jusqu'ici, il fallait filer dare-dare en bout de canard pour s'offrir un peu d'impertinence décalée avec la chronique d'un transfuge de Télérama , Mister Alain Rémond (le breton). Mais là, nous passons de toute évidence à la vitesse supérieure dans l'effronterie jubilatoire. Voyez plutôt, un extrait de la dernière chronique d'une  bien belle tête à claque et fière de l'être:



Dimanche.
"Refoulés par les vigiles de la Clinique de la Muette. L'hiver nous est tombé sur la gueule tel un 21 avril du froid. Les journalistes congèlent, les caméras givrent et Paris Match rumine sa une:  toujours pas un areu pour sauver la droite de la primaire et des affaires. Du coup, en Zorro des médias, je décide de sortir moi-même du silence cet embryon récalcitrant! Je me déguise alors en infirmier guadeloupéen, contrariant ma nature nerveuse et antipathique. Et c'est à pas feutrés que je m'introduis dans la chambre où l'ex top model de gauche s'est métamorphosée en baleine de droite. Elle dort, poussant la décadence jusqu'au ronflement. Je sors alors mon instrument, un capteur de pensées prénatales inventé par Steve Jobs juste avant de caner. J'ai branché l'iBaby sur le ventre de sa mère et j'ai recueilli -en exclusivité- le premier entretein de KevinSarkozy.
"Alors Kevin, qu'est-ce que tu fous?
-D'abord, combien tu proposes, toi? Les chiens ne font pas des pigeons: Gala me promet 600 000 euros pour publier mon prmier vomissement et voici propose le double pour afficher les restes de mon cordon ombilical...
-Je te promets de revenir quand tu seras adolescent et de te présenter touts les plus torrides créatures parisiennes: avec le nom que tu vas porter, t'auras besoin de moi si tu veux pas finir reclus dans une geôle des Hauts-de-Seine;
-Vendu.
-Bon, tu sors quand?
-J'hésite. Maman a choisi le pire moment. je m'apprête à naître dans une ambiance d'enterrement: mon premier hoquet coïncide avec la gamelle de papa à l'élection présidentielle. Du coup, maman- qui a pris l'habitude d'écrire le roman de sa vie en trempant sa plume dans le coeur des grands de ce monde- va le quitter pour Tim Cook, le nouveau patron d'Apple. Sauf qu'avec la crise la fameuse pomme croquée sera bientôt digérée par une start-up chinoise. J'ai bien peur de finir à Taïwan en pièces détachées.
- Et ton père?
-Mon père? Ne crions pas victoire. Encore faut-il que je résiste aux 22 tests de paternité qu'il vient de commander.
-Il se méfie?
-Pas toi? J'adore maman, mais les éditions Larousse vont quand même publier son tableau de chasse en six volumes, à la rentrée. A l'heure où je te parle, je ne sais toujours pas si je suis noir, jaune, doué pour la guitare, les maths ou le football. L'idéal serait bien sûr que je sois jaune et foué pour la finance. Je croise les doigts (enfin j'essaie).
-Tu sais que tout le monde t'attend?
-Men fous. J'ai rien demandé. En plus t'as vu le temps qu'il fait dans votre pays de pisse-froid? Ici, je suis bien au chaud: je traîne à poil toute la journée, j'écoute la BO des battements de son coeur, parfois je fais une sieste sur l'oreiller des son foie, je bronze près de l'estomac, en fumant le placenta. Tant qu'elle chante pas, c'est les vacances! D'autant qu'une fois dehors, avec les réformes de papa, je sais que je vais devoir trimer jusqu'à 75 piges. Laisse-moi en profiter.
-Bonnes vacances, Kevin.
-Merci, je tchecke l'enfance et je reviens vers toi."

-Extrait de "Le scoop- chronique de Nicolas Bedos dans l'Hebdomadaire Marianne n°756-

mardi 18 octobre 2011

dans le bourrier



 Z'avions reçu ceci:

Demat deoc'h / Bonjour,

"Le collectif 44=BREIZH organisera le 29 octobre 2011 à partir de 19h30, en
compagnie de l'association « Enorzh », un fest noz de soutien aux
barbouilleurs volontaires poursuivis par la région Pays de la Loire. Ce
fest-noz aura lieu à Nort/Erdre (à 25 km au nord de Nantes) à la salle des
loisirs. Danses, stands, galettes, buvette, venez passer un bon moment et
soutenir la réunification de la Bretagne !"

et Z'aussi cela: 
(envoyé par Serge)


pouvez répéter la question?
;-)

Z'et pour la la phrase qui sort du poste-chaud devant, chaud:
"Une Nouvelle Vague? 
J'aurais préféré une information précise." 
-Henri Jeanson- 

Photo: source France Soir

 Etre et avoir tété...
Après les couches lavables et  toujours  sans doute dans le cadre de la libération de la femme un lecteur  ne sachant peut-être à quel sein se vouer nous propose un article paru ce dimanche sur le site de France Soir. Mère nature a certainement du bon (sans les dents...) mais de là à en faire un acte militant, je suis quelque peu circonspect.

"La Grande Tétée 2011 avait lieu dans 80 villes de France ce dimanche, à 11 heures pour soutenir l'allaitement maternel. Cet événement marque le début de la Semaine Mondiale de l'Allaitement Maternel."
.../...


 photo souce: L'Humanité

Des nouvelles de la ville propre sous elle:
"La ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a refusé de commémorer le 50e anniversaire de la répression du 17 octobre 1961, durant laquelle de nombreux Algériens avaient été tués, et cette décision a été jugée vendredi "inacceptable" par le maire de Nanterre Patrick Jarry.
"Je suis indigné par cette décision inacceptable", écrit dans un communiqué Patrick Jarry (Gauche citoyenne) qui a invité le maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin (Divers droite), à une cérémonie sur l'île du Pont avec les maires d’Argenteuil, Asnières, Clichy-la-Garenne, Colombes et Gennevilliers. Le maire de Neuilly a expliqué son refus d'accueillir "cette manifestation d'ampleur régionale" par le fait que sa ville "n'a jamais été associée à cet événement par le passé".
"Cette affirmation est contraire à la vérité historique: c'est bien du Pont de Neuilly que ce funeste 17 octobre 1961, des centaines de manifestants pacifiques, des enfants, des femmes et des hommes, dont beaucoup venaient de Nanterre, ont été réprimés, battus, tués et jetés dans la Seine par la police", lui a répondu Patrick Jarry.
Une bonne partie des 30.000 personnes qui avaient répondu à l'appel à manifester du Front de libération nationale (FLN) étaient partis de Nanterre qui abritait une forte communauté algérienne."
../...
 suite de l'article

 Le devoir de mémoire même et surtout si ça dérange certains:


 Photo source: Le Monde
Une info proposée par Anne

-Vers l'évaluation des élèves "à risque" dès 5 ans-

"Le dossier est explosif. Peut-on, dès la maternelle, repérer les enfants "à risque" et à "haut risque" ? Passer au crible les comportements et les apprentissages des élèves dès 5 ans ? L'idée devait être proposée par le ministère de l'éducation nationale aux inspecteurs reçus par petits groupes, rue de Grenelle, à  compter du mercredi 12 octobre. Objet des réunions : l'éventuelle mise en place d'une évaluation de tous les élèves de grande section de maternelle. Un livret appelé "Aide à l'évaluation des acquis en fin d'école maternelle", que Le Monde s'est procuré, détaille précisément, en vingt-deux fiches, un protocole très normé.../...

suite de l'article

 


passerelle

 "Paysage d'automne"  - Régis Boivin-


Comme une passerelle entre l'été finissant et l'hiver préambule, l'automne prend chaque jour un peu plus ses quartiers de froidure et de feuilles  colorées qui nous offrent un magnifique déclin, avant la chute finale.
Quel sens du spectacle quand même!
Ainsi, les ultimes représentations seraient les plus belles...
j'aimerais bien vivre au crépuscule de mon histoire ce baroud d'honneur avec un gros nez rouge de clown de saison et un tour de piste malicieux et tendre pour faire rire l'enfant qu'il nous reste toujours à l'intérieur. L'automne est à la merci de tous les vents contraires, de toutes les suppositions sur la suite des évènements. 
Il joue bien son rôle d'intermédiaire dans la compréhension de la nuit qui arrive de plus en plus en avance sur l'heure. 
Chacun y associe ses images d'Epinal, ses peurs du raccourci ou ses désirs feutrés de bois crépitant, de soupière fumante, de bouillotte, d'édredon en plumes... 
L'automne nous aide à faire quelque remarques sur nous même, de celles que l'on se garde bien au chaud quand dans certaines situations on n'est pas toujours du genre partageur. 
Lorsqu'après demain l'hiver sera là, le temps de la réflexion aura vécu et il faudra bien alors faire avec les brumes et leurs grandes cornes de basse, prendre toute la mesure des rigueurs océanes et affronter les vraies tempêtes de l'esprit en cherchant comme les goélands, les meilleurs courants.



 "La forêt en automne" -Wojciech Niemiec-