dimanche 11 septembre 2011

si ça continue




"Si ça continue", la barbe égouttante et la tête touchant presque un plafond dégringolé - par la volonté des contraires? "Si ça continue, il va pleuvoir" énonça, non sans humour, l'homme du jardin tout en continuant à cueillir quelques tomates rescapées d'une saison indéfinie. Il causait à lui-même et peut-être aussi aux lapins qui avaient pris l'habitude de venir "l'encourager" dans ses taches potagères.
Il existait entre-eux comme une affaire  presque tacite de complicité, qui s'était organisée au fil des ans, sans salade ni faux semblant, chacun tenant son rang et protégeant l'autre de sa bienveillance intéressée.
"Notre pote âgé" disait les lapins qui n'avaient pas  l'esprit au terrier. "Mes compagnons de fin de  route" philosophait gentiment le vieil homme qui dans une autre vie, particulièrement éloignée maintenant , n'avait pas connu ce genre de relations avec l'espèce animale, jusqu'au jour ou presque où il avait fini par se rappeler qu'il en faisait lui aussi partie, de l'espèce animale...
"Je vous préviens, les gars, les filles, si ça continue, je ne pourrais plus descendre le chemin caillouteux qui m'amène presque chaque jour,  à me surprendre en gentleman farmer "
"Mais tu disais déjà ça l'année dernière" lui répondit un gros mâle grisonnant qui avait pris l'habitude de jouer au  porte-parole du groupe des léporidés ( peau ridée toi même pensait dans sa moustache un jeune impertinent)  "Et qui sait qui va nous prévenir si les autres ils débarquent hein? t'as pensé à ça?"
Les autres, les autres, tu parles... ils sont comme moi maintenant, y-a bien longtemps qu'ils ont rangé leur artillerie à la cave et d'ailleurs vous n'êtes pas sans le savoir, vu la maternité galopante, que dis-je exponentielle  de vos compagnes ,même plus régulée par quelques grappes de chevrotine."
Le gros garenne qui se prenait presque pour un lièvre fit celui qui n'avait pas bien entendu, préférant surveiller du coin de l'oeil quelques lapereaux  de l'année qui avaient tendance à se donner un peu trop de bon temps dans les cultures du conciliant  papy. Il faudrait qu'il leur explique un peu plus tard, en aparté,  les règles et coutumes de l'endroit, qui ne ressemblaient en rien à celles apprises dans les gènes, comme quoi, l'Eugène il avait pas toujours raison.
"Et puis à quoi ça me sert, à moi, de faire pousser des légumes si y-a plus  personne pour les manger?" Le grand-père essuya discrètement une larme qu'il voulu faire passer pour une goutte de sueur sous le chaud soleil de fin de matinée aveyronnaise, mais c'était sans compter sur l'attention sans faille de ses collègues quadrupèdes: "et nous alors on compte pour des prunes?  dit un jeune blanc-bec qui  n'avait pas la langue dans sa poche et  pour habitude de casser les oreilles de ses géniteurs avec les rengaines particulièrement  débiles d'une hase connue et  régulièrement enceinte jusqu'Adam.

Midi venait de sonner à l'église, il était plus que temps d'aller se mettre à l'ombre  Le panier  d'osier garni  de quelques poivrons, tomates et courgettes, le vieil homme avança lentement vers le portail toujours ouvert de son jardin.
"A demain Germain" . Comme chaque jour à la même heure et à l'unisson les longues oreilles entonnaient leur formule de politesse et invariablement l'ancien tout à son effort, répondait par quelques marmonnades comprises de lui seul,
et encore...
Si ça continue...

samedi 10 septembre 2011

samedi aussi ça peut pas faire de mal



Un lecteur ayant eu  sans doute de très bonnes notes en calcul au certif. a décidé de participer à la grande chasse au trésor ouverte depuis...par nos z'ailés z'élus, sur le thème de:  Dites-moi donc où l'on peut trouver de la tune pour renflouer nos potes banquiers. Et une fois n'est pas coutume, c'est dans les poches des lustrés assistés de la raie publique qu'il a trouvé quelque niche à brouzouf...

"Aux 577 députes, 343 sénateurs, 30 ministres et secrétaires d'état : si on baissait leur salaire de 1 000 €, (et ils auraient encore de quoi bien vivre) on ferait 950 000 € d'économie chaque mois. 950 000 € X 12 = 11 400 000 € En 3 minutes j'économise plus de 11 millions d'euros, mieux que Mr Fillon, Mr Sarkozy et consort."




"L'eau
de toute façon.
que ce soit avant
ou après la mort

De la bactérie.

La même eau.
Peut-être.

La même
au soleil couchant.
peut-être.

Etait déjà la flaque
au bord de l'océan.

Le flux et le reflux.
Les bactéries.

Dans cette eau-là,
pour la première fois,
la mort,
d'une bactérie.

Le flux et le reflux.

La même eau.

Le même
soleil couchant.

Le même?
Quoi
s'ouvre? quoi
se ferme?

Si c'était l'océan
que la bactérie

avait trouvé mort
au soleil levant?"
"Bactérie" -Guillevic-collection poésie -Editions Gallimard-






Philippe qui a fait le mur sans permission , si c'est pas honteux...nous envoie une photo de son bref  breizh passage à Jérusalem  (Al Quds-Yerushalàyim...)




J'ai lu ce qui suit quelque part   et comme le dit si bien Monsieur Gallienne sur Inter "Un peu de lecture, ça peut pas faire de mal"
Alors...

"Tout se passe au niveau de l'entendement et de la conscience profonde. La vie, je l'ai compris malheureusement un peu tard, est un chemin initiatique. Tous les événements, qu'ils soient heureux ou malheureux, nous enseignent. Nous devons les observer et en tirer des leçons qui vont nous permettre d'élargir notre compréhension de la vie.
Ce chemin est douloureux et difficile, ce qui explique que peu de gens veuillent s'y engager. Mais si on  ne le fait pas, on adhère à une société globale qui est subordonnée au luxe. elle a donné au luxe la pleine puissance sur la vie, c'est à cause du luxe qu'on détruit les forêts, les mers...La vision du monde, de la planète consiste à la transformer en dollars. C'est une vision cupide, avide. Tout ce que nous voyons, nous voulons le transformer en profit financier. Nous sommes dans une erreur énorme.
Le colibri, lui, ne se résigne pas,. Il défend son honneur de petit être conscient. il fait ce qu'il doit faire: Il fait sa part.
Si nous faisions tous ce que nous devons faire là où nous sommes, dans nos relations avec les autres, dans nos relations avec nos femmes, nos maris, avec nos enfants, nos amis, des relations paisibles, nous sommes en train de construire le monde, un monde meilleur. Le monde ne se construira pas simplement parce que je vais manifester et lever le poing. Il changera si, moi-même là où je suis, je fais tout pour. Compatissant, généreux, ouvert, attentif, juste, équitable...Ce sont toutes ces choses-là qui construiront le monde. Pas le fait de seulement manger bio ou se chauffer à l'énergie solaire.
Il faut  se mettre en cohérence car cette cohérence n'a pas de prix. Je manifeste par ma cohérence le choix issu de mon libre arbitre qui me donne les pleins pouvoirs sur ma vie et me met en harmonie avec ce que je ressens au fond de moi-même.../..."
Colibris (mouvement pour la terre et l'humanisme-)





Serge nous fait profiter d'un instant rare:
Un journaliste (viré) qui cause et même pas peur.

"Bravo, mon prince ! Chapeau bas ! Nul besoin de brûler des livres. L’effacement du travail bien fait – c’est-à-dire un moment de totale liberté, d’engagement et de découverte constante – suffit à mettre une société au pas. A rendre le réel invisible. Lisser ce réel. Et s’éclater en famille au vent de la peopolisation de la culture ! Bien joué. Pas une ligne dans les gazettes. Circulez, aux buffets des palaces ! Je vais donc vous dire pourquoi vous ne m’entendrez plus cette année à la radio. En matière de désinformation, c’est, plus que jamais, Guy Debord qui avait vu juste dans ses « Commentaires » : « Partout où règne le spectacle, les seules forces organisées sont celles qui veulent le spectacle. Aucune ne peut donc plus être ennemie de ce qui existe, ni transgresser l’omerta qui concerne tout. »

Il y a donc aujourd’hui, dans notre pays, danger pour celui ou celle qui s’imaginerait, hors le rire à tous les étages, ou le comique de répétition du buzz – dernières illusions entretenues savamment par le pouvoir – qu’une société peut-être critiquable en profondeur. Chambre noire sur les déglingués de Stains, ou de la porte de la Chapelle. Rideau sur notre belle province française qui se meurt doucement d’ennui et de frustration sociale. Flinguée sans emploi dans ses zones discount. Mieux vaut la fange médiatique diseuse de bonne aventure et le cirque du mercato qu’une agora digne. Mieux vaut un bateleur agité n’hésitant pas en direct à réclamer le retour de la peine de mort que la dignité d’un débat creusant tous les possibles. Les parangons de la haine et du pétainisme mental se disaient victimes d’ostracisme médiatique. On en rigole de chagrin. Ils sont partout, et rêvent de baston médiatique. L’air du temps n’a pas fini de les gaver. C’est le bonheur fou de ces staliniens inversés : au nom de la démocratie, ils « ouvrent les bouches » de la radio, feignant d’ignorer qu’ils font la part belle aux égouts. Oui, jamais censure n’a été plus parfaite. Précepte mafieux : « Quand on a de l’argent et des amis, on se rit de la justice. » Pourquoi diable ne riraient-ils pas de l’information ? Soyons beaux joueurs : la grosse cavalerie des serviteurs du prince fait du bon boulot à l’auberge de la Servilité. Regard d’un correspondant étranger : « Ici, on sent que la presse se bride un peu, pratique l’autocensure. Certains journalistes français m’ont dit : “Vous, vous pouvez faire ce qu’on ne peut pas faire.” » Pourquoi le nier ? Il faudra que la gauche s’en souvienne si elle revient dans la danse. Il faudra qu’elle jette par-dessus bord toute cécité, et qu’elle relise encore les termes victorieux d’un chef de gouvernement, un soir de 2007 : « Nous avons gagné idéologiquement. » Ah bon ? Il y avait donc bien une bagarre idéologique ? Un combat d’idées ? Des relais médiatiques pour faire passer certaines horreurs ? La plaisanterie commence néanmoins à se savoir. Il aura ainsi fallu, en 2005 et plus tard, qu’une joyeuse bande de journalistes suisses plante la tente à Bobigny, dans le 93, ou que quelques romanciers de talent s’y mettent – Olivier Adam, Florence Aubenas, Jean-Marc Parisis – pour qu’une autre vérité fasse vaciller toutes les nouvelles Pravda d’un état-major en dentelle. Ah oui, ça souffre en banlieue ? Ça chôme ? Ça exclut quand on est noir et pauvre ? Ça exploite ? Ça précarise ? Soyons fiers de ces quelques voix nouvelles, de ces débats que nous avons lancés dans « Bienvenue chez Basse » – et, bien souvent, avant la télévision. Merci aux philosophes Dany-Robert Dufour, Cynthia Fleury, Paul Jorion, Jean-Paul Dollé, Hervé Juvin, Michael Foessel, Michela Marzano, Michel Surya, Alain Badiou, Alain Finkielkraut et tant d’autres… Merci aux romanciers et à ces artistes dont l’engagement et la vigilance n’ont cessé d’embarrasser nos gentils animateurs. Je pense en particulier à mon ami Allain Leprest qui vient de nous quitter. Je pense à la voix d’or tsigane de Delia Romanes dans le studio, quand dehors les représentants de La Droite populaire chantaient l’opérette de la haine en direction des Roms et de leurs caravanes. Oui, soyons fiers d’avoir eu dans notre rétroviseur radiophonique les Lancelot, Desjeunes, Lescure, Polac, des types qui n’avaient encore peur de rien, et surtout pas de déplaire au Prince.

Quelques caniches de l’audiovisuel auront donc pour mission, cette année, de servir la bonne pâtée à des clients électoraux. Le spectacle devrait avoir de l’allure. Quel bonheur d’être au balcon ! Nous savons bien en effet, puisque la maison brûle, que la dernière cartouche de l’ultralibéralisme est de créer de l’invisible là où ça souffre et saigne. Ainsi, plusieurs millions de téléspectateurs, découvrirent tout ébaubis que les Blancs pauvres et énervés – « White trash » – étaient aussi nombreux que les Noirs parmi les émeutiers de Londres. On notera avec surprise qu’un célèbre présentateur de soirée culturelle – émission remarquable, donc dangereuse, une seule suffira par semaine – nous explique doctement que le journaliste ne doit pas s’engager car il n’est pas un procureur. Bien étrange et significative conception de notre métier. Ah, cette bonne vieille servitude volontaire… C’est parce qu’il s’engage, à la fois comme journaliste et romancier, que Romain Gary, il y a plus de quarante ans, observe que les émeutiers ne naissent pas dans les choux-fleurs : « Il y a le chômage, l’absence d’espace et de terrains de jeux, d’interminables weekends sans distraction, sans voiture, sans moyen d’évasion, les loisirs vides par une chaleur écrasante. » Romain Gary… Les émeutes… Cela ne vous rappelle rien ? C’est parce qu’elle s’engage aussi que la journaliste Florence Aubenas nous bouleverse dans son «Quai de Ouistreham». Elle nous rend visible ce que nous tous – rédactions comprises – ne voulons plus voir ni croire : une société qui écrase et exploite les siens jusqu’à la corde. Cela vaut bien le coup de s’engager n’est-ce pas ? Quitte à disparaître de ce champ médiatique miné par le cynisme, l’argent et ces notoriétés en plastique bon marché. Cela vaut bien la peine d’aimer encore et toujours la fulgurance de ce bon vieux Scott Fitzgerald : « Il faut savoir que les choses sont sans espoir, mais néanmoins essayer de continuer à les changer. » Comptez sur moi pour mouiller la chemise. A bientôt."

 Pierre-Louis Basse journaliste et écrivain-
Source Marianne2







"Dans le café d'Omaha Beach
La barmaid écoute Europe 1
Sur le papier de mon sandwich
J'écris des chansons à la main
Elle met la table, elle débarrasse
Elle remplit les verres, je les vide
Quand ils sont vides, elle les remplace
L'air du large, c'est toujours humide

Y a rien qui s'passe


Les vagues et les jours c'est pareil

On dort on bronze on baise on dort
Les nuits d'orage on se réveille
Sur un matelas de poissons morts
Le soir, on dénoue ses godasses
On s'coue l'sable et le varech
Le lendemain, on les relace
On s'rait mieux de dormir avec

Y a rien qui s'passe


Omaha Beach ou Saint-Malo

La mer vient, repart et revient
Elle s'échine à faire son boulot
Que pourtant, ça la mène à rien
La mer, c'est comme tout, on s'en lasse
Quand elle aura léché la côte
On attendra la marée basse
Puis après... ben la marée haute !

Y a rien qui s'passe


Omaha Beach, drôle de dimanche

La môme re-beurre un sandwich
Son p'tit coeur bat entre deux tranches
Pour le grand brun qui mate ses miches
J'peux pas la trouver dégueulasse
Moi, c'est pour mille ans que je l'aime
Lui, il vide ses couilles et il s'casse
Et chuis tranquille jusqu'à la quinzaine

Y a rien qui s'passe


C'est du beau temps, c'est des averses

Des nimbus stratus de passage
Comme ces voyageurs de commerce
Qui claquent cent balles dans son corsage
"Marie beaux-seins, un cube de glace
Une paille et un verre de vin rose"
Moi si y a des trucs qui m'agacent
C'est de dire vingt fois la même chose

Y a rien qui s'passe


Vas-y qu'elle rebeurre un sandwich

Et le billard remue la queue
Les riches essaient de jouer aux riches
Mais les fauchés jouent mieux qu'eux
Le vent pousse sur la terrasse
Les trois dés tombés de ma main
Il me manque toujours un as
Pour claquer un 421

Y a rien qui s'passe


Aujourd'hui j'ai fait ma valse

Et j'ai replié mon courage
J'ai une plaie sur la chemise
Et un accroc sur le visage
Omaha Beach, pas une trace
S'en vont et reviennent les flots
Une éponge de mer efface
Un grand ciel vert comme un tableau

Y a rien qui s'passe...
"
Paroles et Musique: Allain Leprest

vendredi 9 septembre 2011

l'évangile du serpent





./...Yann détestait ces nuits où humidité et chaleurs semblaient se liguer pour accélérer la décomposition du monde. Cette moiteur malsaine n'était pourtant que la conséquence d'une évolution, d'une adaptation, la réponse climatique de la Terre aux actes de l'humanité, aux déchirures de la trame. Tant que les partis écologistes comme le Nécolo ne prendraient pas en compte la dimension sacrée de la Création, leurs propositions, leurs projets, leurs actions resteraient inopérants, illusoires. Il ne s'agissait pas, selon le maître-esprit, d'une croyance, d'une sornette mystique ou d'une sentence morale, mais d'une approche réaliste, raisonnable, la seule peut-être qui premettrait à l'humanité d'échapper à la destruction qui lui semblait promise. Il fallait d'urgence réconcilier la pensée fragmentée de la science et la vision unificatrice des mythes premiers, le respect et la gratitude infinis pour la mère nourricière.Vaï-Ka'i illustrait souvent son propos avec cet extrait d'un article de Georges Wald, prix Nobel de biologie:
Les dernières années nous ont permis de comprendre comme jamais auparavant la profondeur de la parenté liant tous les organismes vivants...Ainsi chaque vie a une parenté avec toutes les autres, et cette parenté est beaucoup pus forte que nous ne l'avons jamais imaginée.
.../..."

Extrait de: "L'Evangile du Serpent " - un roman de Pierre Bordage-

on en cause  ici
 ou

 

jeudi 8 septembre 2011

chameau, crevette ou dromadaire, j'ai jamais su



Chantal et son  fils se sont offert une dizaine de jours de vacances au Maroc.
Une  première découverte pour Chantal  qui aime les voyages en liberté. Pour cette fois, il aura fallu penser un peu plus peut-être aux contingences pour ne pas affoler un jeune gars voyageant surtout sur ses écrans.
Alors que, sur les rivages de par-ici,  le brumisateur incorporé tourne à plein tube de Caradec;  un pied, une piscine et l'hyper activité apparente qui se dégage de la photo suivante, rendent un hommage appuyé au désir apprécié ( à inscrire dans la Constitution?) de ne rien faire en sous entendu "Utile", et ce,  tant qu'il est encore temps.




à suivre...
                                                                      

Une histoire de crevettes proposée par Patch Barret.
( jeudi, on force  un peu sur la rime).




"Le premier jour, elle a emballé ses effets personnels dans des boîtes,  des malles et des valises...
Le deuxième jour, les déménageurs sont venus pour les emporter...
Le troisième jour, elle s'est assise pour la dernière fois dans  leur salle à manger, et à la lueur des chandeliers,
 bercée par une douce  musique de fond, elle s'est fait un festin de crevettes, de caviar et de  champagne.
 Lorsqu'elle a terminé son repas, elle est allée dans chacune des  pièces de la maison et a déposé,
 dans le creux des tringles à rideaux,  quelques crevettes qu'elle n'avait pas mangées.
 Elle a ensuite bien nettoyé la cuisine, et quitté la maison.
Lorsque son mari et sa nouvelle petite amie sont revenus s'installer à  la maison,
ils ont filé le parfait amour durant les premiers jours.
 Puis, lentement, la maison a commencé à sentir mauvais.
Ils ont tout essayé : nettoyer, récurer, frotter, cirer, aérer... En  vain.
Ils ont alors fait vérifier les conduits d'aération, afin de s'assurer
 qu'il ne s'y trouvait pas de cadavres de rongeurs en putréfaction.
 Tous les tapis, moquettes et tissus muraux ont été nettoyés à la  vapeur,
 et des purificateurs d'air installés aux quatre coins de la  maison.
Comme l'odeur persistait... le mari et sa petite amie sont partis  quelques jours à l'hôtel,
le temps qu'une entreprise d'extermination  vaporise des produits anti-bestioles dans toute la maison.
Lorsqu'ils sont revenus l'odeur était toujours là !!!
Ils ont alors décidé de faire remplacer les tapis et moquettes, pour  une somme faramineuse.
Et l'odeur a persisté... Leurs amis ont cessé de venir leur rendre  visite,
le facteur faisait un détour et oubliait de leur distribuer le  courrier,
 la femme de ménage a donné sa démission...
Finalement, incapables d'endurer la pestilence, ils ont décidé de  déménager
dès que la maison serait vendue.
Un mois plus tard, et bien qu'ils aient réduit leur prix de vente de  moitié,
 ils ne trouvaient toujours pas d'acheteur pour leur maison puante.
Le mot était passé, et même les agents immobiliers ne répondaient  plus à leurs appels !!!
En dernier recours, ils ont emprunté une importante somme d'argent pour
 pouvoir acheter une autre maison.
L'ex-épouse de l'homme lui a téléphoné... histoire de prendre de ses  nouvelles...
Il lui a raconté la saga de la maison puante.
Elle l'a écouté poliment, puis lui a dit qu'elle s'ennuyait  terriblement de cette maison,
 et qu'elle serait prête à accepter de  réduire ses demandes dans leurs négociations de divorce
si elle pouvait  récupérer la maison...
Sachant que son ex-épouse ne pouvait s'imaginer à quel point les  odeurs de la maison étaient pestilentielles et insupportables,
le mari  voulut bien lui céder la maison pour le dixième de sa valeur réelle, à
 la condition qu'elle signe les papiers le jour même.
Elle accepta et, dans l'heure, les avocats de l'ex-mari lui envoyèrent  les papiers.
Une semaine plus tard, l'homme et sa nouvelle petite amie affichaient un  sourire narquois
 en regardant les déménageurs emballer toutes leurs  affaires et les déménager dans leur nouvelle maison.
Tout, absolument tout !!!
Y compris les tringles à rideaux..."


source: Toile

"Zob la crevette". chanson protestataire-  est-il précisé dans la présentation. 
Outre une grande richesse musicale, nous pourrons également apprécier la virulence et l'originalité du texte qui nous donnent à penser que décidément la révolution n'est plus très loin.





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                                                         source : toile



"Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
ailleurs que dans les rêves,
ailleurs que dans les nues../..."

source: Toile

lundi 5 septembre 2011

lundi geste




La semaine dernière j'ai appris que:

-Contrairement à ce que je m'étais imaginé, la petite Fadette était un relevé de -conservation- téléphonique mis à la disposition de qui  -autorisé-en faisait la demande afin d'appliquer à la lettre un des bons mots de la  serviable compagnie passant à l'orange: "Allons plus loin ensemble".



-A Marseille,la délinquance tout comme le thermomètre n'avait qu'à bien se tenir et particulièrement ce week-end avec l'arrivée dans la cité phocéenne de quelques centaines de  beaux gaillards d'avant, cadres et assimilés d'une société politique ayant déployé tout son professionnalisme pour trouver "au finish"  dimanche soir,  le slogan de la rentrée: Frauder c'est voler"
En quittant les pelouses de leur université, les participants se sont vu remettre des formulaires de cours par correspondance qui seront corrigés par  leurs enfants dans le cadre de nouveaux cours sur la morale dans la vie publique. 
  Pendant le festival, un parlementaire a été tiré au sort pour devoir figurer sur la photo de  Campagne.




"Le président qu'il nous faut" (1981) , "Nous irons plus loin ensemble"  (1988)    "La France pour tous" (1995), "La France en grand , la France ensemble" (2002),

 "On a dans notre pays le pouvoir de changer de vie.
Demain si nous le voulons, tous ensemble nous réussirons.
La France a besoin d'un homme de courage de résolution. ../..."

Quelques prières  entonnées en choeur, dans la chapelle dédiée à Sainte Bernadette,  par des fidèles de "l'homme qui parlait au cul des vaches" et toujours très  actuel  membre du conseil constitutionnel,  suite à sa non-parution -pour oubli - dans le  procès des emplois fictifs de la ville de Paris.




-Au cours d'une discrète et sympathique  réception, place des Vosges, ce dimanche, la compagnie Air-Trans a tenu a remercier son millionième client en classe affaire sur la ligne Paris- New-York.
Le président de la société qui  "nous envoie si bien  en l'air"  -pour reprendre un des ses légendaires slogans-  a remis en mains propres mais surprises  le chèque avec les félicitations du jury. 
Par  éthique professionnelle , respect de la vie privée et souci de discrétion , nous ne communiquerons pas le montant de la somme.





dimanche 4 septembre 2011

l'étang moderne




cèpe tuagénaire

En apparence, tante Jeannine 
ne change pas ou si peu. Elle possède toujours ce teint délicat et  elle aborde  infatigablement le monde avec une attention bienveillante et  parfois légèrement décalée.
Tante Jeannine a  bientôt 80 ans et ce midi-là , à l'heure de l'aligot, l'ambiance aidant, elle partagea avec la vingtaine de convives joyeusement attablé, sa dernière aventure survenue à la suite d'une cueillette de cèpes dans un bois proche du village. Les champignons, tante Jeannine les connait bien, elle en ramasse depuis presque toujours et pour  les cèpes, tellement convoités, elle  a ses techniques de repérage.
C'est pour  vous dire qu'elle  n'est pas du genre à prendre des risques en ramassant tout et n'importe quoi. Comme la plupart des résidents à l'année au village, chacun avec sa manière d'aborder le sujet et ses lieux de prédilection (jalousement gardés, comme il se doit,),   elle est -en quelque sorte - spécialiste de la question.../...


photo: google

 .../...Ce soir-là, elle s'était préparée une poêlée d'une partie de sa  belle récolte du jour .  Comme un des bolets lui semblait  très légèrement différent des autres, elle préféra  n'en prendre qu'une bouchée, sans s'affoler pour autant mais...  on ne sait jamais.
Quelques temps plus tard, alors qu'elle était tranquillement installée dans son fauteuil  à lire  le journal du canton elle sentit comme une chaleur  l'envahir, à tel point qu'elle du rapidement  ouvrir sa fenêtre et se débarrasser de ses vêtements, ce n'est pas que la situation lui semblait complètement désagréable mais pour le moins aussi inattendue que saugrenue. Le phénomène dura un bon moment même qu'ensuite les souvenirs de Tante Jeannine semblaient un peu plus confus et on ne connut au bout du compte la véritable suite des évènements si ce n'est que le lendemain matin, tante Jeannine  se réveilla , comme d'habitude dans son lit,   après avoir passé  ma foi, une très  bonne nuit.




                                                                      ----------------------

Dans la boite aux lettres:




Lacantine de l'été









samedi 3 septembre 2011

qu'on se le dise



NORMAL
La déchetterie possède  un cahier décharge



respiration


affaire de genre et braderie parfumée


Lu et approuvé:
à la page 11 de l'hebdomadaire Marianne n°750:

"Les femmes naissent sur Vénus, les hommes viennent de Mars, chacun sur sa planète et les moutons seront bien gardés. Quatre-vingts députés UMP, emmenés par le très progressiste trio de la Droite populaire Christian Vanneste, Lionnel Luca et Jacques Myard , épaulé sans réserves par Jean-François Copé, ont tenu à  le rappeler, en demandant le retrait de certains manuels scolaires qui suggéraient que les choses étaient peut-être un peu plus compliquées.
A la rentrée, en effet, dans leurs manuels de sciences de la vie et de la terre des classes de première, les élèves de 16-17 ans découvriront avec effroi que l'orientation sexuelle d'une personne peut se distinguer de son sexe biologique (le monsieur met son kiki dans la dame, mais peut aussi avoir envie de le mettre dans un monsieur), et que l'identité sexuelle est le produit d'un conditionnement social (non, maman n'est pas née avec un fer à repasser dans la main). On comprend que le choc soit violent.
"Remettre en cause la notion même de l'homme et de la femme reviendrait à dénier à Adam et Eve de s'être reproduits!" ( et l'Ange d'avoir engrossé Marie? -voix off-) s'étranglait Lionnel Lucas sur France Info. Ce qui coince, en réalité, c'est l'irruption au lycée des "théories du genre", un concept apparu il y a quarante ans, et qui interroge sur la construction des normes et des rôles sexuels au sein de la société. Un "délire philosophique" selon la droite réac. Alors qu'Adam et Eve, au contraire, ont fait scientifiquement leurs preuves..." -Christiane Lambert-

Théorie du genre : « Folles de tous les pays, unissez-vous ! » un article de Rue 89 proposé par Serge et  à lire:  par ici




des blattes- oui mais,
sur 
tout 
déblatérer...
une découverte de par-ici



Rencontre millavoise  avec Philippe Gwizdz à la galerie "Passage à l'Art"



Philippe Gwizdz


Philippe Gwizdz



Philippe Gwizdz



-mur montpelliérain-


proposé par Pascal

à suivre
;-)

vendredi 2 septembre 2011

université des taies

-Vénus de Millau-

C'est comme qui dirait (formule aligotée) une affaire de saison badine France, sentant bien fort la rentrée des glaces, des places, des thraces ou des masses en perce 
  En effet,cher(e)s collègues entoilé(e)s vous l'avez certainement remarqué, depuis quelques jours, chacun (enfin eux autres) y va de son université d'été où en bras de chemise et petite jupette pour faire champêtre décontracte mais propret quand même parce que faut pas oublier ni son rang (d'oignon) ni la télé toujours prompte à vous mettre en scène le naturel du::  "regardez je ressemble à personne mais quand il faux presque à tout le monde..."
Dame,comprenne qui pourra.

La Recette:
Pour réussir une bonne université d'été,  tout d'abord et au choix selon vos moyens: un pré, une pelouse, un jardin (à la française), une grève (université syndicale) des toilettes sèches (université d'Europe écologie), un champ de lisier (université de fachos pour la saison ou bien Fnsea) ,de l'eau bénite pour la droite  toute dans ses bottes, les bourses à l'air chez Medef  et...
liste non exhaustive bien entendu.

Z'et puis, condition tout autant indispensable pour parfaire ces trois ou quatre jours de camping chez: tu la fermes, n'oubliez surtout pas de mettre en avant (mais pas trop)  vos jeunes bien à vous.Un mouvement sans jeunesse ce serait désatreux pour l'image top moderne que vous voulez" naturellement" étaler à qui mieux mieux et  en couche épaisse (comme  graisse à traire pour éviter les coups de chaud.) dans les strates people de votre robinet à infos préféré.
Ensuite pour délayer j'allais dire singer le tout, les ptites phrases aussi originales que spontanées préparées avec votre service de com.depuis la capitale et en  voilà Robert et Ginette d'une belle université. Souriez pour la photo; tout le monde est content comme par exemple le journaleux parisien pas encore maqué qui en quelque speed dating  bien sonné et trés-buché à la bibine locale aura fait quelques touches dans le cheptel politiche qui monte qui monte... (et inversement soit-dit).
C'est queue, ça peut toujours servir pour une carrière dans le poste et actions pour les vieux jours de la retraite des carpettes dorées.


Et nous autres, pendant ce temps-là? 
Ben, nous en étions à déguster la soupe au pistou d'Yvette, une merveille toute chaude pour soir d'été où les parfums du jardin pentu -en bas à la sortie du village-nous explosaient tellement et si gentiment  à la figure que j'avions envie d'y plonger tout nu dans l'idée, naïve peut-être mais tellement réelle, d'une inhalation de bonheur instantané . 

Plus tard, notre héros hic,  tête la première dans les taies retrouvées se dit  que décidément
la vie valait bien son pesant de joliesse.

A suivre...


samedi 20 août 2011

on dirait le sud



Bonjour vous
Petite carte postale  pour vous dire que tout va bien ; un peu chaud peut-être pour un breton en déplacement sur les contrées occitanes, m'enfin on va pas se plaindre non plus hein(g)!. 
Au moment d'où je vous cause, je me trouve dans un village sudiste aveyronnais pas très loin du Larzac pour ceux que ça interpelle...
C'est le presque début d'un périple  qui nous conduira des rives du Tarn à celles de l'Hérault puis direction l'Ariège, les Pyrénées Atlantique, le bordelais, le bord de l'eau ha! ha! ha! et puis aussi des chemins de traverse parce que sinon,trop facile.
Bon... je vous raconterais la suite en rentrant  quelque part  chez septembre parce que là j'ai pas vraiment le temps ni toujours la possibilité de me connecter et c'est sans doute mieux comme ça. On appelle ça: les vacances, enfin  je crois; ça faisait longtemps que l'équipage n'avait pas pris le maquis alors on en profite et c'est pas peu dire...

J'espère que par chez vous, tout va pour le mieux. Ne m'en veuillez pas trop si j'ai pas répondu à vos derniers courriers..D'ici là et présentement je vous embrasse.
Prenez soin de vous, ça peut surement servir.
A pluche
j.j.





Envoyé par Courlangior