lundi 19 septembre 2011
dimanche 18 septembre 2011
le jour du soigneur
Mâ c'est quoi ce titre à la noix de...on va dire... du Berry gore (coucou Anne). Encore un mauvais jeu de mot sans doute et comme il se doit, légèrement vaporisé avé l'encensoir (et matin aussi) de service.
Ben! Les gars,les filles, c'est dimanche, tabernuche et ce n'est pas parce que j'ai remplacé depuis avant-avant--hier la symbolique de l'entrepôt-burps- phagie de fin de kermesse par des nourritures nettement plus terrestres et locales (dans la mesure du possible) du marché du dimanche, que parfois -même après un coup de pschit Weleda-sous les aisselles (de Guérande) il ne reste pas -hélas- quelque humeur tenace inféodée à des siècles et des siècles...heu...amen
Et pi c'est quoi aussi cette photo d'avant-propos, des haricots verts transgéniques? la déco. d'un resto japonais?
Vous aurez remarqué, je fais les questions et les réponses. C'est très tendance en ce moment chez les raies gouvernementales sur le côté. qui manient le "c'est Côa", le "Vous allez m'dire" et le "j'vais vous répondre."..à tout bout de chant du cygne.
Plus la peine d'appuyer comme des forçats sur le buzzer , la photo d'entrée en matière représente de la réglisse sous toutes ses coutures; c'est -aussi- une spécialité néerlandaise (à ne pas confondre avec un candidat aux primaires zoziailistes) ramenée dans leurs bagages par des promeneurs estuairiens; ça se décline sous tous les goûts et les couleurs, salé, sucré et ptêt même -qui sait- aux brocolis cosmiques,. Mes souvenirs amsterdamiens à moé (qui commencent à dater...) étaient plus dans le style hareng et ta saur, comme quoi le monde bouge mais pour la photo je pense que ça passe sans doute mieux que le poiscaille presque cru qu'on s'engloutissait avec délice entre deux canaux.
Belle journée à vous.
Et...
disait Roland R. (spécial copinage et souvenir..): "Mets de l'huile"
jeudi 15 septembre 2011
des ing. et des hommes
Serge nous envoie ceci:
-publié le 13/09 sur le site du Nouvel-Observateur.-"Mesdames, Messieurs les Dirigeants de la Banque,
Après mon congé parental, je vais être amenée à reprendre mes fonctions de Conseiller Financier au sein de votre établissement bancaire. Or, après six années d'expérience à vos côtés, si je me sens tout à fait capable de donner satisfaction à mes clients, je suis à présent certaine de ne plus être en capacité de le faire pour vous.
La simple idée d'entamer la journée par un briefing avec un directeur qui s'acharnera à me fixer des objectifs "ambitieux" pour chacun de mes rendez-vous est de nature même à jeter une ombre sur les trois mois de congé qu'il me reste. Cet obscurcissement sera de surcroit accéléré par la notion de debriefing où le même directeur comparera mes réalisations avec ses petits objectifs.
Je suis par avance hantée par la séance de phoning obligatoire (car génératrice d'entretiens profitables), avant l'incontournable reporting journalier qui permettra à ma hiérarchie de fabriquer des camemberts témoins de ma force productrice.
Je n'étais pourtant pas hostile à l'Anglais, mais l'excès d'ing provoque désormais chez moi une forme sévère de répulsion.
En dehors de cette affection soudaine, je sais par avance que vous ne manquerez pas d'objectiver le Conseiller senior que je suis à la hauteur de ma seniorité sans vous douter qu'il me sera difficile de supporter la présence d'un "moniteur des ventes" qui veillera à ma remise à niveau.
Il garantira l'application scrupuleuse de notre méthode de vente, me jugera sur le schéma à trois pôles que tout conseiller de notre établissement se doit de dessiner à son client, arbitrera la rondeur de mes cercles et vérifiera que les flèches obligatoires seront de la couleur requise par vos experts ès coloriage de schéma. [dans la banque où je travaille, tout collaborateur a l'obligation de réciter une méthode de vente à chaque client - mot pour mot - et doit également dessiner un schéma aux formes et couleurs obligatoires sous peine de sanctions ; des moniteurs présents aux rendez-vous clientèle y veillent].
Vous comprendrez donc que mon appréhension en vue d'une nouvelle trouvaille infantilisante de votre part est à son paroxysme. Ceci étant, je me dois de reconnaître votre réel talent en la matière. La prochaine fois, nous pourrions peut-être faire du collage, cela améliorerait notre ordinaire.
Mais je dis vous sans même savoir à qui je m'adresse. Qui êtes-vous exactement ? D'où me viennent mes ordres de récitation ? Mes petits mots en -ing ? Je connais mon N+1, mon N+2. J'aimerais leur en vouloir, avec leurs mails enflammés et leur classement des vendeurs quotidiens, de me pousser sans en avoir l'air à vendre des actions au premier venu. Mais je ne peux pas m'appuyer sur ce réconfort.
La plupart du temps mal formés et sans réelle fibre managériale, ils ne sont que des pions à peine plus responsables de leurs actes que je ne le suis. Eux aussi dorment mal et évitent de se regarder dans la glace. Les objectifs qu'ils me fixent ne sont qu'une partie des leurs et ils faut bien que nous les atteignions si l'on veut que nos camemberts aient l'air de vous plaire.
Comme eux, je m'appuyais jusque là sur votre entière culpabilité et sur ma non-responsabilité. En d'autres termes, je ne m'estimais pas responsable des objectifs coupables que vous m'attribuiez.
Faut-il croire que le fait de devenir parent fasse évoluer, car je pense aujourd'hui qu'accepter ces conditions de travail contribue à poser chaque jour une nouvelle pierre pour édifier votre empire sans âme et sans éthique.
Je ne peux pas continuer à travailler pour vous, même si c'est en votre nom, car j'ai décidé de ne pas ternir le mien. Je m'appelle Carine Beaufils, et je souhaiterais que vous retiriez tout de suite ce nom de vos effectifs.
Vous souhaitant des collaborateurs plus collaboratifs ainsi qu'une très haute rentabilité par l'atteinte de leurs objectifs,
Je n'espère pas à bientôt,
CB (initiales pourtant prédestinées)"
" .../...Je sais parfaitement que tu es un être honnête, travailleur, sérieux, que tu ressembles à une abeille ou à une fourmi. J'ai simplement démasqué le côté "petit homme" en toi, qui ruine et a ruiné pendant des millénaires ta vie. Tu es grand, petit homme quand tu n'es pas petit et misérable. Ta grandeur est le seul espoir qui nous reste. Tu es grand, petit homme, quand tu exerces amoureusement ton métier, quand tu t'adonnes avec joie à la sculpture, à l'architecture, à la peinture, à la décoration, à ton activité de semeur; tu es grand quand tu trouves ton plaisir dans le ciel bleu, dans la danse, quand tu admires tes enfants qui grandissent, la beauté du corps de ta femme ou de ton mari; quand tu te rends au planétarium pour étudier les astres, quand tu lis à la bibliothèque ce que d'autres hommes et femmes ont écrit sur la vie. Tu es grand quand, grand-père, tu berces ton petit-enfant sur tes genoux et lui parles des temps passés, quand tu regardes l'avenir incertain avec une confiance et une curiosité enfantines.../..."
".../...Tu es grand, petit homme, quand tu chantes les bonnes vieilles chansons folkloriques, quand tu danses aux flonflons d'un accordéon, car les chansons populaires sont apaisantes et chaleureuses, et elles ont les mêmes accents partout dans le monde.
Tu es grand quand tu des à ton ami:
"Je remercie ma bonne étoile qui m'a permis de vivre sans souillure et sans cupidité, de voir mes enfants grandir, d'assister à leurs premiers balbutiements, gestes, promenades, jeux, questions, rires, amours; je la remercie d'avoir préservé ma sensibilité grâce à laquelle je jouis encore du printemps et du zéphir, du murmure de la petite rivière derrière ma maison, du chant des oiseaux dans les bois; je la remercie de ne pas avoir participé au commérage des méchants voisins, d'avoir pu étreindre mon partenaire et d'avoir senti dans son corps le flux de la vie; de ne pas avoir perdu, en ces temps troublés, l'orientation et le sens profond de mon existence. Car j'ai sans cesse écouté la voix au fond de moi-même qui me disait: "Ce qui compte, c'est de vivre une vie bonne et heureuse. Suis l'appel de ton coeur, même si tu dois t'écarter de la route des âmes timides.Fuis la brutalité et l'amertume, même si la vie te fais parfois souffrir! Et quand, dans le calme du soir, je m'installe après une journée de travail sur le gazon devant ma demeure, avec ma femme et mon enfant, quand je sens le souffle de la nature, j'entends la mélodie de l'avenir: "soyez enlacés, millions, j'embrasse le monde tout entier!" et je formule l'ardent désir que cette vie puisse faire valoir ses droits, qu'elle puisse convertir les durs et les timides qui font tonner le canon. S'ils le font, c'est que la vie est passée à côté d'eux. Et je serre dans mes bras mon fils qui me demande: "Père, le soleil s'est couché. Où est-il donc allé? Reviendra-t-il bientôt?" Et je lui réponds: "Oui, mon fils, bientôt il se lèvera de nouveau pour nous réchauffer!
../..."
Extraits de: "Ecoute petit homme" -Wilhelm Reich- (1945)-petite bibliothèque Payot-
mercredi 14 septembre 2011
les maux du jour
"Politicien : nom masculin. Se décline plus rarement au féminin.
Le politicien est un individu affublé de toutes les tares du genre humain. Grande gueule et sans scrupule, il se distingue dès l’enfance par sa propension à se placer au devant de la scène, dût-il pour cela écraser tous les camarades qui se mettraient en travers de sa route.
Obsédé sexuel pathologique, le politicien nique tout ce qui bouge. Militante, journaliste, femme de chambre, peu import : tout lui est dû.
Le politicien est menteur et incompétent. Depuis près de 40 ans, il raconte qu’il lutte contre le chômage alors que celui-ci, comme l’insécurité, ne fait qu’augmenter. Le politicien bombe la poitrine au cours de multiples sommets pour sauver la Grèce, qui coulera tout de même.
Le politicien est irresponsable. Il sait qu’on va manquer de pétrole et de matières premières, et que toute croissance va devenir impossible : qu’à cela ne tienne : il fait comme si de rien n’était. Et puis l’environnement, c’est bon pour les campagnes électorales, mais pour le reste, ça commence à bien faire®.
Pendant son mandat, le politicien essaie de faire croire aux électeurs que tout ce qui arrive est de la faute de son prédécesseur.
Le politicien est de droite. Même quand il proclame, pour des raisons purement électoralistes, qu’il est de gauche.
Le politicien aime se faire photographier auprès des grands de ce monde, pour tenter d’en détourner la lumière à son profit.
Paradoxalement, le politicien aime aussi se faire photographier au milieu de pauvres ou d’ouvriers. Il faut dire que ce sont eux qui l’élisent. Il leur raconte qu’il agit dans leur intérêt, alors que durant tout son mandat, il défend éhontément et exclusivement celui des riches et des puissants. Quand une banque défaille, il préfère sacrifier un peuple plutôt que de sacrifier la banque.
Le politicien est clientéliste et pratique le népotisme. Il peut attribuer des appartements de la ville de Paris à des proches, des marchés public à ses copains, des emplois fictifs à ses collaborateurs, des voitures de fonction à ses maîtresses, des sièges de sénateur à un collègue soumis, ou alors installer sa femme ou son fils à un poste pour lequel il n’a pas la moindre compétence ou légitimité. Inversement, il usera de tout son pouvoir pour ruiner la vie et la carrière de ceux qui s’opposeront à lui.
Le politicien aime aussi les riches héritières. Il les épouse parfois. Ou alors si elles sont vieilles, il leur demande des enveloppes, et en échange leur baisse leurs impôts.
Le politicien vit dans les beaux quartiers. A Neuilly, dans le XVIème ou Place des Vosges. Ou les trois à la fois. Mais pour se faire élire, il conserve un pied chez les gueux ou les bouseux (il appelle ça un “fief”) à Sarcelles ou en Corrèze.
Le politicien aime l’argent sale. Celui des dictateurs africains les plus pourris, que lui amène un intermédiaire mafieux. Celui du pétrole. Celui des ventes d’armes. Celui des paradis fiscaux (qu’il prétend combattre alors qu’ils sont plus prospères que jamais)
Le politicien récompense les gredins. Il décore les dictateurs, les porteurs de valises, les journalistes serviles ou les milliardaires qui vendent des médicaments empoisonnés.
Comme jadis les rois, le politicien aime faire la guerre. Surtout quand sa cote de popularité est dans les choux. Et même contre des dictateurs auxquels il vendait des armes et achetait du pétrole, et qu’il recevait naguère à Paris avec une débauche indécente d’amabilités.
Le politicien est un individu affublé de toutes les tares du genre humain. Grande gueule et sans scrupule, il se distingue dès l’enfance par sa propension à se placer au devant de la scène, dût-il pour cela écraser tous les camarades qui se mettraient en travers de sa route.
Obsédé sexuel pathologique, le politicien nique tout ce qui bouge. Militante, journaliste, femme de chambre, peu import : tout lui est dû.
Le politicien est menteur et incompétent. Depuis près de 40 ans, il raconte qu’il lutte contre le chômage alors que celui-ci, comme l’insécurité, ne fait qu’augmenter. Le politicien bombe la poitrine au cours de multiples sommets pour sauver la Grèce, qui coulera tout de même.
Le politicien est irresponsable. Il sait qu’on va manquer de pétrole et de matières premières, et que toute croissance va devenir impossible : qu’à cela ne tienne : il fait comme si de rien n’était. Et puis l’environnement, c’est bon pour les campagnes électorales, mais pour le reste, ça commence à bien faire®.
Pendant son mandat, le politicien essaie de faire croire aux électeurs que tout ce qui arrive est de la faute de son prédécesseur.
Le politicien est de droite. Même quand il proclame, pour des raisons purement électoralistes, qu’il est de gauche.
Le politicien aime se faire photographier auprès des grands de ce monde, pour tenter d’en détourner la lumière à son profit.
Paradoxalement, le politicien aime aussi se faire photographier au milieu de pauvres ou d’ouvriers. Il faut dire que ce sont eux qui l’élisent. Il leur raconte qu’il agit dans leur intérêt, alors que durant tout son mandat, il défend éhontément et exclusivement celui des riches et des puissants. Quand une banque défaille, il préfère sacrifier un peuple plutôt que de sacrifier la banque.
Le politicien est clientéliste et pratique le népotisme. Il peut attribuer des appartements de la ville de Paris à des proches, des marchés public à ses copains, des emplois fictifs à ses collaborateurs, des voitures de fonction à ses maîtresses, des sièges de sénateur à un collègue soumis, ou alors installer sa femme ou son fils à un poste pour lequel il n’a pas la moindre compétence ou légitimité. Inversement, il usera de tout son pouvoir pour ruiner la vie et la carrière de ceux qui s’opposeront à lui.
Le politicien aime aussi les riches héritières. Il les épouse parfois. Ou alors si elles sont vieilles, il leur demande des enveloppes, et en échange leur baisse leurs impôts.
Le politicien vit dans les beaux quartiers. A Neuilly, dans le XVIème ou Place des Vosges. Ou les trois à la fois. Mais pour se faire élire, il conserve un pied chez les gueux ou les bouseux (il appelle ça un “fief”) à Sarcelles ou en Corrèze.
Le politicien aime l’argent sale. Celui des dictateurs africains les plus pourris, que lui amène un intermédiaire mafieux. Celui du pétrole. Celui des ventes d’armes. Celui des paradis fiscaux (qu’il prétend combattre alors qu’ils sont plus prospères que jamais)
Le politicien récompense les gredins. Il décore les dictateurs, les porteurs de valises, les journalistes serviles ou les milliardaires qui vendent des médicaments empoisonnés.
Comme jadis les rois, le politicien aime faire la guerre. Surtout quand sa cote de popularité est dans les choux. Et même contre des dictateurs auxquels il vendait des armes et achetait du pétrole, et qu’il recevait naguère à Paris avec une débauche indécente d’amabilités.
Le politicien n’est pas un délinquant ordinaire. Le délinquant ordinaire est arrêté, jugé, et souvent emprisonné. Le politicien, qui a beaucoup d’argent pour se payer les avocats les plus chers de la place, et beaucoup de pouvoir pour corrompre ou intimider témoins et magistrats, est le roi du non-lieu, de l’acquittement ou de la prescription. Il peut inventer tous les stratagèmes pour échapper à la justice, comme l’immunité présidentielle, la « question prioritaire de constitutionnalité », l’amnistie ou autres foutaises hors de portée du voleur de scooter. Si ça ne suffit pas, il peut envoyer un lampiste au casse-pipe à sa place. Et si jamais la justice le rattrape sur ces vieux jours, il joue la pitié pour faire pleurer dans les chaumières et faire oublier que toute sa vie durant, il a mené un train de vie de nabab et financé en liquide.
Quand on accuse un politicien de malhonnêteté, il parle de fariboles abracadabrantesques, se victimise et hurle au complot de ses ennemis politiques : le politicien n’avoue jamais. Certains politiciens fustigent la malhonnêteté de leurs semblables pour mettre en valeur leur prétendue probité : ce sont généralement ceux qui n’ont jamais été au pouvoir. […]
Le blogueur dit souvent du mal du politicien qu’il décrit comme incompétent et corrompu. Devant les catastrophes électorales successives qui amènent au pouvoir des gredins de plus en plus considérables, il remplacerait même volontiers certaines élections par un tirage au sort. Le politicien rétorque que le blogueur est démago et populiste. Mais une chose est sûre : quelle que soit son imagination, et même s’il est la pire des langues de pute, le blogueur est systématiquement très au-dessous de la vérité le jour où elle éclate."
Politicien qui es-tu?- Enquête de personnalité -texte du blogueur "SuperNo" (jamais content, jamais d'accord, mais toujours prêt à le dire"
note de service: A ne pas confondre bien sur avec l'expression: faire de la politique qui signifie que chacun peut (et devrait) s'intéresser aux affaires de la cité en particulier et du monde en général pour justement ne pas les laisser entre les mains des politiciens...
une info de nos béléscripteurs: le président français serait sur le point de s'envoyer en l'air (libyen) en compagnie de 80 c.r.s.
ah Libye, alibi, quel drôle de nom pour ..."Le ministre de l'éducation nationale Luc Chatel, est un homme entreprenant. il a décidé de réintroduire la morale à l'école, dès les classes de primaire, et il en est très fier.
On pourrait lui faire remarquer qu'il invente l'eau froide. en effet, son prédécesseur, Xavier Darcos, avait déjà remplacé en 2008 la traditionnelle instruction civique par "l'instruction civique et morale". il s'agit donc uniquement d'un coup de com. diversement apprécié par les enseignants, lesquels, il est vrai, ont d'autres priorités en tête, au vu de la situation de l'éducation nationale, on peut les comprendre.
mais après tout, pourquoi pas?
Sauf à considérer, comme certains cerveaux troublés, que la morale est une porte ouvrant sur le corridor obscur de "loerdre moral", il n'est jamais mauvais de rappeler les grands principes, d'évoquer le bien et le mal, le vrai et le faux, ou le respcet des règles -même si certains sont mal placés pour faire la leçon à qui que ce soit.
Reste à savoir pourquoi ce rappel aux normes devrait être effectué à l'école et pas ailleurs; pourquoi on devrait informer les petits sur leurs engagements de futurs adultes, et laisser les grands de l'élite s'asseoir dessus; bref, pourquoi le civisme devrait être appris sur les bancs des classes primaires et oublié dès lors que l'on trône dans les plus hautes sphères de l'Etat, des banques ou des grandes entreprises. De ce point de vue, l'initiative de Luc chatel atteste d'une perte du sens des réalités qui en dit long sur la maladie qui mine l'esprit de la République.
Car, enfin, où est la morale dans un pays où les riches semblent n'avoir que des droits et les pauvres des devoirs?
Où est la morale quand un Bernard Tapie, sponsorisé par la ministre des finances de l'époque, Christine Lagarde, se voit rembourser 407 millions d'euros par l'Etat afin de solder l'affaire du Crédit Lyonnais, dont 45 millions au titre du "préjudice moral", somme qui restera comme le préjudice immoral le plus cher de l'histoire?
Où est la morale quand le CAC 40 joue à cash-cash et annonce des profits records utilisés pour gaver les actionnaires et non pour investir sur le territoire national?
Où est la morale quand l'explosion de la pauvreté est inversement proportionnelle aux fortunes accumulées par les héritiers du haut de l'échelle sociale qui se sont donné la peine de naître?
Où est la morale quand le pétrolier total ne paie aucun impôt en France, alors que le moindre contribuable en délicatesse avec le fisc se fait immédiatement taper sur les doigts?
Où est la morale quand la célébrissime Liliane Bettencourt a un taux d'imposition plus faible que le salarié moyen?
Où est la morale quand les banqueirs ont des statuts de privilégiés des temps modernes alors que les citoyens ordinaires vivent le drame de la fin du mois au quotidien?
Ces moeurs rappellent ce qu'écrivait Victor Hugo dans Ruy Blas: "Bon appétit, Messieurs ! Ô ministres intègres/conseillers vertueux! Voilà votre façon /De servir, serviteurs qui pillez la maison..."
La réalité d'aujourd'hui, c'est que les puissants observent les principes éthiques comme on observe les galaxies éloignées: de loin.
Dans ces conditions, plutôt que de se contenter de leçons de morale à l'école, il faudrait instituer une formation continue tout au long de la vie, avec vérification des connaissances, cours de rattrapage pour les retardataires et tolérance zéro pour les contrevenants."
"Vive la morale! (mais pas seulement à l'école) un texte de -Jack Dion- publié en "coups de projecteur" dans le numéro751 de l'hebdomadaire Marianne
en vrac et au détail
Jusqu'au 2 octobre La galerie Pierrick Touchefeu ( à Sceaux) propose une nouvelle exposition consacrée à
L’ART ABORIGENE
Peinture de Jennie PETYARRE
"Si le monde était clair, l'art ne serait pas."
-Albert Camus-
Zinette nous signale que le fort de Villès (Saint-Nazaire) fait sa rentrée avec l'exposition "Au bout de la ligne" et la participation d'une quarantaine d'exposants, dont elle-même.
"L'art, c'est le pressentiment de la vérité."
-Alexandre Blok-
"Le fou copie l'artiste et l'artiste ressemble au fou."
-André Malraux-
"L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art."
-Robert Filliou-
Dans le programme:
lundi 12 septembre 2011
lundi cible
Sous le titre "Clarté", quelques lignes signées Robert C. au courrier des lecteurs de l'hebdomadaire Télérama:
"Les marché désapprouvent, les marchés s'inquiètent, les marchés paniquent...Et si on les appelait par leur vrai nom, ces marchés dont toute l'activité consiste à mettre de l'argent là où ça devrait rapporter, et à vite le retirer dès que ça craint un peu? Si on dit "les spéculateurs désapprouvent, les spéculateurs s'inquiètent, les spéculateurs paniquent..." c'est déjà un peu plus clair, vous ne trouvez pas?"
Absolument Robert, je trouve également, mais si je peux me permettre je crois que le terme "spéculateur" c'est encore trop gentil, allez, un ptit effort d'imagination et je suis sur que l'on pourrait penser à d'autres qualificatifs un peu plus...enfin...vous voyez quoi.
Non?
Montpellierade
Serge du cru ci-dessus cité nous propose une lecture de quelques intéressantes alternatives aux mesures gouvernementales pour trouver du pognon, si on changeait de poches pour une fois...
" ../...Quitte à gratter sur les parcs à thèmes, supprimons le plus onéreux et le plus inutile d’entre eux : le sénat ! Cette aire de repos qui ne sert qu’à engraisser des notables polycumulards déjà bien gras nous coûte plus de 300 millions d’euros par ans.../..."
la suite,
c'est par ici
brève de l'estuaire:
C'est un jeune gars qui postule pour rentrer dans les services des parcs et jardins municipaux et parmi les questions posées il découvre celle-ci:
"Quel est l'arbre représentatif de la ville de Saint-Nazaire?"
Alors lui il pense "bien sur" à la végétation locale z'et maritime donc comme on dit, à la rente pinède... (hu!hu!hu!)
Ben que nenni vous n'y êtes point il fallait penser au : Palmier.
???
Oups désolé, on savait pas, ça doit être le côté avenue de la république bananière
Dame,
tout change même la botanique...
D'ailleurs c'est vrai qu'ils en plantent partout ... des palmiers...et comme disait un collègue rencontré ces jours-ci:: avec le réchauffement climatique on sait pas ptêt qu'un jour ça sera le cactus...la plante typique qui pique de chez nous...
Remarquez, certains dans le coin ont une certaine propension à faire table rase de l'histoire surtout quand ça les arrange... ainsi il y a peu des édiles de la région ont même suggéré de classer le château des Ducs de Bretagne avec ceux de la Loire.
Les pôvres , une légion d'historiens mais aussi -s'il vous plait- l'Unesco himself, leur sont tombés dessus afin qu'ils révisent un "taon" soit peu leurs classiques...
dimanche 11 septembre 2011
si ça continue
"Si ça continue", la barbe égouttante et la tête touchant presque un plafond dégringolé - par la volonté des contraires? "Si ça continue, il va pleuvoir" énonça, non sans humour, l'homme du jardin tout en continuant à cueillir quelques tomates rescapées d'une saison indéfinie. Il causait à lui-même et peut-être aussi aux lapins qui avaient pris l'habitude de venir "l'encourager" dans ses taches potagères.
Il existait entre-eux comme une affaire presque tacite de complicité, qui s'était organisée au fil des ans, sans salade ni faux semblant, chacun tenant son rang et protégeant l'autre de sa bienveillance intéressée.
"Notre pote âgé" disait les lapins qui n'avaient pas l'esprit au terrier. "Mes compagnons de fin de route" philosophait gentiment le vieil homme qui dans une autre vie, particulièrement éloignée maintenant , n'avait pas connu ce genre de relations avec l'espèce animale, jusqu'au jour ou presque où il avait fini par se rappeler qu'il en faisait lui aussi partie, de l'espèce animale...
"Je vous préviens, les gars, les filles, si ça continue, je ne pourrais plus descendre le chemin caillouteux qui m'amène presque chaque jour, à me surprendre en gentleman farmer "
"Mais tu disais déjà ça l'année dernière" lui répondit un gros mâle grisonnant qui avait pris l'habitude de jouer au porte-parole du groupe des léporidés ( peau ridée toi même pensait dans sa moustache un jeune impertinent) "Et qui sait qui va nous prévenir si les autres ils débarquent hein? t'as pensé à ça?"
Les autres, les autres, tu parles... ils sont comme moi maintenant, y-a bien longtemps qu'ils ont rangé leur artillerie à la cave et d'ailleurs vous n'êtes pas sans le savoir, vu la maternité galopante, que dis-je exponentielle de vos compagnes ,même plus régulée par quelques grappes de chevrotine."
Le gros garenne qui se prenait presque pour un lièvre fit celui qui n'avait pas bien entendu, préférant surveiller du coin de l'oeil quelques lapereaux de l'année qui avaient tendance à se donner un peu trop de bon temps dans les cultures du conciliant papy. Il faudrait qu'il leur explique un peu plus tard, en aparté, les règles et coutumes de l'endroit, qui ne ressemblaient en rien à celles apprises dans les gènes, comme quoi, l'Eugène il avait pas toujours raison.
"Et puis à quoi ça me sert, à moi, de faire pousser des légumes si y-a plus personne pour les manger?" Le grand-père essuya discrètement une larme qu'il voulu faire passer pour une goutte de sueur sous le chaud soleil de fin de matinée aveyronnaise, mais c'était sans compter sur l'attention sans faille de ses collègues quadrupèdes: "et nous alors on compte pour des prunes? dit un jeune blanc-bec qui n'avait pas la langue dans sa poche et pour habitude de casser les oreilles de ses géniteurs avec les rengaines particulièrement débiles d'une hase connue et régulièrement enceinte jusqu'Adam.
Midi venait de sonner à l'église, il était plus que temps d'aller se mettre à l'ombre Le panier d'osier garni de quelques poivrons, tomates et courgettes, le vieil homme avança lentement vers le portail toujours ouvert de son jardin.
"A demain Germain" . Comme chaque jour à la même heure et à l'unisson les longues oreilles entonnaient leur formule de politesse et invariablement l'ancien tout à son effort, répondait par quelques marmonnades comprises de lui seul,
et encore...Si ça continue...
samedi 10 septembre 2011
samedi aussi ça peut pas faire de mal
Un lecteur ayant eu sans doute de très bonnes notes en calcul au certif. a décidé de participer à la grande chasse au trésor ouverte depuis...par nos z'ailés z'élus, sur le thème de: Dites-moi donc où l'on peut trouver de la tune pour renflouer nos potes banquiers. Et une fois n'est pas coutume, c'est dans les poches des lustrés assistés de la raie publique qu'il a trouvé quelque niche à brouzouf...
"Aux 577 députes, 343 sénateurs, 30 ministres et secrétaires d'état : si on baissait leur salaire de 1 000 €, (et ils auraient encore de quoi bien vivre) on ferait 950 000 € d'économie chaque mois. 950 000 € X 12 = 11 400 000 € En 3 minutes j'économise plus de 11 millions d'euros, mieux que Mr Fillon, Mr Sarkozy et consort."
"L'eau
de toute façon.
que ce soit avant
ou après la mort
De la bactérie.
La même eau.
Peut-être.
La même
au soleil couchant.
peut-être.
Etait déjà la flaque
au bord de l'océan.
Le flux et le reflux.
Les bactéries.
Dans cette eau-là,
pour la première fois,
la mort,
d'une bactérie.
Le flux et le reflux.
La même eau.
Le même
soleil couchant.
Le même?
Quoi
s'ouvre? quoi
se ferme?
Si c'était l'océan
que la bactérie
avait trouvé mort
au soleil levant?""Bactérie" -Guillevic-collection poésie -Editions Gallimard-
Philippe qui a fait le mur sans permission , si c'est pas honteux...nous envoie une photo de son bref breizh passage à Jérusalem (Al Quds-Yerushalàyim...)
J'ai lu ce qui suit quelque part et comme le dit si bien Monsieur Gallienne sur Inter "Un peu de lecture, ça peut pas faire de mal"
Alors...
"Tout se passe au niveau de l'entendement et de la conscience profonde. La vie, je l'ai compris malheureusement un peu tard, est un chemin initiatique. Tous les événements, qu'ils soient heureux ou malheureux, nous enseignent. Nous devons les observer et en tirer des leçons qui vont nous permettre d'élargir notre compréhension de la vie.
Ce chemin est douloureux et difficile, ce qui explique que peu de gens veuillent s'y engager. Mais si on ne le fait pas, on adhère à une société globale qui est subordonnée au luxe. elle a donné au luxe la pleine puissance sur la vie, c'est à cause du luxe qu'on détruit les forêts, les mers...La vision du monde, de la planète consiste à la transformer en dollars. C'est une vision cupide, avide. Tout ce que nous voyons, nous voulons le transformer en profit financier. Nous sommes dans une erreur énorme.
Le colibri, lui, ne se résigne pas,. Il défend son honneur de petit être conscient. il fait ce qu'il doit faire: Il fait sa part.
Si nous faisions tous ce que nous devons faire là où nous sommes, dans nos relations avec les autres, dans nos relations avec nos femmes, nos maris, avec nos enfants, nos amis, des relations paisibles, nous sommes en train de construire le monde, un monde meilleur. Le monde ne se construira pas simplement parce que je vais manifester et lever le poing. Il changera si, moi-même là où je suis, je fais tout pour. Compatissant, généreux, ouvert, attentif, juste, équitable...Ce sont toutes ces choses-là qui construiront le monde. Pas le fait de seulement manger bio ou se chauffer à l'énergie solaire.
Il faut se mettre en cohérence car cette cohérence n'a pas de prix. Je manifeste par ma cohérence le choix issu de mon libre arbitre qui me donne les pleins pouvoirs sur ma vie et me met en harmonie avec ce que je ressens au fond de moi-même.../..."
Colibris (mouvement pour la terre et l'humanisme-)
Serge nous fait profiter d'un instant rare:
Un journaliste (viré) qui cause et même pas peur.
Il y a donc aujourd’hui, dans notre pays, danger pour celui ou celle qui s’imaginerait, hors le rire à tous les étages, ou le comique de répétition du buzz – dernières illusions entretenues savamment par le pouvoir – qu’une société peut-être critiquable en profondeur. Chambre noire sur les déglingués de Stains, ou de la porte de la Chapelle. Rideau sur notre belle province française qui se meurt doucement d’ennui et de frustration sociale. Flinguée sans emploi dans ses zones discount. Mieux vaut la fange médiatique diseuse de bonne aventure et le cirque du mercato qu’une agora digne. Mieux vaut un bateleur agité n’hésitant pas en direct à réclamer le retour de la peine de mort que la dignité d’un débat creusant tous les possibles. Les parangons de la haine et du pétainisme mental se disaient victimes d’ostracisme médiatique. On en rigole de chagrin. Ils sont partout, et rêvent de baston médiatique. L’air du temps n’a pas fini de les gaver. C’est le bonheur fou de ces staliniens inversés : au nom de la démocratie, ils « ouvrent les bouches » de la radio, feignant d’ignorer qu’ils font la part belle aux égouts. Oui, jamais censure n’a été plus parfaite. Précepte mafieux : « Quand on a de l’argent et des amis, on se rit de la justice. » Pourquoi diable ne riraient-ils pas de l’information ? Soyons beaux joueurs : la grosse cavalerie des serviteurs du prince fait du bon boulot à l’auberge de la Servilité. Regard d’un correspondant étranger : « Ici, on sent que la presse se bride un peu, pratique l’autocensure. Certains journalistes français m’ont dit : “Vous, vous pouvez faire ce qu’on ne peut pas faire.” » Pourquoi le nier ? Il faudra que la gauche s’en souvienne si elle revient dans la danse. Il faudra qu’elle jette par-dessus bord toute cécité, et qu’elle relise encore les termes victorieux d’un chef de gouvernement, un soir de 2007 : « Nous avons gagné idéologiquement. » Ah bon ? Il y avait donc bien une bagarre idéologique ? Un combat d’idées ? Des relais médiatiques pour faire passer certaines horreurs ? La plaisanterie commence néanmoins à se savoir. Il aura ainsi fallu, en 2005 et plus tard, qu’une joyeuse bande de journalistes suisses plante la tente à Bobigny, dans le 93, ou que quelques romanciers de talent s’y mettent – Olivier Adam, Florence Aubenas, Jean-Marc Parisis – pour qu’une autre vérité fasse vaciller toutes les nouvelles Pravda d’un état-major en dentelle. Ah oui, ça souffre en banlieue ? Ça chôme ? Ça exclut quand on est noir et pauvre ? Ça exploite ? Ça précarise ? Soyons fiers de ces quelques voix nouvelles, de ces débats que nous avons lancés dans « Bienvenue chez Basse » – et, bien souvent, avant la télévision. Merci aux philosophes Dany-Robert Dufour, Cynthia Fleury, Paul Jorion, Jean-Paul Dollé, Hervé Juvin, Michael Foessel, Michela Marzano, Michel Surya, Alain Badiou, Alain Finkielkraut et tant d’autres… Merci aux romanciers et à ces artistes dont l’engagement et la vigilance n’ont cessé d’embarrasser nos gentils animateurs. Je pense en particulier à mon ami Allain Leprest qui vient de nous quitter. Je pense à la voix d’or tsigane de Delia Romanes dans le studio, quand dehors les représentants de La Droite populaire chantaient l’opérette de la haine en direction des Roms et de leurs caravanes. Oui, soyons fiers d’avoir eu dans notre rétroviseur radiophonique les Lancelot, Desjeunes, Lescure, Polac, des types qui n’avaient encore peur de rien, et surtout pas de déplaire au Prince.
Quelques caniches de l’audiovisuel auront donc pour mission, cette année, de servir la bonne pâtée à des clients électoraux. Le spectacle devrait avoir de l’allure. Quel bonheur d’être au balcon ! Nous savons bien en effet, puisque la maison brûle, que la dernière cartouche de l’ultralibéralisme est de créer de l’invisible là où ça souffre et saigne. Ainsi, plusieurs millions de téléspectateurs, découvrirent tout ébaubis que les Blancs pauvres et énervés – « White trash » – étaient aussi nombreux que les Noirs parmi les émeutiers de Londres. On notera avec surprise qu’un célèbre présentateur de soirée culturelle – émission remarquable, donc dangereuse, une seule suffira par semaine – nous explique doctement que le journaliste ne doit pas s’engager car il n’est pas un procureur. Bien étrange et significative conception de notre métier. Ah, cette bonne vieille servitude volontaire… C’est parce qu’il s’engage, à la fois comme journaliste et romancier, que Romain Gary, il y a plus de quarante ans, observe que les émeutiers ne naissent pas dans les choux-fleurs : « Il y a le chômage, l’absence d’espace et de terrains de jeux, d’interminables weekends sans distraction, sans voiture, sans moyen d’évasion, les loisirs vides par une chaleur écrasante. » Romain Gary… Les émeutes… Cela ne vous rappelle rien ? C’est parce qu’elle s’engage aussi que la journaliste Florence Aubenas nous bouleverse dans son «Quai de Ouistreham». Elle nous rend visible ce que nous tous – rédactions comprises – ne voulons plus voir ni croire : une société qui écrase et exploite les siens jusqu’à la corde. Cela vaut bien le coup de s’engager n’est-ce pas ? Quitte à disparaître de ce champ médiatique miné par le cynisme, l’argent et ces notoriétés en plastique bon marché. Cela vaut bien la peine d’aimer encore et toujours la fulgurance de ce bon vieux Scott Fitzgerald : « Il faut savoir que les choses sont sans espoir, mais néanmoins essayer de continuer à les changer. » Comptez sur moi pour mouiller la chemise. A bientôt."
Pierre-Louis Basse journaliste et écrivain-
Source Marianne2"Dans le café d'Omaha Beach
La barmaid écoute Europe 1
Sur le papier de mon sandwich
J'écris des chansons à la main
Elle met la table, elle débarrasse
Elle remplit les verres, je les vide
Quand ils sont vides, elle les remplace
L'air du large, c'est toujours humide
Y a rien qui s'passe
Les vagues et les jours c'est pareil
On dort on bronze on baise on dort
Les nuits d'orage on se réveille
Sur un matelas de poissons morts
Le soir, on dénoue ses godasses
On s'coue l'sable et le varech
Le lendemain, on les relace
On s'rait mieux de dormir avec
Y a rien qui s'passe
Omaha Beach ou Saint-Malo
La mer vient, repart et revient
Elle s'échine à faire son boulot
Que pourtant, ça la mène à rien
La mer, c'est comme tout, on s'en lasse
Quand elle aura léché la côte
On attendra la marée basse
Puis après... ben la marée haute !
Y a rien qui s'passe
Omaha Beach, drôle de dimanche
La môme re-beurre un sandwich
Son p'tit coeur bat entre deux tranches
Pour le grand brun qui mate ses miches
J'peux pas la trouver dégueulasse
Moi, c'est pour mille ans que je l'aime
Lui, il vide ses couilles et il s'casse
Et chuis tranquille jusqu'à la quinzaine
Y a rien qui s'passe
C'est du beau temps, c'est des averses
Des nimbus stratus de passage
Comme ces voyageurs de commerce
Qui claquent cent balles dans son corsage
"Marie beaux-seins, un cube de glace
Une paille et un verre de vin rose"
Moi si y a des trucs qui m'agacent
C'est de dire vingt fois la même chose
Y a rien qui s'passe
Vas-y qu'elle rebeurre un sandwich
Et le billard remue la queue
Les riches essaient de jouer aux riches
Mais les fauchés jouent mieux qu'eux
Le vent pousse sur la terrasse
Les trois dés tombés de ma main
Il me manque toujours un as
Pour claquer un 421
Y a rien qui s'passe
Aujourd'hui j'ai fait ma valse
Et j'ai replié mon courage
J'ai une plaie sur la chemise
Et un accroc sur le visage
Omaha Beach, pas une trace
S'en vont et reviennent les flots
Une éponge de mer efface
Un grand ciel vert comme un tableau
Y a rien qui s'passe... "
Paroles et Musique: Allain Leprest La barmaid écoute Europe 1
Sur le papier de mon sandwich
J'écris des chansons à la main
Elle met la table, elle débarrasse
Elle remplit les verres, je les vide
Quand ils sont vides, elle les remplace
L'air du large, c'est toujours humide
Y a rien qui s'passe
Les vagues et les jours c'est pareil
On dort on bronze on baise on dort
Les nuits d'orage on se réveille
Sur un matelas de poissons morts
Le soir, on dénoue ses godasses
On s'coue l'sable et le varech
Le lendemain, on les relace
On s'rait mieux de dormir avec
Y a rien qui s'passe
Omaha Beach ou Saint-Malo
La mer vient, repart et revient
Elle s'échine à faire son boulot
Que pourtant, ça la mène à rien
La mer, c'est comme tout, on s'en lasse
Quand elle aura léché la côte
On attendra la marée basse
Puis après... ben la marée haute !
Y a rien qui s'passe
Omaha Beach, drôle de dimanche
La môme re-beurre un sandwich
Son p'tit coeur bat entre deux tranches
Pour le grand brun qui mate ses miches
J'peux pas la trouver dégueulasse
Moi, c'est pour mille ans que je l'aime
Lui, il vide ses couilles et il s'casse
Et chuis tranquille jusqu'à la quinzaine
Y a rien qui s'passe
C'est du beau temps, c'est des averses
Des nimbus stratus de passage
Comme ces voyageurs de commerce
Qui claquent cent balles dans son corsage
"Marie beaux-seins, un cube de glace
Une paille et un verre de vin rose"
Moi si y a des trucs qui m'agacent
C'est de dire vingt fois la même chose
Y a rien qui s'passe
Vas-y qu'elle rebeurre un sandwich
Et le billard remue la queue
Les riches essaient de jouer aux riches
Mais les fauchés jouent mieux qu'eux
Le vent pousse sur la terrasse
Les trois dés tombés de ma main
Il me manque toujours un as
Pour claquer un 421
Y a rien qui s'passe
Aujourd'hui j'ai fait ma valse
Et j'ai replié mon courage
J'ai une plaie sur la chemise
Et un accroc sur le visage
Omaha Beach, pas une trace
S'en vont et reviennent les flots
Une éponge de mer efface
Un grand ciel vert comme un tableau
Y a rien qui s'passe... "
vendredi 9 septembre 2011
l'évangile du serpent
./...Yann détestait ces nuits où humidité et chaleurs semblaient se liguer pour accélérer la décomposition du monde. Cette moiteur malsaine n'était pourtant que la conséquence d'une évolution, d'une adaptation, la réponse climatique de la Terre aux actes de l'humanité, aux déchirures de la trame. Tant que les partis écologistes comme le Nécolo ne prendraient pas en compte la dimension sacrée de la Création, leurs propositions, leurs projets, leurs actions resteraient inopérants, illusoires. Il ne s'agissait pas, selon le maître-esprit, d'une croyance, d'une sornette mystique ou d'une sentence morale, mais d'une approche réaliste, raisonnable, la seule peut-être qui premettrait à l'humanité d'échapper à la destruction qui lui semblait promise. Il fallait d'urgence réconcilier la pensée fragmentée de la science et la vision unificatrice des mythes premiers, le respect et la gratitude infinis pour la mère nourricière.Vaï-Ka'i illustrait souvent son propos avec cet extrait d'un article de Georges Wald, prix Nobel de biologie:
Les dernières années nous ont permis de comprendre comme jamais auparavant la profondeur de la parenté liant tous les organismes vivants...Ainsi chaque vie a une parenté avec toutes les autres, et cette parenté est beaucoup pus forte que nous ne l'avons jamais imaginée.
.../..."Extrait de: "L'Evangile du Serpent " - un roman de Pierre Bordage-
on en cause ici
ou
là
jeudi 8 septembre 2011
chameau, crevette ou dromadaire, j'ai jamais su
Chantal et son fils se sont offert une dizaine de jours de vacances au Maroc.
Une première découverte pour Chantal qui aime les voyages en liberté. Pour cette fois, il aura fallu penser un peu plus peut-être aux contingences pour ne pas affoler un jeune gars voyageant surtout sur ses écrans.
Alors que, sur les rivages de par-ici, le brumisateur incorporé tourne à plein tube de Caradec; un pied, une piscine et l'hyper activité apparente qui se dégage de la photo suivante, rendent un hommage appuyé au désir apprécié ( à inscrire dans la Constitution?) de ne rien faire en sous entendu "Utile", et ce, tant qu'il est encore temps.à suivre...
Une histoire de crevettes proposée par Patch Barret.
( jeudi, on force un peu sur la rime).
"Le premier jour, elle a emballé ses effets personnels dans des boîtes, des malles et des valises...
Le deuxième jour, les déménageurs sont venus pour les emporter...
Le troisième jour, elle s'est assise pour la dernière fois dans leur salle à manger, et à la lueur des chandeliers,
bercée par une douce musique de fond, elle s'est fait un festin de crevettes, de caviar et de champagne.
Lorsqu'elle a terminé son repas, elle est allée dans chacune des pièces de la maison et a déposé,
dans le creux des tringles à rideaux, quelques crevettes qu'elle n'avait pas mangées.
Elle a ensuite bien nettoyé la cuisine, et quitté la maison.
Lorsque son mari et sa nouvelle petite amie sont revenus s'installer à la maison,
ils ont filé le parfait amour durant les premiers jours.
Puis, lentement, la maison a commencé à sentir mauvais.
Ils ont tout essayé : nettoyer, récurer, frotter, cirer, aérer... En vain.
Ils ont alors fait vérifier les conduits d'aération, afin de s'assurer
qu'il ne s'y trouvait pas de cadavres de rongeurs en putréfaction.
Tous les tapis, moquettes et tissus muraux ont été nettoyés à la vapeur,
et des purificateurs d'air installés aux quatre coins de la maison.
Comme l'odeur persistait... le mari et sa petite amie sont partis quelques jours à l'hôtel,
le temps qu'une entreprise d'extermination vaporise des produits anti-bestioles dans toute la maison.
Lorsqu'ils sont revenus l'odeur était toujours là !!!
Ils ont alors décidé de faire remplacer les tapis et moquettes, pour une somme faramineuse.
Et l'odeur a persisté... Leurs amis ont cessé de venir leur rendre visite,
le facteur faisait un détour et oubliait de leur distribuer le courrier,
la femme de ménage a donné sa démission...
Finalement, incapables d'endurer la pestilence, ils ont décidé de déménager
dès que la maison serait vendue.
Un mois plus tard, et bien qu'ils aient réduit leur prix de vente de moitié,
ils ne trouvaient toujours pas d'acheteur pour leur maison puante.
Le mot était passé, et même les agents immobiliers ne répondaient plus à leurs appels !!!
En dernier recours, ils ont emprunté une importante somme d'argent pour
pouvoir acheter une autre maison.
L'ex-épouse de l'homme lui a téléphoné... histoire de prendre de ses nouvelles...
Il lui a raconté la saga de la maison puante.
Elle l'a écouté poliment, puis lui a dit qu'elle s'ennuyait terriblement de cette maison,
et qu'elle serait prête à accepter de réduire ses demandes dans leurs négociations de divorce
si elle pouvait récupérer la maison...
Sachant que son ex-épouse ne pouvait s'imaginer à quel point les odeurs de la maison étaient pestilentielles et insupportables,
le mari voulut bien lui céder la maison pour le dixième de sa valeur réelle, à
la condition qu'elle signe les papiers le jour même.
Elle accepta et, dans l'heure, les avocats de l'ex-mari lui envoyèrent les papiers.
Une semaine plus tard, l'homme et sa nouvelle petite amie affichaient un sourire narquois
en regardant les déménageurs emballer toutes leurs affaires et les déménager dans leur nouvelle maison.
Tout, absolument tout !!!
Y compris les tringles à rideaux..."
source: Toile
"Zob la crevette". chanson protestataire- est-il précisé dans la présentation.
Outre une grande richesse musicale, nous pourrons également apprécier la virulence et l'originalité du texte qui nous donnent à penser que décidément la révolution n'est plus très loin.
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source : toile
"Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
ailleurs que dans les rêves,
ailleurs que dans les nues../..."source: Toile
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