lundi 2 avril 2012

et bien dansez maintenant




C'était un autre jour qui s'appelait samedi pour les connaisseurs. Sur l'avenue de la République, au lieu dit: esplanade des Droits de l'Homme.. Attention vous attendez pas non plus à  la place rouge ni rose d'ailleurs; c'est juste que quelque qui  (pas facile ça:  que quelque qui) se la pète municipal  a baptisé ainsi un coin de rue. 
Comme  ils disent les pékinois de la côte: On a L'Etienne amen  qu'on peut, mon neveu. (arrête ton char, tu veux -voix off-)
Z'auraient pû appeler ça:: place de la comédie, mais pas de bol c'était déjà pris...
Bref et néanmoins, sur les quelques mètres carrés réservés aux droits de l'Homme estuairien; une dizaine de danseuses et seur a improvisé avec la participation du public volontaire quelque cabriole contemporaine pour la plus grande joie du macadam et des chalands ou non réunis.

Logiquement cette affaire devait ressembler à une surprise du genre: Ouah mais c'est quoi ça? viens z'y  donc que j'aille voir qué qui nia par là ?
 Seulement, comme je connaissais une personne de la troupe, j'avais été mis dans la confidence et ainsi soit-il  ce n'était point  tout à fait par hasard que je trainais mes pattes au gaz dans les parages..
De quoi faire quelques photos
que voici
que voilu

Un  peu de culture physique pour commencer la semaine ça devrait pas  faire de mal au sortir de l'hiver...























Et rendu à ce moment de l'histoire, faut que je vous dise aussi que la troupe en question qui s'appelle "Le Labo" organise au mois de mai son premier festival de danse


 "Sur le front de mer de la ville côtière, dans la base sous-marine de la ville portuaire et au Théâtre Jean Bart de Saint-Marc-sur-mer : pièces chorégraphiques, atelier de création, performance, court-métrage, exposition photo, conférence, carte blanche et danses participatives sont à l'affiche du premier festival de danse LAB#O1." -source le labo-

plus d'infos 

le blog du Labo

dimanche 1 avril 2012

bonne pêche

photo: Patrick Lecouffe

"Au commencement était le calembour"
-Samuel Beckett-


photo source: rue 89


-proposé par Serge-

« Casse-toi pôv’ con » : le récit de l’homme insulté par S.

 

à suivre sur Rue 89 

et au final par là

 

 

"Il vaut mieux être le dindon de la farce que la farce du dindon"
-Yvan Audouard-




illustrations: source toile












Eva pas bien, et vous ça va?



Hors casting diront certains qui se moquent de son accent, ses lunettes, ses rides...Que sais-je encore. A l'heure où la campagne électorale made in France joue sur la politique spectacle en pleine forme pour mieux noyer le fond, avec ses ténors tonitruants marquant leurs adversaires à la culotte et renchérissant de plus belle sur le sécuritaire qui, comme ça tombe bien...s'invite une fois de plus en tête de gondole  Eva Joly  nous parle avenir de la planète et des ptites fourmis qui gravitent dessus, sujets qui, si l'on en croit les sondages ne  préoccuperaient que très vaguement les citoyens accrochés au pouvoir d'achat et le nez dans le guidon... Oups pardon, dans le jerrican devrais-je dire.
 Pourtant, n'en déplaise aux marchands de soupe et d'uranium enrichi et leurs porte-paroles dans les "assemblées du peuple",  la logique du tout fric et ...après moi le déluge pourvu que je me remplisse les poches avant, au train où vont lez choses de la vie, nos lendemains risquent rapidement de déchanter...

Forcément,  l'écologie  c'est pas rigolo et puis c'est bien connu -comme ils disent dans les chambres d'agriculture avec leurs potes du crédit agricole, c'est  fait pour les bobos qui n'y connaissent rien à l'exploitation de la terre. Dame, pour sur,  ça se vend nettement moins bien que les effets de manche d'un bateleur de foire promettant tout et son contraire du moment que les gogos applaudissent.
Et demain?
On rase gratis
oui mais quoi
la planète?
Sécheresse par ici, inondation par là,  famine, centrale nucléaire lâchant ses becquerels comme des ptits pains dans la nature mais sans se faire voir ou alors plus tard.... pétrole à gogo, et bientôt plus rien dans le tuyau., gaz de schiste, insecticides, malbouffe et labos pharmaceutiques associés...
 Produis, consomme  et tais toi qu'ils disaient
...
Et oui, Eva elle semble comme ça  toute fragile et pas à l'aise sous les sunlights,  N'empêche, c'est sans doute la seule qui parle vraiment de nous et à notre conscience -sincèrement parlant- sans avoir besoin de nous la jouer caricature du  peuple. Peut-être et sans doute au vu des résultats, qu'elle va faire rigoler la galerie, au soir du premier tour. Certains rigolent  déjà d'ailleurs et  depuis un moment ou se désolent quitte à  aller vite fait sur le gaz  qui les enfume rejoindre la grande gueule trostskardière et nationale franchouillarde  qui leur donne le  grand frisson embastillé pour mieux les ramener ensuite à la bergerie...
Chacun son truc.
Alors...
Quel que soit le résultat du marché aux dupes, moi dans mon ptit coin, qui ne suis pas encarté,  je vous tire mon chapeau Madame.
et
heu!
 Respect.
...

Pendant ce temps là, la fête continue
j'ai reçu ceci:

Pour préserver les rivages de Corse d’une catastrophe pétrolière : c’est maintenant.

"C’est aujourd’hui qu’il faut réagir et dire non à l’exploitation des hydrocarbures en Méditerranée. En ce moment même, et alors qu’en Mer du Nord une nouvelle catastrophe sur une plateforme pétrolière n’est pas maitrisable, la France s’apprête à délivrer un permis de forage offshore en eaux très profondes. Si les compagnies pétrolières obtiennent le permis de forage qu’elles réclament, la Méditerranée sera condamnée et avec elle l’économie des pays riverains.
En pleine zone sismique, dans une mer fermée, les opérateurs espèrent réaliser des forages tests en offshore ultra-profond à 2 600 m, soit 1 000 m de plus que celui de la plateforme Deepwater Horizon de BP qui provoqua une gigantesque marée noire en 2010 dans le golfe du Mexique. En cas d’accident, la Corse et la Sardaigne seraient touchées en trois jours maximum, les côtes françaises dans les 24 heures.
Mais, outre l’impact écologique d’une pollution accidentelle, qui peut ignorer la pollution (certes moins spectaculaire mais considérable et chronique) des exploitations offshore ? En Mer du Nord, par exemple,  la pollution générée est bien plus importante que celle du trafic maritime. En juillet 2011, le Guardian a ainsi révélé que des déversements importants de pétrole et de gaz s’y succèdent dans la discrétion la plus totale. Qu’adviendra-t-il en Méditerranée avec des conditions d’exploitation autrement plus extrêmes ? (mer fermée et profonde).
Les scientifiques redoutent un impact sans retour sur les écosystèmes mais tout aussi catastrophiques seraient les retombées sur le plan économique (pêche, tourisme…). Ajoutons encore que les dommages provenant d’exploitation offshore n’entrent pas dans le champ d’application des accords du Fonds d’indemnisation pour les dommages à la pollution par les hydrocarbures…"
La mobilisation citoyenne est indispensable
Signez la pétition




samedi 31 mars 2012

élevons le débat




Tous, ils le disent, avec un très molo du meilleur sucre de gorge
"il faut élever le débat"
et d'ailleurs 
on peut voir le résultat
de tant d'efforts
de sagesse
politique
N'est-il pas?




"Elever très haut le débat est une façon élégante de le perdre de vue."
-Grégoire Lacroix-

"La nuit fait voir de belles choses à qui sait voir les paupières closes. Le rêve élève l'élève qui sait écouter la leçon de ses songes." 
-Nicolas Certenais-



"Elever la voix ne donne pas raison"
-proverbe chinois-


"L'arbre élevé attire le vent.
-proverbe chinois-


"Elever son âme de temps en temps comme on fait des haltères,  par récréation et par hygiène."
-Jules Renard-



"On devrait élever une statue au silence."
-Thomas Cartyle-



"L'élève Hamlet: être ou ne pas être dans les nuages!"
-Jacques Prévert-


 "L'imagination s'élève plus haut que le meilleur cerf-volant."
 -Lauren Bacall-





" La parole doit être vêtue comme une déesse et s'élever comme un oiseau."
-Proverbe tibétain-




"L'humour a non seulement quelque chose de libérateur, mais encore quelque chose de sublime et d'élevé."
-Sigmund Freud-




photos Patrick Lecouffe et Toile

vendredi 30 mars 2012

dicton taine



Oh!
printemps,
Le ciel était rose ce soir
et si je me fie à un vieux diqueton
dondaine et rontonton
il fera jour et soleil associé demain.
A ne pas confondre bien sur  avec le ciel rose du matin 
signifiant de la pluie en chemin.
Beau temps donc (et belle mer y-a du poisson)
sur les  en-principe d'une météo
qui voit d'un mauvais oeil, d'une peur transgénique
d'attraper la goutte
au nez et à la barbe
tandis que la terre craquelle
pour les besoins d'une production
anxiogène.
de béatitude collective.


photos: Patrick Lecouffe

à l'affiche


Je me prie d'insérer:


"Samedi, le Mouvement Colibris organise une grande journée de mobilisation dans le cadre de sa campagne “Tous candidats”. Grâce à l’appui du photographe JR, des milliers de citoyens vont descendre dans la rue et réaliser la plus grande opération du projet artistique InsideOut."



Dans plus de 40 villes de France, des milliers de portraits de candidats seront affichés dans les rues pour donner un visage à tous ceux qui souhaitent une véritable transformation de la société.
Retrouvez sur la carte de la mobilisation le lieu du rassemblement le plus proche de chez vous, l’horaire, et les détails !
 Voir la carte


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source: écologieblog Le Monde

Serge nous propose de lire ceci:

La plateforme de Total en mer du Nord présentait déjà des défaillances

" En vitrine, elle était présentée comme un fleuron technologique. Un "projet pionnier, référence mondiale" en matière de forage offshore profond d'hydrocarbures. Mais en réalité, la plateforme Elgin-Franklin de Total, menacée d'explosion depuis quatre jours en raison d'une fuite de gaz, le pire incident pour le groupe dans la région depuis au moins dix ans, avait déjà été épinglée pour avoir déversé quantité de gaz et pétrole en mer du Nord au cours de ces dernières années..../..."

Audrey Garric    -la suite de l'article

 

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"Un coin à jonquilles sous le ciel bleu. Le souvenir absurde d'une étendue de broussailles . L'ego s'offrant en forme vide. Trois raisons d'adorer les terres étrangères.
Trois raisons d'abhorrer le capitalisme."
Paol Keineg- Là et pas là- Editions: Le temps qu'il fait

                                                              :::::::::::::::_______::::::::::_____


Arêtes de pensée:
Poisson le vendredi
Dimanche reviendra








dernière minute:
Un  film sponsorisé par la FNSEA
mais non "on rigole"

jeudi 29 mars 2012

affaires maritimes



j'avais oublié -mais était-ce vraiment un oubli?- sur la ligne de démarcation toute goémonée, d'une ancienne marée, deux trois affaires maritimes, que je trimballais, sans doute un peu  par habitude  depuis l'ennui de l'étang , figé  à la case souvenir en eaux douces et  bien avant que la masse des courants nébuleux et salés s'accorde vraiment et en toute liberté avec mes quelques  doutes, les vrais, les plus surs.
J'avais remis à plus tard l'idée de refaire le monde puisqu'il était assez vaste pour s'en dépatouiller tout seul et puis...
Franchement, vous me voyez moi et mes petits bras prendre l'initiative de lendemains qui s'enchantent avant de s'en resservir,
A l'entracte peut-être?





J'avais raté toutes les occasions  attifées comme du neuf, les cérémonies éclairées aux bougies pour donner du sens aux mornes cires qui coulaient de source sure.
Pour sur.
J'avais du pain sur la planche  dans un monde qui marche à la baguette et fait des mouillettes, avec le gage d'en être ou pas
suivant comment on se faisait tri-coter à l'argus.
Pourtant,
J'avais encore  des prétentions, des pousse-toi que je m'y miettes,
des érosions matinales dites  normales;
des fréquences modulées
en  envies passagères et  clandestines
des phrases en réserve pour les jours maigres
des rendez-vous avec de drôles d'histoires
à ne plus savoir dormir que debout
ou trois.

J'avais un contrat sur la tête de la poésie
où les mots tendres sont si durs
à pleurer
qu'ils vous laissent complètement desséchés 
au retour d'une  phrase,
dans un virage mal négocié
où tu finis dans la marge..

A quoi ça rime?








"Lorsque tu me liras, Christie, je te regarderai dans le pare-brise
Tu viendras à moi, tout entière, comme la route
Lorsque tu me liras, la maison sera silencieuse
Et mon silence à moi te remplira tout entière aussi

Avec toi, dans toi, je ne suis jamais silencieux

C’est une musique très douce que je t’apporte...
Quant à toi, tu verses au plus profond de ma solitude, cette joie triste d’être, cet amour que, jour après jour, nous bâtissons, en dépit des autres, en dépit de cette prison où nous nous sommes mis, en dépit des larmes que nous pleurons chacun dans notre coin, mais présents l’un à l’autre

Je te voyais, ces jours-ci, dans la lande, là-bas, où tu sais

Je t’y voyais bouger, à peine te pencher vers cette terre que nous aimons bien tous les deux, et tu te prosternais à demi, comme une madone, et je n’étais pas là... ni toi... Ce que je voyais, c’était mon rêve...

Ne pas te voir plus que je ne te vois

Je me demande la dette qu’on me fait ainsi payer. Pourquoi?
L’amour est triste, bien sûr, mais c’est difficile, au bout du compte, difficile

Dans mes bras, quand tu t’en vas longtemps vers les étoiles et que tu me demandes de t’y laisser encore... encore...

Je suis bien; c’est le printemps, tout recommence, tout fleurit, et tu fleuriras aussi de moi, je te le promets

La patience, c’est notre grande vertu, c’est notre drame aussi

Un jour, nous ne serons plus patients
Alors, tout s’éclairera et nous dormirons longtemps et nous jouirons comme des enfants
Tu m’as refait enfant; j’ai devant moi des tas de projets de bonheur
Mais maintenant, tout est arrêté dans ma prison
J’attends que l’heure sonne
Je me perds dans toi, tout à fait

Je t’aime, Christie

Je t’aime"
-Léo Ferré-


illustrations source: Toile

mercredi 28 mars 2012

histoire de particules, noblesse oblige

 source: toile


Ma grand-mère du côté paternel était droguiste. Elle ne vendait ni pinard, ni pétard, ni cacheton,  ni promesses de lendemains meilleurs...
 Ben non, rien de tout cela.
Dans sa boutique remplie de casiers en bois , on trouvait tout ce qui pouvait être utile pour la maison , du sol au plafond et aussi du sent-bon à la lavande ou au citron. Les clients apportaient  leur  bouteille étoilée ou non qu'elle remplissait soigneusement  jusqu'au col  en ouvrant le robinet d'une grosse bonbonne en verre.  Pour le  white-spirit,  trichloréthylène ou encore essence de térébenthine , c'est dans l'atelier annexe que l'affaire se passait.
Souvent, pendant les vacances, j'allais donner un coup de main pour remplir les litrons , ça faisait un peu tourner la tête mais c'était rigolo.
Pas très écolo sans doute...
Mais à l'époque on ne se souciait pas vraiment de ce genre de détails ou en tout cas l'info passait mal...
Remarque, pour faire un entrechat- comme ils disent les sportifs en tutu- depuis quelques jours l'estuaire baigne dans la particule fine- "Amis" diésélistes bonjour...et ça n'a  pas l'air de gêner grand monde...Même que -comble de l'ironie- dans un récent  article paru dans Stress Océan, un genre de  vert local va même jusqu'à dire que si les derniers prélèvements ne sont pas bons c'est juste à cause du fait que l'on a changé le mode de calcul - encore un coup de l'Europe tabernuche...Sinon ben les gars, les filles,  on ferait comme avant. en se mouillant le doigt et en disant "d'où vient le vent?".
Franchement, c'est pas pour les deux millions de décès chaque année dans le monde  (source OMS) à cause de ce genre de pollution qu'il faudrait voir à se prendre la tête et vous savez quoi?  Ben même que l'Europe va demander à la France de taxer le gasoil dans les mêmes conditions que le sans plomb  95  et  là je vois déjà Robert en marcel descendre de son trente  cinq tonnes pour aller vite fait sur le gaz (d'échappement)  voter sous marine  parce qu'elle au moins, elle comprend les hommes les vrais , les travailleurs...et l'Europe c'est caca.

Tiens, ça me fait penser à l'attribution du label pavillon bleu pour les communes balnéaires, les normes ont également changées et du coup un certain nombre de plages qui étaient disons passables avant,  maintenant deviennent franchement dégue.
 M'enfin, pas de souci en ce qui concerne notre commune nazairienne et ses 20 plages -comme ils disent sur le dépliant de l'office du tourisme- vu que le pavillon bleu  on le demandera pas. Comme ça- ni vu ni connu -on est tranquille. et si ça peut faire plaisir aux touristes d'aller se baigner dans les métaux lourds de la Loire, en quoi ça nous gène, heing? du moment qu'ensuite, après la douche,  ils aillent  visiter Escale Atlantique.

Ma grand-mère paternelle  était droguiste. Elle vendait du papier-peint, du savon de Marseille, des coupe ongles et des brosses à cheveux et même  des pinceaux  en pure soie de porc,
Un jour, ma mamie,  elle a glissé sur son tapis et elle ne s'en est jamais remis. Faut dire qu'elle avait tendance parfois à tâter un peu trop du guignolet.
Dame, comme disait un curé ami de la famille,  farceur et bien en chaire  "Chacun sa drogue"

mardi 27 mars 2012

we are, en somme



Sur un mur de l'Agora
qui relève le plat?
j'ai trouvé ça
Le fond gris  tellement tendance
se prête à tout
quand on y pense.

Pour ma contribution
aux ébats
cette modeste réflexion
en état:
La légion m'est étrangère
et l'anonymat de moins en moins garanti
si j'en crois les big rosaires
d'un monde où tout se dit
à la vitesse d'un éclair
et finit chocolat .


lundi 26 mars 2012

aperit el nemo claudit


"Aperit Et Nemo Claudit."
ou pour ceux qui en auraient perdu leur latin:
"elle ouvre et personne ne ferme"
Cette devise nazairienne fait référence non pas à une Louise ou Rosa locale prompte à défendre avec force  et porte voix les revendications des travailleurs des chantiers de la  navale
encore que...
et
why not
mais,
 pour l'heure d'été (ah ah ah) et par blason interposé, il s'agirait plutôt de causer de la clé  symbolique d'un port ouvert sur l'aventure océane et accueillant en son sein public les voyageurs d'un monde plein de liquidité mais pas forcément bien riches si ce n'est de leur Histoire d'Homme (la majuscule est comprise dans le menu).




Pour la petite histoire, sans majuscule celle-là, le timonier municipe en chef  s'essayant depuis quelques  années à effacer tout ce qui peut bien faire référence aux racines bretonnes (et bien vivantes) de la ville s'est permis avec son staff de "créatifs" de vouloir  remplacer les hermines du blason par des tours sorties d'on ne sait où, mais voulant peut-être signifier que le jacobin droit dans ses bottes en caoutchouc avait heu!  plus d'une tour dans son  sac pochon .
Mais fermons la parenthèse- jamais ouverte d'ailleurs- puisque  cela n'a rien à voir -et tout au contraire-  avec mon scribouillage  du jour qui voulait rendre hommage aux marins planétaires  venant régulièrement nous visiter sur ce bout de rocher, comme par exemple ceux d'Antigua-et -Barbuda rencontrés dimanche au hasard d'une promenade ensoleillée et salués comme il se doit.

Bienvenue Messieurs du vaste  monde et au cas où vous auriez oublié votre clé portuaire, n'ayez crainte. Ici, nous avons un passe qui ouvre tout,
et personne n'ira fermer derrière vous
...










-proposé par Serge-
un peu de:
matière à penser où comment muscler délicatement son cerveau reptilien

Français
" La vie de Mohamed Merah n’est-elle qu’«un misérable petit tas de secrets» ? Son court parcours, moins de 24 ans entre sa naissance et sa mort violente à Toulouse, apparaît comme un faisceau de contradictions qui a piégé aussi bien ses amis les plus proches que les limiers pas très fins du renseignement intérieur. Le destin de ce jeune Français est singulier. Quelles lignes de vie réunissent l’ado souriant apprenti rappeur et le tireur ignoble tuant une petite fille parce qu’elle était juive. L’Iroquois sortant en boîte avec ses copains et l’homme qui se revendique d’un islam dévoyé. Merah est un enfant des écoles et des prisons de la République, de la justice et des systèmes sociaux de la République. «Un homme est aussi ce qu’il a fait» et rien n’autorise à stigmatiser une communauté ou une religion parce que Merah serait moins français que Jacques Myard. Myard, espérant sans doute servir son camp, est l’un des quatre députés UMP qui veulent «une révision du code de la nationalité», au prétexte que le tueur n’aurait eu de «français que ses papiers d’identité». Un écho ignoble et hystérisé à Sarkozy, cette fois-ci plus candidat que président, qui trouvait récemment qu’«il y [avait] trop d’étrangers en France». Merah est certainement un monstre, mais un monstre français et les monstres révèlent aussi la fabrique d’un pays. Jusqu’à quelle génération un enfant né français sera-t-il renvoyé à son origine algérienne, pour combien de générations son ascendance le fera-t-il éternellement étranger au pays qui est le sien ?"
-François Sergent-
source:  Libération




et pour conclure nos barbotages du lundi sur une note légèrement épicée mais fleurie, pour ceux qui l'auraient manqué, voici une redif. du dernier  journal d'un mythomane de Monsieur Bedos fiston:

VENDREDI

"Il fait beau. Les oiseaux chantent, le monde me tend ses lèvres botoxées par la diversité culturelle. Le programme d’aujourd’hui ? Hollande à la télé. Sarkozy à la radio.

SAMEDI

Un nouveau jour, celui du seigneur, donc des feignasses. Les oiseaux s’époumonent pour un cachet minable. Je souris d’avance aux surprises que la vie me fera dans trente secondes. Mon programme ? Sarkozy à la télé. Hollande à la radio.

Dimanche

Sarkozy à Villepinte. Hollande dans Le Parisien.

Mercredi

Hollande à Marseille. Sarkozy dans Le Figaro.

Jeudi

Sarkozy dépasse Hollande au premier tour. Puis non, c’est Hollande qui mène. Puis non, ils sont à égalité, mais
en fait non.

Vendredi

« Allô, maman, c’est moi, dis-je d’une voix vacillante à cette superbe blonde qui se fait passer pour ma mère depuis que j’ai traversé (en coup de vent) son col de l’utérus. Tu peux me faire un mot d’excuse ?

– Bien sûr, mon cœur, Pour qui ?

– Le patron de Marianne. Il attend ma chronique dans une heure et ce Pol Pot éditorial veut que je parle de la campagne.

– Et alors?

– Maman, tu seras bien trop conservatrice pour me donner raison, mais je pense très sérieusement à me donner la mort. Entre un meeting de l’un et une émission de l’autre, je cours sur mon balcon fumer une demi-clope, et là je mate le vide comme s’il avait les seins d’Angelina Jolie, submergé par l’envie de rouler un patin au bitume qui m’appelle, 25 m plus bas. Du matin jusqu’au soir, je vomis sans raison, mon visage est truffé d’éruptions cutanées (désormais, je ne suis sublime que dans l’obscurité), alors je me cache sous mes draps, mais là j’entends des voix (celle de Sarko, puis celle d’Hollande, puis les deux mélangées), et lorsque par miracle je trouve le sommeil, c’est pour «rêver» d’un plan à trois avec Carla Sarkozy et Valérie «Hollande» : l’une me griffe, l’autre m’étrangle, pendant que leurs maris me reluquent – déplorablement nus derrière leur pupitre. Ces deux cocus se gaussent devant mon impuissance, ils me jugent, puis s’approchent, puis me violent l’un après l’autre (d’abord Sarko, puis Hollande, puis les deux mélangés), je souffre le martyre, mon corps est bafoué de fond en comble, j’appelle au secours, «A l’aide !», débarque alors François Bayrou (le même mais blond), qui me souille à son tour.

– Calme-toi, Nicolas !

– Maman, j’en peux plus ! J’ai l’impression de commenter ce duel depuis la IIIe République. Je veux que les Français votent, dès ce soir, afin que je passe à autre chose.

– Rassure-toi, mon chéri, à partir de lundi prochain, la loi sur le temps de parole va obliger les chaînes à inviter tous les autres candidats.

– Tu veux dire qu’au lieu de relire le Rouge et le noir je vais me goinfrer des débats de nains entre Dupont-Aignan et Philippe Poutou ?

– Tu oublies Eva Joly. »
C’est à ce moment-là que ma tête s’est spontanément glissée dans le four à micro-ondes que ma main gauche a réglé sur 900 W.

Samedi

Ma mère m’a fait interner à la clinique du cinéma MK2 Odéon. Ceinturé à mon siège face à l’écran géant, je n’ai plus droit qu’à des fictions. Ils m’ont privé de portable, interdit de « Grand journal » et de BFM TV jusqu’aux européennes.

Le sevrage est violent, je quémande quelques sondages auprès des ouvreuses.
« Je suis prêt à vous filer ma montre contre un baromètre Ipsos...
– Non, monsieur.
– Même pas une vieille estimation Sofres datée d’hier soir, par pitié...
– N’insistez pas. »


Le régime est très sec : Sarkozy ? Ils me l’ont remplacé par un passionnant court-métrage suédois, suivi d’un chef-d’œuvre iranien. Hollande ? Ce sera une comédie américaine. Je réapprends à rire. Mais, à côté de ça, je commence à trembler : qu’a répondu Fabius aux critiques de Copé sur le tacle de Jospin après le laïus de Fillon contre la charge de Hollande ? J’en sais rien ! Que dalle ! Panique : j’échangerais volontiers mes trois sœurs contre une minute de commen- taire de Jean-Michel Aphatie.
Dimanche
 Petit à petit, je reprends des couleurs. Je me gratte de moins en moins. Mon front est bientôt aussi lisse qu’une chanson de Yannick Noah. Dehors, les oiseaux se sont tus, mais mes neurones ont décidé de reformer un groupe de rock ! Je m’endors quelques heures. Et là, c’est la libération, aucune femme de candidat ne vient troubler mes songes. C’est avec émotion que je retrouve mon rêve récurrent d’avant la présidentielle : celui dans lequel Nagui égorge trois petites filles à l’arrière de mon 4 x 4.
Je vais beaucoup mieux. Seulement, une question me chahute : que vais-je te raconter, à toi, maintenant que je ne sais rien de tout ce qui t’obnubile 
 ?

Dimanche (toujours)

Pluie éparse sur la région Ile-de-France. Il fait 11°. Michel Duchaussoy, merveil- leux acteur, est mort dans l’indifférence quasi générale. Le revoir dans Que la bête meure avec Jean Yann (mort) et dans Milou en mai, de Louis Malle (mort). C’est étrange, tous ces types qui, avant de caner, n’attendent même pas de connaître le score de Sarkozy au premier tour."


source: Marianne

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Dans les  minutes qui suivaient le temps passé, z'avions reçu ceci en provenance de chez LU:


+ + + + + + + + + + + CAFÉ PHILO + + + + + + + + + + + + + + + + + “Qu’est-ce que connaître l’Autre ?”
animé par Dominique Paquet, docteur en philosophie
mardi 3 avril à 18h30
entrée libre
 EN SAVOIR PLUS