lundi 28 novembre 2011

chronique d'un futur proche


 source: Toile



Sur la pointe des pieds
pour ne pas déranger
ou alors comme on danse
parquet  rien à cirer.
Doucement
et
tout seul
au
matin, débutant accepté,
de préférence apaisé.
dans l'automne balayé
par des rafales dorées
Ginko samba biloba
Chacun sa feuille de route,
ploc ploc
du compte goutte 
Lundi sans soleil.
Programme de la journée
pour attaquer la semaine
Oui mais de quel côté?
Ben,
en ce qui me concerne
et à l'heure  bien sonnée:
Pardi
Celui de l'oreiller.

dimanche 27 novembre 2011

nous voyageons...



Nous voyageons et certains à jamais pour chercher d’autres vies, d’autres âmes

"Il arriva à la gare maritime. Le ciel était bas et gris, le vent hurlait dans les drisses et les baumes des voiliers claquetaient. Ses pieds gelaient dans ses chaussures inappropriées, des basquets en toile, qui prenaient l’eau à chaque pas, l’enfer.
La pluie se mit à tomber dru et chassa les derniers goélands attardés sur le quai.
Il attendait le ferry de 18 heures quinze et tenta de se réchauffer avec un café amer servi par la rondelette serveuse au bar de la gare, il sortit quelques instants le temps de fumer une clope, histoire de passer le temps.
18 heures, le ferry en provenance de Groehne n’avait toujours pas accosté, il n’accosterait plus, l’homme ne tarda pas à le savoir, un vent force dix déchainait l’océan, des vagues hautes comme des gratte-ciels menaçaient. Aussitôt faite l’annonce d’une voix métallique, plus personne, la gare subitement vidée, atomisée, il se retrouva seul sur le parking, pas un taxi, trop tard pour le bus, et son portable vidé de sa batterie. Il avança, tête vide, la nuit commençait à tomber, voile anthracite, il crut discerner sous l’auvent de l’abri-bus une forme, quelque chose, mais quoi? Impossible à définir, de loin il lui sembla capter un léger mouvement d’une sorte de linge ou quelque rectangle de jute terne défraichi ploie et se défait, un frémissement, était-ce un animal venu se terrer là au fond de la cabine, refuge ultime après une course folle?
“Fais ce que dois advienne que pourra”, il pensa à un bébé abandonné comme on le lit parfois dans la presse à la rubrique fait-divers. Il était une fois une jeune femme nommée Marylou, jambes élancées gants de satin et fume-cigarette nacré, visage à la Van Dongen, yeux cernés noir velours, se retrouve enceinte sans l’avoir désiré et son drôle de copain, le rastaquouère, il se fait appeler, elle, ongles longs ongles acérés, il lui arrive de faire des passes avec des hommes croisés ça et là, bouches carnassières chemises entrouvertes, hôtels en trompe-l’œil sur lits à baldaquin, ce bébé elle n’en veut point.
L’homme revient à lui-même, son imagination l’aurait quelque peu égaré, ralentit, peu pressé d’avancer, de savoir, pas envie et cependant attiré irrésistiblement sentiment confus, syncopé, aimanté par ce qui le fait craindre, comme dans un songe, se dirige vers l’abribus, a-t-il rêvé cette scène? L’a-t-il déjà vécue?
La grosse dame fesses pommelées body à pois à quatre patte offerte puis assise, elle serre le cou de sa poupée, lisse sa robe entrouvertes, il voit tout cela par le trou de la serrure, doit- il rester tenter d’en voir plus, ouvrir la porte, un homme a posé sa montre sa chevalière il sourit, un sourire conquérant de celui qui possède et qui sait, qu’il obtiendra ce qu’il veut, qu’on ne lui résistera pas, il a payé assez cher, la fille se retourne : elle a une tête d’enfant, il a payé mais il n’a jamais imaginé se retrouver avec une petite fille à peine pubère, c’est impossible.
Un tourbillon de feuilles mortes effleure la chaussée, il a froid, bientôt l’hiver. Tu passes ta vie à attendre et tu n’apprécieras jamais la tempête. Il revient à lui même, court maintenant jusqu’à l’abri-bus, s’approche de la masse inerte, soulève la toile. Un enfant grandes dents blanches, sourire de chat-huant le regarde dans l’obscurité, masque et miroir. Il est atterré, son esprit chavire, envie de courir, d’échapper, mais ses pieds sont de plomb, cloués au sol, figés. Il se sent aspiré comme si le sol sous lui se dérobait
Une enfant seule, la nuit dans cet espace temps indicible, ténèbres-paradis, l’enfant au bélouga, le petit requin blanc. L’enfant est partie avec sa grand-mère chercher de l’eau au puits, il faut marcher loin du village sur des sentiers sinueux, traverser la forêt, peu sûre en ces temps de guerre, elle serre la main de sa grand-mère, la chaleur de sa petite main dans la paume sèche et ridée de l’aïeule, elles marchent pas à pas, leurs pieds heurtent parfois des cailloux sur le sentier incertain, la terre est sèche, des hommes à un détour, menaçants armés de fusils flamboyants, des hommes excités sont-ils drogués ou exténués, ils poussent des cris d’animaux, (sont-ils encore des hommes), encerclent la petite fille et sa grand-mère, feulent ricanent, une écume noire coule de leurs bouches frémissantes puis c’est la nuit. La violence a tué le soleil et le jour. Marylou aux gants de soie et le joyeux fêtard battent la cadence. Tambours tamtam de la brousse orchestrent la bacchanale, une météorite transperce les corps déjà meurtris, âmes échappées, enfance volée, carnage. Humiliation. La vie a basculé comme un tas de bois. Elle s’appelle Manenda.
L’homme esquisse un geste de la main pour repousser l’horreur? il avance maintenant, les nuages sont noirs, la nuit est là, il se réfugie sous l’abri-bus voit le petit tas, tend la main, soulève un coin de la toile de jute filet sali entaché de ses cauchemars. La pluie tombe claque les parois de la nuit silence. Pleine nuit obscure. Ni lune ni étoiles. Energie océane en vertige funambule

Un chant s’élève de l’océan, c’est le bélouga blanc face hilare ailerons déployés, il invite l’enfant, manège joyeux, barbe à papa rosacée pomme d’amour pour une ballade cétacée. La mer s’entrouvre flux et reflux, il pleut sur l’océan cette nuit là au large de Groehne, l’homme relève le col de son manteau et s’en retourne vers la ville fantôme. "
Chantal S.


Ce texte a  été sculpté  sous la direction de Frankie Pain  dans le cadre de son atelier d'écriture de l'Hajat

"Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots "
-Rafael Alberti-







samedi 26 novembre 2011

argent content

 source: Toile



"L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté."
-Alfred Sauvy-

J'ai lu ça:

"Vous qui n’êtes pas blogueurs, vous ne savez pas ce que vous ratez ! Non seulement vous ne passez pas des heures à écrire, vous ne vous faites pas engueuler par votre femme, vous n’avez pas à cacher vos activités coupables à votre patron, et on ne se demande pas si vous êtes mort dès que vous n’avez rien écrit depuis 3 jours…
Mais tout cela n’est rien. Le pire, c’est que vous Jean-Michel Fourgous, député UMP des Yvelines, ne vous écrit pas.
Et ça, franchement, je ne sais pas comment je faisais avant.
Fourgous, c’est le gars qui pense que Hollande est un dangereux marxiste , et qui ne rate pas une occasion de léchouiller les orteils de son mètre à penser.
Mais aujourd’hui, Jean-Michel Fourgous va plus loin : il va nous permettre d’échapper à la crise. Comment ? En faisant savoir aux banksters que la “dette” est principalement constituée d’intérêts indus, et donc nulle et non avenue ?
Non, restons sérieux. Fourgous est un homme respectable. Il est de l’UMP, que diable. C’est pas lui qui s’abaisserait à contraindre un bankster… Il préfèrera 1000 fois faire payer le peuple.
Non, Fourgous pense, sans rire, que la crise peut se résoudre en… apprenant l’économie !
Voici ce que j’ai reçu :
Le groupe d’étude parlementaire « Génération Entreprise », co-présidé par les députés Jean-Michel FOURGOUS (Yvelines) et Olivier DASSAULT (Oise), organise un colloque sur la culture économique des Français le :
[Je vous passe date et heure, d’ailleurs c’est passé, et on n’est pas là pour faire de la pub, non plus…]
Pour résoudre une grave crise comme celle qui secoue, en ce moment, l’Europe entière, il est tout d’abord nécessaire de bien comprendre l’économie. Les Députés issus de l’entreprise veulent attirer l’attention sur le manque de culture économique des Français qui handicape la reprise de la croissance et la compétitivité de notre pays. Le Prix Nobel d’économie Edmund PHELPS a d’ailleurs évalué que « la France perd un point de croissance à cause de son déficit de culture économique ».
A travers ces débats, les Députés de « Génération Entreprise » souhaitent souligner l’importance de l’adhésion à l’économie de marché, et la nécessité d’avoir un esprit d’entreprise et une culture de l’innovation dans le contexte actuel de guerre économique mondiale.
Parmi les intervenants, seront notamment présents Laurence Parisot, présidente du MEDEF ; Emmanuel Chain, créateur de l’émission « Capital » ; Christian Saint-Etienne (économiste), Geoffroy Roux de Bézieux (chef d’entreprise), deux think tanks (TERRA NOVA, l’IFRAP), deux journalistes (Le Monde, Le Figaro).
Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion publique de l’IFOP présentera les résultats d’un sondage sur « Les Français et la compréhension de l’économie ».
Deux tables rondes articuleront ensuite les débats : la première dressera l’état des lieux de la culture économique des Français ; et la seconde tentera de dégager des solutions concrètes pour réconcilier nos compatriotes avec l’économie.

Si vous ne vous êtes pas bidonnés au moins 37 fois à la lecture de la liste des participants, tous -mais ce doit être un hasard- ultralibéraux bêlants, il ne vous reste effectivement qu’à aller voter Sarkozy et à croire qu’il va “solutionner la crise”… Vous avez aussi le droit de vous demander ce que “Terra Nova”, le “think tank” du P”S” vient faire dans cette galère…
Ainsi donc, la crise, c’est notre faute. Enfin, la vôtre, tas d’incultes qui ne comprenez rien à l’économie capitaliste et ultralibérale.
Vous pouvez cependant être à moitié rassurés en constatant que pas un des intervenants n’avait prévu la crise des subprimes, ni celle de la dette publique. Pas un. Même les agences de notation, qui orchestrent l’asservissement des peuples, n’avaient rien vu venir… Quant aux “téléconomistes”, tous les prétentieux qui causent dans le poste pour expliquer nos malheurs et nous persuader qu’il faut encore faire des sacrifices, ils se contentent de répéter les sornettes libérales de base, sans même pouvoir prédire ce qui se passera demain ou dans une semaine. Dans 10 ans, n’en parlons pas.
Olivier Dassault nous donnerait des leçons d’économie ? Non, tout au plus pourrait-il nous expliquer comment échapper à la crise en naissant milliardaire…
Cette démarche pue. Elle fait partie d’un ensemble d’arguments pourris, qui tendent à faire croire que nous serions responsables de la crise. Parce que nous vivrions “au dessus de nos moyens”, et qu’il faut donc abandonner retraites, sécu, droit du travail… Et que nous sommes donc incultes, ne connaissant pas l’économie.
Pourtant, je fais des efforts, et je vais dans le sens de Messieurs Fourgous et Dassault : je me cultive et j’apprends l’économie. Oh, pas les sornettes de lycée, ni même ce qu’est une action, une obligation, tout ça je le sais depuis longtemps.
J’ai donc appris :
- Ce qu’est un CDO, un CDS (il serait intéressant de savoir combien des intervenants sus-cités seraient capables d’expliquer le concept)
- La bêtise, la prétention et le panurgisme des banksters de Wall Street (ça c’est grâce aux livres de Michael Lewis)
- Que notre dette est de 1700 milliards d’euros, soit plus de 100 000 euros par famille de 4, et donc inremboursable.
- Que cette dette monte de plus en plus, avec les taux d’intérêts fixés par les banksters eux-mêmes
- Que c’est la même chose dans la plupart des pays occidentaux.
- Que cette dette est principalement constituée des intérêts indus payés à des banksters.

Et surtout….
- Que ce sont des politiciens donneurs de leçons qui ont abandonné leurs pouvoirs aux banksters et aux eurocrates qui sont responsables de cette situation, et prétendent néanmoins, pompiers pyromanes, nous en sortir…"
-"Le comique de service, sortir de la crise en apprenant l'économie." article publié le 23 novembre sur le blog de SuperNo -"jamais content jamais d'accord mais toujours prêt à le dire-


 source: Toile

"L'économie qui est la science sociale mathématiquement la plus avancée, est la science socialement la plus arriérée, car elle s'est abstraite des conditions sociales, historiques, politiques, psychologiques,  écologiques inséparables des activités économiques."
- Edgar Morin-




vendredi 25 novembre 2011

le bloc




"Finalement, tu es devenu fasciste à cause d'un sexe de fille.
La formulation te fait sourire un instant et c'est bien la seule chose qui t'aura fait sourire aujourd'hui. on dirait une épitaphe: Antoine Maynard, devenu fasciste à cause d'un sexe de fille.
Et puis tu ne souris plus: tu sais qu'en ce moment précis, quelque part dans la ville, des hommes cherchent à tuer ton ami. Ton frère. Ton petit mec. Oçu ton âme damnée, comme on disait dans les romans du monde d'avant.
Stanko.
Tu aurais peut-être mieux fait de te cantonner à écrire des romans, toi, d'ailleurs. Et au moment où tu penses cela, tu sais à quel point tu te mens, à quel point tu te serais ennuyé à faire carrière dans le milieu littéraire, en admettant que tu aies rencontré davantage qu'un succès d'estime dans des cercles très  "marqués". Très marqués à ol'extrème droite pour dire les choses clairement.
De toute manière, les quatre romans que tu avais dans le ventre, tu les a donnés. ils ont été accueillis assez froidement, à part le premier. On savait qui tu étais, quelles étaient tes allégeances. La mode n'était pas encore au réarmement moral, comme ces temps-ci. A la lutte contre l'ennemi intérieur, islamiste et gauchiste, et même islamo-gauchiste, pour faire bonne mesure. La mode n'était pas encore à la trouille honteuse de tout un pays qui vous amène aujoued'hui aux portes du pouvoir après que vous êtes devenus fréquentables, grâce à Agnès, notamment.
Tu souris encore, un peu amèrement cette fois-ci: si la semaine prochaine, comme il en est question, tu deviens secrétaire d'Etat- secrétaire d'Etat à quoi, tu ne sais pas et tu t'en fous-, tu t'amuseras à publier de nouveau un roman, pour voir quel effet ça fait d'être du côté de ceux que les médias révèrent et flattent. Et puis tu t'arrangeras, pendant que tu y es, pour que les quatre précédents soient réédités en poche. Tu n'es pas p)our le pardon des offenses. Si tu as l'occasion de faire plier l'échine à deux trois petits marquis de la gauche caviardo-cultureuse, tu ne t'en priveras pas.
 Pour peu que tout se passe comme prévu, tu pousseras même le vice jusqu'à te faire inviter dans deux trois émissions littéraires animées par quelques types qui seront bien obligés de ravaler leur morgue. Oh, tu leur aménagera une porte de sortie, tu la joueras grand seigneur, tu les laisseras être un peu insolents, s'ils en ont, toutefois, encore le courage. Les consignes du Bloc sont claires, de toute manière: pas de triomphalisme. Profil bas. On prend les ministères. On exerce le pouvoir. On se respectabilise. Compétence. Stratégie du recours. Agnès a bien insisté, ces derniers mois. Pas de chasses aux sorcières, pas de vengeance personnelle.
Enfin, pas tout de suite...
.../..."

-extrait de:" Le Bloc"- un roman de Jérôme Leroy- série noire- Gallimard-
On en cause par ici
et par là également

un vendredi au ptit poèle



source: Toile


Vendredi est un jour comme les autres;
comme les autres vendredi
s'entend
pour qui n'est point sourd.
Et cent ans, si on passe par là,  ça en fait un paquet de
vendredi..
Mais revenons à nos moutons, enfin je voulais dire,
  pour respecter la tradition:
  A nos poissons,
"let's go back to the subject"
pour respecter la traduction.
Ce qui avouons-le, fait sans doute moderne, mais n'a qu'un lointain rapport
avec l'expression.
et risque de créer une forme d'incompréhension,
 pouvant même, si on n'y prend garde
aller,
-dixit Henri Tachan -entre la poire et le fromage- jusqu'à: "l'incommunicabilité".
Comme chaque vendredi il faudra donc, en vert et contre tout dans le texte:
Trier l'ivraie Duflot.
Vendredi, à six heures cinquante huit tapantes, tout en restant discret, 
le poèle à granulés s'est remis en route,
vers sa  noble destinée
consistant à réchauffer une gueule d'atmosphère
qui en avait bien besoin
puisque pour tout dire: On commençait à se les pellets
p-e
2 ailes
e
t.
Attention cependant à ne pas confondre avec de l'alimentation pour les lapins,
ou des gâteaux apéro, ou...
C'est très ressemblant et pas que le vendredi.
qu est aussi
par ici
la bonne soupe,
jour de grand marché, entre huit heures  et demi et midi,
surtout au fond à droite vers les étals des poissonniers.
qui font leur beurre- blanc-
chaque vendredi,
ou
"I go to the market, mon petit panier sous mon bras"
Une douzaine d'oeufs de Questembert
Deux côtes nantaises
Des poireaux de La Turballe
et puis quoi encore?
Ptêt un gâteau
Tu crois?
avec des bougies sur sa tête, comme chez  la sainte Catherine
Non, tu rigoles!
Ben oui,
forcément, 
pisque c'est vendredi.


jeudi 24 novembre 2011

il ne faudrait pas...

Même si faute de mieux pour l'instant
fragile,
j'y met un conditionnel.
Il ne faudrait pas qu je me laisse envahir par une colère trop noire 
qui tache.
Il ne faudrait pas que je navigue trop près des récifs de la morosité au risque d'y laisser périr mes dernières illusions.
Il ne faudrait pas prendre comme argent comptant la face visible de l'iceberg et oublier que pour la petite aventure, sous les pavés de mauvaises intentions poussent des grappes de poésie sauvage.
Il ne faudrait pas s'empêcher d'envisager  l'essentiel, comme un ptit nécessaire à survie,
en milieu hostile.
Il ne faudrait pas oublier la tangente, la marge, les phares de recul, la distance nécessaire et l'humour qui lave  toujours plus blanc.
Il ne faudrait pas
avec des si
et des là 
aussi
oublier de
mettre un peu de rêve en bouteille 
pour les jours qui s'absentent
afin d'ouvrir une parenthèse, comme fenêtre dans l'imaginaire d'un  clown en transit.
temporaire.
Il ne faudrait pas refuser le droit d'inventaire et fermer boutique en conséquence,
le temps qu'il faudra..
Il ne faudrait pas trop surjouer un rôle de composition de texte
Miroir, miroir ne vois-tu rien venir?
-L'éphémère de l'Histoire..
-Mon costume repassé pour le bal démasqué.
-L'envie de croire encore au plus que nécessaire.
-Les mots taillés en pièce pour la beauté du geste.
-La pensée saute-mouton pour traverser la nuit.
-Le doute à la criée
 et tant pis s'il effraie
il est frais mon panier
avec un peu de sent bon dessus
voyez  toute.la différence;
et quand je dis
jeudi 
23 .
Mais
Z'alors,
Le médecin conseil reverrait-il ses prétentions à la baisse?

mercredi 23 novembre 2011

une étrange dictature

 source: Toile

".../...Nous ne vivons pas sous l'emprise fatale de la mondialisation, mais sous le joug d'un régime politique unique et planétaire, inavoué, l'ultralibéralisme, qui gère la mondialisation et l'exploite au détriment du grand nombre. Cette dictature sans dictateur n'aspire pas à prendre le pouvoir, mais à avoir tout pouvoir sur ceux qui le détiennent.../..."



Vidéo ( les indignés de la Défense) envoyée par Bernadette et  que la Franchouille  du 20heures ne verra pas bien sur, sur sa télé prédigérée. Faudrait tout de même  pas réveiller le client, électeur .
Les années passent, les lieux changent mais l'on retrouve toujours un  bipède à matraque "On peut cogner chef?" qui se délecte de bastonner des jeunes qui  pensent. Cela le renvoie tellement à ses propres frustrations...  bien payées tout de même. On pourrait sans problème le comparer à un autre halluciné-autre uniforme- rivé celui-là derrière son écran et qui par quelques tours de passe-passe dont il a le secret rempli des comptes ici ou là et en vide d'autres,  sans réaliser, c'est pas son problème, "On peut banquer chef?" que lui aussi il matraque par clavier interposé mais sa chance à lui, c'est que ça gagne nettement plus, avec moins de risque pour sa jolie cravate,  et que  surtout..il n'a pas en face de lui directement  le regard de sa proie.
Plus facile sans doute pour s'endormir en suçant son pouce.





source: Toile

".../...La question n'est pas pour ce régime, d'organiser une société, d'établir en ce sens des formes de pouvoir, mais de mettre en oeuvre une idée fixe, on pourrait dire maniaque: l'obsession d'ouvrir la voie au jeu sans obstacle du profit, et d'un profit toujours plus abstrait, plus virtuel. Obsession de voir la planète devenir un terrain exclusivement livré à une pulsion après tout très humaine, mais que l'on n'imaginait tout de même pas devenue- du moins tenue de devenir- l'élément unique, souverain, le but final de l'aventure planétaire: ce goût d'accumuler, cette névrose du lucre, cet appât du profit, du gain à l'état pur, prêt à tous les ravages, accaparant l'ensemble du territoire ou plutôt l'espace en son entier, non limité à ses considérations géographiques. L'un des meilleurs atouts, l'une des meilleures armes de cette razzia? L'introduction d'un terme pervers, celui de "globalisation", supposé définir l'état du monde mais qui l'occulte en vérité, "englobant" en un terme vague et réducteur, sans signification réelle, du moins précise, l'économique, le politique, le social, le culturel, qu'il escamote pour s'y substituer et soustraire ainsi cet amalgame à l'analyse comme aux constats. Le monde réel semble happé, englouti dans ce globe virtuel donné, lui, pour la réalité. Et nous avons l'impression d'être, nous aussi, capturés au creux de ce globe, dans un piège sans issue../...."


source: Toile


".../...Cela revient à dire que nous vivons au sein de politiques en apparences diverses, mais qui toutes répondent d'une politique mondiale assise sur un principe unique et sous-jacent, réputé indiscutable: celui de la priorité plus ou moins clandestine accordée au profit privé, sacré sources d'emplois; principe contre lequel il est entendu qu'il n'y a pas de recours et selon lequel quiconque n'admet pas l'"économie de marché comme modèle unique de société, comme la définition même de la démocratie, est un autiste retardataire doublé d'un excité dangereux.../..."

 extraits de: "Une étrange dictature" de Viviane Forrestier-



-source: Toile

mardi 22 novembre 2011

mes hommages Madame




Ils l'ont dit dans le poste du petit matin, Danielle Miterrand est partie cette nuit vers de nouvelles aventures.
J'ai eu la chance Madame  de vous rencontrer une fois, lors de la présentation de votre fondation; Vous n'étiez pas un "animal de scène" comme peuvent l'être d'autres politiques cachant souvent le vide abyssal de leur discours derrière des gesticulations à n'en plus finir. Il fallait sans doutes parfois tendre l'oreille et réfléchir pour comprendre la portée de vos engagements envers l'Humain. Vous étiez quelqu'un que l'on n'entend pas  mais qu'on l'écoute, avec respect, pour les choses essentielles que vous aviez  à dire concernant en autre le droit des peuples à accéder à l'eau et à disposer d'eux-mêmes. ce qui pourrait sembler banal pour ceux qui n'ont qu'un robinet à tourner mais  tellement vital pour tant d'autres.
Vous étiez une militante au plus noble sens du terme, prenant parfois des positions qui embarrassaient votre"famille" politique  et c'est aussi pour cela que l'on vous aimait, en empêcheuse de tourner en rond, ne cherchant jamais la facilité ou la tranquillité des arcanes du pouvoir.
En première dame de France comme l'on dit des femmes de président, c'est sur vous avez dû faire tâche ne ressemblant en rien à celles qui vous ont précédé ou succédé. Ni bourgeoise, punaise des bonnes oeuvres ou abonnée de la rubrique people. Vous aviez de  la Classe Madame et.je pense bien à vous aujourd'hui.


lundi 21 novembre 2011

ça chambon?

 source:Toile


 tu trouves que ça chambon?

...Ben pas vraiment, mais comme de coutume  et tellement  prévisible à grand galop...le  conseil  supérieur des blablateurs patentés et largement payés à le faire se saisit, plus vite que son ombre, d'une affaire glauque à souhait pour -y'a pas de petit profit- surtout en période de pré électoral- nous concocter manu et largement  militari un décret à chaud (pour la saison)  dont on ne connait pas encore la teneur mais qui va forcément caresser dans le sens du poil l'essieu et dames adeptes   du toujours plus répressif formant largement  l'électorat troisième et quatrième âge (on arrête pas le progrès) et beauferie associée, chair à canon de rouge etc  de notre droite dans ses bottes...
Et, une fois de plus la presse aux grandes orgues de la barbarie, depuis deux jours tout organes confondus nous gave comme canard  gras d'un fait divers et qui aurait du le rester en tant que tel. Seulement, c'est tellement vendeur tout ça, n'est-il pas? que l'éthique journalistique , comme souvent dans ces cas là on s'assoit dessus...c'est bon Coco rico.

Elle est où la bassine pour vomir?




dimanche 20 novembre 2011

émoi, et doigts

 source: Toile

J'ai les doigts qui sentent la mer
dans une version océane.
Sinon: à quoi bon.
Elle est fraîche ma gavotte, elle est fraîche.
et un, et deux...
...et sept et huitres.
Les grosses vendues au kilo
laiteuses quand elles manquent d'R
et seulement alors pour les aficionados de l'exception culturelle.
En novembre c'est bien  différent
le consensus est de rigueur
et la marée pour tous.

 source: Toile

J'ai les doigts qui ne trompent pas.
Même quand on les rince,
derrière le paravent citronné
résiste un parc -à huitre-  d'attraction.
pour rappeler -au cas où -
que l'on vient...
Et même où j'irai.
Les racines sont tenaces
Que voulez-vous,
l'étang change



source: Toile

J'ai les doigts en danger
quand il s'agit d'ouvrir la bouche
de l'animal triste fin.,
ça dérape facilement sur les rochers de la gloire
et fait mer.
Pas trop de salade, ni d'artifice vinaigré
pour une  bivalve hermaphrodite.
naturiste de la première heure.

source: Toile


J'ai les doigts en compote à force,
mais noble cause,
au monument de l'ostréiculteur inconnu
je déposerai un collier de coquillage.
Reconnaissance d'un  ventre de la mer,
endimanché.

source:Toile