dimanche 20 novembre 2011

émoi, et doigts

 source: Toile

J'ai les doigts qui sentent la mer
dans une version océane.
Sinon: à quoi bon.
Elle est fraîche ma gavotte, elle est fraîche.
et un, et deux...
...et sept et huitres.
Les grosses vendues au kilo
laiteuses quand elles manquent d'R
et seulement alors pour les aficionados de l'exception culturelle.
En novembre c'est bien  différent
le consensus est de rigueur
et la marée pour tous.

 source: Toile

J'ai les doigts qui ne trompent pas.
Même quand on les rince,
derrière le paravent citronné
résiste un parc -à huitre-  d'attraction.
pour rappeler -au cas où -
que l'on vient...
Et même où j'irai.
Les racines sont tenaces
Que voulez-vous,
l'étang change



source: Toile

J'ai les doigts en danger
quand il s'agit d'ouvrir la bouche
de l'animal triste fin.,
ça dérape facilement sur les rochers de la gloire
et fait mer.
Pas trop de salade, ni d'artifice vinaigré
pour une  bivalve hermaphrodite.
naturiste de la première heure.

source: Toile


J'ai les doigts en compote à force,
mais noble cause,
au monument de l'ostréiculteur inconnu
je déposerai un collier de coquillage.
Reconnaissance d'un  ventre de la mer,
endimanché.

source:Toile

samedi 19 novembre 2011

de l'usage



de l'usage de l'ennui sur la couche supérieure de l'épiderme.
Peut-on encore se permettre de s'ennuyer?
Pourtant,
le temps est forcément perdu.
Alors,
autant instaurer la gratuité.






"Il est des sensations qui sont des sommeils, qui occupent comme une brume toute l'étendue de notre esprit, qui ne nous laissent ni penser, ni agir, et ne nous permettent pas d'exister clairement. Comme si nous n'avions pas dormi de la nuit, il survit en nous quelque chose du rêve, et il y aune torpeur de soleil diurne qui vient chauffer la surface stagnante des sens. C'est une saoulerie de n'être rien, et la volonté est un seau renversé au passage dans la cour, d'un geste indolent du pied."-
Fernando Pessoa-Le livre de l'intranquillité





"La vie est courte, mais l'ennui l'allonge. Aucune vie n'est assez courte pour que l'ennui n'y trouve sa place."
-Jules Renard-



Je voulais m'ennuyer pour ne rien faire. L'affaire n'était pas simple puisque par essence même et en particulier, l'ennui s'introduit sans autorisation. Il  me fallait donc utiliser des subterfuges pour le provoquer ou tout au moins dans un premier temps l'amadouer, afin qu'il se laisse désirer, entretenir et  au final pacifier.



"L'ennui de l'huitre produit des perles"
-José Bergamin-



L'ennui est en vie
L'ennui
sans 
l'envie.
L'ennui par magie sent l'envie
Et si,
contrairement aux apparences, l'art de vivre avec soi même,
pouvait s'autoriser l'ennui.



Samedi on kara hoquette
sous les briquets


vendredi 18 novembre 2011

ne pensez pas, dépensez

 "Mr Rainbow-source: Toile


"Ne pensez pas, dépensez"
C'est Dany Robert Dufour, philosophe qui dit ça
-en autre-.

Je l'ai aperçu dans la boite à images, au mitan de ma nuit, participant à une émission que je  suggérerais" intelligente"; enfin, j'imagine que  c'est sans doute un peu pompeux et subjectif de dire cela...
En tout cas, j'y butine avec grand plaisir et elle a tendance à me titiller l'espace -forcément réduit- consacré à la réflexion.
"Les mots de minuit ", je tombe dessus toujours par hasard en suivant les caprices d'un navire balloté par les vents nocturnes et lorsque j'ai la chance de pouvoir m'y poser - toujours en cours de programmation-  je suis immédiatement  sous le charme de ces mots de minuit qui  me font l'effet d'un soin holistique, parfois en parfait décalage avec les heures  l'ayant précédé et d'autant plus salutaires pour le ressourcement...
Je ne sais pas comment il fait ce Philippe qui anime l'émission pour réunir à chaque fois des univers  différents et tellement riches de créativité, d'écoute et d'échange mais en tout cas il" Lefait" (ben oui j'ai osé...).
Le chef d'orchestre pose de bonnes questions , crée des passerelles entre ses invités, ne se met pas en avant..Ouah!,on en redemande des animateurs de télévision dans son genre...
"Ne pensez pas, dépensez" humour lapidaire, de Dany Robert Dufour,
auteur de "L'individu qui vient après le libéralisme" éditions Denoèl-
 Comme d'habitude, j'ai noté les références sur un bout de papier que je retrouverais peut-être dans six mois en me disant" C'était qui lui, déjà?"

Ah dame.  Voyez par vous même,  ce vendredi, mes problèmes existentiels sont de l'ordre du supportable.



Dany-Robert Dufour - Le Divin Marché par rosaluxembourg




Des mots pour maudire

"Y'a soixante ans, les mots de l'ancêtre de l'éducateur devaient être "amour et partage".
 On voit de jolis curés en soutane faire de la balle au pied avec les petits enfants à côté de l'église du village. Il y a quarante ans, les maîtres mots étaient probablement "éducation et  engagement". Là, les vieux maîtres de la communale se battent pour l'éducation populaire. Allez, la même chance pour tous, on soutient les plus abîmés de la vie et l'on en fait de bons ouvriers. Il y a trente ans, on pensait "inconscient et relations". Tous  les éducs s'étaient transformés en psychanalystes et savaient le rôle pathologique des mamans dans les troubles de la personnalité des enfants. Il fallait mettre des mots et donner du sens. Freud était le livre de chevet de toute une profession. Il y a vingt ans, on découvrait "la distance et le recul". Attention, nous les éducs n'allions pas nous immerger dans la relation à l'enfant. Il fallait défendre la professionnalisation de nos activités, savoir qui l'on était et d'où l'on partait. Forcément professionnels puisque nous avions notre convention collective!
Il y a dix ans, nous n'avions que "projet et subventions" à la bouche. Nous étions les champions du plan d'action, de la demande de thune, du montage d'activités. Plus à l'aise sur un ordinateur que devant une bande de loulous, nous étions devenus des managers sociaux. L'éducation était devenue un marché. Et aujourd'hui. Bah, il se pourrait bien que nos termes de ralliement soient les expressions: "Ouvrir le parapluie et botter en touche". D'abord se protéger, se dire que si ça finissait mal pour un gamin on ne pourrait pas nous accuser de ne pas avoir fait notre taf! Respecter la loi jusqu'à l'absurde. Prévenir la hiérarchie, le juge, le papa, la mamn, les flics, etc.
Ensuite, ne pas trop en dire pour être sur  de ne pas s'engager et qu'ensuite ça nous retombe dessus. Diable, nous faisons un métier à risque, c'est bien connu. Bon, vous allez me prendre pour un vieux con; ce n'est pas complètement faux. Et alors, ça n'empêche pas de donner son avis."
-Des mots pour le dire" chronique d'Etienne Liebig parue dans le numéro 1039 de l'hebdomadaire "Lien Social"



 Photo source: Toile

jeudi 17 novembre 2011

menu de la mer, à voiles et à vapeur




Mardi, je suis allé chez ma cousine. Elle m'appelle "mon petit cousin" . Vous me direz: C'est  normal puisque c'est ma cousine et qu'elle a quelques automnes en plus que moi, mais si peu; seulement,  elle le dit avec tellement de gentillesse dans la voix qu'ayant omis de passer tous les examens de famille, j'en suis à chaque fois tout chamboulé.
  Mes propos demanderaient sans doute quelques explications supplémentaires  sur ma part d'Histoire, mais ne voulant pas perdre l'effet de surprise,  je  vous renverrais à mon premier roman lorsqu'il sera écrit, vers 2037 enfin c'est ce que dit  l'horoscope de Télérama , ce qui fait qu'il sera  également  le dernier.
YES!
De quoi casser la baraque avec le bandeau de couverture. 

Grand-père faisant le point -1918-

Mardi donc, juste après un délicieux gâteau farci de mousse au chocolat (j'en ai pris deux fois), le mari de ma cousine, qui est aussi gentil qu'elle sans pour autant m'appeler "mon petit cousin" Ce qui semble tout à fait logique puisque je ne le suis pas., mais à la place, Ouah!  il m'a offert un DVD confectionné avec ses petits doigts agiles et sur lequel il a déposé tout un tas de photos de famille, récupérées au fil de ses promenades dans les archives poussiéreuses d'un grenier insulaire. Bonjour le boulot et super le cadeau, il parait que c'est normal, ça fait ça quand on ride ses artères, l' envie de remonter le courant sanguin pour raccrocher le wagon de queue...et comme je suis sous des dehors à la Fred austère, un brun sensible de  petite taille, dès que j'ai retrouvé ma base estuairienne, j'ai plongé avec avidité dans ces instants gravés dont certains provenant tout de même et tabernuche  de plaques photographiques de la fin du dix-neuvième.

Ah magie des temps modernes  comme disait l'aviateur inconnu en larguant sa première bombinette sur un groupe de futures statistiques, quelques centaines d'années en raccourci sur un disque, si on avait raconté  cela aux marins affrontant , du vent plein les voiles (ce qui n'arrive pas qu'au port), quelque Cap épée épique ,pour  sur ils ne l'auraient pas cru?
Remarquez, ils avaient certainement  dans certaines situations mieux  à faire qu'à se poser ce genre de question , même si l'un des leurs en a profité pour immortaliser la scène et sans vomir sur la boite, ce qui s'apparente à l'exploit:

-Golfe de Gascogne -1931 -



Evidemment, les clichés sont d'époque et même si ils ont été un peu  travaillé- autant que l'on puisse le faire- pour les rendre  plus visibles , ils ont conservé leur patine naturelle et grand bien leur fasse.

Tonton à l'école-1924-

Elevage de produits frais en mer...









 
Le second capitaine-1918-





-Navire dans les glaces-1920-

-Uncle J.-Descente de latécoaire sur le sol d'Afrique-1930-


Une autre fois, si vous êtes aimable, si j'ai pas oublié et si je ne suis pas poursuivi par une cabale familiale pour crime de  lèse majesté, je vous en proposerais d'autres de bijoux de famille .
En attendant un peu de musique avec le dernier  clip de mon  cousin 
Je plaisante bien entendu.


mardi 15 novembre 2011

que c'est triste un train qui siffle dans la nuit




C'est toujours la même histoire mais pas forcément non plus un beau roman  hu! hu! hu!. Sous couvert d'être soit disant le plus évolué du bigbang terrestre, le bipède en  genre humain a une fâcheuse et Historique  tendance à vouloir s'étaler comme bon lui semble et à laisser trainer ses affaires n'importe où  et sans vraiment se préoccuper de qui fera le ménage-théorie bien connue du: "Après-moi le déluge".
Le gars (et des filles aussi) s'imagine que la planète où il a posé par hasard les fesses, il en serait en quelque sorte propriétaire, un peu comme ce qu'il  rumine et théorise de sa grande émotion passagère qu'il appelle communément:  "l'amour"et qui se traduit en résumé dans le texte par un truc du genre (en général)  non dit   mais du genre quand même:: C'est à moi ça, pas touche."
Et toute la trame ou presque de son aventure va ainsi se résumer à mettre des barbelés de vrai ou virtuels autour d'un mythe (à gros trous) de la "classe" du possédant et par extension à prendre ses aises avec l'espace. Mais comme son double fait de même, on comprend pourquoi depuis qu'il s'est accompagné pour la survie de l'espèce et par peur de rester seul, cela engendre des incompréhensions, frictions, conflits ..et autres problèmes d'égo, de communication et tout le bourrier.
Après, tout est affaire de qui sera le plus fort ou  aura la plus grande gueule et le baratin qui va avec pour faire croire à son voisin que c'est comme ça que ça se passe la vie et qu'il a intérêt à l'entendre sinon ça ne pourra que  lui amener des ennuis. On connait la chanson:  ".../...les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux..."
Mais comme par chez nous on s'affiche dans le mode -civilisé-le discours qui accompagne sera à quelques rognures près : "On fait ça, mais c'est pour ton bien, et d'ailleurs si tu comprends pas c'est que t'es juste un peu  trop con , allez circule...."
Là-dessus on peut décliner tous les genres et les modes de l'Homo-politicus, l'Homo curaillus-flicus- l'Homo financius et suivant ses intérêts...de l'Homo psycho et scientificus-
...



Z'avions reçu ceci:


  "  Fukushima, c'était il y a huit mois. Il n'y a pas de « retour à la normale » après une catastrophe nucléaire. Il y a un nouvel état du monde, une nouvelle géographie du ravage dont l'information régnante voudrait que l'on s'accommode, par la force des choses. Le spectacle des explosions de Fukushima offert en live streaming à la planète entière, les dépêches sans queue ni tête livrées d'heure en heure à l'avidité des peuples obéissent à la même logique qui commande aujourd'hui le plus complet silence sur les conséquences de la catastrophe. Qui sait que le Japon a mis à l'arrêt à ce jour 44 de ses réacteurs, que seuls dix fonctionnent encore et qu'à Tokyo on préfère désormais les coupures d'électricité aux merveilles de l'atome ? Qui se soucie que 90 % des enfants naissant actuellement dans la zone contaminée autour de Tchernobyl soient frappés de tares génétiques ? La vie est assez dure comme ça pour s'épargner d'avoir, de surcroît, conscience de son horreur. Les pays les plus nucléarisés sont ceux où l'on se rebelle le moins contre le nucléaire. Les prisonniers finissent généralement par aimer leur geôlier, pour peu qu'on les résigne assez à leur sort.

    Dans l'ambiance de fin du monde, d'apocalypse symbolique, d'effondrement généralisé où nous baignons présentement, le nucléaire fonctionne comme un verrou sur la situation politique. C'est un ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle sur toute idée de bouleversement. Ce qui est en jeu là, ce n'est évidemment pas la révolution, tout juste sa possibilité. D'autant plus cette société épuise le peu de crédit qu'il lui reste, d'autant plus le réseau de centrales qui enserre le territoire nous fait l'effet d'un corset, d'une camisole. Comment un régime qui ne s'aventure plus à faire de promesse pour l'année suivante ose-t-il produire des déchets radioactifs pour encore cent mille ans ? Comment ignorer que la dépendance énergétique où l'on nous tient, et la sorte de chantage qui l'accompagne, réduisent à l'insignifiant toutes nos prétentions à la liberté ? Il y a quelque chose de morbide dans l'investissement libidinal dont l'Etat français a couvert ses centrales et ses bombes à neutrons. A mesure que gouvernements  étrangers et capitalistes éclairés font savoir l'un après l'autre leur intention de renoncer au nucléaire, la France préfère se dire que si elle est de plus en plus seule dans son impasse, c'est simplement qu'elle est la meilleure. Alors que l'EPR est en bonne voie pour égaler Superphénix dans la catégorie des folies furieuses, EDF dévoile à présent son intention de relancer la surgénération. C'est un spectacle atterrant qu'un tel déni du réel, une telle imperméabilité à l'expérience, une telle façon d'exposer au monde entier ses verrues comme un titre de gloire.

    Trois ans se sont écoulés depuis ce 11 novembre où la Sous-Direction Antiterroriste a trouvé bon d'investir le village de Tarnac et quelques autres domiciles en France, afin d'y arrêter une dizaine de personnes. Renseignements pris, nous avons fini par acquérir une idée assez précise de l'étonnante convergence d'intérêts qui a amené à ces arrestations. On arrive, selon le fil que l'on tire dans cette bobine, à d'obscures barbouzes grenouillant dans la « sécurité », à des services secrets agissant « informellement » à l'échelle européenne, à des conseillers du prince en veine de reconnaissance, à de vieux fachos ayant accédé aux ministères dans le sillage de Sarkozy et jugeant que l'heure était enfin venue de prendre leur revanche sur les gauchistes. On y trouve aussi les intérêts bureaucratiques bien compris d'ex-RG mis à mal par la fusion avec la DST au sein de la DCRI et les éternelles ambitions ministérielles de Michèle Alliot-Marie. Pour faire bonne mesure, on n'oubliera pas le rôle joué par l'infiltré britannique Mark Kennedy-Stone et l'effet des habituelles rivalités dont les milieux radicaux sont, au même titre que n'importe quel autre milieu, le siège détestable. Mais si l'on s'en tient aux faits, et non à leur cause, ce qui a fini par nous sauter aux yeux, c'est ceci : l'affaire de Tarnac fut d'abord une tentative forcenée, et à ce jour réussie, pour contenir aux frontières l'extension du mouvement anti-nucléaire allemand. Toute l'opération aura consisté à travestir une action de blocage de trains revendiquée par un groupe anti-nucléaire allemand et exécutée par une méthode assez usuelle et assez sûre – les fameux « crochets » - pour avoir été employée jusqu'à une centaine de fois en une seule année de l'autre côté du Rhin sans jamais blesser quiconque, en un « acte terroriste » immotivé visant à faire dérailler des trains. Il aura suffi pour cela, d'un côté, d'occulter la revendication allemande transmise dès le 9 novembre 2008 par Interpol, et de l'autre de faire le plus de bruit possible autour de l'arrestation d'un groupe que l'on avait depuis longtemps dans le viseur. Comme l'assassinat de Vital Michalon lors de la manifestation de Malville en 1977, comme les tendons tranchés volontairement, l'année dernière, aux militants du Groupe d'Action Non-Violent Antinucléaire (GANVA) qui s'étaient enchaînés sur la route du train de transport de déchets ultra-radioactifs CASTOR (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material), l'affaire de Tarnac témoigne de la nervosité pathologique qui atteint l'Etat français dès que l'on touche à la question nucléaire. Il est vrai qu'il a sur ce point des décennies de mensonge et des milliers de morts à faire oublier.

    Cette année que se prépare, pour la première fois peut-être, une action de masse pour bloquer à son point de départ, le 24 novembre prochain à Valognes (Manche), le train CASTOR, nous ne pouvons décemment manquer le rendez-vous. Nous devons bien cela à l'Etat français, et à ses nucléocrates. Et il serait malséant, après Fukushima, qu'il y ait 50 000 Allemands pour le bloquer à son arrivée  à Gorleben, et personne pour l'entraver en France. Alors que huit nouveaux trains de déchets provenant de Hollande doivent bientôt traverser les gares de RER franciliennes pour rallier La Hague, nous devons donner raison au collectif Valognes Stop Castor (http://valognesstopcastor.noblogs.org/ *) : « La question des déchets constitue le maillon faible de l'industrie nucléaire, et l'illustration la plus frappante du scandale qu'elle est dans son ensemble ». C'est donc là qu'il faut l'attaquer. C'est là qu'il faut, à quelques milliers, lui porter un coup décisif. Polluer, c'est toujours s'approprier. En polluant pour les cent mille ans qui viennent, l'Etat nucléaire s'approprie tout futur pensable et toute vie possible. Nous sommes le futur. Nous sommes la vie. Nous arrêterons les centrales. Tous à Valognes ! "

Comité anti-CASTOR de Tarnac


dimanche 13 novembre 2011

la mémoire juste



MEET-maison des écrivains étrangers et des traducteurs-2011-"La mémoire juste"





impressions d'automne


Ami novembre.
On y laisserait presque sa chemise
quand l'autre grand échauffé s'amuse avec les rideaux
en nous rappelant qu'il fait bien ce qu'il veut,
où il veut




Tu crois toi  que dimanche 13, ça porte aussi au ptit  bonheur?

samedi 12 novembre 2011

les crabes poilus

 source: Toile

-Au lendemain du onze novembre, même les crabes sont poilus-
-pensée bien tranchée-

 photo: ChineNouvelle

"L'automne est la saison du crabe chinois ou crabe poilu de Shanghai. Ce petit crustacé envahit alors les marchés et restaurants des quartiers anciens de la ville. Le crabe poilu est très prisé dans la gastronomie chinoise pour sa chair blanche et ferme, plus douce que celle du crabe traditionnel, et pour ses oeufs de couleur orange, qui évoquent le jaune d'oeuf mollet. Le crabe poilu est réputé avoir un effet rafraîchissant (yin) sur l'organisme. La plupart des crabes servis à Shanghai sont originaires du Yangcheng et autres lacs situés à deux heures de route environ de la ville. ;Leur préparation est élémentaire: les crabes sont cuits à la vapeur puis assaisonnés d'un vinaigre de riz doux et de gingembre en tranches. Deux à quatre crabes par personne, servis chauds,../..."

extrait de: Crabes poilus de Shanghai- National Geographic-500 voyages de rêve- saveurs du monde-

la minute de Raymonde Olliver:
(proposé par Sophietvb) 





 source: Toile

Tout à fait entre-nous
restons simple

vendredi 11 novembre 2011

onze bretons et leur mer










LES BREIZH FOLIES


Ta mer, elle est en nage quand elle te court après.

Ta mer, elle fait des vagues parfois.

Ta mer, elle collectionne des coquillages qui brillent,
des colliers
de perles rares
en toc.

Ta mer, vit à contre-courant et lorsque tu crois parfois la mener en bateau,
c'est elle qui tient la barre et t'embarque où elle veut.

Ta mer en thérapie,  consulte les marées,  étoiles, sémaphores...
A l'ancre de ses carnets, elle  raconte
pour qui, pourquoi?
L'horizon.
Son estuaire habitué à ne jamais grandir,
à jouer avec ses doutes, avaler des palourdes,
et en  bouquet final
passer des grises aux roses.

Ta mer en poésie,
C'est Trénet sous la pluie, rayon Farz et attrapes.
pour faire valser les conventions
dans les jupes qui tournent des petites filles.

Ta mer maquille les jours et oublie la nuit,
ou alors l'Artifice
de rires et de bulles du même acabit,
pour tordre le cou aux dépressions sur Atlantique.
Ta mer, agitée  et  localement forte
d'avoir survécu le temps destiné.

Ce jour là,
tout en onze.
Ta mer,  elle cabotait entre ses eaux,
godillait sur son golfe
coiffait une carte postale...
en voulant
définitivement
faire sa fête
à l'explication de texte.

Bonne fête maman.






source: Toile

"Tu vois, le danger", dit le sage à son disciple qui venait juste de le quitter pour aller relever ses casiers en baie de somme, ou avant la sieste, si vous préférez-"Tu vois le danger" "ça tu l'as déjà dit-voix boaf!)
"c'est de prendre du plaisir à sa
mal-propre 
connerie
seulement, c'est tellement bon"...

POILUS SANS FRONTIERES 



...pas la guerre"
Quarto Negro · Vesânia II (Delírio Mútuo) from Quarto Negro on Vimeo.

jeudi 10 novembre 2011

loutre façon


 source: Toile


treize heures vingt-trois- le robot aspirateur dernier modèle de chez Nuit-Sens et  programmé à la seconde, laisse une trace sonore et écrite sur le parquet flottant entre deux os de l'étage supérieur.
Les thés meurtriers m'emmènent  à aller  soulager ma conscience et au dernier instant , poussant  la porte de la ville d'eau, je me rappelle qu'envoyée dans le cadre des échanges inter-sels, une otarie albinos  de l'avant-veille a élu domicile dans la partie la plus  aquatique de la maison. 

"On a failli ne ne plus se voir" me dit en souriant de toutes ses dents l'Artocephamus gazella. tout en rangeant  ses petites affaires dans un grand sac Hermès en peau de loutre toute  retournée. 
"J'ai rechargé mon Tomtom avec les derniers relevés cartographiques et  je vais pouvoir y aller à la prochaine levée des eaux. Le voyage continue..."

-Mais cela prendra cinq minutes, permettez-moi au moins de vous accompagner jusqu'à la côte?

"Vous êtes gentil, mais ce n'est pas la peine; d'après mes calculs, nous sommes à huit-cent mètres à peine du front de mer et comme vous dites par chez vous "quand la nuit fut venue" je vais me glisser avec une certaine volupté je dois l'avouer, dans les eaux froides  et noires de l'estuaire vers d'autres rencontres tout aussi charmantes."

C'est toujours la même affaire  avec les chambres d'hôtes . On rencontre des gens super attachants et puis voilà quelques heures plus tard  ils sont déjà repartis .
La vie se laisse à réfléchir.