dimanche 2 octobre 2011

libre pensée ou pensée libre?




 Libre pensée ou pensée libre?
et en mesures d'accompagnement...
mélodies en sous-sol
quand la basse besogne.
 En son temps, le slamlomeur pouvait bien s'appeler Léo.
Il  glissait agile sur les pistes du microsillon ,  fustigeant en rimes
assassines;
à coup de cordes raides,
pour pendre la poésie aux crocs d'une colère symphonique,
et sa mère,
la terre, en faisait les frais
pour le meilleur des muses de verte compagne.
Libre pensée ou pensée libre?
En son temps le RAPetout s'intitulait Villon,
pas Fillon
et la justice s'enrobait déjà de faux semblants
pour le mettre en demeure 
du barreau
de lâcher le morceau
des escrocs farceurs.
Libre pensée ou pensée libre?
chez cierges effarouchés,
la révolte vaut bien un cantique,
et la morale fait ses courses à sauve qui peut,
 rayon lingerie sale en famille.
En son temps, l'intrépide s'appelait Dany
on lui trouvait alors un air d'étrange étranger.
L'Histoire  bégaie ses collections: automne-hiver, printemps été.
tant que Marché est bien gardé.
Libre pensée ou pensée libre?
En son temps l'accordeur de mots s'appelait  Alain Rey
Il ricochait sur des ondes matinales
en nous expliquant qu'il fallait se méfier.
Qu'à trop blanchir les mots
on en perdait irrémédiablement le goût
de la liberté d'en penser.
...



proposé par Lydie

samedi 1 octobre 2011

braderie du samedi

source: toile



Le Philippe du jour:

"L'institutrice présente à la classe un nouvel élève arrivant du Japon:
  - les enfants voici un nouvel élève qui s'appelle Sakiro Suzuki
  Le cours commence. L'institutrice :
  - Bon, voyons qui maîtrise l'histoire de la culture franco-américaine.
 Qui a dit : DONNEZ-MOI LA LIBERTE OU LA MORT?Pas un murmure dans la salle. Suzuki lève la main :"Patrick Henry,en 1775 à Philadelphie."
 L'institutrice : "Très bien Suzuki !" Et qui a dit : L'ETAT EST LE PEUPLE, LE PEUPLE NE PEUT PAS SOMBRER
 Suzuki lève la main : "Abraham Lincoln, en 1863 à Washington ."
L'institutrice : "Excellent, Suzuki !"
 Maintenant, qui a dit : "JE VOUS AI COMPRIS"
 Suzuki lève la main et dit :" Charles DE GAULLE !"
L'institutrice regarde les élèves et dit : "Honte à vous ! Suzuki est Japonais et il connaît l'histoire française et américaine mieux que vous !"
On entend alors une petite voix au fond de la classe : " Allez tous vous faire enculer , connards de Japonais !"
 "Qui a dit ça ?" S'insurge l'institutrice
 Suzuki lève la main et, sans attendre, dit :" Général Mc Arthur, 1942, au Canal de Panama et Lee lacocca, 1982,lors de l'assemblée générale de General Motors."
 Dans la classe plongée dans le silence, on entend un discret : "Y'm'fait vomir..."
 L'institutrice hurle : " Qui a dit ça ?"
Et Suzuki répond : "George Bush Senior au premier Ministre Tanaka pendant un dîner officiel à Tokyo en 1991."
 Un des élèves se lève alors et crie : " Pomp'moi l'gland !!!"
 Et Suzuki, sans sourciller :" Bill Clinton à Monica Lewinsky, 1997 dans la salle ovale de la Maison Blanche à Washington et DSK à une femme de chambre du
sofitel de New-York 2011"
 Un autre élève lui hurle alors : " Suzuki, espèce de grosse merde !"
 Suzuki :" Valentino Rossi, lors du Grand Prix de Moto en Afrique duSud en 2002..."
 Un autre élève crie plus fort : - Casse toi pov'con
 Et Suzuki répond :"Trop facile celle-là, Nicolas SARKOZY au Salon de l'Agriculture 23 février 2008 à Paris à un visiteur peu doué en grammaire
 La salle tombe littéralement dans l'hystérie, l'institutrice perd connaissance, la porte s'ouvre et le directeur de l'école apparaît .
 " MERDE, je n'ai encore jamais vu un bordel pareil !"
 Et Suzuki :"Martine Aubry en arrivant à la tête du Parti Socialiste" 



crédit et... en stéréo .".(.proposé par Serge) article publié sur le site du Nouvel-Obs.

A partir du 27 septembre, les Terriens vivent à crédit

"Les habitants de notre bonne vieille planète Terre ont consommé au 27 septembre tout ce que la planète est capable de fournir en une année. Pour terminer la dite année, ils compromettent le renouvellement des ressources naturelles, coupant plus d'arbres qu'ils n'en replantent, pêchant sans permettre aux stocks de poissons de freiner leur baisse.
Les Terriens vivent à crédit pour finir l'année, et cela commence tous les ans un peu plus tôt. La date établie par Global Footprint Network arrivait début novembre en 2000 et tombe maintenant fin septembre.
Pour répondre à leurs besoins, les hommes épuisent désormais la planète sans lui permettre de renouveler ses ressources. Le cap a été franchi dans les années 70. Selon les chiffres de Global Footprint Network, il faudrait entre 1,2 et 1,5 Terre pour permettre de nourrir la planète.
4,5 planètes aux Etats-Unis
Mais tous les hommes n'ont pas les mêmes appétits : les habitants des Etats-Unis consomment 4,5 planètes quand ceux de l'Inde vivent avec moins d'une moitié.
La date déterminée par le think tank est avant tout symbolique. Elle vise à éveiller les consciences dans un monde où les hommes sont de plus en plus nombreux – bientôt 7 milliards - avec des besoins de plus en plus grands.
"Alors que nous cherchons à reconstruire nos économies, c'est le moment de se présenter avec des solutions qui resteront opérationnelles et pertinentes dans le futur", estime Mathis Wackernagel, président de Global Footprint Network. "Une reconstruction à long terme ne peut réussir que si elle est conduite avec une réduction systématique à notre dépendance aux ressources."
Louis Morice - Le Nouvel Observateur

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source: Toile


mise en bière japonaise par Fulup




source: Toile




"Sois belle en toute circonstance" 
"Curieuse" publicité canadienne pour un salon de coiffure...

chaud les marrons de Redon



En octobre, c'est par tradition le mois du marron au pays de Redon avec sa 36em "Bogue d'Or", sa 22em Fête des fruits de l'automne à Peillac, sa 41em Taverne au marrons, sa non moins célèbre "Foire Teillouse" et son 38em Fest-Noz qui va si bien avec.
Comme j'en oublie forcément, le mieux c'est sans doute  certes d'aller sur place  mais également en amont dirons-nous  de faire un tour par exemple  et par ici



léger aperçu de l'ambiance 2010 (envoyé par Pierregpilou1)

vendredi 30 septembre 2011

dialogue improbable avec un jeune espoir...





 ...l'espoir William

Dites, à quelle heure ça vous vient l'inspiration, Shakespeare?
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil"
Ah dame, William...Heu! vous permettez que je vous appelle William?  dans ma situation présente, je ne peux que vous suivre sur cette réflexion, mais entre-nous soit dit vous auriez du faire de la politique parce que dans le genre: je ne réponds pas à la question posée pour causer d'autre chose...
"Je tiens ce monde pour ce qu'il est, un théâtre où chacun doit jouer son rôle."
Forcément vu sous cet angle, je ne dis pas,, ça se défend...
"Le passé est un prologue"
Certes, mais  l'avenir est incertain
"Je tiendrai dans une coquille de noix, je m'y croirais au large et le roi d'un empire sans limites...si je n'avais pas de mauvais rêves."
Ah bon vous aussi, parce que "mes" ptiots, dans  les  cauchemars , ils en connaissent un rayon. Enfin entre-nous vous devriez apprendre à nager et déjà je suis sur que vous vous sentiriez plus à l'aise sur les flots bleus (enfin quand je dis bleus...).
"Regarde avec tes oreilles."
C'est pas con votr'truc et personnellement je suis tout ouïe; ça fait partie, comme on dit ,du coeur du métier
"Les blessures que l'homme se fait à lui-même se guérissent difficilement."
Voyons, faut pas vous laisser aller comme ça. Vous avez eu une mauvaise journée vous. Non, je me trompe?
"Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence."
Ah vous croyez? remarquez c'est vrai que cette nuit c'est drôlement dégagé et je comprends que cela vous inspire. .Parait  même, qu'on va avoir encore une belle journée demain
"L'oeil ne voit pas lui-même; il lui faut son reflet dans quelque autre chose."
Ah! Ah! Ah! je vous vois venir. Miroir mon beau  miroir....Seriez-pas du genre légèrement narcissique comme garçon?
"Voilà bien les français, ils tournent à tout vent".
Oui, et bien s'il vous plait, restez aimable. Vous croyez  ptêt que chez-vous c'est pas du style tempête dans un crâne?
"Mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer."
Ben voyons: "personne ne m'aime"... un peu Caliméro Willy-boy!
"Une parole honnête fait impression quand elle est dite simplement."
Ouais ben d'accord, mais dans le genre vous repasserez camarade...
"La réflexion fait de nous des lâches"
Oui ben cause pour toi, bonhomme. Tu commences à me bassiner avec tes humeurs nocturnes et  chagrines. Faut pas picoler quand on tient pas la marée...T'as vu dans quel état tu te mets?
"Le corbeau critique la noirceur"
C'est pour qui ça? pas pour moi j'espère , parce que  sinon, je te préviens mon pote, tu vas rentrer sur ton île  à la nage et ça va pas être long
"Les hommes de peu de mots sont les meilleurs"
C'est ça t'as raison, j't'ai assez vu, je me casse. Pas que ça à faire moi.  Merci  quand-même pour la compagnie..et sans vouloir être désagréable, si je peux me permettre... Tu pédales dans le cassoulet, enfin  dans le pudding,ou ce que tu veux...





mercredi 28 septembre 2011

chronique piriacaise


."../...La maman des poissons elle a l'oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron../..."
-Extrait de "La maman des poissons" Boby Lapointe-



"La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent."
-Bernard Giraudeau-



"La mer touche au plus profond de l'homme. Dans la lumière du soleil n'est-elle pas le miroir de l'âme humaine?"
-Philippe Plisson-



".../...Sérénité de tout ! majesté ! force et grâce !
La voile rentre au port et les oiseaux aux nids.
Tout va se reposer, et j'entends dans l'espace
Palpiter vaguement des baisers infinis.../..."






.../...Le vent courbe les joncs sur le rocher superbe,
Et de l'enfant qui chante il emporte la voix.
O vent ! que vous courbez à la fois de brins d'herbe !
Et que vous emportez de chansons à la fois !

Qu'importe ! Ici tout berce, et rassure, et caresse.
Plus d'ombre dans le coeur ! plus de soucis amers !
Une ineffable paix monte et descend sans cesse
Du bleu profond de l'âme au bleu profond des mers."

Extraits de: "Promenades dans les rochers"- Victor Hugo-




"Oui, quel est le plus profond, le plus impénétrable des deux: L'océan ou le coeur humain?"

-Lautréamont-


mardi 27 septembre 2011

sert à rien



C'est comme la poésie et un tas d'autres bricoles, objectivement comme dirait un trader indigeste ça sert à rien  de regarder passer les bateaux , pêcher les oiseaux ou  encore mater l'autre grand couillon  qui se donne des ailes en équilibre sur son obélisque .
C'est juste du que dalle indispensable à la survie de l'altruisme, à la douceur d'un instant qui permettra sans qu'on  s'en rende parfois vraiment compte d'en supporter d'autres -des instants- tragiques, pathétiques odieux... Appelez ça comme vous voulez. Je suis sur que vous avez vos  définitions bien à vous, suivant les circonstances;
mais aussi,
des mots fragiles, dérisoires, et bienveillants... vous en avez également toute une ribambelle dans votre musette pour ne rien signifier  d'autre que le plaisir d'un coup d'oeil sur un coin de nature, le calme en vous de la vie qui s'égoutte tranquillement à ne rien faire et laisser battre le coeur des Hommes.
Grâce au "sert à rien" qui nous relie à l'espace et au temps des civilisations , on  a  le droit  et le devoir de s'appeler Humanité.
Le reste, c'est juste de la déco., pour oublier que ça passe et ça casse.





Vidéo envoyé par Odile avec sur le post-it   une  proposition de pensée d'un jour:
« On devrait vivre sa vie à l’envers....
Commencer par mourir, ça éliminerait ce traumatisme qui nous suit toute notre vie.
Se réveiller dans un hospice puis se faire expulser pour bonne santé.
Travailler jusqu’à devenir assez jeune pour profiter de la vie.
Faire la fête, aller au lycée, au collège.
Puis devenir un bébé, passer 9 mois tranquille à flotter.
Et pour finir.... Quitter ce monde, dans un orgasme. »




lundi 26 septembre 2011

la nuit sent la mer

La nuit sent la mer.
C'est ainsi un constat à l'aimable et,
 en guise de lundi d'automne.
alors que dans les rides d'un souvenir
à saison gardée
l'ennui sentait la terre.
et même plus encore:
l'angoisse
du chemin des écoliers de septembre.
Et d'ailleurs cette fragrance pour divan le terrible
me colle encore  à la peau
parfois,
à
la semaine des quatre jeudis
quand l'histoire bégaie son ralenti
et réveille des sueurs  nocturnes
pour règle jaune
fracassée sur son  crâne juvénile.
à la pension des frères de Ploermel.

La nuit sent la mer
et je la laisse paisible
mener en moi sa barque
des libertés
lucides peut-être
mais à jamais
et pour toujours
retrouvées.




"La marée, je l'ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j'en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
Ö l'ange des plaisirs perdus
Ö rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ö parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen

Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tans
Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieux de granits, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu'on pressent
Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Sur cette mer jamais étale
D'où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là
Sous l'arc copain où je m'aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C'est fini, la mer, c'est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d'infini...
Quand la mer bergère m'appelle"
-Léo Ferré-

dimanche 25 septembre 2011

bande à part

source: Toile


aujourd'hui (dis manche) la palme aencrière de la méditation revient conjointement  à l'oncologue brésilien Drauzillo Varella


et à Marius qui nous l'a  fait découvrir:

"Dans le monde actuel nous investissons cinq fois plus d’argent, en médicaments pour la virilité masculine et le  silicone pour les seins des femmes, que pour la guérison de la maladie dAlzheimer. 
Dans quelques années, nous aurons des vieilles avec des gros seins, des vieux à la verge dure, mais aucun d’entre eux se rappellera à quoi ça sert."

tourner la page



"../...Cécile Colmont, assise sur un rocher au bord de la plage, contemplait les reflets de la lune, presque pleine, sur les eaux grises de l'Atlantique. Les vagues s'échouaient à quelques centimètres de ses pieds nus; elle avait posé ses bottes de caoutchouc à l'entrée du sentier qui menait à cette minuscule crique où, tous les soirs, elle venait passer un moment seule. La marée commençait à se retirer, abandonnant sur le sable quantité d'algues déracinées qui ondulaient, perdues au fil des flots.
Cécile se pencha en avant et saisit une pognée de fucus tout à fait comparable à une grappe de raisin. Elle en perça machinalement plusieurs grains avec les ongles, faisant jaillir une bulle gélatineuse qu'elle porta à ses narines. A sa grande stupéfaction, pour la première fois depuis si longtemps, elle perçut une vague senteur. Ténue. Quelque chose d'indéfinissable. Presque rien. Affolée, bouleversée, remplie d'espoir, elle quitta le rocher sur lequel elle était assise, s'engagea jusqu'à mi-cuisse dans l'eau glacée et empoigna des brassées de tout ce qui se trouvait à sa portée. Une végétation marine très dense, un conglomérat visqueux dont elle se frotta voluptueusement le visage, le cou. Avec la même sensation renouvelée, de plus en plus intense, au fil des minutes qui suivirent. Ce n'était pas suffisant. Il fallait en avoir le coeur net. Elle croqua un grain de fucus, rageusement, à pleines dents. Puis deux, puis trois, en prenant soin de les mâcher, de les mastiquer. Elle bloqua sa langue contre son palais avant de déglutir. Ce fut comme si l'océan entier explosait dans sa bouche. De vieux souvenirs olfactifs, gustatifs, tout un fatras reclus ou plutôt cadenassé dans un obscur recoin de sa tête, refirent soudain surface, en vrac.
Un plateau de fruits de mer, justement. Un dimanche à Trouville, ça remontait à quand déjà? Cinq ans? Six? Peu importe. Des huitres, de"s crevettes, des bulots, des pinces de tourteau dégustées à la terrasse d'un restaurant du port. Une cuillerée de mayonnaise. Quelques rondelles de citron dont le jus acide picotait la langue. Ou une glace à la vanille suçotée sur la plage de Propriano, la veille de son accident. Ce fut une déferlante de réminiscences confuses qui cognaient à la porte de sa mémoire, impatientes de rattraper le temps perdu. Jusqu'aux plus lointaines, aux plus enfouies. Le doudou qu'elle tétait le soir avant de s'endormir, quand elle était petite, avec son goût médicamenteux, pauvre doudou imprégné de gouttes pour le rhume, de sirop Théralène, de chocolat aussi, grâce aux nombreuses taches qui le parsemaient. Les tartines de confiture de framboises du petit-déjeuner avant le départ pour l'école maternelle, les chamallows croqués en douce dans la cour de récré...
Toute une collection de sensations à laquelle   elle croyait ne plus jamais avoir accès s'ouvrait de nouveau à elle, à la manière d'un album de photographies oublié au fond d'un grenier et soudainement redécouvert.
.../..."
Extrait de: "Mon vieux" de Thierry Jonquet-

on en cause ici






et là aussi





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Puisque l'on est dans la lecture, ne nous arrêtons pas en si bon chemin.
Claire de Viron (dont nous avons reproduit  ici-même une de ses nouvelles, il y a quelque temps) nous cause dans le poste:

"Voici une publication qui pourrait vous intéresser: “Fracas” chez Thélès. C’est un recueil de nouvelles. J’y ai mis tout mon cœur pour faire vibrer le lecteur."



Présentation de l'éditeur:

« Surplombant le bief, un muret. Sur le muret, une enfant. Elle portait un chapeau, un short, et était nus pieds. Sa peau était tannée, et ses bras pointaient dans toutes les directions. Elle observait, s'émerveillait. Elle riait, criait, bougeait sans cesse, s'asseyant sur une cuisse puis sur l'autre. »

"Autour de l'enfance et de ses secrets, Claire de Viron tisse neuf nouvelles. De la paternité aux lieux fondateurs, elle explore à travers ces textes nos propres questionnements, nos propres angoisses. Un recueil nostalgique, au style élégant, qui interpelle par sa justesse d'analyse, et montre que les souvenirs fondent nos vies d'adulte."
 

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samedi 24 septembre 2011

Albert et sa fanfare


".../...Monsieur Enstein loin des canons, croyant travailler pour lui seul a découvert des équations qui vont nous tomber sur la gueule../..." ( Léo Ferré)

-Allo Robert, tu me reçois?
- Dis donc et ce satellite ou ce qu'il en reste, tu saurais pas par hasard où il est tombé? Non, parce-que vos indications , c'est un peu léger tu trouves pas? Quelque part entre l'Australie et le Canada...On vous a connu plus performant les gars...
-Ah dame quand il s'agit de mettre son véto (bonjour la potion du vétérinaire) pour empêcher qu'un état ou ce qui pourrait lui ressembler si..
Enfin, en  tout cas, puisse siéger comme les autres à la table du conseil des nations, là on joue son fier à bras. Forcément les élections vont bientôt pointer bientôt le bout de leur nez, alors faut faire des choix en fonction de l'influence des électeurs pas vrai?  C'est ce qu'on appelle, parait-il  de la realpolitik et là dedans les grandes idées généreuses ben elles font plouf comme...ben comme un satellite has-been par exemple.
Et le gars Albert, il est pas  à la fête en ce moment ,des mecs ont mesuré la vitesse de particules élémentaires (des potes à Houellebecq?) et ils seraient arrivés à la conclusion que celles-ci se déplaçaient légèrement plus vite que les 299 792458 m/secondes prévues dans le manuel , comme quoi c'est un pied de nez au tireur de langue...
Certes, tu me diras que franchement y-a des gens qu'ont pas grand chose d'autre à faire que de chercher la ptite bête, mais... si j'en crois les "lumières" cela pourrait avoir par la suite  des conséquences importantes.
Qui-sait,  ptêt sur le temps qui passe ou le prix de la baguette polka?
M'enfin ,d'après d'autres spécialistes, ces résultats seraient à prendre avec des pincettes- comme pour le sucre ça fait plus poli...
Comme quoi, si Albert dévisse, c'est ptêt que la recherche de pointe ça vaut pas un clou...
-Allo Robert, t'es où là, j't'endends plus.
Merde, tu vois pas qu'il se soit mangé le bouquet final du programme télé?








Serge, fidèle collaborateur (dans l'ombre) de ce blog aux fruits de mer a le chic pour nous dégoter des infos pas piquées des vers (arénicoles chez les amateurs). Ainsi, il nous propose aujourd'hui, une histoire de femme de directeur de prison qui s'est enfuie avec un détenu. Certains diront que l'amour ça donne des ailes...A suivre: ici-même




Dans la boite  aux lettres  amarrée basse, j'avions  reçu ceci:

Bonjour!

Je voudrais juste vous remercier pour votre excellent blog

J'ai lu votre premier post "ce qu'en disait Condorcet" et après j'ai passé une heure entière à découvrir votre blog :) Votre style est clair, passionnant, accessible. J'ai bcp aimé votre post "c'est l'automne, tout le monde descend".

En fait, je travaille dans la société -prout-. Nous référençons les offres d'emploi dans le monde entier.

Mon travail consiste à persuader des bloggeurs d'ajouter les liens vers notre site.

J'adore mon travail. Notre équipe est très unie. Le directeur est sympa. Mais malheureusement, je n'ai aucune idée comment persuader un bloggeur de mettre notre lien sur son blog. C'est pourquoi j'ai peur de perdre mon travail :(

Et maintenant, au lieu d'envoyer des milliers de lettres aux bloggeurs différents, je lis votre blog.

Franchement, je ne suis pas tout à fait sûre que le lien vers notre site France -prout- soit convenable pour votre blog, mais si vous pourriez le mettre, je vous serais extrêmement RECONNAISSANTE!!! Notre site est vraiment génial pour chercher du travail.

Bonne journée à vous! Merci encore pour votre excellent blog. Bonne continuation!

Et avec votre esprit ah!ah!ah!

y'a pas non plus écrit: