vendredi 3 février 2012

bonne nouvelle





Rien que des bonnes nouvelles,
on est vendredi
ce qui n'a aucun rapport à priori
tout au moins en ce qui me concerne
mais je vous vois déjà  arriver avec un gros nuage de poussière de sable.
Vendredi à 12h44 c'est torché, on est quasi en week-end,
- Un week-end dans le quasi,  pourquoi pas.
On nait  pas du veau
mais qu'importe -Va à  la cocotte
et dans le miel,
puisque
le miel en Hiver fait toujours bon signe.
Il faut lutter pour vivre et le foyer se retrouve près de l'âtre (mais où va t'il chercher tout ça?- -stagiaire de Lejaby prise à la gorge-)
Rien que des bonnes nouvelles, par autorisation préfectorale.
On ne se refuse rien et c'est plutôt bon signe.





La loutre européenne recolonise la Bretagne où elle était en danger


"La loutre européenne est de retour en Bretagne. Alors qu'elle était en danger d'extinction dans cette région, elle fait une réapparition et les naturalistes comptent entre 600 et 1.000 individus.
Sa bonne bouille et son caractère facétieux lui valent un gros capital sympathie du public : la loutre d'Europe (Lutra lutra), hier en voie d'extinction, reconquiert lentement les cours d'eau de Bretagne, bastion de cette espèce en France avec le Massif central.
Depuis une vingtaine d'années, ce mammifère recolonise petit à petit les berges des rivières, les zones humides et marais du littoral des quatre départements bretons et de la Loire-Atlantique, mais aussi les villes côtières où il trouve nourriture et protection.
Les populations de loutres difficiles à estimer
La loutre, solitaire et souvent nocturne, est si discrète qu'il est difficile d'estimer le nombre d'individus dans la péninsule bretonne. « Peut-être entre 600 et 1.000 », annonce prudemment le Groupe mammalogique breton (GMB), association de protection de la nature au service des mammifères sauvages..../..." 
la suite sur Futura-Sciences





Archives paroissiales:
"La Mauvaise Troupe" à la fête de la musique de Piriac
-sans le son c'est beaucoup mieux-
Sans doute une bonne nouvelle.





 Rien que des bonnes nouvelles...
avec
un:
"Passionnant sujet hier soir sur BFM TV.
Comme vous l’avez sans doute noté si vous suivez avec attention l’actualité, il se produit un phénomène climatique inédit en France actuellement. Il fait froid ! Si. En hiver. Evidemment, je ne m’adresse ici qu’aux lecteurs responsables qui prennent le soin de s’informer, de préférence auprès de plusieurs médias, les autres ne s’en seront certainement pas aperçu. Tant pis pour eux. L’affaire est si extraordinaire qu’elle occupe la Une de l’actualité, à la télévision comme sur Google. Il se trouve, donc, que BFM TV a eu la bonne idée hier soir de renouveler le genre du reportage grand froid traditionnel.
Plutôt que de nous entretenir des automobilistes bloqués sur les routes (déjà fait le matin) ou bien encore du sort des SDF, avec les classiques rondes des services dédiés et les inquiétudes qui pèsent sur le sort de tous ceux qui refusent l’hospitalité dans des centres où, disent-ils, il ne fait pas si bon vivre qu’on le prétend (également traité), ou bien encore des locataires en panne de chauffage en raison d’un problème aussi mystérieux qu’insoluble (ça aussi c’était fait), BFM TV est allé cherché de l’inédit, du décoiffant.
Et c’est ainsi que j’ai découvert effarée que les coursiers en deux roues ont froid. A croire que le directeur de la rédaction a croisé dans le hall l’un des membres de la profession et pris la mesure de la rudesse du métier en tapant une petite causette devant l’ascenseur. Toujours est-il que nous avons eu droit à l’interview du coursier, expliquant qu’il s’habillait chaudement (dingue !) et de son patron assurant qu’il faisait tout pour inciter ses fiers messagers à se réchauffer régulièrement et à ne pas sauter le repas de midi. Seulement voilà, comme ils touchent un fixe agrémenté d’une prime au rendement, certains n’écoutant que l’adage “travailler plus, pour gagner plus”,  préfèrent se les geler dehors plutôt que d’avoir la sagesse de ralentir le rythme le temps d’avaler une boisson chaude ou un repas. Convenez que si je n’avais pas pris la peine de relayer cette information incroyable, vous n’auriez jamais imaginé qu’on pouvait avoir froid sur un scooter en hiver et qu’il était nécessaire de s’équiper. Je vous comprends, vu que je n’en reviens toujours pas moi-même.
Du coup, j’ai plein d’idées de sujet pour BFM TV. Parce que des gens qui bossent dehors et dont personne n’imagine qu’ils puissent avoir froid quand la température chute aussi bas que la confiance des français à l’égard de notre président, il y en a une tripotée. A commencer par la garde républicaine devant l’Elysée et plus généralement les services de police et de gendarmerie, les kiosquiers, les voituriers, les ouvriers du bâtiment et des travaux publics, les distributeurs de journaux et prospectus, les facteurs, le personnel qui entretient la propreté des villes, les agents de sécurité, les commerçants sur les marchés. Et quand on aura fait le tour, je propose qu’on se penche sur tous ceux qui travaillent dans des bureaux, mais risquent de prendre froid sur le trajet. Sans compter les reporters qui frissonnent sous leur bonnet en tendant le micro dans la rue à tous les français qui se les caillent à pied, à scooter ou en voiture. Voilà qui devrait nous tenir tout l’hiver, en attendant les sujets de l’été sur la canicule.
Le prix Albert Londres n’est pas loin…"

source: LA PLUME D'ALIOCHA



Rien que des bonnes nouvelles...

Une sortie au pré enregistrée,
à l'époque des bras nus, pour ceux qui connaissent,
Aujourd'hui on joue en attendant le dégel une reprise de Godot  mais sans le 115 qui rappelons-le n'existait pas à l'époque.
Morale de l'histoire
Quand l'Hiver s'aride
Qu'importe  la teneur du château
pourvu qu'on en est un.




En tout, ça fait
soixante-dix marches.
Tu les avais comptées,
même pas essoufflée, jusqu'à les redescendre de moitié
pour m'attendre un sourire aux joues rouges.
J'en avais profité pour faire une pause et te regarder remonter les marches
impatiente de m'attendre
et joueuse infatigable.
 Les enfants font l'insolence et le prodigieux d'une vie.
qui évite la notre de plein fouet mais son souffle puissant  l'entraine vers sa destinée
Et ça, 
mes humeurs soi-dit
C'est juste une sacrée bonne nouvelle...







crédit photos: Patrick-Jean-Jacques
articles suggérés par Serge




jeudi 2 février 2012

t'es où là?





Non là franchement, tu perds la boule...
-Ben non justement, c'est tout le contraire.
Pour faire plaisir à REM qui trouvait l'en tête du blog du moment un peu, comment dire
heu!
enfin,
voyez par vous même:
".../... Mais quelle idée que cette hideuse sculpture (?!) pour l'entrée : c'est le goût de "l'art-contemporain-conceptuel-genre FRAC-FRIC", qui se veut "provoquant" qui a présidé au choix de cette présentation, si belle d'habitude ? Bof, tant pis !!!"
Après une prise de conscience - prévue par les conventions collectives-  noua avons de par nous-même décidé de changer la tapisserie.

- Pour un contemporain, il a pas l'air en forme le statué, enfin moi ce que j'en dis...


Et c'est donc auprès du service archive décentralisé dans le Languedoc pour des raisons évidentes dont nous ne pourrons dire plus actuellement-pour d'évidentes raisons- que nous nous sommes retournés.
Après avoir rempli le formulaire conséquent et ses annexes, nous avons ainsi pu accéder à la collection de vignettes mis à jour quand il a le temps et plus souvent la nuit par Serge depuis son Ashram montpelliérain
Et depuis la pièce montée de toute pièce voit  deux protagonistes se chamailler comme on peux le faire avec envie et un peu d'imagination  un jeudi d'un hiver enfin reconnu par ses pairs.

-Tu veux que ça tourne rond  y'a qu'à demander!

Je l'avais bien dit que c'était pas une bonne idée cette affiche, trop couillue, A l'approche des prochaines présidentielles où il va bien falloir donner une consigne de vote à nos fidèles clients, enfin les cinq premiers, l'on se doit de rester dans un  léger court-bouillon de doute, tout en présentant une attitude constructive, enfin je vous résume en deux mots les conclusions du séminaire de polarisation positive qui avait lieu ce week-end et auquel tout le personnel était fortement invité à se porter volontaire. 
Mais pour autan,t présenter à la place d'une bitanche de deuxième main, un rôle de composition de cet ordre, n'est ce pas un peu prétentieux ou ce qui lui ressemble?

-Tu sais le problème avec vous  les intellectuels c'est que vous ne voyez jamais en face les réalités du réel. Aussi quand il s'agit de prendre des décisions chez les autres,  c'est toujours où trop tôt ou trop tard.
Là-dessus moi je me casse, d'abord on se caille, ensuite je t'ai assez vu et au cas où tu voudrais me voir je serais près du poêle de d'habitude chez la Mère Picon.

Ce qui est bien avec le jeudi c'est que c'est jamais pour de vrai, on peut s'essayer les rôles, se les prêter pour de faux sans avoir à rendre des comptes à l'auteur ou ses interprètes habituels.
et pour les décors c'est pareil , tu ne te soucies pas de l'enveloppe  allouée pour  l'exercice,  laisse-toi pousser les ailes, tiens un peu comme dans  ce que disait Dominique tout à l'heure devant un sirop de violettes. il était en train de dormir et dans son rêve il était allongé sur l'herbe dans une prairie, il faisait doux et du coup il s'est endormi-

Et alors la suite? 

Ben y'a pas de suite
"S'endormir dans son rêve"
tu trouves pas ça magnifique?

Si, si forcément..., bon si on me demande,
j'suis 
en
bas.




EGO DE CAMPAGNE
-Une candidate d'un parti se prétendant "plus français que moi ma parole devant ma mère, tumeur"  a saisi au col fourré  le conseil constitutionnel pour lui demander de faire exiger l'anonymat face aux nombreuses lettres d'amour qu'elle serait en droit d'espérer sauf  si les prétendants n'étaient empêché par une timidité maladive. 
C'est d'ailleurs pour cela rappelons-le pour les plus jeunes d'entre-nous, qu'il ya  quelques années, il était tout à fait permis voir même encouragé de donner un avis sur son voisin de la manière la plus anonyme qu'il soit sans pour autant être inquiété par quelque tracasserie administrative.

Allez au risque de paraphraser une récente  pensée d'un autre mais de la semaine: "l'avenir n'est plus ce qu'il était."



illustrations source: Toile




mercredi 1 février 2012





".../....L'homme a un fond de violence primaire qu'aucune culture ne peut effacer, la civilisation ne fait que masquer ses instincts barbares, même souvent leur permettre de s'exprimer mieux, d'être plus efficaces dans le mal: nul n'est meilleur bourreau qu'un médecin, meilleur assassin qu'un policier...Il fallait révéler cette part d'ombre, opérer une sorte de psychanalyse d'ensemble, par nations, groupes linguistiques, amener à la conscience cette potentialité de la bête en nous, afin que nous nous  fassions horreur à nous-mêmes...Il disait tout cela comme des excuses de ne pas pouvoir effacer nos malheurs...Après on ne s'est plus revus...
.../..."
-extrait de: "Avec des mains cruelles" Michel Quint



.../...Mais elle est en vie. Elle bâille et
se gratte le nez et
tire la couverture.
Bientôt je l'embrasserai pour lui souhaiter
bonne nuit et nous dormirons.
Et l'Ecosse est loin d'ici
et les sousliks s'activent
sous la terre.
J'entends des moteurs dans la nuit
et dans le ciel une main
blanche tournoie:
bonne nuit, trésor, bonne nuit."
extrait de "Mienne"- Charles Bukowski-







photos:
-Patrick
-Niels
-Johann

avec des mains cruelles





".../...Denis laisse aller tout haut ses associations d'idées, pour lui-même:
-Comme Léonie Bathiat, dite Arletty. La Garance des Enfants du paradis, le film de Carné tourné en 42. Mais elle était de Courbevoie, Arletty, p^resque voisine du docteur Destouches, Louis-Fredinand Céline. Et du même bord: collabo. Ce qui n'en lève rien à leur talent.
C'est si vrai et si troublant, celle collusion des qualités humaines et de la barbarie, que je ne peux me retenir d'aligner des évidences parce que je me sens impuissant à lire une piste:
-Et c'est bien ce qui gêne, que le talent, voire une culture raffinée, une érudition insondable, ou la volonté civilisatrice, n'empêchent pas de se tromper, facilitent même souvent l'accès au mal. Personne n'est aussi bon tortionnaire que les religieux de l'Inquisition ou les conquérants, les colonisateurs. Ils sont talentueux et justifiés moralement ou idéologiquement...
.../..."

extrait de: "Avec des mains cruelles" un roman de Michel Quint- Editions Joelle Losfeld-


"Rop Claassens, célèbre reporter photographe, trouve la mort lors d’une prise d’otages dans un lycée lillois. Dom, qui tient le bar Dominus, et Judith, son associée, rachètent sa maison. Ils y découvrent qu’une jeune fille y a vécu avant de disparaitre subitement. Avec Laura, une serveuse au passé trouble que Dom vient d’engager, ils partent à sa recherche. À force de fouiller les archives de Claassens, le trio est plongé au cœur de la grande Histoire, depuis les premiers exploits lillois de la bande à Bonnot, du temps où celle-ci avait encore ses illusions anarcho-pacifistes, en passant par les SS wallons de Léon Degrelle, jusqu’à aujourd’hui et les petites horreurs du quotidien. Nos enquêteurs, animés par leur histoire personnelle complexe et leur soif de vérité, entraînent le lecteur de rebondissement en rebondissement.

Dans une langue superbe, ce roman explore le thème de la mémoire, des mécanismes souterrains de l’histoire et des mobiles dérisoires qui génèrent des conséquences irréversibles."    -Joelle Losfeld- source: le site de Michel Quint-





lundi 30 janvier 2012

leçon de choses


ces choses

"Ces choses auxquelles nous apportons tout notre soutien
n'ont rien à voir avec nous,
et nous nous en occupons
par ennui par peur par avidité
par manque d'intelligence ;
notre halo de lumière et notre bougie
sont minuscules,
si minuscules que nous ne le supportons pas,
mais nous débattons avec l'Idée
et perdons le Centre ;
tout en cire mais sans la mèche,
et nous voyons des noms qui jadis signifièrent sagesse,
comme des panneaux indicateurs dans des villes fantômes,
et seules les  tombes sont réelles."










Note sur la construction des masses :

"certains sont jeunes et rien
d'autre et
certains sont vieux et rien
d'autre
et certains sont entre les deux et
juste entre les deux.

et si les mouches portaient des
vêtements
et que tous les immeubles nétaient dévorés
par des flammes d'or,
si le paradis se trémoussait comme une danseuse
orientale
et que toutes les bombes atomiques se mettaient à
pleurer,
certains seraient jeunes et rien
d'autre et
certains seraient vieux et rien
d'autre,
et tout le reste serait pareil
tout le reste serait pareil.

les rares qui sont différents
sont assez vite éliminés
par la police, leurs mères, leurs
frères ou d'autres; par
eux-mêmes.

ce que vous voyez est tout
ce qui reste.

c'est dur."









le miracle

Travailler une forme artistique
ne signifie pas
se tortiller comme un ver solitaire
rassasié,
ça ne justifie pas non plus les grands airs
ni la cupidité, ni en aucun cas
le sérieux, mais je crois deviner
que ça occupe les meilleurs moments
des meilleurs d'entre nous,
et lorsque ceux-là meurent
et que quelque chose d'autre ne meurt pas,
nous voyons le miracle de l'immortalité :
des hommes arrivés comme des hommes,
repartis comme des dieux-
des dieux dont nous savions qu'ils étaient ici,
des dieux qui nous laissent maintenant continuer
quand tout nous presse d'arrêter."













poèmes de:
-Charles Bukowski-
"Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines."

-Editions du Rocher-

-illustrations sur Toile-





note de service
et petit rappel
(sans hydroxyde d aluminium )
les thèmes et propos en repos sur ce blogounons-dans-les-bois ne préjugent pas de l'état général et même particulier de leur décorateur.
Et même si  selon la confrérie des hasardeux; il n'y aurait pas de hasard
partant également,
du vieil adage selon lequel:
"les mots qui font peur n'ont surtout  pas de raison de ne pas exister
bien au contraire"
ou encore cet autre:
(proposé par l'université culinaire de Caen et arrondissement)
"c'est dans les vieux pipeaux tristes  que mijotent les  soupes qui attachent  au fond  comme il faut"

Merci de votre attention et vous pouvez retourner à vos responsabilités du moment.

dimanche 29 janvier 2012

penser à venir



"Rêver c'est informer l'avenir"
-Gérald Neveu-


source: Toile

"L'avenir meurt avant le passé"
-Jean Shuster-




"Les larmes du passé fécondent l'avenir"
-Alfred de Musset-





source: Toile

"L'avenir est un miroir sans glace"
-Xavier Forneret-




"L'avenir du théâtre c'est la philosophie."
-Bertolt Brecht-

.../..".L'Ouest de la Lune, l'Est du Soleil. " -
- J.R.R. Tolkien
-source Toile-

 

"L'avenir ressemble beaucoup au présent, en plus marqué"
-Faith Popocorn-

-source: Toile-


source: Toile

"Plus je vieillis plus j'ai d'avenir."
-Léon Bloy-



 Quand on reste sur sa fin
aux heures des repas
la suite est à venir.

Mes hommages d'un dimanche sur son 19 heures





sources: Toile








chanson pur Pomme:




samedi 28 janvier 2012

nos Chimères




Ce n'est  pas le moment.
Les créatures des chimères sont ainsi faites qu'elles préfèrent être aperçues,
dans la tiédeur des nuits d'été.
Aussi, 
aux saisons froides, il ne reste qu'un peu de leur souvenir pour patienter
en attendant leur retour.



Seulement,
ne croyez pas pour autant que vous pourrez les espérer en plein jour.
Trop timides, trop  fragiles, 
trop délicates peut-être?
Et,
que sais-je encore...
Elles n'osent se montrer qu'aux confins de la lune
Quand nos rêves les accompagnent et qu'on laisse derrière nous
-pour un temps du moins-
l'idée que l'on se fait du monde et de ses fantasmes.de lumière


Les créatures des chimères nous ressemblent,
mais on n'ose s'en rendre compte.
Elles sont pourtant notre double intérieur qui s'éclaire la nuit venue.
Et si elles semblent avoir la grosse tête,
c'est juste pour nous singer,
nous et nos prétentions de transparence.

Les créatures des chimères sont notre double d'innocence
revenu.




Il fait bon se mettre à plusieurs pour les manger des yeux
et goûter ainsi l'idée de naître ensemble.
Tout seul on n'oserait  même pas s'imaginer
qu'être dans le vrai n'est  qu'une façade
au contraire des mirages
qui eux 
ont toute leur raison d'exister.

Mais,
qui nous croirait?



Un jour peut-être qui sait.
Enfin
 une nuit...
Lorsque nous en aurons assez de conjuguer  le verbe penser avec des apparences
de bruit et de fureur.
Lorsque débarrassés des illusions terribles
qui nous empêchent de rapprocher nos belles solitudes.

Nous n'aurons plus peur
de
perdre nos ambitions
et d'être à la fois 
unique
et
universel. 

Et ce jour
enfin,
plutôt
cette nuit là.
Dans l'immense ciel d'été
Nous rejoindrons  à jamais nos Chimères










Photos: Paco -Saint-Nazaire" La grande marée"

vendredi 27 janvier 2012

pour un autre monde

FORUM SOCIAL LOCAL DU MORBIHAN


"Une quarantaine d 'associations et d'organisations morbihanaises seront présentes à cette nouvelle édition du Forum social local. Certaines proposeront des animations et des solutions concrètes pour agir dans notre quotidien et notre environnement proche. Des films, conférences et débats seront proposés à Séné ainsi que quelques conférences à Vannes.
Cette année, les 3 axes choisis sont :
les médias, l'accaparement des biens communs, les lobbies.

Avec les intervenants : Jean-Pierre Tertrais (accaparement des terres par l'agriculture industrielle), Gustave Massiah (accaparement des terres dans les pays du sud), Serge Latouche (décroissance sereine), Michel Desmurget (TV Lobotomie), Michel Tarin (confiscation de la nature), Denis Sieffert (Politis), Gilles Balbastre, Mamy Rakotondrainibe (accaparement des terres malgaches), Jacques Fontaines (la question de l'eau dans le conflit israélo-palestinien), Thierry Rouquet (services publics), Catherine Gaudard (pour une mondialisation plus juste).
ET des démo et installations gratuites de logiciels libres, un exposé de l'ACIPA sur ND-des-Landes, la libéralisation des télécoms, atelier esperanto, table ronde sur l'indépendance des médias, le lobby nucléaire et les énergies renouvelables, conférences gesticulées..."
source UTOLIB







frutopia from ZONES on Vimeo.

source: UTOPVIDEO

poète vos papiers


-Proposé par Godile-






LA RICOTTA



















envoyé par Patrick Marechal

"Bipède volupteur de lyre Époux châtré de Polymnie Vérolé de lune à  confire Grand-Duc bouillon des librairies Maroufle à  pendre à  l'hexamètre Voyou décliné chez les Grecs Albatros à  chaîne et à  guêtres Cigale qui claque du bec

Poète, vos papiers!
Poète, vos papiers!
J'ai bu du Waterman et j'ai bouffé Littré
Et je repousse du goulot de la syntaxe A faire se pâmer les précieux à  l'arrêt La phrase m'a poussé au ventre comme un axe
J'ai fait un bail de trois six neuf aux adjectifs
Qui viennent se dorer le mou à ma lanterne Et j'ai joué au casino les subjonctifs La chemise à  Claudel et les cons dits "modernes"
Syndiqué de la solitude
Museau qui dévore du couic Sédentaire des longitudes Phosphaté des dieux chair à  flic Colis en souffrance à  la veine Remords de la Légion d'honneur Tumeur de la fonction urbaine
Don Quichotte du crève-coeur

Poète, vos papiers!
Poète, Papier!
Le dictionnaire et le porto à  découvert
Je débourre des mots à  longueur de pelure J'ai des idées au frais de côté pour l'hiver A rimer le bifteck avec les engelures
Cependant que Tzara enfourche le bidet
A l'auberge dada la crotte est littéraire Le vers est libre enfin et la rime en congé On va pouvoir poétiser le prolétaire
Spécialiste de la mistoufle
Émigrant qui pisse aux visas Aventurier de la pantoufle Sous la table du Nirvana Meurt-de-faim qui plane à  la Une Écrivain public des croquants Anonyme qui s'entribune A la barbe des continents
Poète, vos papiers!
Poète, documenti!
Littérature obscène inventée à  la nuit
Onanisme torché au papier de Hollande Il y a partouze à  l'hémistiche mes amis Et que m'importe alors Jean Genêt que tu bandes
La poétique libérée c'est du bidon
Poète prends ton vers et fous-lui une trempe Mets-lui les fers aux pieds et la rime au balcon Et ta muse sera sapée comme une vamp
Citoyen qui sent de la tête
Papa gâteau de l'alphabet Maquereau de la clarinette Graine qui pousse des gibets Châssis rouillé sous les démences Corridor pourri de l'ennui Hygiéniste de la romance
Rédempteur falot des lundis

Poète, vos papiers!
Poète, sale type!
Que l'image soit rogue et l'épithète au poil
La césure sournoise certes mais correcte Tu peux vêtir ta Muse ou la laisser à  poil L'important est ce que ton ventre lui injecte
Ses seins oblitérés par ton verbe arlequin
Gonfleront goulûment la voile aux devantures Solidement gainée ta lyrique putain Tu pourras la sortir dans la Littérature
Ventre affamé qui tend l'oreille
Maraudeur aux bras déployés Pollen au rabais pour l'abeille Tête de mort rasée de frais Rampant de service aux étoiles Pouacre qui fait dans le quatrain Masturbé qui vide sa moelle A la devanture du coin

Poète... circulez!
Circulez poète! Circulez!"-Léo Ferré-