mardi 22 janvier 2013


C'est maintenant officiel
La poésie a pris le maquis
tard dans la nuit.
et...
Les mots m'en tombent







Philippe propose
ENCORE UN PEU D'EAU PEUT-ETRE





photo source: Nouvel Obs


Serge a pré-lu pour nous:

RUSSIE. Il sculpte un cobra géant avec de la bouse de vache

Mikhail Bopposov a utilisé 400 kilos de fange gelée pour réaliser son œuvre. Et faire plaisir aux enfants. 

"C’est une sorte de tradition dans le petit village sibérien de Yolba, en Russie, une des régions les plus froides de la planète. Chaque hiver depuis 2008, Mikhail Bopposov réalise une sculpture monumentale un peu particulière à base de… bouses de vaches gelées !
Cette année, cet employé de l’école du village a sculpté un cobra géant. Près de 400 kilogrammes d’excréments ont été nécessaires pour réaliser "son travail". Car l’homme, interrogé par l’agence de presse Ria Novosti, est modeste et ne considère pas ça comme "une œuvre".
Mais comment a-t-il eu cette drôle d’idée ? L’homme explique que tout a commencé en 2008. Inspiré par son service militaire, il créé à cette époque un tank avec les bouses gracieusement offertes par ses 17 vaches. Chaudement encouragé par les enfants du village et leurs parents, l’homme remet ça chaque année. "Je fais ça pour faire plaisir aux enfants, qui peuvent jouer autour". Une œuvre éphémère, s’il en est : quand les températures remontent le fumier est revendu pour être utilisé dans les champs lors des courts étés que connaît cette région.
Sa nouvelle source d’inspiration, le calendrier chinois. L’hiver dernier, Mikhail Bopposov a par exemple taillé un immense dragon de fange pour le passage à l’an du Dragon. Cette année, c’est donc le serpent qui a été mis à l’honneur. "Faut croire que je vais devoir tenter de faire un cheval l’année prochaine", s’est projeté le Russe."
J.M. - Le Nouvel Observateur






  SOLIPSIST from Andrew Thomas Huang on Vimeo.




 "Une révoltée dit à sa voisine
Que le système essaie de nous faire tous rentrer 
dans les mêmes moules.
Elle a raison
Les huitres, ce serait tellement plus grand."
-David Dumortier-





"Dans la boite fermée
hermétiquement
une sardine bat de la queue:
Signe qu'il reste encore des petits espaces
à frétiller"
-David Dumortier-



illustration source toile


Un poisson dans la mare

Les États-Unis ont sur le point d’offrir au monde un cadeau empoisonné : le premier saumon génétiquement modifié qui pourrait décimer les saumons sauvages et menacer notre santé. Mais nous pouvons encore agir avant de retrouver ce poisson mutant dans nos assiettes.

Ce nouveau saumon génétiquement modifié grandit deux fois plus vite que les saumons naturels et aucun scientifique ne connaît les conséquences à long terme de sa consommation sur la santé. Pourtant, la FDA américaine (Food and Drug Administration) s’apprête à le déclarer propre à la consommation sur la base de recherches financées par l’entreprise qui a fait naître cette créature ! Heureusement, la législation américaine contraint le gouvernement à consulter l’opinion publique avant de prendre sa décision. Les consommateurs, les défenseurs de l’environnement et les pêcheurs sont de plus en plus nombreux à appeler le gouvernement à rejeter cette folie. Pour qu’ils gagnent, le monde entier doit se faire entendre des autorités américaines.

La consultation se tient en ce moment même. Ne ratons pas cette occasion de renvoyer ce poisson mutant loin de nos assiettes. Signez ici pour arrêter l’invasion de ce « poisson Frankenstein » et parlez-en autour de vous. Quand nous aurons recueilli un million de signatures, nous ajouterons notre appel à la consultation publique:

http://www.avaaz.org/fr/stoppez_le_poisson_mutant/?bqGpwab&v=21138

L’entreprise qui a développé ce saumon répond au nom d’AquAdvantage®. Elle a modifié l’ADN d’un saumon Atlantique pour créer un nouvel animal qui grandit à la vitesse de l’éclair. Outre le fait que nous n'avons aucune idée des conséquences à long terme sur la santé, il faut savoir que si des saumons adultes ou des œufs se retrouvent dans la nature, ce super-saumon pourrait décimer des populations entières de saumon sauvage. Pire encore, une fois qu’ils seront dans nos supermarchés, il sera extrêmement difficile de distinguer ce "poisson Frankenstein" des saumons « naturels ». Quasi-impossible de l’éviter!

Le secteur des biotechnologies a déjà dépensé des millions de dollars en lobbying afin que les États approuvent ses organismes génétiquement modifiés. Ce « Frankenfish » est leur nouvelle poule aux œufs d’or. Une fois qu’il sera mis sur le marché, comment bloquer les autres aliments transgéniques, comme les viandes OGM? Heureusement, la FDA doit prendre en compte l’opinion publique avant de rendre sa décision. Si nous la surprenons avec une immense mobilisation mondiale quand elle s’y attend le moins, nous pouvons arrêter cette mesure irresponsable. Le saumon mutant est à deux doigts d’arriver sur nos étals. Empêchons le secteur des biotechnologies de décider du contenu de notre assiette. Aidez-nous à atteindre un million de voix pour arrêter ce poisson mutant:

http://www.avaaz.org/fr/stoppez_le_poisson_mutant/?bqGpwab&v=21138


Photo source Toile


Marius nous écrit


Nul ne lui échappe



"Elle passait tous les jours près de moi et je ne la voyais pas.

Je sais qu’elle existe puisque je sentais sa présence en

 permanence. Mais en réalité je ne l’ai jamais vu.

J’ai passé de longues années sans jamais me soucier

 d’elle. Ce n’est qu’un jour où bloqué sur une

chaise longue par une crise aiguë de rhumatisme

qu’elle m’est apparue pour la première fois.

 Là, assise sur mes genoux arthrosés, vêtue d’une

 robe grise presque Noire, de longs cheveux noirs traînaient

 derrière son dos. Sur son visage ridé, craquelé comme

 une terre assoiffée, deux yeux bleus d’une extrême douceur

me regardaient avec compassion.

Pris de panique je lui demandais :

Mais qui es-tu ? D’où sors-tu ? Que me veux-tu ?

Cette étrange apparition avait déclenché en moi

une grande frayeur. Elle mis un temps fou avant de me

répondre avec un léger sourire compatissant.

Allons, ne sois pas idiot, tu as passé ta vie à m’ignorer,

alors que depuis ta naissance je ne t’ai jamais quitté,

 je t’ai suivi partout comme ton ombre.

Tu as vécu toute ta vie sans jamais t’inquiéter de

 mon sort, ni du tien D’ailleurs et aujourd’hui 

tu me découvres parce que tu es fatigué, usé,

Tu as perdu tes cheveux, tu as pris un gros ventre,

Tu as tes genoux qui craquent,

 tu as mal partout et tu me demandes qui je suis ?

Ne baisses pas les yeux, regardes moi en face.

Je suis la vieillesse, je viens t’aider à finir ta vie dignement.

C’est le sort de tout être vivant sur terre, nul ne m’échappe.

Car je suis la seule justice en ce bas monde."

 





"Un homme fatigué voit trouble
Si beaucoup d'hommes fatigués s'entassent
au même endroit
un brouillard épais couvre
leur visage vallonné." 
--Davide Dumortier- 




dimanche 20 janvier 2013

pigeon vole


-LE GRAND MENSONGE-


"il est un univers où le mot "hypocrisie" prend toute sa valeur. Une "hypocrisie" nécessaire, indispensable, voulue et partagée. La prison. La paix carcérale repose sur quelques "libertés consenties" dont on ne parle qu'avec des pincettes, pourtant plus personne ne nie que l'incarcération est contraire aux lois de la nature et de la condition humaine.
Les prisons, surpeuplées, explosent; elles tiennent artificiellement parce que les système autorise en secret ce qu'il condamne officiellement.
La plupart des détenus ont le moyen de communiquer avec l'extérieur. Les téléphones portables sont strictement interdits, pourtant personne n'ignore qu'un trafic interne de puces permet aux personnes incarcérées de casser leur isolement en prenant des nouvelles de leurs proches. Le cannabis est proscrit mais on ne va certainement pas trop chercher; on risque des révoltes générales si on empêche les détenus de s'évader artificiellement de leurs cellules. La "cantine", le moyen officiel de cumuler quelques denrées pour agrémenter l'ordinaire, permet aussi de mettre de côté quelques bières qui seront bues toutes ensemble, un soir de week-end sans visite. Mais la prison, c'est aussi ce jeu incroyable avec les médecins contraints, pour limiter les tensions individuelles et collectives, de délivrer des drogues légales, psychotropes, somnifères, anxiolytiques pour prévenir les tentatives de suicides.
Ainsi le système carcéral ne protège de rien, n'aide en rien mais crée de nouvelles dépendances. Les derniers rapports sur la prison montrent aussi que dans ce lieu pathogène où la loi devrait être celle des gardiens, se créent les hiérarchies de la violence les plus insupportables qui soient.
Ceux qui ont du fric commandent aux autres, ceux qui ont les moyens de la violence physique torturent les moins forts. Chacun vit ainsi dans l'insécurité et dans la trouille dans les lieux du pays où il y a le plus de sécurité et de personnels de surveillance au mètre carré; et l'on ne parle pas là de l'insalubrité inhérente à la prison.
En un mot, il y a une incohérence totale à l'enfermement dans ces conditions. Tout le monde le sait, à commencer par notre ministre de la justice; si l'on veut faire quelque chose de révolutionnaire et de gauche, ce sera en début de mandat, au moment où l'on peut être courageux.
Maintenant quoi!"
-Etienne Liebig- ce texte a été publié en chronique dans l'hebdomadaire "Lien Social" n°1089-









"Donner un sens au désespoir, voilà le but à atteindre. C'est une expérience unique."
-Luigi Carletti-
-Prison avec piscine-Editions Liana Levi-



"Hier trop tôt, demain, trop tard, le seul moment, c'est aujourd'hui."
-Lénine-



"La plus belle des Mers
est celle où l'on n'est pas encore allé.
Le plus beau de nos enfants
n'a pas encore grandi.
Les plus beaux de nos jours,
on ne les a pas encore vécus.
Et ce que je voudrais te dire de plus beau,
je ne te l'ai pas encore dit."
-Nazim Hikmet-








samedi 19 janvier 2013

transbordeur




 "Ecrire, un mot derrière l'autre, on apprend ça dès l'école primaire. Au début on copie, comment faire autrement. Plus tard on nous donne un fil d'Ariane, un thème de rédaction. On n'aime pas forcément, mais il ne faut pas lâcher: le hors sujet est si vite arrivé. Le sujet, ce n'est pas nous, pas encore. On obéit seulement. Un jour enfin, l'école est finie. On n'a pas appris à écrire, d'ailleurs on en a si peu besoin. il faut seulement se rappeler que sept prend un p qui ne s'entend pas, ou que cent prend un S de temps en temps. on écrit son nom aussi, souvent, et une fois l'an -quand on est bien élevé- on marque sur des cartes, bonne année, joyeux anniversaire, meilleurs voeux.
Ecrire, on ne sait pas, pas vraiment.
un jour pourtant, on se jette du haut d'une falaise. Peu importe la hauteur ou la profondeur du lac, on se jette. on ne sait pas nager ou on a oublié. On veut aller de l'autre côté, ce côté que jamais on ne voit, avant d'avoir commencé.
Ecrire, écrire tout ce que l'on ignore parfaitement. Chacun trace son sillage, on se croit unique, on est des milliers.
Ecrire autrement, ce qui jamais n'a été dit. on recopie, encore, sans le savoir, on recopie mal a mille ce qu'on voudrait être le seul à in venter pour l'Autre, pour toi.
Ecrire pour toi qui lira, l'androgyne parfait d'avant Dieu, Adam et Eve.
Ecrire, laisser en toi la trace de cette ligne."
-Anne-Lise Dubreuil-




 ".../...Senteurs marines
Calme du soir
Là-bas la vague
berce la barque.
Je contemple
cette vaste étendue d'eau
et laisse mon esprit
s'égarer sur des rives lointaines.
Voyage imaginaire
où l'inattendu
côtoie la surprise, l'étonnement;
J'abandonne pour un instant
mes peurs, mes hésitations.
Je suis là tout simplement
et mon corps pesant
peut prendre appui
sur le tronc rugueux du chêne.
Je sens battre mon coeur.
Tristesse du départ;
mots retenus de ceux qui s'éloignent
et que déjà on ne voit plus.
Le départ des Islandais
dans la baie de Paimpol
m'emplit de nostalgie."
-Extrait d'un texte deThérèse Blais- écrit au Musée des Beaux-Arts de Nantes devant "Le Départ des Islandais dans la baie de Paimpol."


 -Henri Dabadie-




                                                           ^^^^^^^^^}}}}}}}}}}}}^^^^^^^^

Vous penser aimer le "lowcost", mais savez vous quel est le vrai coût du bas prix ?
Diffusée par 'Options', le journal de l'UGICT-CGT, cette enquête exclusive d'Enrico Porsia décortique le modèle économique de la compagnie à "bas coût" Ryanair et son chantage aux subventions publiques déguisées.
On y découvre comment Ryanair exerce une pression permanente sur des collectivités territoriales et passe outre le code du travail, sur fond de directive Bolkestein et de distorsion de concurrence.
source: LA FACE CACHEE DU LOWCOST






La face cachée du lowcost : Enquête sur le système Ryanair from CGT CadresTechs on Vimeo.


Qu'en pense Monsieur Ayraultport?
...




vendredi 18 janvier 2013

un buddha, son nain trépide et des pas de danse à la pelle


"Dame! Si on m'avait dit ça"
Ce furent les seuls mots prononcés ce matin là par un Buddha tout terrain qui  en général n'avait pas froid aux yeux mais...les oreilles par contre... à la Sainte Prisca...elles rimaient tant bien que mal, vendredi, avec frisquette, caillette les meulettes et aussi pense bête pour ne pas jeter trop tôt l'hiver aux pertes et profits
tant qu'il y avait un temps péril en la demeure.

Faut comprendre aussi, le pôvre, l'était pas habitué sur son pied à terre et escalier  estuarien à ce genre de situation qui aurait certainement fait et  ventripotement  bidonner un de ces collègues rebondi et massif des Alpilles  ou du  Jura Sikh..
.Mais lui,
le Buddha demi-sel de Guérande et de ses environs immédiats, l'était pas  franchement à la fête et ça se voyait comme un troisième oeil
sur une métaphore chakralisée.

Il contemplait en état de semi congélation, la position de la brouette sans pour autant que cela lui réchauffe la libido, et même... bien au contraire.


 Tout ça compte pour du beurre, et faut surtout  pas te laisser à battre, lui lança en lâchant du lest, un goéland argenté des frères de la côte, que sa communauté laridé dondaine, avait envoyé en éclaireur pour voir si y'avait de quoi becqueter par ici...la bonne soupe.





Ah tu vois, si tu m'écoutais, je te l'avait bien dit ré en chérie un nain trépide revenu depuis peu des Galàpagos, à dos de tortue, ce qui n'était pas, vous en conviendrez, une mince affaire.

"Arrête de faire la gueule.Tu ne vas quand même  pas nous faire une gastro nerveuse pour trois flocons égarés  dans le bourg. Demain n'y paraîtra plus et Yop La Boum mon poteau.

Tiens, pour te dérider les muscles fessiaux, je vais te faire écouter un ou deux trucs envoyés par le gars Serge depuis sa tanière languedocienne mon mari; ça réchauffe un max.

Allo! la cabine sono, faites péter les décibels de jour









jeudi 17 janvier 2013

sur le quai



"Le bateau est entré dans le chenal.
Enfin.
Yorgos en avait le coeur serré, griffes lui étreignant le poumon, la fin, peut-être, d'une course longue, interminable, la résolution d'un problème à une inconnue. Et cette inconnue, ce "x" , était sur le cargo qui se frottait aux quais de pierre, tiré très lentement par deux remorqueurs aussi rouillés que lui.
il adorait ce genre de prolétaires flottants, qui ne sont que très peu des bateaux, mais plutôt des moteurs insubmersibles, vaguement menaçants, trop puissants pour être honnêtes, trop courtauds et bruyants pour faire rêver, et qui ne comportent,en eux, rien de la vague, de l'alizé, de la tempête, et des mers rugissantes du Sud. Sur les remorqueurs, les hommes ne sentent pas les embruns, l'iode ou la marée, ils fleurent l'huile et le kérosène.
Un tout petit peu comme lui.
Yorgos, un sourire crispé barrant sa barbe naissante, observait la masse d'acier sombre, énorme lest incontrôlable qui se retenait pour ne pas pousser les deux remorqueurs, et entrer ainsi plus rapidement dans le bassin de Saint-Nazaire, où, enfin, il allait trouver luxe, calme et volupté, quand les moteurs se tairaient, quand les marins entendraient enfin la plainte des oiseaux et le clapotis des vaguelettes sur la coque.
Il fit quelques pas, énervé, détailla le port. Les abords, au premier coup d'oeil, étaient aussi préoccupés que lui. La base, terrifiante de béton compressé, les quelques bateaux de pêche, soudés frileusement les uns aux autres, les hangars sur la droite, à perte de vue, les chantiers, plus loin, avec leurs grues araignées, se découpant sur la façade étincelante d'un rêve en forme de paquebot en construction.
Et le pont levant. Inévitable. Dressé vers le ciel comme une échelle surréaliste débouchant sur le vide d'un ciel gris. juste derrière, un building très années quarante, au pied duquel quelques voitures attendaient de pouvoir passer et rejoindre le quartier du Petit-Maroc, vieux village de poupées poussiéreuses.
Un port, comme tous les ports. un port, comme tous les ports dans l'imaginaire de ceux qui rêvent de ports."

-Extrait de: "Sur le quai" de Jean-Bernard Pouy. Editions Terre de Brume-
















"C'est l'incertitude qui nous charme.
Tout devient merveilleux dans la brume."
-Oscar Wilde-





abeilles ou ogm, il faut choisir








j'ai reçu ceci:

Un débat parlementaire sur le point de s’engager

Un débat au Parlement européen va s’engager dans les semaines à venir et jusqu’à mai 2013.
Dans ce contexte, nous serons auditionnés par la Commission des pétitions du Parlement européen le 21 janvier.
Par ailleurs, nous remettrons les signatures à la fin du débat parlementaire, en mai 2013.

Il est donc encore temps de diffuser notre pétition !
Vous pouvez la faire signer en version électronique ou papier jusqu’au mois de mai.

Aux origines de la pétition…

Le 6 septembre 2011, dans l’affaire Bablok, la Cour de Justice de l’Union Européenne a décidé que du miel contaminé avec du pollen de maïs MON810 ne pouvait être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen pour l’alimentation humaine. Cet arrêt indique également qu’un étiquetage est obligatoire au-delà d’une présence de 0.9% de pollens issus d’OGM autorisés dans l’alimentation humaine.

Pour nos organisations, la décision a marqué, au plus haut niveau, la reconnaissance de l’incompatibilité de la culture des OGM avec l’apiculture. La conséquence logique de cet arrêt aurait dû être l’édiction par les Etats membres de règles visant à protéger l’apiculture contre les contaminations par les OGM.
Malheureusement la Commission a préféré demander aux Etats membres d’attendre avant d’agir.
C’est pourquoi, il y a un an, la pétition a été créée, puis enregistrée auprès de la Commission des pétitions du Parlement européen.

Merci encore,
Bien cordialement,

Les organisations partenaires de la pétition :

Agir pour l’environnement, Amis de la Terre, Apis Bruoc Sella, Attac, ASPAS, Biocoop, CONAPI, Confédération Paysanne, Danmarks Biavlerforening, FFAP, FNAB, FNE, FNOSAD, FRAPNA, Générations Futures, GIET Info, Greenpeace, Inter-Environnement Wallonie, LPO, Natagora, Nature et Progrès, Nature et Progrès Belgique, Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique, OGM Dangers, One Voice, Réseau Semences Paysannes, Syndicat National d’Apiculture, UNAAPI, Union Nationale de l’Apiculture Française, Veille au grain

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.ogm-abeille.org






Ah ben tiens, comme c'est curieux,  elle est pas dans les signataires la FNSEA, la fédération des  pollueurs agricoles patentés et brûleurs de pneus devant l'éternel. Les mêmes qui manifestent ces jours-ci parce que les directives européennes sur la protection de l'eau, ne font pas leurs -tristes- affaires.  D'ailleurs on a pu remarquer que lorsqu'ils débarquent devant le ministère de l'agriculture avec armes et bagages, on les laisse faire alors que le même jour une trentaine de militants de la confédération paysanne devant le même ministère mais pas pour les mêmes raisons...sont embarqués manu militari  par la police. 
Cherchez l'erreur.

Notre Dame, si tu nous entends...

mercredi 16 janvier 2013

réchauffe Marcel



Ma plume baillait aux corneilles, aux tourterelles, au rouge-gorge, à la merlette, aux moineaux et à quelques autres encore qui ne m'avaient pas confié leur curriculum ad vitam et courtus aeternam.
Cette bande de joyeux drilles squattait  à l'envie, mes quelques mètres carrés délaissés par la PAC   en euro tout compris, ce qui me donnait l'impression de jouer au propriétaire tout terrain, tout terrien mais tout est rien finalement...

Disons que, pour la bonne cause z'ailée, j'alimentais régulièrement la terre bien basse et c'est rien de le dire...depuis un récent décaissement...de quelques miettes, quignons, entames et finitude de pain de deux et à trois ou plus on saute dessus.

L'hiver tout comme l'ibère -dit-on- est terrible pour les fragiles en prise  directe aux vents.  Pour la peine et la flemme aussi... j'avais remisé mon vélo dans le garage à tout faire  et à l'heure noctambule où je m'en retournais retrouver comme disait gentiment  un collègue- mes costauds- qui s'étaient  mis la terre presque ado, c'est avec les quelques chevaux vapeur d'un Renault qui s'habille en court (malgré la saison) que je rejoignais mon quart de veille solitaire et ptêt un peu solidaire aussi.

Ma plume séchait sous le crachin; c'était son côté gore-tex sans doute. Je regardais passer les nuages qui avaient tant de mal depuis quelques jours, à se décoller du plafond, et c'était sans nul doute cette ambiance caractéristique qui me faisait  l'humeur aussi mollassonne qu'indolente.

Brigitte, ma sister des bords de Seine m'avait envoyé une vidéo  tempétueuse et majuscule. Cela me rappelait un proche automne insulaire et  finistérien. Je m'enfonçais dans une douce torpeur à quelques encablures d'un poêle ronronnant et prenant ses aises.

Grand bien nous fasse.

Tu te souviens?

"Comment va le monde Monsieur?
Ô
Il va comme d'habitude et nous avons une certaine habitude du monde..."












D'accord, l'habillage du jour  de ce blogui-blogua n'était pas vraiment de saison puisque le soleil n'avait pas encore renouvelé son abonnement trimestriel...Aussi pour patienter et réchauffer l'atmosphère qui comme de bien entendu faisait un peu la gueule, j'avais ressorti quelques clichés de l'an sagement  repassé et ami(e) donné par mes soins tsoin tsoin

Bisous chez vous





                                                                  /////////88888888888///////////

Jusqu'au 27 janvier le Fort nazairien de Villès-Martin expose Géraldine Limon et Valérie Dholland
-entrée libre samedi et dimanche après-midi entre 14h et 18h-



































dimanche 13 janvier 2013

Yvette ne rime pas forcément avec poussette


Nos Histoires se croisent
et 
par
le truchement d'une alchimie incompréhensible,
à première vue,
nous conjuguons nos talents
d'exister.



Dimanche.
De la Sainte Yvette,
souhaiter une bonne fête
à Belle-Maman
qui n'ira pas 
tenir poussette
à la capitale.
C'est pas son genre;
d'ailleurs, en voyage organisé sur nos presque rives,
elle refusa d'accompagner l'équipée retraitée,
au Puy du Fou,
pour cause d'incompatibilité d'humeur
avec un viComte naphtaline,
qui lui...
certainement,
dans une meilleure forme...
aurait fait risette et poussette
Today!
Sur Paris  brille-t-il





"Ce n'est pas la rue qui décide"
affirmaient, le jabot frétillant,
 quelques penseurs
à la peau lisse.

Profitons d'un spectacle
aussi rare qu'une éclipse de lune
ou d'une comète en goguette.
Les gens bien et propres sur eux
aux sous-vêtements grand teint lavés  chez Bosch
par les bons soins d'une bonne à tout faire
occupent cet après-midi même les grandes artères
Haussman-brothers
et sisters.
Ils ont osé, rendez-vous compte
et comptez-vous.

Pour beaucoup c'est une première et  ptêt une dernière.
 D'autres, plus intrépides,
en sont à leur..
Ouf!
...
Demandez plutôt à mon mari. 

Et les enfants, vous songez un peu aux enfants.
Quand même.
C'est pour eux que l'on s'est peint en rose.
Une manif  (Ouh! Ouh! c'est la première fois que je prononce un gros mot; c'est surement  le vin béni. Deux burettes et je me lâche).




Un mariage hétéro sur deux se finit par un divorce.
C'est dire, si  la famille hétérosexuelle A.O.C. peut donner des leçon de morale





La blague du jour (envoyée par Philippe)


"Je suis pleinement favorable au mariage gay, mais seulement entre politiciens de gauche.

Tout ce qui peut contribuer à leur non-reproduction est un bienfait pour tous !"

 -Jean D'Ormesson

Moi, je suis pleinement favorable au Jean d'Ormesson. C'est le seul type de droite que je connaisse, aussi drôle qu'intelligent et...
 je n'ai rien contre sa reproduction.







vendredi 11 janvier 2013

circonstances atténuées


L'étang change.
Tu vois, là, ce dégradé de gris à la sauce, de part d'ici.
Et bien,
aujourd'hui, ils ont changé la moquette,
pour une bleue,
 certes un peu plus salissante
mais prévue pour 
ne pas durer, 
aussi,
 aucune raison de s'inquiéter




On en a souvent parlé je crois:
Le tout est affaire de circonstances.

Aujourd'hui,
je n'ai pas vraiment l'intention de quitter ma tanière,
je m'y sens agréablement
et modestement pantouflé,
présentement
sans état d'âne,
inculpabilité
ni  doute, en plus
de tous les autres.

je te demanderais juste à l'heure du goûter,  de sortir ta boite à peinture
et de nous imaginer
le chenal du port et ses restrictions
sous le soleil exactement.

Rien ou tout  à voir,
et je ne suis pas sur de connaître
la définition que je préfère.
C'est affaire de circonstances...
d'ambiance.







                                                 ---------////////////--------




Lundi vingt et ung janvier
 Ayrault! Ayrault petit pas tapo
débarque sur l'estuaire
pour faire un ptit coucou
et montrer son beau costume de premier ministre,
histoire de faire baver ses potes 
zozializtes
 locomo! locomo!
qui ont la réussite heu! plus régionale
mais tout aussi laborieuse.
Le chef de service du gouvernement viendra
nous délivrer quelques poncifs langue de bois flotté
 sur la grandeur de la french touch
et serrer quelques louches des bonnes oeuvres.
Il réaffirmera comme bien entendu l'utilité de son jouet aéroporté  payé avec nos sous
mais grand stimulus de sa libido politichienne

 Pendant ce temps là, n'en déplaise à sa seigneurie coincée du bulbe,
à Notre Dame des Landes la vie des vrais gens continue...



lu ici même, un récit du dernier festival sur la ZAD







Le peuple (souriant) de boue


"Très chouette esprit sur le festizad à Notre-Dame-des-Landes ce week-end. Une ambiance très conviviale, décontractée, bon enfant. Beaucoup de bonne humeur devant les glissades dans la boue, des sourires, de la gentillesse, de l’entraide pour aider l’un à sortir de la pataugeoire ou l’autre à traverser un fossé, du troc. Et du respect, sauf quelques exceptions qui en général se voyaient remettre au pas par de bonnes âmes, de la débrouillardise.

Car il en fallait du courage et de l’ingéniosité pour transporter le matériel sur le site et monter les chapiteaux, face à un arrêté préfectoral interdisant tout transport de « chapiteaux, tentes et autres structures itinérantes de plein air » vers la zone choisie car n’abritant pas d’espèces protégées. Quatre chapiteaux ont pu être installés sur les sept prévus, mais pas les yourtes et habitats légers destinés à sensibiliser sur l’habitat écologique ou à abriter des stands d’information. La plupart des concerts ont eu lieu, malgré le retard dans la programmation (Keny Arkana était au meilleur de sa forme !).

Malgré les difficultés et la polémique générées par le préfet, les organisateurs du festival et l’ACIPA sont satisfaits devant l’affluence et l’esprit du week-end. Car après les infos intox qui ont beaucoup circulé la semaine passée, tentant d’empêcher les festivaliers de se rendre à NDDL, mais sans les arrêter, il y a eu quelques inquiétudes.


En général, les forces de l’ordre ont été plutôt compréhensives et conciliantes (voire cordiales) et ont laissé passer les tentes et les festivaliers en voiture jusqu’aux limites de sécurité pour l’évacuation éventuelle de blessés, sans contrôler les identités ni fouiller les véhicules.  A l’occasion d’une demande (certes provocante, mais c’était trop tentant) de consultation de l’arrêté préfectoral, un froid capitaine agacé est sorti de son véhicule pour le montrer, mais est resté poli. Un autre « chef » a même cherché sur sa carte le hameau où se situait notre gîte, et nous a rappelés pour nous indiquer sur le plan le meilleur itinéraire pour y accéder. Un jeune garde mobile, qui conversait avec un jeune festivalier, lui a déclaré : « vous savez, nous aussi, on va dans des festivals faire la fête ».
Aucune tension particulière n’a été signalée, dans cette lutte pacifique.


Rassembler entre 10 000 et 20 000 personnes dans ces marécages (on vous l’avait dit, que c’était une zone humide !) en janvier représentait un pari osé qu’ont gagné dans la bonne humeur les organisateurs et l’ACIPA.
Ici règne un esprit de libre entreprise, d’entraide, de solidarité que l’on ne voit pas ailleurs. Pour pallier l’enfouissement des petits petons dans la bouillasse, nombreux sont ceux qui ont suivi l’appel à prendre des branchages et des bottes de foin pour les disperser sur la zone.
Ce lundi, il parait qu’on ne compte plus le nombre de bottes enfouies dans la boue sur le terrain. Se déplacer dans des ornières de 30 à 40 cm était très physique (l’auteure, trop timorée, s’est contentée de rester sur le chemin derrière la scène, avec d’autres centaines de festivaliers).


Beaucoup devraient venir faire un petit séjour à Notre Espoir des Landes,  »carrefour des éveils de conscience », pour prendre des leçons afin d’apprendre à vivre ensemble autrement, en quête d’un bien-être commun et collectif, au sein d’une nature dont nous ne sommes que de petites entités, et qui nous apprend à nous respecter nous mêmes…


Quant aux communiqués de la Préfecture, ils nous ont semblé abusifs, voire provocateurs : Patrick Lapouze a déploré « le manque total d’organisation » notamment en terme de parkings. Mais comment mettre en place des parkings sur des zones marécageuses, monsieur le directeur de cabinet ? Et n’êtes-vous pas venu sur place pour voir dans quel état d’esprit les automobilistes se garaient sagement d’un seul côté de la route ? Comment les conducteurs respectaient les consignes responsables données par les zadistes, organisateurs, et les recommandations des forces de l’ordre ?
Où étiez vous pour affirmer que le service médical d’urgence était absent ? Il existait réellement sur place, mais était limité à cause des interdictions de transport sur zone. Si l’on doit nommer un responsable quant aux insuffisances de la sécurité sanitaire, c’est bien le préfet qui est pointé du doigt !

Nous autres des Monts d’Arrée, on a aussi beaucoup râlé contre le Valls et sa politique du tout sécuritaire. Mais pour se donner du courage pour marcher sur plusieurs kilomètres, on s’est également dit que les barrages routiers étaient très favorables au confort des randonneurs nocturnes qui ont pu croiser de jolies chouettes effraies ou admirer de magnifiques chênes, et avaient une route libre de toute circulation motorisée pour accéder au site.

Cet aéroport ne se fera pas, monsieur Ayrault. Non seulement on n’en veut pas, mais de plus, l’opposition grandit de jour et jour et la révolte gronde.
Vous avez reçu une lettre d’un officier pilote de ligne vous démontrant point par point pourquoi « Ce projet est loin de garantir un niveau opérationnel compte tenu de son architecture future déjà dépassée, à la viabilité relevant d’hypothèses hautes sans prise en compte de la technicité et de la fragilité du modèle économique et industriel lié à la spécificité du Transport Aérien, qu’aucun organisme aussi sérieux que l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale ou l’Agence Internationale du Transport Aérien n’aurait osé imaginer. » (l’intégralité de la lettre est sur le site de l’ACIPA)
Alors, avant que l’on ne vous  déboulonne, dévissez donc de votre ciboulot ce honteux projet d’aéroport inutile, cher, destructeur de bocages, de terres agricoles et de vies paysannes."

Marie Tréanton




Côté manifestations de soutien, il y en a pour tout le monde et de toutes sortes, veuillez, s.v.p. consulter:
L'AGENDA DE L'ACIPA



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Centre de culture populaire


 

Dans le cadre de ses 50 ans d’existence, le Centre de Culture Populaire organise, en guise de soirée d’ouverture, un « BD-Concert », le 14 janvier, à 20h, au Théâtre Jean Bart.


Une œuvre hybride baptisée « Un homme est mort », alliant musique vivante et bande dessinée : la musique interprétée en direct vibre au fil des dessins originaux de la bande dessinée, animée et projetée sur grand écran.
Christophe Rocher, initiateur de ce projet innovant, en a composé la musique originale et s’est entouré de Jean-Alain Kerdraon pour la mise en mouvement des images, donnant une nouvelle forme de dynamique à cette aventure.
Une bande dessinée exceptionnelle, une musique originale aux accents révolutionnaires, pour un voyage inédit, visuel et sonore, dans l’histoire de 1950 :

Des milliers d’ouvriers œuvrent à la reconstruction de Brest, totalement détruite par la guerre. Mais les temps sont durs, et les luttes entre le patronat et la classe ouvrière connaissent leur paroxysme en avril 1950.

Le réalisateur René Vautier, cinéaste engagé mandaté par la CGT, est envoyé sur place pour immortaliser les événements. Son film au destin incroyable fera vibrer cette aventure jusqu’à l’Elysée entre les mains de Paul Eluard.

Christophe Rocher sera présent à l’issue de la projection pour échanger avec le public.

Billetterie et réservations :

Centre de Culture Populaire
16 rue Jacques Jollinier
44600 Saint-Nazaire
Tel : 02 40 53 50 04