jeudi 16 juin 2011

Russel chaud show



"N'y a-t-il pas quelque chose d'un peu absurde dans le spectacle d'êtres humains qui tiennent devant eux un miroir et qui pensent que ce qu'ils y voient est tellement excellent que cela prouve qu'il doit y avoir une Intention Cosmique qui, depuis toujours, visait ce but... Si j'étais tout-puissant et si je disposais de millions d'années pour me livrer à des expériences, dont le résultat final serait l'Homme, je ne considérerais pas que j'aurais beaucoup de raisons de me vanter."





"Le défaut fondamental des pères est de vouloir que leurs rejetons leur fassent honneur." 










"Tout le problème de ce monde, c'est que les idiots et les fanatiques sont toujours si sûrs d'eux, tandis que les sages sont tellement pleins de doutes."



 cadeau bonus




"Ce que les hommes veulent en fait ce n'est pas la connaissance, c'est la certitude"






"L'un des symptômes d'une proche dépression nerveuse est de croire que le travail que l'on fait est important."








Chez Monsieur le Marquis


Des textes en ligne argh! en anglais (si tous les traducteurs du monde..)









"Nous pouvons détruire les animaux plus facilement qu’ils ne peuvent nous détruire : c’est la seule base solide de notre prétention de supériorité. Nous valorisons l’art, la science et la littérature, parce que ce sont des choses dans lesquelles nous excellons. Mais les baleines pourraient valoriser le fait de souffler et les ânes pourraient considérer qu’un bon braiment est plus exquis que la musique de Bach. Nous ne pouvons prouver qu'ils ont tort, sauf par l’exercice de notre pouvoir arbitraire. Tous les systèmes éthiques, en dernière analyse, dépendent des armes de guerre."

 Jean-Claude raconte



textes-citations de de Bertrand Russel
avec la délicate participation de Serge

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sur  la plage musicale du jeudi:





mercredi 15 juin 2011

éclipse et tête en l'air


Les nuits sont fraiches encore, et d'ailleurs au jeu du climat chamboule-tout, on ne sait plus qui de l'Avril en reste sur son string et du mi-juin à la petite laine bienvenue fait la saison comme il se doit!
Alors, on compte sur ses acquis (radio Andorra) et mince j'en avais presque oublié la lune qui logiquement d'après les spécialistes devait faire de la sienne ou mieux fermer ses persiennes..je ne sais plus!
enfin cette nuit
Zette!
Pour la peine, dans les vingt deux heures et des poussières d'étoiles on s'accorde Léon
"Reviens, j'ai du m'aime à la maison"




envoyé par Serge

soleils bleus


Le programme- source

Jeudi 30 juin de 19 h à 1 h
• Les Aventures Artistiques
• GRAC : Vicoparadis
• Blitz the Ambassador (hip-hop jazz funk, USA)
• Grand Pianoramax
• DJ Popofski
Vendredi 1er juillet de 19 h à 1 h
• Les Aventures Artistiques
• Sidony Box avec Hasse Poulsen (jazz-power, Nantes)
• Andreya Triana (soul jazzy electronica, UK)
• Dajla and The London Kings Of Swing (Saint-Herblain-Londres)
• DJ Popofski
Samedi 2 juillet de 19 h à 1 h
• Les Aventures Artistiques
• GRAC : Raymon Lazer Trio (Nantes)
• Kyrie Kristmanson (folk jazz, Canada)
• Raphael Gualazzi (tutti frutti jazzy, Italie)
• DJ Popofski
Dimanche 3 juillet de 13 h à 20 h
• GRAC : Lulu la Nantaise (Nantes)
• Brass Pan Jazz (steel-drum et cuivres)
• Elodie Rama et le Big Band de la Maison des Arts
• Rigolus (jazz chanson glam rock, Paris)
• DJ Popofski
Entrée gratuite.
Parc de la Bégraisière :
périphérique portes de Chézine
ou d’Armor, lignes 56, 59, 84 (arrêt Hermeland).

pour l'exemple:

espace contemporain et flute au bec


-Question existe en ciel mon mercredi:
-C'est du lard?
-Raie ponce pilate:
Ben, non. T'es ouf ou quoi?, c'est de la merguez,
ou ski l'en reste de la veille, avant la vaisselle du matin.





Sergio manettes

mardi 14 juin 2011

Arlette, sors de ce corps

fourniture sur: Toile

"Si, déracinant de son coeur le vice qui la domine et avilit sa nature, la classe ouvrière se levait dans sa force terrible, non pour réclamer les "Droits de l'Homme", qui ne sont que les droits de l'exploitation capitaliste, ,non pour réclamer le "Droit au travail", qui n'est que le droit à la misère, mais pour forger une loi d'airain, défendant à tout homme de travailler plus de trois heures par jour, la Terre, la vieille Terre, frémissant d'allégresse, sentirait bondir en elle un nouvel univers.../..."
extrait du Droit à la paresse de Paul Lafargue -le gendre à Karl Marx -hi! hi! hi!-  et comme dit l'autre: kamarade mélanchon: nous les pinceaux et par ici la bonne soupe



envoyé par Serge




envoyé par Tiad

mardi groove



Moi aussi, parfois, je mettrais bien la tête sous les couvertures en glissant un oeil de temps en temps à l'extérieur pour voir si l'orage est passé. Mais voilà, je me dois d'y être -dans les intempéries-  ça fait partie du boulot... alors, ça m'empêchera pas, comme cette nuit par exemple, de me dire tout bas "mais qu'est ce que je fous là"
Allez, chacun porte sa croix penseront certains ou ses valises pour d'autres suivant leurs préférences; mais  qu'importe le colis, on s'est compris, pas vrai!
Et comme j'ai pas de rancune avec la vie en général et les"branluchons" en particulier, je me dis que si ça se trouve dans les heures qui suivent on aura une bien belle journée. En tout cas je me la souhaite et à vous aussi par la même occasion.

"gardarem lou moral"

Et un peu de groove au  dessert
entre-nous  ça peut pas faire de mal




proposé par Brigitte

lundi 13 juin 2011

et maintenant vieux barbichu...

 photo source: Le Monde.fr


"C'était le 20 décembre 2007, le jour de mon 60e anniversaire, date qui coïncidait avec la chute de la frontière italo-slovène, autour de Trieste. La Slovénie intégrait "l'espace Shengen", et c'était cette occasion qui avait donné le ton à la fête. Nous l'avions célébrée avec une vingtaine d'amis et un quintette balkanique, dans une auberge au milieu des bois, à dix mètres d'un poste frontière piétonnier. Après la bringue, nous nous étions précipités sur le morceau de fer historique, peint en blanc, rouge et bleu, et nous l'avions mis en pièces, avec l'aide d'une patrouille de Slovènes qui avaient débouché de la forêt à minuit, équipés de lampes frontales. Quelqu'un versa du champagne sur la lame en surchauffe de la scie, on échangea des baisers au hasard, sans se soucier des diverses provenances, et ce fut là, dans les vapeurs de vin et de la slivovitz (n.d.c: spiritueux slave fait à partir de quetsches), tandis que le poteau devenait un souvenir au son de l'accordéon, ce fut donc là que le juif Salomon Ovadia dit Moni, lança à la lune sa prophétie stridente. "Et maintenant, vieux barbichu, elle va te manquer cette foutue frontière" railla-t-il, au moment où le dernier morceau de fer tombait  à terre sous les vivats de l'assistance.
diable, me dis-je. Il n'y avait aucune raison de regretter la frontière. D'abord, elle n'avait apporté que des malheurs, et puis, avec la détente, elle s'était muée en plaisanterie. Personne ne la prenait plus au sérieux, surtout depuis le suicide de la Yougoslavie, alors quoi de plus juste que sa disparition? C'était le fruit empoisonné d'une guerre voulue par les fascistes et, pendant plusieurs décennies, elle avait coupé Trieste de son arrière-pays naturel, de ces terres qui l'avaient rendue riche au temps de l'Empire austro-hongrois, à cheval sur les XIXe et XXe siècles. Pourquoi voulait-il qu'il me manque ce satané poteau? Maintenant, je pouvais aller où je voulais: des microcosmes séparés se ressoudaient et moi j'étais libre, libre comme le vent, de me déplacer à pied, à bicyclette ou en voiture, pour recomposer la topographie éclatée de mon petit monde. Et pourtant...je sentais bien que quelque chose commençait en effet à me manquer. C'était le rêve, la ligne d'ombre à franchir, le sentiment de l'interdit. Ma première envie de voyager n'était-elle pas née justement de l'existence de cette frontière? Ne venait-elle pas de cette limite de qui engendrait la claustrophobie et enfermait Trieste depuis le jour même de ma naissance, le 20 décembre 1947?
"Qu'est-ce qu'il y a de l'autre côté?" me demandaits-je, petit garçon, en écoutant sortir d'une vieille radio pleine d'interférences la voix du monde communiste, sur les longueurs d'onde de Budapest, Prague ou Belgrade.
A partit de ce moment-là, j'avais commencé à naviguer dans cette direction, vers la terre des cigognes entre la Vistule et le Danube. D'abord par l'imagination, puis au moyen de vieux trains, de vélos, d'autocars, de péniches. Je viens d'une terre de mer, de rocs et de vent. Pour moi, c'est plutôt une bas qu'une ville. Trieste, agripée à l'extrémité septentrionale de la mer Méditerranée, est mon refuge, un lieu que Dieu se complait de temps en temps à touiller avec sa grande louche, déchaînant une tempête d'air et d'eau que l'on appelle "la Boras", un vent furieux qui souffle de la terre. Trieste est ma cachette (...)
Depuis ma naissance, j'ai vécu en équilibre précaire sur cette faille où je réside comme sur le fil de fer d'un funambule. Je suis un homme de frontière, posé entre des langues et des cultures, entre la mer et la montagne. A Trieste, entre les Alpes et la Méditerranée, il n'y a rien, et même les faits les plus menus témoignent de cette contiguïté insensée. La distance entre un mouillage et le théâtre lyrique est de cinquante mètres, entre le bateau et le bistrot elle est de trente mètres. Dans une rue à deux pas du centre, une vieille dame a adopté un mignon petit chien qui fouillait parmi les ordures et ce n'est qu'au bout de quelques mois qu'elle s'est rendue compte qu'il s'agissait d'un loup. Un chevreuil, descendu au plus noir de la nuit et terrifié par la circulation matinale, ne trouva pas d'autre moyen de s'enfuir que de plonger dans la mer en plein centre-ville, et il m'est arrivé plusieurs fois de lire que des ours slovènes étaient venus prendre leur goûter dans les poulaillers des environs. (...)
Il y a des soirs d'automne, quand la brise se lève, que l'air devient comme du verre et que les ferries à destination d'Istambul larguent leurs amarres pour passer devant les alpes qui commencent à peine à blanchir, où j'ai vraiment l'impression que Dieu nous envie, nous autres bâtards de sang mêlé, perchés sur ce fabuleux escarpement entre deux mondes. Nous qui, en montant sur un m^le, pouvons voir sans bouger d'un millimètre l'Europe et la Turquie, imaginer les iles d'Ulysse et les brasseries de Prague ou Hrabal ( n.d.c.: écrivain tchèque de la seconde moitié du XXe siècle) cherchait ses personnages, deviner sur les nervures des collines le front de la Grande guerre qui s'entrelace au rideau de fer, flairer les entrepôts de la Sérénissime bourrés d'objets venus d'Orient et en même temps humer l'odeur des steppes au-delà du Danube.
Ainsi, quand les frontières ont commencé à disparaître et que la rhétorique de la mondialisation a plongé dans la crise le sentiment d'un Ailleurs, lentement, par esprit de contradiction, j'ai senti croître en moi la nostalgie d'une vraie frontière, comme celles d'autrefois, avec les barbelés, les regards torves, les bagages passés au crible et le silence tendu devant l'homme en uniforme qui tenait votre passeport. Oui, il fallait faire un grand voyage le long d'un limes ( n.d.c. : systèmes de fortifications romains), pour reprendre le terme latin, c'était cela le désir inexprimé que l'ami Moni- barde strident et transfrontalier- avait tout simplement rendu explicite et désormais impossible à remettre. Partir donc, mais où? Le rideau de fer n'existait plus, les barbelés avaient été remplacés par des espaces domestiqués, des musées et des pistes cyclables. Pour chercher des terres sauvages, il fallait aller au-delà de la Puszta (n.d.c. : steppe hongroise), à la limite orientale de l'union européenne.
Là, peut-être, commençait encore un "autre monde".

"Et maintenant, vieux barbichu, elle va te manquer cette foutue frontière". Paolo Rumiz- traduit de l'italien par  Béatrice Vierne-



Ce  texte  sur le thème de: "quelles frontières?"  a été recueilli par Frédéric Joignot et publié dans le Monde Magazine n°91  dans  le cadre du festival "Etonnants Voyageurs" qui se tenait  ce week-end à Saint-Malo


envoyé par: Cassagnari

big jet plane




la pépite acoustique d'un lundi qu'est férié mais pas trop non plus.



découvert chez: ICI DONC



Ambre nous en offre plus  (avec une caricature en prime) et c'est toujours aussi doux
- un grand merci-

dimanche 12 juin 2011

la croisière s'amuse- service réunifié


dans la corbeille du dimanche:

Bonjour,

Ici le capitaine du collectif 44=BREIZH qui vient de passer à l'abordage
de ce bateau. Je vous souhaite la bienvenue à bord du Maillé-Brezé de
Nantes pour une croisière vers la réunification de la Bretagne !
L'humidité de l'air étant égale à la proportion de personnes favorables à
la réunification (68%) nous devrions bénéficier d'un temps exceptionnel
durant ce voyage. Nous vous conseillons donc de vous protéger du
rayonnement ligérien en criant « Naoned e Breizh » !

Notre croisière s'amuse. mais n'en demeure pas moins impliquée dans un
combat qui est un véritable projet politique et non folklorique ! Par
ailleurs, nous tenons à réaffirmer que nous laisserons sur le quai toute
organisation ou personne qui ne respectera pas les principes d'unité et de
diversité qui font la Bretagne...

Notre croisière s'achevera le 18 juin prochain, à 14h00 devant le site des
machines de l'île à Nantes, pour une manifestation pour la réunification
et se terminera pas un grand concert gratuit sur ce même lieu.

L'ensemble de nos militants et moi-même vous souhaitons un agréable voyage
vers la réunification !



POUR VOIR LA VIDÉO DE L'ACTION :
http://www.dailymotion.com/video/xj7dki_embarquons-pour-la-reunification-action-44-breizh-au-maille-breze-a-nantes-manif-18-06_news

POUR LIRE LE COMMUNIQUÉ DU CAPITAINE EN LIGNE :
http://44breizh.com/2011/06/10/embarquons-pour-la-reunification-44-bzh-maille-breze-nantes/


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LE COLLECTIF 44=BREIZH, POUR LA RÉUNIFICATION DE LA BRETAGNE !
http://44breizh.com/



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-envoyé par Johnsimpo-



concordance et antagonisme dans un même bateau



"Quand des hommes politiques d'une consternante médiocrité vous invitent à leur soumettre vos revendications, n'ont-ils pas la satisfaction de vous découvrir aussi indigents qu'eux, sinon financièrement, du moins en intelligence et en  imagination?
Ne doutez pas qu'au prix du rabais où vous vous soldez, ils vous accordent sans barguigner le droit de les brocarder en de grandes manifestations cathartiques.
La pire résignation est celle qui se donne l'alibi de la révolte.
Nourrissez-vous si peu d'estime à votre égard que vous ne preniez le temps d'identifier vos désirs de vie, que vous ne sachiez quelle existence vous souhaitez mener? Ne pressentez-vous d'autre choix qu'en l'alternative qui vous est officiellement proposée entre la pauvreté du riche et la misère du pauvre?
Faut-il que le désolant avenir d'une vie passée à grappiller l'argent du mois vous paraisse lumineux parce que l'ombre du chômage s'accroît partout où règne le soleil médiatique du plein  emploi? Rien ne tue plus surement que de se contenter de survivre."
-extrait de: avertissement aux écoliers et lycéens de Raoul Vaneigem-Editions  mille et une nuits

envoyé par Serge

"Le lyrisme de l'adolescence est suspect, plein d'enthousiasmes faciles, de certitudes arrogantes qui conduisent ensemble les jeunes poètes et les gardes rouges."
-extrait de: "L'été 76" de Benoît Duteurtre-Editions Gallimard-

envoyé par Serge

"../...Et les plus anciens parmi nos anciens racontent que le vent, la pluie et le soleil disent au paysan quand il doit labourer, quand il doit semer et quand il doit récolter. Et ils racontent que l'espoir aussi se sème et se récolte. Et ces anciens disent que le vent, la pluie et le soleil se mettent à parler d'une façon nouvelle à la terre, que tant de misère ne peut pas continuer à donner cette moisson de mort, qu'elle doit commencer à donner une moisson de révolte. Ainsi parlent les anciens. Les puissants n'écoutent pas, ils ne peuvent pas entendre, assourdis qu'ils sont par le hurlement abrutissant  des empires à l'oreille. ../..."
extrait de: Chiapas: Le Sud-Est en deux vents, un orage et une prophétie."-sous-commandant Marcos-Editions mille et une nuits

envoyé par Serge


"De deux choses l'une
l'autre c'est le soleil"
-Jacques Prévert-



Des mots tifs
pour  se faire des cheveux
comme un pont sur rive
entre
océan majuscule et rivage suspensif.
Des mots qui n'ont plus d'âge à force de courant d'air,
de salaison en écorchures.