samedi 27 novembre 2010

samedi on a chorale




l'actualité élevée sous le torchon

"Je vadrouille autour de mon passé" c'est le titre qui n'a pas été offert au dernier  livre de Robert Bober. Objectivement, sans-doute que je ne l'aurais pas lu,  ne connaissant pas l'auteur et donc ses précédents ouvrages. Finalement, il s'est appelé "On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux" , un titre qu'aurait  presque la taille d'un bouquin entier et qui servirait  , si j'ai bien compris, de suite logique à l'intitulé précédent. 
Je n'ai pas lu non plus , je sais juste qu'en préambule du  premier chapitre il est écrit ceci:
"Je vadrouille autour de mon passé, j’en ramasse, ici et là, de menus morceaux, il en traîne un peu partout, je tâche à le reconstituer, comme si l’on pouvait exister une fois de plus..."(Henri Calet, Le Tout sur le tout)
Non, restons simple je ne vous cite pas la phrase de mémoire, c'est juste que je vous cause en direct du site de France culture, d'où je réponds tout de suite à votre première question:
- Soyez tranquille,  c'est   très bien chauffé.
Réponse suivante:
 -Effectivement , il s'agit de quelques mots  empruntés  au poète  Pierre Reverdy qui ont servit  ainsi  "d'appât" à l'auteur,
Robert Bober (ancien tailleur,  potier, éducateur..) qui, signalons-le tout de suite- et comme ça, ce sera fait-  participera au premier cours de l'université POP' littérature contemporaine, au Lieu unique nantais, mercredi premier décembre à 18h30. rencontre qui nous dit-on sera précédée de la projection d'un de ses documentaires (il en a fait plus d'une centaine) "En revoyant Lire, c'est vivre."




 S'agissant de Pierre Reverdy et dans l'embarras du choix de ses écrits et références ,vous pourrez par exemple- sans vous commander naturellement- aller  "vadrouiller" au milieu des trésors de  Rotko.




"Il est remarquable que ce soit dans les périodes où la société donne à l'individu le moins de garanties et d'avantages qu'elle lui demande le plus de sacrifices et d'efforts."
-Pierre Reverdy- 

Maman,
encore un poète visionnaire...
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Le nouveau Garde des sceaux s'appelle Michel Mercier , je me suis dit "Ouah" mais un peu vite sans doute. En effet, dans mon imaginaire,  je m'attendais à ceci:




et j'ai eu droit à cela:


 Pas le même genre de  fantasme mais bon passons..., 
Et plus vite que ça...
d'autant que le nouveau "Monsieur Justice" aurait pu en taquiner autrement avant que - fort heureusement (il y a une justice-)  l'on apprenne  que quelques heures après sa nomination le volet le concernant dans une certaine affaire Lyonnaise venait d'être classé sans suite par un  parquet (bien ciré)  . Serait-ce qu'on appelle: "se faire justice soi-même "   ???

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Séquence à la manière de-
Pas le choix, bientôt les fêtes et  les affaires sont les affaires:
 et puis, si  j'en crois quelques souvenirs:
C'est très bon la honte...




"Des nouvelles des grands fronts
Dans le poste on  nous annonce que le CAC 40 recule
 Aussi, comment veux-tu?
D'autant qu'on nous signale qu'il perd un pour sang,
aurait-il ses....?"




                  
  


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Dicton sarthois: "Courage, Fillon" (Yves Robert?)


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Désolé , faut que je vous laisse, j'ai un  truc sur le feu
enfin...





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vendredi 26 novembre 2010

nima diyala'


-envoyé par Brigitte-

outdoor


Vers la fin de l'année, des faiseurs d'apocalypse nous mènent souvent en bateau...


alors qu'en osant entrouvrir d'autres portes,


on  pourrait s'embarquer en  espérance.

de réconfort



".../...Mon arrière grand-père prétendait que, lorsque tout va mal dans notre vie, il suffit certaines nuits de lever les yeux dans le noir, pour découvrir, exactement au-dessus de notre tête, une étoile un peu plus grosse et brillante que les autres: la fameuse étoile du réconfort. On la fixe un moment: son seul éclat nous donne une énergie nouvelle. "Ce n'est pas de consolation que nous avons besoin disait-il, la consolation confirme notre faiblesse, mais de réconfort qui nous remet en contact avec nos propres forces." ../..."
-Pierre Péju-extrait de "La diagonale du vide."

jeudi 25 novembre 2010

no habrà nadie en el mundo


-envoyé par Brigitte-

de la famille des lucioles




Que l'on n'y croie ou pas,
Que l'on consomme ou pas,
que l'une chante et  peut-être l'autre pas...
Rien n'empêche pour autant que l'on puisse être sensible à la poésie des lumières,
réchauffant nos coeurs en hiverne.
Ce n'est pas grand chose d'autre qu'une lueur scintillant dans nos rêves de (grand) gosse.
Et même si l'on préfèrerait à ces moments-là, 
peut-être plus encore qu'à d'autres...
être accompagné d'une main, d'un regard...
Va savoir!
 Pour le charme  et son tangible
qui sont du droit de chacun et tout le monde,
on peut toujours lever la tête vers les étoiles
qui clignotent, fragiles et dérisoires, 
dans cette froide nuit,
et...
se laisser emporter












journée internationale contre la violence faite aux femmes






CHAQUE ANNEE EN FRANCE, PLUS DE 198 000 FEMMES SONT VICTIMES DE VIOL OU DE TENTATIVE DE VIOL.
75 000 SONT VIOLEES.

 un site





j'ai reçu ceci...

Poème:

"Ne me touche pas !


Ne me touche pas
C'est mon corps
Mon corps à moi
Ne me touche pas
Comme ça !

J'suis pas ton jouet
Ni ta poupée
Ne me frappe pas
Comme ça !

J'n'ai plus le courage
De m'regarder
De m'maquiller
Pour me cacher
Moi et ma peur
Et dans mon coeur
J'n'ai plus qu' deux pieds
Pour retrouver ma dignité

Depuis trois ans
Tu l' fais tout le temps
Tu me connais pourtant
Et même si tu ne me connaissais pas
T'as pas le droit de faire ça

Tu vois
Je n'ose pas
Prononcer le mot violée
Prononcer le mot battue
Quand tu as bu
C'est une raclée de plus

Je ne peux plus t'aider
Je n'en peux plus
Tu vois
J'm'en vais

A ta famille
A nos voisins
Qui entendent tout
et qui ne disent rien
J'suis qu'un pantin
Une moins que moins

Ne me touche plus !
J'te laisse les clefs
Dans l'escalier
J'emmène mon âme
J'emmène mon corps
Jeter ta haine
Par-dessus bord

Ne me touche plus !

Ne sois jamais un homme violé
Ne sois jamais un homme battu"


Mado

mercredi 24 novembre 2010

un grain de poussière


-envoyé par Bernie-

J`suis qu`un Grain De poussière

J`suis qu`un grain de poussière, un grain de poussière

Qui colle à tes bottines, qui bloque la machine,
Qui fait d`une ville un désert,
Un grain de poussière, un fils de la terre et du vent.

J`suis qu`un grain de poussière, un grain de poussière

Perdu comme un enfant dans l`oeil du firmament,
Prisonnier d`un courant d`air,
Un grain de poussière, un fils du soleil et du vent.

J`suis qu`un grain de poussière, un grain de poussière

Qui erre à la lisière de l`enfer et du ciel,
Un nage gardien du Néant.
J`suis qu`un grain de poussière, infiniment petit ou grand.

J`suis qu`un grain de poussière, un grain de poussière

Perdu comme un enfant dans l`oeil du firmament,
Prisonnier d`un courant d`air,
Un grain de poussière, un fils de la terre et du vent."

-Jacques Higelin- 



"et c'est tant mieux parce que je ferais pas ça tous les jours"
Marie-Pierre Casey-philosophe en chiffonnade-






vu par ici

"Avant de me dire que né dans la poussière je redeviendrais poussière, ils devraient d'abord balayer devant leur porte."
-Roland Bacri-



"Quand viendra la fin, ne va pas à la poussière va aux étoiles."
-Antun Branko Simic-


mardi 23 novembre 2010

la mer




"Dans ses ondulations elle dérange mon coeur qui d'habitude est aussi tranquille qu'un miroir, et cela à cause des terribles événements qui s'annulent à l'intérieur de la lourde masse d'immobilité qu'elle présente.


La mer se précipite dans des cavités: celles des rochers, de l'esprit, du corps...Elle s'y engouffre, et en arrache les croissances tentaculaires de la mort.






Puis elle tire, du ciel, les rideaux, et se douche d'une incroyable luminosité.






Tout se passe entre la mer et moi, sans intermédiaire. il s'agit pour elle d'être à l'heure, toujours, devenant ainsi le temps par quoi nous mesurons nos limites.
Elle a elle-même ses limites intérieures, ses falaises, ses côtes, mais elle est aussi infinie que la ligne d'horizon, qu'elle pousse au devant, et que de nombreux marins passèrent leur vie à atteindre, y aboutissant sans y aboutir."

 Etel  Adnan- "La mer"- extrait du recueil de Christiane Laïfaoui et Jean-Claude Rossignol: "Tisser les mots contre la nuit"- anthologie- Editions  L'harmattan