mardi 12 octobre 2010

c'est dans les vieux pots...


Les luttes perdurent bien sur, puisque comme chacun sait -ou devrait savoir...-ce qui est gagné un jour par la force des convictions et  de la solidarité ne l'est jamais véritablement . Les tenants du toujours plus de fric pour eux et d'économie sur le dos de la masse des autres( "la rue" comme ils disent  à la télé et caniveau en aparté...) n'ont jamais dit leur dernier mot et toutes les occasions sont bonnes par la peur, la division, le mensonge et... les matraques pour faire rentrer les moutons dans la bergerie et leur tondre la laine sur le dos.

Il y a plus de trente ans maintenant , grâce à la détermination et au courage des habitants de Plogoff  et au formidable élan de fraternité qui s'est manifesté un peu partout dans l'hexagone, le projet de centrale nucléaire sur un site aujourd'hui classé et protégé "la pointe du Raz" n'a pu voir le jour. Pourtant,  rien n'était gagné d'avance, les technocrates et leurs alliés politicards associés au nec plus ultra des forces répressives ...s'en sont donné à coeur joie pour humilier, dénigrer, battre et enfermer les opposants.
Aujourd'hui dans un autre contexte bien sur même si le fond est finalement toujours le même- le droit d'exister -Debout- de la majorité contre l'avis de quelques nantis vulgaires et cyniques...- aujourd'hui donc, on nous dit que ce n'est plus la peine d'aller manifester puisque on a voté et alors... circulez y-a rien à voir. Ben voyons. La claque  officielle a toujours et de tout temps  procédé ainsi, faire croire que c'est pour notre bien qu'elle agit et qu'elle  ne peut pas faire autrement, alors que:
Les comptes  du Cac 40 l'attestent s'il était encore besoin de le prouver..que ces gens là: cravatés, ouatés, délicats et manucurés... baratinent comme il faut et s'égosillent trémolo UNIQUEMENT pour  leurs privilèges et satisfaction de leur libido/ pouvoir tout en utilisant le droit de vote -dans les démocraties, (ailleurs c'est encore un peu plus compliqué...) comme garantie de leurs lois et décrets à suivre, quitte, comme on l'a vu pour le référendum sur la constitution européenne à s'asseoir dessus quand ça les arrange et d'ailleurs, ils s'en arrangent toujours, des lois, de la justice , de la morale  toujours bonne pour les autres. Eux  ils sont d'un autre monde plus feutré où l'on se débrouille toujours  entre coquins.

J'ai perdu depuis longtemps les illusions d'un grand soir où l'on raserait gratis... Ceux qui  nous ont vendu cette came sont maintenant les mêmes qui nous demandent d'être raisonnables et de la fermer, pour qu'ils puissent vivre leur retraite  bien dorée sur notre tranche de paillasson. Peut-être que c'est un baroud d'honneur d'être dans la rue aujourd'hui, peut-être qu'on n'arrivera pas pour cause de frilosité ambiante à faire reculer leur loi du plus fort et pan dans ta gueule....mais rien que de les imaginer ces quelques heures à flipper dans leur costume bien coupé , à se demander si ça va pas dégénérer , si la jeunesse.... etc etc rien que pour ça,
 hier à Plogoff et aujourd'hui partout en France
VIVE LA VIE...
VIVE LA LUTTE...
VIVE LA GREVE...



rétrospective Judith Reigl


Jusqu'au 2 janvier au musée des beaux arts de Nantes (Naoned)



Judith Reigl-"flambeau de noces chimiques"- musée des Beaux Arts de Nantes-

penser ses plaies

lundi 11 octobre 2010

amazing grace in cherokee



découvert ici même

fête le mur


"Fête le mur"
Ouvre en  grand  la fenêtre.
Quand les vagues à l'âme prennent leur envol,
elles laissent sur le béton des certitudes, quelque embrun,
 fragile et mouette poésie
ailée,
de sauvetage.

dimanche 10 octobre 2010

un peu beaucoup passionnement


"La peinture est à fleur de toile, la vie n'est qu'à fleur de peau"
-Eugène Fromentin-


"Fleur de la renommée, fleur de la gloire, fleur qui se fane sur le champ"
-Herman Melville-


"La plus belle de toutes les fleurs est la fleur de la liberté."
-Jean Fischart-

la tête en friche

"J'ai décidé d'adopter Margueritte. Elle va bientôt fêter ses quatre-vingt-six ans, il valait mieux pas trop attendre. Les vieux ont tendance à mourir.
Comme ça, s'il lui arrive un truc, je sais pas - tomber par terre dans la rue, ou se faire gauler son sac - je serai là. Je pourrai arriver tout de suite et pousser les gens du milieu, leur dire :
- Ok ! C'est bon, tirez-vous, maintenant ! Je m'en charge : c'est ma grand-mère.
Ce n'est pas écrit sur sa tête qu'elle est seulement adoptée.
Je pourrai lui acheter son journal, ses bonbons à la menthe. M'asseoir près d'elle dans le parc, aller la voir aux Peupliers, le dimanche. Et rester pour manger avec elle à midi, si je veux.
Bien sûr, avant aussi, j'aurais pu, mais je me serais senti en visite. Maintenant, ce sera par plaisir, et aussi par devoir. C'est ça qui est nouveau : les obligations familiales. C'est un truc qui va bien me plaire, je le sens."


«Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique... -et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c'est une histoire qui parle d'aventures ou d'amour -ou d'Indiens. Et point barre, c'est tout».


"Dans une histoire d’amour parfois il n’y a pas l’amour, parfois il n’y a même pas je t’aime et pourtant on s’aime"





" La tête en friche" un livre de Marie-Sabine Roger aux éditions du Rouergue et  puis aussi  un film de Jean Becker,  deux tendres  pépites à lire et à voir pour se faire du bien quelque part , là où ça palpite...



"Germain Cazes, 45 ans, 110 kilos de muscles, presque illettré, raconte son histoire et sa rencontre avec une vieille dame très cultivée. Il vit de petits boulots et dans une caravane. Une rencontre dans le jardin public bouleversera sa vie ; Margueritte, 86 ans, très cultivée, réservée mais attentive et respectueuse des autres. Ils observent tous les deux les pigeons et lient connaissance et deviennent rapidement complices et amis. Margueritte ouvre les portes d'un nouveau monde à Germain : le monde des lettres et des livres. Elle saura le guider, ne pas l'apeurer, le prendre par la main en le respectant, et lui fait découvrir l'émotion ou la peur que peuvent susciter les lectures comme les voyages qu'elles permettent. Germain change et ses copains de comptoir ne le reconnaissent plus. Le dictionnaire devient son plus grand ami ! ("Je planquais ce dico comme un livre de cul tellement j'avais honte") Un vrai hommage aux livres et à la lecture, des portraits succulents, un livre populaire dans le sens noble du terme, très humain, optimiste, émouvant, souvent drôle et imagé."
-Max Buvry- libraire -

potin dominical et son Félix


Dans la dernière livraison de la   rubrique nazairienne   "farces et balises"  de Ouest-France  du samedi
(dont on ne peut que féliciter l'impertinence si  rare en général  dans la presse régionale..) nous apprenons, qu'un élu -de premier ordre- de retour de la dernière manif anti-retraite aurait pris un parking dans le mauvais sens avant de "jeter" son véhicule dans la barrière fermant le dit parking, qu'il aurait  essayé ensuite de rafistoler tant bien que mal ...Il est vrai qu'il n'est pas toujours facile de s'y retrouver dans le nouveau schéma de stationnement local même pour ceux qui l'on décrété -la preuve- Nul doutes que les services concernés...seront indulgents pour cette distraction passagère qui bien entendu pourrait arriver à n'importe quel pékin nazairien  qui n'en est pas moins homme et fragile n'est-il pas?


Et dans la série: un peu d'humanité  envers son prochain..que diable...

-à lire chez Marianne2


quand  dans la famille sonne l'heure de la retaite...



Un jeune homme de 88 ans, écoeuré par le gouvernement,  renvoie son diplome
à écouter sur france-info  (envoyé par Patch Barret)



pétain coup t'es tout pâle... la suite par ici



comment mener son train-train quotidien? (envoyé par un cheminot marseillais)




"Le baiser" de Raymond Devos (envoyé par Françoise)



"Pour donner un nom hors du commun à mon chien, je l'ai nommé Baiser (comme pour un baiser mignon). Ce fut une erreur, mais je ne l'ai remarqué que plus tard :
 
 1°) Lorsque après mon déménagement je me suis rendu à la municipalité pour le faire enregistrer, je dis au percepteur que je venais payer la taxe pour Baiser. Il me répondit qu'il n'y avait pas encore de taxe à payer pour cela. 
 « Mais il s'agit d'un chien », lui répondis-je. Il me répliqua que les relations sexuelles avec les animaux sont interdites par la loi, mais que malgré cela, il n'y avait pas de taxe à payer.
 « Vous ne comprenez pas », lui dis-je, « j'ai Baiser depuis que j'ai neuf ans ».... Il me jeta dehors. 
 
 2°) Pendant notre voyage de noces, le chien nous avait accompagnés. Comme je ne voulais pas qu'il nous dérange, je demandai à la réception de l'hôtel une chambre supplémentaire pour Baiser.
 La dame de service me répondit que toutes les chambres de l'hôtel étaient équipées à cet effet. 
 « Vous ne comprenez pas », lui dis-je, « Baiser m'empêche de dormir toute la nuit ». Mais elle me répondit qu'elle aussi, ça l'empêchait de dormir. 
 
 3°) Une fois, je me rendis à un concours de beauté pour chiens, je voulais y présenter Baiser. Un gars à l'entrée me demanda la raison de ma présence au concours. Je lui répondis que j'étais ici pour Baiser. Il me suggéra de faire imprimer mes cartes d'entrées privées et de les vendre. Lorsque je lui demandai si le concours était télévisé, il me traita de pervers.
 
 4°) Un jour, Baiser tomba malade et je dus le conduire chez le vétérinaire. Le lendemain, j'allai le reprendre. -Lequel est-ce, me demanda la demoiselle en feuilletant dans ses cartes d'admission, Milou, Médor..ou Paf?
 « Que diriez vous de Baiser », lui répondis-je, et je reçus une gifle. 
 
 5°) Le même jour, Baiser s'échappa et je le cherchai partout. Je me rendis au refuge pour animaux pour le chercher. 
 Que voulez-vous ? Me demanda le gardien.
 Baiser, lui répondis-je. Il était d'avis que ce n'était pas le bon endroit pour baiser.
 
 6°) Je cherchai toute la nuit. Vers 4 heures, un agent de police me demanda ce que je voulais en pleine nuit dans ce quartier chic, lorsque je lui répondis que je voulais seulement Baiser et rien d'autre, il m'embarqua. 
 
 7°) Lors du divorce, ma femme et moi devions nous présenter devant le juge pour le partage des biens. Naturellement, je voulais à tout prix garder mon chien, je ne voulais pas le lui laisser : 
 - « Votre Honneur, j'avais déjà Baiser avant le mariage ».
 - Il répondit simplement :
 - « Et alors ? Moi aussi !"










au delà des mots


ying-yang eye par Michelle Blaney


-envoyé par: Loarwenn-

-Comment regardes-tu?
Avec quels yeux?
Mais enfin,avec les miens tiens... j'en ai pas d'autres. Elle est stupide cette question...
Pourtant ici, maintenant, à l'instant même où je me/te parle,
suivant ton environnement et ta perception de celui-ci, suivant l'histoire, la tienne,  qui te remonte comme une forte vague après le passage d'un gros tanker dans les parages,  alors que tu étais tranquillement, siestement même si ça se trouve et gentiment  balloté par un léger clapotis à la surface de ton ego système de croisière...
Au moment donc  où tout semblait lisse et  à priori sous contrôle, tu te retrouves à devoir affronter une soudaine tempête pour laquelle rien ne t'avais préparé -à priori- 
Alors, comment tu vois la chose? Il faut te décider rapidement  puisqu'il semblerait bien que tu n'aies pas trop de temps à réfléchir?
Mais non ne répond pas; d'ailleurs cela ne me regarde pas , cela t'appartient  et puis, sache que contrairement à ce qu'on voudrait bien nous faire croire par  souci d'économie ou plutôt par censure -pratique- de tes états d'âme,  émotions... enfin appelle cela comme tu peux... il n'existe pas de vérités -tout est fluctuant au grès des courants et tu es ce courant avec toutes ses facettes, ses contraires, ses agitations, ses embellies...et ce qui fait toi c'est l'ensemble pas juste un regard posé à la seconde. Les oppositions qui t'agitent te sont nécessaires et complémentaires , sans l'une, l'autre ne peut pas exister et inversement .

Quand j'étais gamin et "obligé" pour des raisons d'intendance et  argent de poche... d'aller au spectacle hebdomadaire à l'église convenue, je me souviens que le curé à la fin de son show disait toujours un truc du genre "Allez en paix"  moi je pensais d'ailleurs à l'époque  que c'était l'autre nom pour dire "boulangerie " vu la ruée ensuite sur les pains farinés et gâteaux crémeux  des échoppes les plus proches...enfin passons...
Aujourd'hui, je me dis qu'il aurait été plus juste de déclamer "allez en paix ou en colère,  en fait,  comme bon vous semble , toutes les émotions vous sont nécessaires à la  complexe et difficile lecture de votre vie....

Mais dans tous les cas, si je peux me permettre encore...
Bon appétit.


envoyé par:Chillipiper

"Sois heureux un instant, cet instant c'est ta vie."
Omar Khayyâm


photo: Christopher Landin

samedi 9 octobre 2010

tombé du ciel




-envoyé par Quentin Hennart-


"Tombé du ciel à travers les nuages
Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel
Tombé du lit fauché en plein rêve
Frappé par le glaive de la sonnerie du réveil
Tombé dans l'oreille d'un sourd
Qui venait de tomber en amour la veille
D'une hôtesse de l'air fidèle
Tombée du haut d'la passerelle
Dans les bras d'un bagagiste un peu volage
Ancien tueur à gages
Comment peut-on tomber plus mal

Tombé du ciel rebelle aux louanges
Chassé par les anges du paradis originel
Tombé d'sommeil perdu connaissance
Retombé en enfance au pied du grand sapin de
Noël Voilé de mystère sous mes yeux éblouis
Par la naissance d'une étoile dans le désert

Tombée comme un météore dans les poches de Balthazar
Gaspard Melchior les trois fameux rois mages
trafiquants d'import export

Tombés en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cœur en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson

Tombé sur un jour de chance
Tombé à la fleur de l'âge dans l'oubli

C'est fou c'qu'on peut voir tomber
Quand on traine sur le pavé
Les yeux en l'air
La semelle battant la poussière

On voit tomber des balcons
Des ports d'fleurs des mégots
Des chanteurs de charme
Des jeunes filles en larmes
et des alpinistes amateurs

Tombés d'en haut comme les petites gouttes d'eau
Que j'entends tomber dehors par la f'nêtre
Quand je m'endors le cour en fête
Poseur de girouettes
du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson

Tombé sur un jour de chance
Tombé par inadvertance amoureux

Tombé à terre pour la fille qu'on aime
Se relever indemne et retomber amoureux
Tombé sur toi tombé en pâmoison
Avalé la ciguë goûté le poison qui tue

L'amour encore et toujours"
-Jacques Higelin-