Ce sont des habitués de l'estuaire, escales et vip le retour, voici à nouveau les musiciens touaregs du mali entre blues, rock , musique traditionnelle et textes pour la liberté des peuples. -samedi soir à partir de 21h au vip.
vendredi 25 avril 2008
mardi 22 avril 2008
des sternes sous les yeux



"Le voile du matin sur les monts se déploie. Vois, un rayon naissant blanchit la vieille tour ; Et déjà dans les cieux s'unit avec amour, ainsi que la gloire à la joie, le premier chant des bois aux premiers feux du jour. Oui, souris à l'éclat dont le ciel se décore ! - Tu verras, si demain le cercueil me dévore, un soleil aussi beau luire à ton désespoir, Et les mêmes oiseaux chanter la même aurore, sur mon tombeau muet et noir ! Mais dans l'autre horizon l'âme alors est ravie. L'avenir sans fin s'ouvre à l'être illimité. Au matin de l'éternité on se réveille de la vie, comme d'une nuit sombre ou d'un rêve agité." -Victor Hugo- post criptum : "poésie pour les vacances- à apprendre pour la rentrée le matin- bonnes vacances à toutes et à tous" Ah mais! attention, moi je n'ai rien inventé, c'est en musardant le nez au vent (de profil j'ai un nez de redon) que j'ai découvert le poème de victoir hugo avec son emballage chicos qui provenait d'une classe de ce2 du 16em arrondissement de paris! je trouve que la chose est délicate, bon début pour vous plomber les vacances, et en plus on leur demandait des illustrations aux ptiots! "regarde maman le bel oiseau crevé et tout mouchu sur la plage, j'suis sur qu'il irait bien pour décorer la poésie que le maître il nous a demandé d'apprendre" et pendant ce temps là dans son bermuda de la camif, l'anisette au frais, un instit se marre quelquepart au soleil en imaginant ce que les momes vont bien pouvoir ramener pour égayer la prose à victor- ce qui n'est pas une mince affaire convenons-en. Seulement ptêt que je me goure complètement et que le hussard de l'éducation nationale, il est tout à fait sérieux dans sa mission éducative, c'est ptêt pas le disciple de reiser que je supputais en pré en bulles... Tiens par exemple, un truc qui mange pas de pain, une ptite contine, qui ferait plaisir à toute la famille, que mamie riri elle s'en sortirait de la blouse le mouchoir brodé de cholet pour essuyer la larmette en écoutant sa ptite fille déclamer : "Je me disais : il est sept heures du matin. Ce sera tout un jour à courir dans le thym, près du merisier rose et près de la cigale.Tout un jour à goûter la feuille et le pétale. A poursuivre la joie autour des rosiers ronds, à danser dans l'azur avec les moucherons." -réveil de vacances par anna de noailles- c'est quand même autre chose non? des fois j'vous jure on se demande ce qu'on peut bien leur apprendre à l'iufm? Seulement on sait pas, ptêt que l'instit il était un peu déprimé et d'imaginer tous ses mouflets s'égayer dans la nature pendant que lui il allait rester tout seul avec son chat "victor" dans son studio au 7em sans ascenceur et ben ça lui a donné un coup de sang "jvais t'en offrir des vacances rigolotes moi..." Ah s'il avait rencontré raymonde...j'suis sur qu' il aurait vu la vie autrement, en marchant ensemble au bord de l'eau, ils auraient regardé les oiseaux filer au soleil couchant du large et raymonde de sa ptite voix sucrée elle aurait dit: "Les vacances se sont contées des lacs bleus des mers givrées, des flots enivrés d’écume. Elles s’enfiévraient sous le doigt inquisiteur des DIEUX Toute bienséance oubliée elles surfaient sur la lune Les vacances s’affichaient dans une transparence muette rêveuses, fragiles, virtuelle fantasmagorie. Elles dérobent des songes, celés dans une urne Et fugaces elles frôlent l’inepte inconstance Les vacances se sont troublées sous l’œil automnal Irascible et pédant il sonde l’invisible effrayés, nos muses s’attardent sous le bocage pastoral Les feuillages se hâtent de jaunir, quelle traîtrise !! Les vacances ont investi la côte solitaire. Elles partent épinglées par une vindicte amère Une sirène lacère les flots de sa beauté funeste Ses chants éraflent les eaux d’une vision furtive " raymonde verney Bon d'accord raymonde elle s'appelle pas victor, même après son opération, mais quand même on sent qu'elle en profite elle, de la nature et avec du vocabulaire s'il vous plait et là le maître ça l'aurait rendu tout chose, alors qu'hugo, c'est pas pour dire, mais enfin c'est quand même de notoriété publique qu'il était pas toujours désiré pour animer les fins de repas de mariage! Ah ça, un bel enterrement, un jour de tempête, là il devenait du genre consistant, il pouvait vous éponger une procession entière, même les plus résistants, qu'avaient connu la guerre et le scorbut et ben pouvaient pas résister : de vraies madeleines! ... Proust aussi, remarquez il causait costaud et à force de chercher le temps perdu (qui ne se rattrape plus) , c'était pas non plus un joyeux, seulement côté imagination il assurait, et pas besoin de brocolis pour planer marcel vlan que je te renifle un gâteau et boum bienvenue dans la petite enfance- de quoi rendre jaloux sigmund...c'est comme ça les vacances, un jour vous débarquez avec votre tribu dans la maison des grands parents et paf à peine la porte ouverte vous vous prenez dans la tronche l'odeur de l'encaustique (des fois ç'est la pisse de chat-voix off- pfff aucune poésie!) qui servait à astiquer l'escalier en bois et à la vitesse de retour vers le futur vous êtes devenu le petit garçon content et un peu inquiet quand même qui va passer les vacances dans la grande maison de mamie.
Diane, préfère elle prendre ses congés en méditerrannée- que voulez-vous personne n'est parfait -(tout doux les marseillais, pas la peine de me passer un savon, je plaisante! quoique!) mais bon elle est sensible aussi à l'apnée juvénile: "Eh oui, c’est la fin de l’année !Les élèves sont enchantés, de pouvoir aller se balader sur de jolis sentiers, de se baigner dans les eaux de la Méditerranée et de pouvoir s’amuser, camper ou même pêcher ! De pouvoir faire de l’apnée,
Mais attention au danger !Il ne faut pas aller se baigner, quand les crustacés, décident de se venger !
Mais non bien sûr, ce n’est pas vrai !Aller vous baigner !…Et je vous rejoindrai !!!!!!
Bonne fin d’année et bonne plongée ! " -diane juillet 2005-
Mais finalement le plus important c'est ptêt de trouver un bout de plage au bord de l'eau douce ou salée c'est selon les régimes, du moment que l'on peut y écrire quelque message éphémère: "Sur le sable les mots se dessinent, petit à petit une phrase se devine. Elle sera dans quelques heures, effacée par la marée douceur. Sur le sable un souvenir, a pris naissance, agréable à lire. Reflétant la joie d’un moment, agréable à retenir. Sur le sable déserté, les mots aidés par le vent, s’effacent doucement. Sur le sable tamisé, la déclaration a disparu tandis que la rentrée est en vue."-poèmes de vacances
Ah les vacances! c'est forcé qu'on les mérite, et tout se mélange dans la boutique des souvenirs, les mollets galbés qui conduisent le tricycle à la mer, lentement mais surement pour apprécier les odeurs de la nature qu'on découvre pour la presque première fois cet été 36 et le sel de l'océan que l'on boit par respect, par bonheur d'être là, sur la plage des autres qui devient pour une semaine -la notre- où l'on ose à peine déranger les habitudes qui ne nous appartiennent pas. Les vacances à deux balles pour économiser le temps, les quelques sous mis de côté, on ne sait pas comment pour donner les couleurs du soleil sur la peau des enfants; Alors le soir venu, la famille sur la grève, quand les grandes ailes s'envolent, on a comme qui dirait: des sternes plein les yeux.
"On allait au bord de la mer avec mon père, ma sœur, ma mère. On regardait les autres gens comme ils dépensaient leur argent. Nous il fallait faire attention quand on avait payé le prix d'une location il ne nous restait pas grand-chose. Alors on regardait les bateaux on suçait des glaces à l'eau les palaces, les restaurants on n'faisait que passer d'vant. Et on regardait les bateaux le matin on s'réveillait tôt sur la plage pendant des heures on prenait de belles couleurs. On allait au bord de la mer avec mon père, ma sœur, ma mère et quand les vagues étaient tranquilles on passait la journée aux îles... Sauf quand on pouvait déjà plus. Alors on regardait les bateaux on suçait des glaces à l'eau on avait l'cœur un peu gros mais c'était quand même beau." michel jonaz-
Diane, préfère elle prendre ses congés en méditerrannée- que voulez-vous personne n'est parfait -(tout doux les marseillais, pas la peine de me passer un savon, je plaisante! quoique!) mais bon elle est sensible aussi à l'apnée juvénile: "Eh oui, c’est la fin de l’année !Les élèves sont enchantés, de pouvoir aller se balader sur de jolis sentiers, de se baigner dans les eaux de la Méditerranée et de pouvoir s’amuser, camper ou même pêcher ! De pouvoir faire de l’apnée,
Mais attention au danger !Il ne faut pas aller se baigner, quand les crustacés, décident de se venger !
Mais non bien sûr, ce n’est pas vrai !Aller vous baigner !…Et je vous rejoindrai !!!!!!
Bonne fin d’année et bonne plongée ! " -diane juillet 2005-
Mais finalement le plus important c'est ptêt de trouver un bout de plage au bord de l'eau douce ou salée c'est selon les régimes, du moment que l'on peut y écrire quelque message éphémère: "Sur le sable les mots se dessinent, petit à petit une phrase se devine. Elle sera dans quelques heures, effacée par la marée douceur. Sur le sable un souvenir, a pris naissance, agréable à lire. Reflétant la joie d’un moment, agréable à retenir. Sur le sable déserté, les mots aidés par le vent, s’effacent doucement. Sur le sable tamisé, la déclaration a disparu tandis que la rentrée est en vue."-poèmes de vacances
Ah les vacances! c'est forcé qu'on les mérite, et tout se mélange dans la boutique des souvenirs, les mollets galbés qui conduisent le tricycle à la mer, lentement mais surement pour apprécier les odeurs de la nature qu'on découvre pour la presque première fois cet été 36 et le sel de l'océan que l'on boit par respect, par bonheur d'être là, sur la plage des autres qui devient pour une semaine -la notre- où l'on ose à peine déranger les habitudes qui ne nous appartiennent pas. Les vacances à deux balles pour économiser le temps, les quelques sous mis de côté, on ne sait pas comment pour donner les couleurs du soleil sur la peau des enfants; Alors le soir venu, la famille sur la grève, quand les grandes ailes s'envolent, on a comme qui dirait: des sternes plein les yeux.
"On allait au bord de la mer avec mon père, ma sœur, ma mère. On regardait les autres gens comme ils dépensaient leur argent. Nous il fallait faire attention quand on avait payé le prix d'une location il ne nous restait pas grand-chose. Alors on regardait les bateaux on suçait des glaces à l'eau les palaces, les restaurants on n'faisait que passer d'vant. Et on regardait les bateaux le matin on s'réveillait tôt sur la plage pendant des heures on prenait de belles couleurs. On allait au bord de la mer avec mon père, ma sœur, ma mère et quand les vagues étaient tranquilles on passait la journée aux îles... Sauf quand on pouvait déjà plus. Alors on regardait les bateaux on suçait des glaces à l'eau on avait l'cœur un peu gros mais c'était quand même beau." michel jonaz-
vendredi 18 avril 2008
des mots et d'eau fraîche
Parce que les mots sont à l'origine du possible, on pourrait aussi bien les mettre en bouteille et les laisser filer en toute confiance aux bons soins de vagues inconnues afin qu'ils s'échouent, à leur rythme, sur des rivages apaisés ou meurtris, pour qu'ils puissent enfin prendre bouche et connaître les charmes, les douleurs et les secrets de l'interprétation. Les mots s'attendent, en instance de quelquepart et de quelque chose qui nous dépasse à l'instant même où ils nous échappent. Parfois on aimerait bien les suivre dans leur quête perpétuelle de rencontre, pour comprendre enfin, ce que l'on voulait dire dans les yeux de l'autre, mais on peut toujours et surtout rêver avec des règles et des grammaires qui s'enlisent à marée basse dans des formes oubliée sur la grêve du printemps. Tu vois! le sens nous échappera toujours parce qu'il glisse sur les larmes, dans les rires et l'effroi aussi. Les mots font du décor pour nous faire croire qu'on les accepte. Ils s'imaginent à l'occasion en musiques de cordes sensibles et délicates comme le souffle de l'ankou sur la peau rêche et salée d'un marin s'agitant en vain devant la montagne d'eau qui l'engloutira du peut-être à toujours. Y'a des ptits chétifs et discrets et des gros qui arrachent la gueule. Les mots sont à la merci de qui pourrait bien les saisir, en force ou en frêle esquive. Les mots sont à prendre et à laisser pour faire la place aux suivants qui ne sauraient tarder. Est ce à dire qu'ils seraient intarissables? Nul ne le saura jamais, puisque personne n'a pu ou n'a voulu remonter jusqu'à leur source- l'affaire est bien trop risquée, et d'ailleurs si quelque inconscient a essayé ce qui semble bien improbable mais bon, allez! supposons ... de toutes manières il n'est plus là aujourd'hui pour expliquer. Forcément- excusez moi d'en rire- mais franchement, comprenez! depuis le début tout cela ne rime à rien et c'est bien pour cela qu'on ne les comprendra jamais assez les mots, ils sont d'ailleurs et nulle part, ils sont ... et quoiqu'en disent certains prétentieux- indomptés et morts nés.
"Ici la terre épouse les cieux gris de Mars Et Brocéliande enivre le voyageur enchanté.Partout les fêtes de nuit, partout l’Ankou les embruns chargés de pêches pénibles les pierres géantes qui crèvent la voilure les musiques à l’écoute du vent d’océan. Et ces passerelles sur une aulne initiatique latitude Celtie Celtique Celtitude. Le vent pousse sans relâche les balancelles des enfants aux yeux lumières émeraudes. Ici un navire s’échappe dans la tempêtelLes voiles tentent dans la tourmentelLa manumission d’une terre interpolée. L’eau pardonne les péchés des hommes qui sont tombés loin de leur champ de pain. Un corsaire ouvre ses portes souveraines aux aurores vagabondes d’un jour secret. Altitude Celtie Celtique Celtitude Le vent pousse sans vague les balancelles des enfants de Kérouac et de Milig Ar Scanv.Ici vit un pays d’allégories sans verbiage où le paludier sans relâche tire le blanc et les mégalithes se souviennent du passé. Pardon à votre Dieu et vos vêpres encore font vivre aux souvenirs les rythmes d’antan. Et la goëtie cachée des femmes vengeresses d’un esprit malin cherche l’infortune âme. Attitude. Celtie Celtique Celtitude Le vent pousse sans partage les balancelles des enfants d’Irlande et d’Ouessant la belle Ici, l’eau s’épuise sur les rochers séculaires Ile de Sein ou bien Portsall, telle une Vénus encore éprise de ses grands bateaux ivres eau d’Amoco, parfum de nitrates gagnants Rivières vermiculaires gonflant sans raison L’Image surprenante d’une virago travestie chevauchant les derniers setiers ensemencés. Habitude Celtie Celtique Celtitude Le vent pousse sans partage les balancelles des enfants migrants au pays derrière l’océan ici, les fleurs parfument de secrets arômes Un vaste pays aux couleurs kaléidoscopiques qui s’échappe derrière les vals sans retour. Il tombe sur Brest l’ondée de grosse jalousie pure cette terre asiate du templier moderne et brille sur Roazhon la parisienne l’auréole citadine d’une capitale à la verte Bretagne Granitoïde Celtie Celtique Celtitude. Le vent pousse sans truquage les balancelles des enfants de Kérouze et de Kernascleden. Ici, les femmes crient la douleur sans faconde prient pour le mari pêcheur parti vers l’Islande sur les chemins de dunes demandent le pardon qu’une vierge bigoudène dédie à Saint Corentin atlante marine en désespoir du vacuum humain fixant les horizons à la crête des poétiques vagues. Et doucement elles se bercent en pleurs silencieux Atlantide Celtie Celtique Celtitude. Le vent pousse sans truquage les balancelles des enfants en partance vers l’orpheline destinée. Ici, le ciel ferme l’horizon sur le fil au couchant et garde en sa mémoire les visages des enfants à l’aurore ont pris le chemin du val sans retour.Je n’oublie pas cette atmosphère humide et grise qui accompagne par-delà les floraisons d’avril le pas lent des vieux chuchotant à un inconnu la prière à la vierge Marie et un juron à Dieu. Humide Celtie Celtique Celtitude. Le vent pousse sans bruitage les balancelles des enfants aux cheveux rouges d’Irlande. Ici, c’est déjà un ailleurs pour l’autre inconnu ignorant les flots d’hiver emportant le marin où encore hautain à l’encontre d’un terrien Les paysages aux mille facettes éblouissent et envoûtent le voyageur en quête d’images de lutins à la recherche d’un Gulliver local ou d’une harpe éolienne éprise d’un silence acide Celtie Celtique Celtitude. Le vent pousse sans ambages les balancelles des enfants accrochés au bastingage de mer ici, c’est d’hier que demain jaillira la lumière et insoumis à la douceur facile, tels les pères dans ce pays où virevoltent inlassablement Gwen ha du la partition jouée par Viviane amour de fiers marins assoiffés d’hydromels dont les mains rageuses caressent ici ou là les cuisses des femmes et puis s’endorment." -horizons celtes- gueltan -le bateau sans amarre-
"Il portait casquette, le capitaine marchait toujours en chaloupant tirait des bords, buvait sa bière saluait le flot et le jusant. Petit garçon à Saint-Brévin voyait sortir les batiments Saint-Nazaire et ses bassins portait le rêve au firmament. Bel officier au regard fier s’imaginait en commandant, seul maître à bord sur sa passerelle,voguant sans fin vers le ponant. Quatre mots sur un papier font basculer une destinée. Quatre mots pour dire adieu et s’en aller vers d’autres lieux. Un rêve brisé, un homme à terre,une vie qui n’a plus guére d’attrait. Un peu de rhum, et trop de verres, et la douleur qui disparait Il a finit au fond du port pauvre marin et triste sort pour qui la vie fut de rallier sans cesse La Banche au Charpentier. Ceux dont il a fait la fortune se cotisant pour l’évènement offrir, émus, pour épitaphe :"les bistrotiers reconnaissants" -le rêve brisé ou la dérive d'un marin à terre-Moc'hgwez - au clair de ma plume-
jeudi 17 avril 2008
mais où donc va se nicher le capitalisme?




Et voilà! pour le 40ém anniversaire on sort la belle vaisselle, le tapis forcément rouge, et les bouquins, romans, essais, réflexions à la sauce "j'y étais". Comme disait je ne sais plus qui pour les dix ans: "sous les pavés le tiroir caisse" ... Le showbiz qu'il soit politique ou musical , ça conserve figurez-vous, l'important finalement étant de savoir faire chanter les autres. Daniel cohn bendit qui n'en finit plus depuis 25 ans d'être en voie de normalisation est reçu par sa suffisance au palais de l'élysée. Qui sait? prêt que la copine d'iznogoud pour la peine, a mis un turban dans les cheveux, sorti la guitare et roulé un tarpé en provenance des serres du jardin attenant. Mais ils sont où tagada tsoin tsoin! mais ils sont où nos grands leaders révolutionnaires? ben t'as qu'à chercher mon gars, ils sont pas très loin finalement, toujours dans les parages du pouvoir-Et oui, un bon meneur d'homme c'est comme un bon vendeur de bagnole quand t'as pigé le métier tu peux vendre n'importe quoi! - allez zou j't'en colle quelques uns au medef, un gros paquet- tendance trotskiste- au parti socialiste, quelques louchées syndicales du même tonneau etc etc - y'en a aussi forcément dans la comm, la pub, et tout ce qui branchouille. L'autre soir laurent fabius était dans l'émission de politique spectacle de denisot sur canal -le grand journal- et on lui demande ce qu'il faisait en 68- "étudiant" qu'il répond- alors bien sur l'incontournable pitbull de l'émission et ex menbre du parti socialiste- jean michel aphatie- lui a posé comme il fait toujours, la question qui dérange, en la répétant entre ses dents douze fois de suite jusqu'à ce que son auditeur agacé (c'est le but) finisse par répondre: " Et alors vous avez lancé des pavés en mai?" et là on a pu voir en transparence toute la machinerie du cerveau d'énarque fonctionner à plein régime- et au bout d'une seconde 1/2 de spontanéité ,il a dit dans un souffle "oui" - et on est passé à autre chose. Ouf! c'est qu'il a eu chaud! savait pas trop ce qu'il fallait répondre la gauche carottes rapées, c'est important de faire moderne mais en même temps faut rester crédible et c'est sur qu'on l'imagine très bien, le grand lolo, sortir du lycée janson de sailly 16em arrondissement avec son paveton à la main... Ils sont mignons comme tout les retraités de l'histoire , z'étaient trop jeunes pour le maquis de 40 (ou 45 suivant les options) alors leurs médailles ils les ont gagnées sur le dos des bons mots des autres , les anonymes qui couvraient les murs de phrases magiques et explosives de celles que j'ai envie de ressortir aujourd'hui, pour qu'elles explosent de dérision et confettis à la tronche des rentiers de la révolution qui fait pchit!: "ceux qui parlent de révolution et de lutte de classes sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu'il y a de subversif dans l'amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre" - tract de l'internationale situationniste- Merde au bonheur! vivez! -sorbonne- je suis marxiste tendance groucho-dans les chemins que nul n'avait foulés, risque tes pas! dans les pensées que nul n'avait pensées risque ta tête! -escalier hall odéon- ../...le comité revendique, parce que la richesse semble n'avoir pu se définir comme instrument de bonheur que dans l'expérience de son manque, le droit à la pauvreté. comité d'action étudiants-écrivains- consommez plus vous vivrez moins-sorbonne-../.." tout appel à la productivité est, dans les conditions voulues par le capitalisme et l'économie soviétisée, un appel à l'esclavage" -raoul vaneigem-traité de savoir vivre à l'usage des jeunes générations-toute révolution a pris naissance dans la poésie, s'est faite d'abord par la force de la poésie- (I.S.)-espérance: ne désespérez pas faîtes infuser davantage-sorbonne- la société est une fleur carnivore- rue -quartier latin- vive le parti communiste marxiste léniniste de france et rajouté quelques jours plus tard: et de navarre- sur un mur proche des chantiers de l'atlantique à saint nazaire- gauchistes vos nanas sont moches- et rajouté quelques jours plus tard: oui mais elles font des pipes -sur un mur de la fac de médecine de montpellier...
Mais où est donc Mai?
"ce n'est pas la conscience qui détermine la vie, c'est la vie qui détermine la conscience", en d'autres termes,nos idées spontanément reflètent ce que nous vivons et ne sont le plus souvent que des justifications de la vie que nous menons.Cette phrase de Marx, que je m'applique aussi, m'est restée comme une clé découverte en mai 68.J'y pense en écoutant ces grands noms de mai 68 qu'on interviewe, les Cohn Bendit, les July, Geismar, Finkielkaut et autres dans leurs costumes de 2008. Ils parlent de leurs faits d'armes, et c'est parfois drôle, les situations étaient tellement inattendues.Ce qui me gêne en revanche, c'est une certaine façon de banaliser Mai 68, comme s'ils avaient honte. Ils sont devenus tellement raisonnables, ils sont tellement bien installés qu'ils veulent comme s'excuser d'avoir été si jeunes et excessifs.Leur vie d'aujourd'hui fait leur pensée d'aujourd'hui. Mais 68 est mort.La Révolution? Abattre le capitalisme? Beaucoup de soixante huitard y ont cru. Ces vedettes pas sûr, sûrement pas.. Eux rêvaient de faire éclater les tabous moraux. Ils ont gagné avec le temps et ils se sont fait une place dans la culture.Mais une majorité d'ouvriers, dont bizarrement on parle si peu en cette commémoration,(sauf que le CCP vient de prévoir une expo et des debats avec cette préoccupation..)en mai 68, eux ont rêvé de renverser les pouvoirs patronaux et politiques sur les lieux de travail et dans la société, eux ont rêvé de garder le droit à la parole. Ceux là ont vécu une expérence formidable qui a inspiré toutes les années 70, "le pouvoir aux tra-vailleurs", l'espoir de l'autogestion, la régulation de la hiérarchie des salaires, les contre-pouvoirs...Il existe encore des fous qui ont gardé de ces fameux évenements le souvenir de ces expériences frêles parfois, mais surtout "fondamentales", de celles qui constituent le fond sur lequel s'appuient des convictions à vie, des haines et des espoirs." -Jean de la Mouche ce texte a été publié sur le site: estuaire mag
"ce n'est pas la conscience qui détermine la vie, c'est la vie qui détermine la conscience", en d'autres termes,nos idées spontanément reflètent ce que nous vivons et ne sont le plus souvent que des justifications de la vie que nous menons.Cette phrase de Marx, que je m'applique aussi, m'est restée comme une clé découverte en mai 68.J'y pense en écoutant ces grands noms de mai 68 qu'on interviewe, les Cohn Bendit, les July, Geismar, Finkielkaut et autres dans leurs costumes de 2008. Ils parlent de leurs faits d'armes, et c'est parfois drôle, les situations étaient tellement inattendues.Ce qui me gêne en revanche, c'est une certaine façon de banaliser Mai 68, comme s'ils avaient honte. Ils sont devenus tellement raisonnables, ils sont tellement bien installés qu'ils veulent comme s'excuser d'avoir été si jeunes et excessifs.Leur vie d'aujourd'hui fait leur pensée d'aujourd'hui. Mais 68 est mort.La Révolution? Abattre le capitalisme? Beaucoup de soixante huitard y ont cru. Ces vedettes pas sûr, sûrement pas.. Eux rêvaient de faire éclater les tabous moraux. Ils ont gagné avec le temps et ils se sont fait une place dans la culture.Mais une majorité d'ouvriers, dont bizarrement on parle si peu en cette commémoration,(sauf que le CCP vient de prévoir une expo et des debats avec cette préoccupation..)en mai 68, eux ont rêvé de renverser les pouvoirs patronaux et politiques sur les lieux de travail et dans la société, eux ont rêvé de garder le droit à la parole. Ceux là ont vécu une expérence formidable qui a inspiré toutes les années 70, "le pouvoir aux tra-vailleurs", l'espoir de l'autogestion, la régulation de la hiérarchie des salaires, les contre-pouvoirs...Il existe encore des fous qui ont gardé de ces fameux évenements le souvenir de ces expériences frêles parfois, mais surtout "fondamentales", de celles qui constituent le fond sur lequel s'appuient des convictions à vie, des haines et des espoirs." -Jean de la Mouche ce texte a été publié sur le site: estuaire mag
"Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris. Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil. La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite. Le vent a dispersé les cendres de Bendit. Et chacun est rentré chez son automobile. J'ai retrouvé mon pas sur le glabre bitume. Mon pas d'oiseau forçat enchaîné à sa plume; Et piochant l'évasion d'un rossignol titan capable d'assurer le sacre du printemps. Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris. Ces temps-ci je l'avoue j'ai la gorge un peu acre. Le sacre du printemps sonne comme un massacre. Mais chaque jour qui vient embellira mon cri. Il se peut que je couve un Igor Stravinski. Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris. Et je te prends Paris dans mes bras pleins de zèle. Sur ma poitrine je presse tes pierreries je dépose l'aurore sur tes tuileries. Comme roses sur le lit d'une demoiselle. Je survole à midi tes six millions de types Ta vie à ras-le-bol me file au ras des tripes. J'avale tes quartiers aux couleurs de pigeon. Intelligence blanche et grise religion. Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris. Je repère en passant Hugo dans la Sorbonne. Et l'odeur d'eau-de-vie de la vieille bonbonne. Aux lisières du soir, mi-manne, mi-mendiant je plonge vers un pont où penche un étudiant.Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris Mai, Paris. Le jeune homme harassé déchirait ses cheveux. Le jeune homme hérissé arrachait sa chemise. Camarade ma peau est-elle encore de mise. Et dedans, mon coeur seul, ne fait-il pas vieux jeu. Avec ma belle amie quand nous dansons ensemble Est-ce nous qui dansons ou la terre qui tremble? Je ne veux plus cracher dans la gueule à papa. Je voudrais savoir si l'homme a raison ou pas. Si je dois endosser cette guérite étroite avec sa manche gauche, avec sa manche droite ses pâles oraisons, ses hymnes cramoisisl a passion du futur, sa chronique amnésie.Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris Mai, Paris. C'est ainsi que parlait sans un mot ce jeune homme. Entre le fleuve ancien et le fleuve nouveau où les hommes noyés nagent dans leurs autos. C'est ainsi, sans un mot, que parlait ce jeune homme et moi l'oiseau forçat casseur d'amère croûte vers mon ciel du dedans j'ai replongé ma route Le long tunnel grondant sur le dos de ses murs aspiré tout au bout par un goulot d'azur. Là-bas brillent la paix, la rencontre des pôles et l'épée du printemps qui sacre notre épaule.Gazouillez les pinsons à soulever le jour et nous autres grinçons, pont-levis de l'amour. Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris." claude nougaro-paris mai-
mercredi 16 avril 2008
ariège au matin
chantal m'envoie une photo de chez elle du côté des pyrénées, c'est ce qu'elle voit par sa fenêtre, joli non? et comme y'a pas que la bretagne dans la vie, ben tiens! y'a aussi l'occitanie et le reste du monde avé ses accents, ses couleurs, ses parfums et ses autochtones qui sont parfois à pied (hu! hu!) bref toutes ces différences qui nous rapprochent dans la compréhension des racines, du droit et du devoir à la différence, à l'écoute des autres, tout ce qui fait qu'on ne pourra jamais robotiser, uniformiser l'humain. Certains s'y sont essayé et continuent de vouloir le faire, mais les pôvres doivent être bien seuls et tristes pour s'imaginer qu'on est tous pareils ou tout au moins comme eux-inculte de son histoire! mais oui on peut être heureux et pas imbéciles d'être né quelquepart, comme on peut aussi se sentir pour un temps ou toujours breton ,basque, catalan, corse et même briéron lorque le hasard de la vie nous dépose ici ou là! c'est le droit du coeur pas celui du sang et c'est celui là qui importe vraiment, le reste c'est bon pour les guerres et la chair à canon des imbéciles heureux qui s'imaginent libres en étant de nulle part! entre le capitalisme mondialisé et l'internationalisme prolétarien ce n'est finalement qu'une affaire de sémantique.
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