mardi 16 février 2010

BENIN Maurice .Plus tu es heureux..

"Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres
Si tu t'aimes un peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos
Si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos

Tu te couvres d'un linge que tu as délavé
A l'eau des dinosaures "culture et société"
Quand tu étais petit, souviens-toi de ces marques,
On t'apprenait déjà que jouir c'était le diable
Tu n'as pas rétabli le moulage des cons
Il est dans la fosse commune de ta conscience
La même qui te parlait de cette moralité
A te faire bander devant les pissotières

Plus, plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres
Si tu t'aimes un tout petit peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos
Si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos

Tu remplaces le marbre qui gît dans ton cerveau
par des feuilles de buis qui claquent quand on les brûle
Écoute les enfants piaffer autour de toi
Cette petite fille qui te demandera :
Est-ce que tu as toujours des étoiles sur toi ?
Est-ce que les pierres crient quand, quand la source les noie ?
Est-ce que les fourmis ont des sacs de rêve
A cheval sur leur dos, qu'elles portent à leur tanière ?



Tu n'as pas inscrit ta fiche perforée
Dans nos amours pirates, tu aimes comme tu respires
Un arabe est passé, tu as envie de lui
Je le regarde pénétrer dans ton sourire
Y a pas de prophétie à faire avec tout ça
Tu le découvres un jour, tout seul, ou tu le découvres jamais
Mon copain Isidore s'est fait une famille
En écoutant piailler des rossignols, la nuit

Plus, plus tu es heureux, plus t'acceptes les autres
Si tu t'aimes un tout petit peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos
Si t'as envie de jouir, tu décourbes ton dos

Alors, que tu sortes à peine de ton carcan social
Où que tu te sentes prêt à plonger dans l'espace
Cela importe peu, ce qui est important
C'est que tu brûles enfin, que ça remue dedans
Un jour, nous aurons des manuels de politique interne
Certains bouquins d'Histoire à foutre dans les poubelles
Ce sera l'avènement des sens débridés
Des gens qui se pénètrent sans se présenter

- Comment, ah, comment tu t'appelles ?
- Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
- Combien t'as de médailles ?
- T'es de quel parti ?
T'as pas du tout besoin d'avoir des références
Ni te justifier dans cette merde immense
Ton monde est dans ton ventre d'abord,
Ensuite c'est dans ta tête que tu es heureux

Plus tu es heureux, plus t'acceptes les autres
Si tu t'aimes un peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos
Si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos

Plus tu es heureux..."

Graeme Allwright - nouvelle Marseillaise

Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L'étendard d'espoir est levé,
L'étendard de justice et de paix.
Rassemblons nos forces, notre courage,
Pour vaincre la misère et la peur.
Que règnent au fond de nos coeurs
L'amitié, la joie et le partage.

La flamme qui nous éclaire
Traverse les frontières.
Partons, partons, amis, solidaires,
Marchons vers la lumière.''

Graeme Allwright

A mardi gras, la crêpe vole bas


Ah ben tiens aujourd'hui c'est mardi gras, et qu'est ce confettis dans ces cas là, ben si j'en crois un courriel de Philippe on mange des crêpes, mais attention pas n'importe lesquelles, il se trouve que ce garçon qui a une dévotion (esthétique surtout, je précise) pour la bière et ses affluents, par l'intermédiaire d'un brasseur blogeur de la Brière, (du côté de Saint Lyphard pour ceux qui connaissent) nous envoie deux recettes spécial mardi gras: prenez note je vous prie: Et si pour des raisons culturelles, religieuses, médicales et j'en passe vous n'aimez pas la bière ben chai pas moi, tiens, mettez du coca à la place (attention je dis ça mais j'ai pas essayé, ça va pas non)... avé le cidre c'est bien aussi (et là je confime)

CRÊPES A LA BIERE :
- 500g de farine
- 1/2 litre de lait cru
- 1/2 litre de bière blonde
- 6 oeufs

- 50g de beurre fondu
- 1 pincée de sel
Dans un grand saladier, mélanger la farine et le sel, ajouter les oeufs puis le lait et la bière. Bien fouetter pour ne pas avoir de grumeaux. Ajouter le beurre fondu et laisser reposer la pâte 1 heure.
Faire cuire les crêpes et déguster avec du sucre, de la confiture, du caramel au beurre salé ou du chocolat../..."


BEIGNET DE POMME A LA BIERE :
- 250g de farine
- 2 oeufs
- 1/2 verre de lait cru
- 1/2 verre de bière blonde
- 20g de sucre
- 1 sachet de levure

- 1 pincée de sel
- 6 pommes
Dans un grand saladier, mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel.
Ajouter en remuant bien les 2 jaunes d'oeuf , le lait et la bière.
Battre les 2 blancs en neige et les mélanger délicatement.
Laisser reposer 2 heures.
Eplucher les pommes, enlever le trognon avec un vide pomme et les couper en rondelles de 1/2cm d'épaisseur.
Tremper les tranches de pommes dans la pâte et plonger dans la friture très chaude (180°). Attendre que les beignets soient bien cuits (couleur marron soutenue), sortir de la friture et saupoudrer de sucre glace.../...

la brasserie de la Brière ( précision z'utile z'également: ceci n'est pas une pub ,c'est de l'info, j'ai rien touché même pas une ptite bierette et d'ailleurs...)

l'oreille en mire, c'est de la BAL

L'Oreille en Mire accompagne des projets artistiques autour de la musique et de l'image du côté de Redon.
C'est un collectif regroupant artistes et techniciens du spectacle vivant, dont le projet est de développer la création artistique et le mécénat populaire, à la ville comme à la campagne, partout où il y a des gens mais... pas forcément de salles de spectacles.

Parmi les nombreuses idées et créations de ce collectif, on peut noter par exemple celle d'une salle de spectacle itinérante avec des rendez-vous inattendus dans des lieux de vie pas prévus à priori pour accueillir une démarche artistique (places de village, usines, hôpitaux lycées...).

Parlons également du Bal Tatoum et de son Orchestars qui font guincher tout le pays de Redon.
mais laissons donc le soin aux organisateurs d'expliquer dans leur style tout à fait... personnel et décalé ( comme on aime) leur démarche:

"Le Bal TaToum qu’est-ce?

  • Bal public : par excellence.
  • Bal populaire : sans conteste.
  • Bal dé-bal-âge : bal tout public donc intergénérationnel

pré-agés ou post-agés acceptés dans la limite des places disponibles.

  • Bal à fond : évidemment.
  • Bal-Us-Trad : US car comme de coutume, le bal vit en lumières, en sons, en danses mais aussi en images et en personnages.

TRAD oui dans le sens ou la musique et la danse s’inspirent de différentes

cultures populaires du monde entier.

non car le carnet de voyage musique, intégralement original, et le

carnet de bal danse, concocté par l’ équipe artistique, génèrent, de concert

avec l’image, la lumière et les personnages, une création interdisciplinaire à

part entière. En trois mots un Archi-Bal.

  • Bal long : 3h30

Faites vos je !

  • Bal quand : du 0 Janvier au 32 Décembre sans bal-hiverne.
  • Bal lancement : A vous la donne.
  • Bal en soir : ou en matinée, t’es dansant ?

Si pour des raisons organisationnelles, le bal TaToum est programmé en extérieur et

en plein jour, nous vous proposons une formule adaptée, sans lumière, sans vidéo et

sans croquis en direct : « TaToum & la Cie Pied en Sol mènent la danse »

  • Bal otage : aucunement

chacun vit le bal comme il l’entends ou le danse ou l’amuse.

  • Bal con : convivial oui!

Vivement va et viva la vie!

  • Bal aise : de l’espace pour vivre pleinement l’ évènement : écouter, danser, rencontrer, partager…
  • Bal haine : sans commentaire.
  • Bal SA : société anonyme. Non!

A chacun, en tant qu’ individu de s’accaparer les propositions, d’investir le

bal et bien sûr de partager et s’amuser car le cœur y est.

  • Bal on sonde : « Une ambiance unique, entre projet contemporain et les images de mariages de quand j’étais
    petit…Çà devrait être remboursé par la sécu! »

« Belle initiative, projet complet et réjouissant. Bon vent »

« Merveilleux, formidable, incroyable, fantastique, superbe, sensass, quelle

performance…le tromboniste est magnifique, que de beaux sons, tant de

couleurs, des grands, des minces, des brunes, merci vraiment »

  • Bal-néo-thérapie : indiscutablement.
  • Bal à Jo : A Jules et Jim, Joe Pass et D Meyer
  • Bal T Hasard : hasard du moment, hasard des rencontres

A ne pas manquer : le Slow, une vrai bal à deux.

  • Bal T Rapp : non car le bal est sans parole mais c’est quand même trop d’la bal !
  • Bal ZAC : oui dans le sens littéraire, de par la place des personnages :

« Je serais très honoré que vous m’ invitiez à une danse TaToum »

  • Bal et pantomime : bien sûr. Toujours de par la place des personnages, mais aussi de par les gestuelles et les clins d’œil en image au cinéma muet.
  • Bal né airs : toutes les musiques, vivantes et enregistrées (bandes son intercalaires) sont

originales tout comme la vidéo, le dessin, la lumière, le carnet de bal et les personnages.

  • Bal et brosse : affirmatif.

Le dessinateur, réalisateur de films d’animation au quotidien, brosse en direct, sur l’

écran, pendant les danses, des portraits des musiques, croque les gestuelles et retrace

de son pinceau, l’atmosphère générale du bal TaToum.

SORTIE DE BAL"





des infos en pluche: ICI et

lundi 15 février 2010

"Bekelia" PIERRE AKENDENGUE

envoyé par VinnyVee

suivez le guide

Envoyé par Olivier


et comme Félicie, celle-ci aussi


gueule de bois




.../...Ils n'étaient plus des Français, des Africains, des Occidentaux ou des Tiers-mondistes, mais des enfants du monde aussi différents qu'unis par le même espoir. La même attente.Tous rêvaient d'un ailleurs, ici et partout, d'un demain maintenant et toujours; d'une civilisation heureuse bâtie sur les cendres d'une cité de Babel.
Une même lueur animait leurs regards, cette flamme qui fait de l'homme ce qu'il peut être de mieux; cette foi qui le fait avancer, résister et survivre malgré les calamités. Ce sont les chants d'esclaves marqués au fer rouge, fouettés, mutilés et piétinés dans les champs de coton du Mississippi ou les plantations de cannes à sucre de Guadeloupe, c'est la lettre d'une épouse lue par une chair à canon sous les obus d'un champ de bataille, à Verdun ou aux Dardanelles; c'est le soleil que, chaque jour, rien ne peur empêcher de briller au dessus du camp d'Auschwitz; ce sont les têtes hautes d'hommes et de femmes qui enterrent un enfant à Gaza, à Bagdad, à Kabul, partout; ce sont les souvenirs et l'espoir d'un dehors rêvé au fond d'une cellule de Guantanamo, à Gatwick ou au centre de rétention de Vincennes; c'est le baiser d'une mère rentrée d'une journée éreintante, sur le front de ses gosses aux destins biaisés, c'est le rêve utopique d'un médecin dans un camp de réfugiés.
Dans leurs yeux à tous on pouvait lire aussi de l'angoisse, cette peur irrépressible qui enchaîne l'enfant à son plumard, transforme l'homme en couard et mène le vieillard à la mort.
Mais durant quelques minutes, ou quelques futiles secondes, tous les gens présents dans ce club voulaient croire que le monde entier pouvait enfin vivre, vivre pleinement. Et qu'il pouvait aussi, à sa guise, décider de cesser de vivre quand les "pays du monde libre" pissent sur les Droits de l'homme. retenir son souffle quand les guerres se succèdent, quand les hommes cèdent à cette haine qui les excède. Suffoquer à l'idée que la vie taille encore l'espoir d'un un ravitaillement, alors que des soldats meurent  après 9 mois de bataille. Et puis changer d'idée, souffler, se remettre à parler d'avenir sans avoir à prier parce que les pluies tardent à venir. Sourire à l'idée qu'ils ne seront plus toujours les mêmes, les vaincus qui font d'autrui des vainqueurs-sérieux, y'a rien d'exotique à voir l'Afrique au 20 Heures.../...

extrait de: Gueule de Bois- un livre de Insa Sané - Editions Sarbacane-

la mondialisation pour les nuls



Certains, au portefeuille (boursier?) conséquent, nous vantent régulièrement les bienfaits de leur mondialisation, où les capitaux peuvent se déplacer (sans papier) à la vitesse d'un clic de souris et ni vu ni connu jt'embrouille. Ce sont les mêmes qui nous font à longueur de télés et médias carpette, la morale à nous autres, les gens, la Masse anonyme  indigène et de plus en plus  indigente. "Soyez-réaliste voyons, réfléchissez (si vous le pouvez, sinon n'ayez crainte on le fait pour vous)  ça ne peut plus continuer comme cela" 
Et bien chiche justement, vous avez entièrement raison- ça ne peut plus continuer comme cela- mais peut-être que c'est sur les méthodes que l'on risque -comme toujours- d'être en désaccord.

Il suffit en effet,  des banquiers maitres du monde qui crient sur tous les toits (de Davos et compagnie)  à la liberté d'exercice de leur grand art et qui pleurent des larmes de crocodile après avoir joué et perdu au poker menteur et entrainé des millions de gogos dans leur chute. Ce qui leur permet au passage de ne  rien sentir du choc de l'atterrissage vu qu'ils se servent des autres- nous autres- comme airbag.
Il suffit, de ministres passant allègrement des directoires de sociétés à manches longues pour les salons nationaux, certains d'ailleurs adeptes du: pourquoi se gêner en si bon chemin, exerçant les deux activités en concomitance,  plus pratique pour les affaires.
Ainsi l'Etat et ses lois, propriétés d'un peuple et  fruits du travail, des luttes et des souffrances de générations de femmes et d'hommes refusant la honte et  l'esclavage, par d'habiles supercheries engraissent quelques beaux parleurs (oh combien d'avocats en politique...) pour qui le seul intérêt est le leur, tout en vocalisant -  ils savent si bien manier la dialectique- que:  "les français pensent que, les français veulent qu'eux etc etc et que  main sur le coeur et  trémolo dans la voix ils vont se sacrifier au service de la nation.

Dans quelques semaines, de préférence pendant que la peuplade glissera sur la crème solaire, on nous refera comme chaque année, le plan saisonnier des décrets  sous parasol.Cette fois ce sera du genre: dame! va falloir travailler plus les gars! ça peut plus durer comme ça si vous voulez continuer à être de dignes pauvres , et comme il est hors de question- un peu de décence tout de même- qu'on s'en prenne aux bourses des copains, on a pensé à vous, les plus nombreux, pour casquer. D'ailleurs,  vous avez l'habitude, non?.
Et puis, on a un argument imparable, rendez-vous compte vous vivez de plus en plus vieux! C'est quand même fort cette affaire là. Remarquez, c'est aussi sacrément  bien pratique pour les potes de la bouffe en kit et du médoc en toc, ils se font un max de tune là dessus. et puis tous ces vieux tremblotants et rade autant, va falloir les loger, les torcher, et s'il leur en reste, les petits actionnairer.  Là encore, le concept très tendance de  l'aide à la personne  fait les beaux jours de quelques habiles commerçants qui tout en s'en mettant plein les poches (personnel corvéable et bon marché, ratio coût profit... plus plus), si  vous avez des relations bien placées, vous donnera droit à la médaille du bon samaritain...et entre nous, le ptit ruban à la boutonnière, toujours montré et jamais démodé , ça habille son homme.

On nous signale sur nos téléscripteurs que selon des études sérieuses, au cours de sa vie (dans une société "évoluée"...)  un homme sur deux fait un cancer et une femme sur trois,  bon d'accord, vous me direz, grâce aux labos (qui vous disent merci)   certains vont s'en sortir ,  mais déjà ça fait du ménage et un créneau chez assurance vie, pompes funèbres, et accessoires divers. La pénibilité au travail (pléonasme?) est également à prendre en compte etc.
Bref il existe tout un tas de paramètres qui font que finalement pour quelque centenaire exhibé dans la page fait divers du quotidien local, combien de "jeune" retraité qui aura cotisé pour les pissenlits? et encore, je ne vous parle pas d'une bonne guerre bio,  ce qui est quand même, rapport qualité prix,toujours   le plus rentable pour  ceux qui comptent les points.On y pense, on y pense.

Enfin, moi ce que j'en pense...
C'est  lundi!
et l'autre pas.

dimanche 14 février 2010

l'air de rien

Pour la godaille, vous passerez à mon bureau!
Pour la marmaille, vous suivrez le panneau
Pour la mitraille, vous prendrez un pruneau
Et
pour la baille, vous marcherez sur les eaux.

Faut rimer quand ça nous chante, et laisser trainer les gestes de l'éloquence un peu partout où ça se présente,.  même et surtout,
si 
pas sérieux de jouer avec...

Avec les
épithètes
les épitaphes (surtout les non fumeurs)
les bi-phanies-( quand les rois nagent)
l'épy thagore et son théorème du semeur en eau  trouble
l'épiderme qui  se gratte
et la cage d'escalier, qui n'a rien  à faire dans l'histoire
mais comme elle restait d'une ancienne combinaison, il a bien fallu la caser même si elle n'est pas forcément aux normes européennes,
ni alsaciennes d'ailleurs
mauritaniennes non plus 
macédoniennes, sans la mayonnaise
et 
même en fermant les persiennes
dans la Vienne
que pourra
et 
plouf!
avec la bûche sur les bras..../..

 

.../...et
un couple d'amoureux qui n'aurait pas du - logiquement- être là , mais comme on était en fin de série et qu'il fallait remballer
vite fait
sur la grève avant la montée
des flops!
On l'a eu pour  pas cher dans le décors et le rebrousse poils
en prime,
.../...




.../...Et pour la peine j'ai mis un tigre 
mais
sans le moteur
car
trop de pétard en Cochinchine
et 
what is your nem?.../...


.../..Un ptit pied à terre
et l'autre
dans l'eau.../..




.../...moralité:
quand la mer monte 
la première marche,
matelot,
il est grand temps
de débarquer.
incognito
déguisé en palmier.

un dernier pour la route?

Ce dimanche, le dernier paquebot en construction dans les chantiers de Saint-Nazaire s'en revient d'essais en mer.
Pour la suite des affaires...le carnet de commande est vide...
 Serait-ce, en en quelque sorte, une fin EPIC ?

tous ensemble, reconstruire Haïti

Tous ensemble, RECONSTRUIRE HAÏTI, c'est le fil conducteur d'une série de concerts donnés au profit de la fondation de France et organisés  par le collectif  HAÏTI Saint-Nazaire.
Ils auront lieu  les mardi deux et mercredi trois  mars à la salle Jacques Brel 


avec au programme (en autre)

les Tri Yann
 


  

                                  
 






Les Irréductibles

Roland Brou et Alain Pennec

 

plus d'infos et réservations  ici même

ni une ni deux



Manifestation virtuelle contre la double violence

Du 10 février au 28 mars, manifestons ensemble pour mettre fin à la double violence. Pour participer à la marche virtuelle, inscrivez vous. Cette manifestation virtuelle sera le fil rouge de la campagne Ni une ni deux. Vous serez ensuite informés des actions d'interpellation des élus locaux, parlementaires et pouvoirs publics et invités à y participer.

 


Les femmes étrangères subissent une double discrimination: en tant que femmes, elles sont confrontées à des discriminations spécifiques dans leur pays et en France; en tant qu’étrangères elles sont soumises à un ensemble de textes qui se révèlent, dans la pratique, plus restrictifs à leur égard. Le fait qu’elles soient étrangères fait trop souvent obstacle à la reconnaissance et à l’application de leurs droits fondamentaux. Cette violence institutionnelle vient prolonger les violences vécues en tant que femmes.

Il s’avère dès lors urgent de mettre en place une véritable défense des femmes étrangères victimes de violences. Pour cela, en tant que manifestant, j’invite les élus locaux et parlementaires à s’engager en signant la charte de la campagne Ni une ni deux et à tout faire pour que les droits soient respectés et leur assurer une protection effective :

- Je demande aux élus locaux de s’engager à améliorer la formation des personnels amenés à travailler auprès des femmes étrangères victimes de violences, tant dans les administrations, les juridictions, les commissariats et gendarmeries, que dans les organismes sociaux. Ces intervenants, par exemple, doivent être informés du droit des personnes en situation irrégulière à porter plainte sans crainte d’être arrêtées et expulsées et relayer l’information auprès des femmes concernées. Par ailleurs, nous nous engageons à sensibiliser l’opinion publique à la situation vécue par les femmes étrangères victimes de violences, par exemple, en proposant et facilitant la diffusion d’affiches sur cette question

- Je demande aux parlementaires de s’engager à garantir l’application de la loi et améliorer les dispositifs législatifs existants. Les pratiques telles que les refus infondés d’enregistrement des dossiers dans les préfectures, le maintien prolongé sous récépissés de demandes de titres de séjour, les procédures anormalement longues doivent cesser. Il est urgent de mettre un terme aux dysfonctionnements constatés dans les institutions et les administrations, notamment les préfectures.

- Je demande aux pouvoirs publics de s’engager collectivement à garantir une réelle protection pour ces personnes. Favoriser  ainsi l’accès aux droits, en permettant à toutes les femmes de porter plainte de manière effective en cas de violences, mais aussi en leur garantissant, et ce, quelle que soit leur situation administrative, l’accès aux droits sociaux et à l’aide juridictionnelle. Les femmes étrangères ayant subi des violences doivent être réellement protégées, suivies par une assistante sociale, mises à l’abri puis hébergées dans des structures adaptées ou des logements sociaux, et doivent pouvoir vivre avec leur-s enfant-s.
> Je m'inscris à la manifestation     > Voir la liste des manifestants

merci Serge pour l'info.

samedi 13 février 2010

Lisa Gerrard - Come Tenderness

envoyé par naïverecords

murmurer


Une jeune journaliste de CNN avait entendu parler d'un très, très vieux Juif qui se rendait deux fois par jour prier au Mur des Lamentations depuis toujours.
Pensant tenir un sujet, elle se rend sur place et voit un très vieil homme marchant lentement vers le mur.
Après trois quarts d'heure de prière et alors qu'il s'éloigne lentement, appuyé sur sa canne, elle s'approche pour l'interviewer :
« - Excusez-moi, monsieur, je suis Rebecca Smith de CNN. Quel est votre nom?
- Moshe Aknoun répond-il.
- Depuis combien de temps venez-vous prier ici ?
- Plus de 50 ans répond-il.
- 50 ans !!! C'est in-cro-ya-ble !!! Et pour quoi priez-vous ?
- Je prie pour la paix entre les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans.
Je prie pour la fin de toutes les guerres et de la haine.
Je prie pour que nos enfants grandissent en sécurité et deviennent des adultes responsables, qui aiment leur prochain.
- Et que ressentez-vous après 50 ans de prières ?
- J'ai l'impression de parler à un mur… »

toute la mer va vers la ville -deuxième service-

- St Nazaire vers 1840-envoyé par Philippe

 

Le port

"Toute la mer va vers la ville !

Son port est surmonté d'un million de croix :
Vergues transversales barrant de grands mâts droits.

Son port est pluvieux et suie à travers brumes,
Où le soleil comme un oeil rouge et colossal larmoie.

Son port est ameuté de steamers noirs qui fument
Et mugissent, au fond du soir, sans qu'on les voie.

Son port est fourmillant et musculeux de bras
Perdus en un fouillis dédalien d'amarres.

Son port est tourmenté de chocs et de fracas
Et de marteaux tournant dans l'air leurs tintamarres.../...

.../...Toute la mer va vers la ville !

Les flots qui voyagent comme les vents,
Les flots légers, les flots vivants,
Pour que la ville en feu l'absorbe et le respire
Lui rapportent le monde en leurs navires.
Les Orients et les Midis tanguent vers elle
Et les Nords blancs et la folie universelle
Et tous les nombres dont le désir prévoit la somme.
Et tout ce qui s'invente et tout ce que les hommes
Tirent de leurs cerveaux puissants et volcaniques
Tend vers elle, cingle vers elle et vers ses luttes :
Elle est le brasier d'or des humaines disputes,
Elle est le réservoir des richesses uniques
Et les marins naïfs peignent son caducée
Sur leur peau rousse et crevassée,
A l'heure où l'ombre emplit les soirs océaniques../...



.../...Toute la mer va vers la ville !

Ô les Babels enfin réalisées !
Et cent peuples fondus dans la cité commune ;
Et les langues se dissolvant en une ;
Et la ville comme une main, les doigts ouverts,
Se refermant sur l'univers !

Dites ! les docks bondés jusques au faite
Et la montagne, et le désert, et les forêts,
Et leurs siècles captés comme en des rets ;
Dites ! leurs blocs d'éternité : marbres et bois,
Que l'on achète,
Et que l'on vend au poids ;
Et puis, dites ! les morts, les morts, les morts
Qu'il a fallu pour ces conquêtes.../...



.../...Toute la mer va vers la ville !
La mer pesante, ardente et libre,
Qui tient la terre en équilibre;
La mer que domine la loi des multitudes,
La mer où les courants tracent les certitudes ;
La mer et ses vagues coalisées,
Comme un désir multiple et fou,
Qui renversent les rocs depuis mille ans debout
Et retombent et s'effacent, égalisées;
La mer dont chaque lame ébauche une tendresse
Ou voile une fureur ; la mer plane ou sauvage ;
La mer qui inquiète et angoisse et oppresse
De l'ivresse de son image.../...


.../...Toute la mer va vers la ville !

Son port est parsemé et scintillant de feux
Et sillonné de rails fuyants et lumineux.

Son port est ceint de tours rouges dont les murs sonnent
D'un bruit souterrain d'eau qui s'enfle et ronfle en elles.

Son port est lourd d'odeurs de naphte et de carbone
Qui s'épandent, au long des quais, par des ruelles.
Son port est fabuleux de déesses sculptées
A l'avant des vaisseaux dont les mâts d'or s'exaltent.

Son port est solennel de tempêtes domptées
Et des havres d'airain, de grès et de basalte."

 -Emile Verhaeren-Le Port-





Allez, montre nous tes seins Valentin



J'ai souvent un peu de mal avec les occasions qui comme leur nom l'indique sentent le réchauffé.Le comique de situation, l'amant  en caleçon dans l'armoire avec ses accessoires et qui serait sensé faire rire sur ordre, ben ... au contraire,je trouve ça  franchement triste, voire affligeant.
Tous les deux trois mois et même parfois ça se bouscule au portillon, nous avons droit aux dates anniversaires, à la surprise sur commande, le plaisir convenu et ses commentaires tout autant .
Vous me direz, c'est sans doutes une façon de rythmer l'année entre les soldes et le maillot et puis ça fait tellement plaisir à l'amicale des épiciers réunis-allez vous achèterez bien pour votre aimé(e) un bouquet réfrigéré et camionné depuis les Pays-Bas ou alors un peu de "sent bon" , une goutte derrière chaque oreille et... Ô voui! là aussi pourquoi pas, après tout  c'est dimanche.
N'oubliez-pas non plus le diner réservé en chandelle tête à tête. C'est promis Bibiche,  ce soir tu feras pas la vaisselle...
L'amour programmé, il y a des rues pour cela voyons... mais ne vous y trompez pas, je ne suis pas ici en croisade et surtout  ne comptez  pas sur moi pour en dire du mal, je respecte grandement les courtisanes,  Grisélidis et toutes les autres moins célèbres, et l'Etat  franchouille  hypocrite et maquereau qui  dans sa dernière gaudriole veut éduquer la marmaille  au civisme  braillard du sang impur qui abreuve ses vieux vinyles, en imposant un bout de trottoir rabâché tout en détournant bondieusement le regard, pue la vulgarité majuscule.

Mais, encore une fois je sens bien que je me disperse, je m'égare, je m'écarte, je m'éparpille...Comme un pigiste que je fus au siècle dernier.., je remplis les blancs et ainsi les lignes et l'on pourrait comme cela  penser que je calcule  l'espace pour qu'il rapporte le mieux possible.
Mais pas du tout, que je vous dis (et hier non plus), c'est mon style très personnel (et chiant aussi peut-être..) qui veut que je prenne les chemins de traverse, alors que l'auditoire piaffant d'impatience crie: Au fait, au fait!

Mais justement j'y suis -aux fêtes-  De  qui que quoi, croyez-vous donc que je vous parle depuis tout à l'heure?  Ben justement, si vous aviez suivi au lieu de papillonner je ne sais où... j'vous cause  des sentiments convenus, des je t'aime  moi non plus sur commande et emballés c'est pesé.
Dimanche c'est l'autre guignol de cupidon  avec sa ptite jupette qui sera à la fête mais ensuite, on va se payer, après les cloches qui sont pas toutes à Rome, l'artillerie lourde pétainiste et sa  fête des mamans, puis  celle  des papas et pour rallonger le brouet , nos épiciers vautours et toujours à l'affut nous ont trouvé les grand-mères, les secrétaires, et bientôt les prématurés, les grabataires et pour quoi pas les sans-papiers, hein(g)?..
Hou là!  C'est ptêt pas une bonne idée, eux  ils sont à la fête toute l'année et puis  avec les nouvelles mesures  que  nous prépare le kamarade ministre -socialiste-national - c'est pas prêt de s'arrêter...

Bon ben 
pendant que j'y pense
bonne fête les amoureux
(quand même, j'voudrais pas me fâcher (aussi)  avec la diaspora gay, hu!hu!hu!)
et puis positivons
nom de dion
car,
pendant ce temps là 
"s'foutent pas sur la gueule"
les gens!
et 
c'est déjà ça de gagné.
non?

l'esprit de Philadelphie

 



"Le 10 mai 1944, à Philadelphie, est proclamée la première Déclaration internationale des droits à vocation universelle. Après les monstruosités de la guerre, il s’agissait de bâtir un nouvel ordre international qui ne soit plus fondé sur la force, mais sur le droit et la dignité humaine ; un monde où l’organisation économique serait subordonnée au principe de justice sociale. C’est la perspective inverse qui préside à l’actuel processus de globalisation : à l’objectif de justice sociale a été substitué celui de la libre circulation des capitaux et des marchandises. On indexe les besoins des hommes sur les exigences de la finance, on traite les hommes comme du « capital humain ». La foi dans l’infaillibilité des marchés a remplacé la volonté de faire régner un peu de justice dans la répartition des richesses, condamnant la foule des perdants à la migration, l’exclusion ou la violence. L’objectif de ce livre est d’analyser ce processus de renversement, qui semble avoir aboli les leçons tirées de la période 1914-1945. Mais il est aussi de montrer que cet esprit garde toute son actualité pour ceux qui n’ont pas renoncé à l’idéal d’un monde où tous les hommes, quels que soient leur race, leur croyance et leur sexe, auraient le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales."

Cet article a été publié  le 9 février sur le site de la revue du Mouvement Anti Utulitariste dans les Sciences Sociales -M.A.U.S.S.  permanente. Il présente un livre de Alain Supiot (professeur de droit à l'université de Nantes)- "L'esprit de Philadelphie"-la justice sociale face au marché total- Editions Seuil-

Présentation du livre et discussion avec  son auteur dans le cadre des matins de France Culture (26-01) -par ici la bonne soupe  
-merci à Jean-Christophe pour l'info

vendredi 12 février 2010

le bon peuple du sang

"Des roses de cristal
Crissent et s'amollissent.
Mon amour sans rival
Murmure des délices.
Il prend ma taille ronde
Et ronronne sur elle.
Pour jouer, je lui gronde
Des menaces cruelles.
L'opéra vermeil
S'échappant du laser
Emplit l'air de soleil
Et d'ombres passagères.

Ah, que la vie est belle.
Soudain, elle éblouit,
Comme un battement d'ailes
D'oiseau de paradis.

Ah, que la vie est belle,
Quelquefois pour un rien,
La divine immortelle,
Dans le mal et le bien.
On marche dans l'hiver
Brillant comme une abeille,
Brillant comme un éclair
Qui dure et émerveille.
La joie vous souffle au cœur.
On chérit l'univers
Comme un enfant de chœur
Son dieu d'éther et de chair.
Loin des bombes et des balles,
Goulu comme un bébé,
Sensuel on inhale
La fumée adorée.

Ah, que la vie est belle.
Soudaine, elle éblouit,
Comme un battement d'ailes
D'oiseau de paradis.

Ah, que la vie est belle,
Quelquefois pour un rien,
La divine immortelle,
Dans le mal et le bien.
Sans rien chercher, je trouve,
Au détour d'un instant,
Une euphorie de louve,
Un amour de Satan.                                                           
Après de sombres heures,
Plus doux sont ces moments
Où l'on crie de bonheur
Comme un petit enfant.
Encore les baisers,
Vie secrète et changeante,
Je saurai te donner
Mon âme si méchante.

Ah, que la vie est belle.
Soudain, elle éblouit,
Comme un battement d'ailes
D'oiseau de paradis.

Ah, que la vie est belle,
Quelquefois pour un rien,
La divine immortelle
Dans le mal et le bien. ...."  -Brigitte Fontaine


merci Serge pour les captures d'écran

la melancolie/Miossec

"La mélancolie
Qui vient qui coule
Qui vous enfonce tout doucement
Qui vous enroule
Qui vous blottit
Qui vous protège des ouragans
La mélancolie qui vient qui cogne
A la porte si souvent
Que l’on s’y abandonne
Que l’on se roule même dedans
La mélancolie
De nos meilleures années
Nos compagnes nos conneries
Ne doivent pas un jour s’oublier

Nos mélancolies
Se mélangent mon ange
S’emmêlent
Dans nos vies de petits blancs
Dans tous ces souvenirs d’école
Et de tout le tremblement
La mélancolie
Comme une anomalie
Qui démolit tout doucement
Qui vous demande qui vous explique
Qu’on n’est plus des enfants
La mélancolie
Qui coule de source
Qui colle au corps
Et qui vous crée des putains d’emmerdements

La mélancolie c’est communiste
Tout le monde y a droit de temps en temps
La mélancolie n’est pas capitaliste
C’est même gratuit pour les perdants
La mélancolie c’est pacifiste
On ne lui rentre jamais dedans
La mélancolie oh tu sais ça existe
Elle se prend même avec des gants
La mélancolie c’est pour les syndicalistes
Il faut juste sa carte de permanent"

vendredi ça rime à rien



Vendredi, ça rime à rien
ou alors
sans tambour ni fanfare
avec: poisson
ce qui revient finalement au même.


Vendredi
ça prend le large
en panoramique
du haut
du chemin des contrebandiers.
Mais oui
t'as bien entendu!
Pas  celui des douaniers.
Il faut choisir son camp
Camarade.



Vendredi, j'ai la cale sèche,
et  les formes avides.
Le port à ses raisons
qui dépassent la crise.
Seulement, 
tu vois...
Bientôt ici, si l'on n'y prend garde,
on boira aux souvenirs
aux batailles de l'Histoire
et 
au musée
tout neuf
des tragédies ouvrières.

Vendredi 
ou samedi...
sur son pré électoral.
On s'attend
forcément
au parachute,
déguisé en ombrelle peut-être...
Dame!
Le jacques au bain
maquille
toujours
ses promesses.
Cette année,
ligère est terrible...




Vendredi,
j'ai la pêche...
côtière,
Que veux-tu,
c'est mon titre de noblesse
qui n'est pas hauturière.
Et
les presque fonds marins
qui en ont marre
de se prendre des raclées
me disent 
en retrouvant un peu de souffle:
Merci


Vendredi
en levant la tête
de mon front de mer
j'ai aperçu  un étrange volatile.
Selon les experts
patentés
il annoncerait la paix...
Franchement,
j'ai eu du mal à le croire
mais,
à ma décharge
jm'appelle pas
Olivier
ni
gui