lundi 23 juillet 2012

la petite ballerine dans sa maison verte et dorée





Tu te souviens...Dis?
Cette petite ballerine dans sa cage en verre qui inlassablement recouvrait nos peines et nos peurs d'enfance de sa danse cristalline,  apaisante et douce.
C'est Tonton  Raymond, marin aux yeux tendres, aventurier au coeur grand comme...les océans qui l'avait sorti de son sac à trésors un jour où son navire mouillait dans la darse.
Ses visites aussi rares qu'attendues avec impatience, nous transportaient toujours dans un monde de rêve, peuplé de flibustiers, de parfums exotiques et d'Histoires extraordinaires remplies de noms magiques comme Valparaiso, Vladivostok, Shanghai, Singapour...

Cette fois là,  le merveilleux  cadeau provenait d'un port allemand  Brême, Hambourg... je ne sais plus , depuis le temps...mais par contre la musique, cette musique, tu te rappelles?  Elle nous protégeait de tout, comme un baume miracle et..

En revenant dans cette maison qui est devenue la mienne maintenant , dans le grenier au milieu de tant de souvenirs et de fatras, j'ai retrouvé la fabuleuse pendule verte. Alors,  j'ai tout laissé en plan du grand ménage. Je me suis assis par terre sur le parquet poussiéreux , fébrilement, les mains tremblantes, j'ai remonté la mécanique et...la demoiselle s'est remise aussitôt à danser.
Tu sais ... tatatantan tatatantan tatatantantantantan...
Et soudain, tout est revenu,
Maman,









dimanche 22 juillet 2012

trois en un







MUR
MURER



la pensée "Au bout de la route"

festival photo La Gacilly



"Le dernier sommet des nations Unies sur le développement durable a eu lieu à Rio de Janeiro en juin 2012, 20 ans après celui historique de 1992.
Près de 50 000 personnes y ont assisté, des milliers d’ONG ont participé aux travaux et pas moins de 120 chefs d’Etat étaient représentés pour se pencher au chevet de notre planète et relever les défis qui nous attendent demain. Avec Rio + 20, le temps est venu, certes d’évaluer les progrès réalisés, mais surtout de construire par une économie plus verte un monde durable.
En 2012, le Festival Photo Peuples et Nature de La Gacilly se veut être l’ambassadeur de ce sommet décisif."
source: Festival Photo La Gacilly


















"La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard."
-John Stuart Mill-









"Je ne sais pas me servir d'une arme ! -Même principe qu'un appareil photo: on vise, on appuie."
-Andrew Sippes-




"Le plus difficile dans la photographie est de rester simple."
-Anne Geddes-


-photos Patrick Lecouffe-Festival 2011-



samedi 21 juillet 2012

je est un autre





JE
est une gageure
majuscule,
un ersatz du moi et des années suivantes.

JE
trinque à la santé de son ombre
qui rode à toute heure
et en toute circonstance
même et surtout quand elle est invisible.

JE est à la merci des flots qui l'entourent,
des courants contraires  et des récifs à peine présentables
même sous le halo des phares les plus en vogue.

JE est une île
minusculement immense
où JE se perd
où JE s'avance
à pieds joints,
à reculons,
à colin maillard,
à qui perd gagne,
à ses souhaits,
à ses amours,
à ses remords 
à ses regrets...

JE est une blessure toujours ouverte au sel de la vie..

JE est un spectacle permanent
ou JE remplit tous les rôles et les conditions
sine qua non.

JE prend le relais.
JE vide son sac
et
entre les deux,
à flots
JE n'y comprend rien 
et
son coeur s'en  balance.

JE est l'Unique.


















-Chanson de l'étranger-

"Je suis à la recherche
 d'un homme que je ne connais pas,
qui ne fut tant moi-même
que depuis que je le cherche;
A-t-il mes yeux, mes mains
et toutes ces pensées pareilles
aux épaves de ce temps?
Saison des mille naufrages,
la mer cesse d'être la mer
devenue l'eau glacée des tombes.
Mais plus loin qui sait plus loin?
une fillette chante à reculons
et règne la nuit sur les arbres,
bergère au milieu des moutons;
Arrachez la soif au grain de sel
qu'aucune boisson ne désaltère;
Avec les pierres, un monde se ronge
d'être,comme moi, de nulle part."

-Edmond Jabès-





A FORCE DE M'ECRIRE...

"A force de m'écrire
je me découvre un peu
je recherche l'Autre

J'aperçois au loin
la femme que j'ai été
Je discerne ses gestes
Je glisse sur ses défauts
Je pénètre à l'intérieur
d'une conscience évanouie
J'explore son regard 
comme ses nuits

Je dépiste et dénude un ciel
sans réponse et sans voix
Je parcours d'autres domaines
J'invente mon langage
et m'évade en Poésie

Retombée sur ma Terre
j'y répète à voix basse
inventions et souvenirs

A force de m'écrire
je me découvre un peu
et je retrouve l'autre."

-Andrée Chedid-




IL FAUT RESTER ICI...

"Il faut rester ici,
 les genoux fleuris au beau milieu des ruines
et de la poussière
De douceur les enfants ont payé
(de violence ne parlons guère),
de douceur les enfants des grandes ville de cendre
il faut accrocher aux arbres et aux jambes
des messagers d'eau et de grandeur...


                       Voici la petite chaise de ton enfance
où tes parents gravaient la hausse de ta solitude;


Tu es restée debout avec le ciel
au fond de toi comme un bouquet de veines;
il n'y a rien au fond de toi
que cette arborescence fauve:
la même que celle des rues,
que celle des affiches de cinéma.


                          C'est un dimanche après-midi;
je cours sous les enseignes pendant que la pluie se charge
de me ranger dans les tiroirs de la nuit.


                        Pour une fois j'ai tout compris
j'ai compris que les portes existent ou n'existent pas.


Je vais librement par ce labyrinthe.


J'emporte la petite chaise de mon enfance
où mes parents gravaient la hausse de la solitude."

-Claire Légat-












-Illustrations source: Toile
-Les poèmes entre guillemets sont extraits de: "Je est un autre" Editions Seghers-

vendredi 20 juillet 2012

version marginale sur-titrée




"Et maintenant, réfléchissez, les miroirs."
-Jacques Rigaut-




"L'espoir est une mémoire qui désire."
-Honoré de Balzac-









"Le moment c'est maintenant et maintenant c'est le moment."
-Josho Yamamoto-












"Les vagabonds qui,  il y a une dizaine d'années, étaient presque tous illettrés, savent maintenant, pour la plupart lire, écrire et compter. Quelques-uns semblent même avoir reçu une instruction supérieure. C'est un grand progrès."
-Alfred Capus-


"Le doute est un hommage rendu à l'espoir."
-Lautréamont-





"Sa mort l'a fait connaître. Il peut revenir maintenant."
-Sacha Guitry-











"Je connais maintenant la définition de la guerre. La guerre c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent."
-Jean Guéhenno-










DOUBLE 
en
EFFET(s)




aux manettes des archives: Serge himself service-

jeudi 19 juillet 2012

voyages sans fin



VOYAGES SANS FIN

'Tous ceux qui vus de dos, s'éloignaient en chantant
qu'on avait vus passer le long de la rivière
où même les roseaux redisaient leurs prières
que reprenaient plus fort et plus loin les oiseaux
Ils viennent les premiers et ne s'en iront pas
Le chemin qu'ils ont fait se comptait pas à pas
et disparaissait à mesure
                       Ils marchaient sur la pierre dure
Au bord des champs ils se sont arrêtés
Au bord de l'eau ils se désaltéraient
             Leurs pieds soulevaient la poussière
et c'était un manteau brodé par la lumière
Tous ceux qui s'en aillaient
marchant dans ce désert
et pour qui maintenant le ciel s'était ouvert
cherchaient encore le bout où finirait le monde
Le vent qui les poussait continuait sa ronde
                    Et la porte se refermait
             Une porte noire
                                     La nuit."
-Pierre Reverdy-"Sources du vent"-











Lu chez LARZAC.ORG




Gaz de schiste : la nouvelle majorité en terrain miné


"L'exploration et l'exploitation de gisements d'hydrocarbures à partir de roches mères reste toujours un dossier... explosif. On en a eu pour preuve l'éviction de Nicole Bricq du gouvernement Ayrault dès les premiers jours de sa prise de fonction. Et la nouvelle majorité reste plutôt floue sur le gaz de schiste. De leur côté, tous les opposants, qui avaient fait plier la précédente majorité sur ce dossier, restent vigilants et mobilisés.


On se le rappelle, une large mobilisation d'élus et de citoyens avait fait plier la majorité précédente, contrainte de légiférer sur les techniques d'exploration de gaz et pétrole de schiste et d'abroger trois des permis les plus décriés. Un quatrième permis d'exploration d'hydrocarbures, en mer Méditerranée, le permis Rhône-Maritime de la société Melrose, n'avait pas été reconduit le 11 avril dernier.
Toutefois, en catimini, à la veille du changement de président, l'autorisation d'extension de deux concessions de pétrole et de gaz en Seine-et-Marne, l'une à Malnoue, l'autre à Champautran, au bénéfice de la société Vermilion, a été actée et publiée au Journal officiel.
Au-delà du débat sur le gaz, l'huile et le pétrole de schiste, la mobilisation avait alerté sur les conditions des exploitations d'hydrocarbures conventionnels et non conventionnels. Le Code minier était apparu plus qu'obsolète, car n'ayant pas évolué depuis les années 1950, à une époque où l'on n'envisageait pas d'exploiter un jour des gisements non conventionnels, et où l'on imaginait encore moins qu'une union de pays européens en viendrait à légiférer dans le domaine. Les directives sur l'eau, l'environnement, la santé, ou encore la concurrence et la publication des appels d'offre ne sont donc pas intégrées au Code. Les habitants des territoires concernés réclamaient en outre, lors de la mobilisation, de pouvoir consulter plus de 60 titres accordés aux entreprises pétrolières, et les titres en cours d'instruction.
François Hollande avait eu, pendant la campagne de la présidentielle, des positions contradictoires sur la question des explorations d'hydrocarbures de roche mère : rappelant en février dernier, sur l'antenne de RTL, que « pour l'instant il n'était pas question de l'exploiter en France », il précisait toutefois : « Il ne faut jamais rien écarter, surtout si des recherches démontrent qu'on peut obtenir ce gaz sans nuire à la nature » – ce qui, pour quiconque s'est intéressé au dossier, est une chimère. Paradoxalement, François Hollande écrivait aussi, à la même époque, à Greenpeace : « Quelle que soit la méthode d'extraction, je suis pour l'interdiction claire et nette de l'exploitation des gaz et huiles de schistes. »
Nicole Bricq, première ministre de l'Ecologie et de l'énergie du gouvernement Ayrault, avait une position plus franche sur le dossier, qu'elle avait pris à bras le corps dès son entrée en fonction. Dans une interview accordée au Monde du 4 juin, celle qui s'était illustrée en Seine-et-Marne et au Sénat où elle était élue pendant la mobilisation de 2011, avait exposé une feuille de route structurée et combative : d'abord la publication d'un état des lieux clair sur les titres signés et ceux en cours d'instruction, ensuite une refonte totale du Code minier, et enfin la promesse d'un grand débat public sur l'énergie.
Dès le 8 juin, une carte des titres de recherche d'hydrocarbures accordés ou en cours d'instruction était mise en ligne sur le site du ministère. Pour chaque titre, les informations disponibles étaient encore disparates et peu nombreuses, différentes selon les dossiers – preuve s'il en fallait encore, du peu de rigueur, pour ne pas dire de la négligence du Corps des mines dans la gestion et le classement des documents. Mais le ministère assurait que le travail de numérisation et de publication était en cours. Les fondations de la transparence étaient installées.
Déception et inquiétude
On se rappelle la récente danse de chaises musicales au ministère de l'Ecologie et de l'énergie. Il s'agirait d'une « promotion » pour Cécile Duflot que de passer de l'écologie et l'énergie à une fonction de VRP de la nation, mais cet événement a créé une profonde déception et une forte inquiétude chez les militants écologistes. De nombreux médias avertis s'autorisent à attribuer le départ de Nicole Bricq à sa gestion du dossier des extractions de pétrole de l'entreprise Shell au large des côtes guyanaises. La ministre avait en effet suspendu les autorisations de forages exploratoires à 6000 mètres en Atlantique, que la compagnie entendait mener pour découvrir un gisement de pétrole conventionnel, « le temps d'un travail en profondeur et général sur la manière dont sont instruites et validées les demandes de permis d'hydrocarbures », précisait-on au ministère (Le Monde du 13 juin). Un vrai crime de lèse-pétrolier au royaume du tout permis et du non contrôle dans l'industrie des énergies ! Travaux suspendus quelques jours seulement, puisque le Premier ministre et les élus guyanais ont annoncé le maintien du calendrier initial. Le navire de forage venu d'Asie et parti avant l'annonce du départ de Mme Bricq n'avait d'ailleurs même pas dévié de sa route !
Que fera donc maintenant la nouvelle ministre Delphine Batho ? Tiendra-t-elle sur le fond du dossier la même ligne que Nicole Bricq ? Et au-delà, que fera le gouvernement Ayrault face aux lobbies pétroliers et au pouvoir du Corps des mines, l'un des plus puissants corps d'Etat constitué ? Le mouvement social, lui, n'a d'autre choix que de structurer son discours et travailler ses arguments pour maintenir un rapport de force en sa faveur dans les débats et les réformes qui ne manqueront pas de s'engager."
 Anne Lacouture
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vu chez:OWNI




l'été réchaud


Le marteau piqueur.
Un bras nu piqué.
La boulangerie fermée pour un mois
et moi, et moi émoi.
Comme pour faire rigoler la galerie, le quartier en transhumance.
Une carte postale de Palavas où l'on grésille, où l'on s'entasse
Des volets à bride rabattue
Les poils qui frisent dans la chemisette largement toute verte.
On s'en paie une tranche
de melon délavé
d'abri côtier,
Un triangle de bermude cent pour cent coton  chiné.
et une fois que  l'heure de la débauche a sonné
le calme monastique des pieds nus  sur terre version modèle réduit à jardiner.
Demain peut-être

Et encore...

Quelques photos à recycler...










Fume, c'est du bateau








mercredi 18 juillet 2012

pile en face



Il prit la pile de livres, pour faire face au vide d'un instant.
Le premier en haut de la pile, face contre mer, il l'avait refermé en début d'après-midi, en mettant les volets sur l'espagnolette, comme il se doit, en temps de sieste.

"Savoir perdre"..Drôle de titre, légèrement saugrenu, à l'époque où le savoir gagner, réussir ou encore faire sa place après avoir tiré la chasse...semblaient nettement plus vendeurs dans les rayons du prêt à consommer

Mais c'était ptêt bien pour cela qu'il l'avait choisi, finalement, en grappillant au hasard la chance,des étagères de la bibliothèque municipale.
Il aimait bien cette façon de ranger les bouquins par ici, dans le mélange des genres, qui permettait ainsi de découvrir des styles et auteurs qu'il n'aurait sans doute jamais fréquenté si le classement avait ressemblé à ce qui se faisait d'habitude dans ce monde.

Seulement voilà, après avoir savouré le dernier feuillet, il ressentait un léger désoeuvrement, comme c'était toujours le cas à la suite d'un bon bouquin. Il fallait  suivre quelques paliers de décompression pour éviter l'asphyxie et ranger  sagement dans un coin ce qui n'était déjà plus, qu'un souvenir.

Il devait "savoir perdre" en somme...

Plus tard, il serait toujours temps de tirer la pile en face pour rentrer la tête la première dans une nouvelle aventure qui lui apporterait -espérons- sa dose quotidienne d'oxygène, sans laquelle la vie qui va lui semblerait juste un peu.... délavée.

mardi 17 juillet 2012

le titre est en supplément




la blague du jour:

L'ancienne ministre  de la santé (etc) Roselyne Bachelot siègera dans la  future commission de rénovation de la vie publique présidée par Lionel Jospin dont un des champs maquis de réflexion concernera -ouvrez les guillemets: "les règles de déontologie permettant d'assurer une meilleure transparence de la vie publique."

L'industrie pharmaceutique  va être contente...



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Dans la moite torpeur montpelliéraine, Serge  met "Le point" sur la table et nous propose l'article suivant, qu'il chapôte ainsi:

"tu sembles voir une lumière et
à la fin c'est très triste"

"Inventer DarkComet était un défi pour moi. Je n'aurais jamais imaginé qu'il serait utilisé par un gouvernement pour espionner ses citoyens. Si je l'avais imaginé, je ne l'aurais jamais créé." Ce sont les explications données au site américain Wired par Jean-Pierre Lesueur, jeune geek de 22 ans qui voulait se faire un nom dans le monde informatique. La raison de ce mea culpa ? DarkComet a été utilisé par Bachar el-Assad pour surveiller les opposants au régime et aurait ainsi permis leur arrestation. Le Français se trouve aujourd'hui au coeur d'une polémique qui le dépasse.
Jean-Pierre Lesueur, informaticien pour une société qui vend des billets d'avion dans la région parisienne, a mis au point DarkComet en 2008. Un programme informatique loin d'être anodin puisqu'il s'agit d'un RAT (Remote Administration Tool) qui permet de prendre le contrôle d'un ordinateur à distance. Cette fonction est très prisée par les experts en informatique pour apporter, à distance, une aide informatique à leurs clients ou régler des problèmes sur leur poste. Et dont raffolent aussi les pirates, car cet espion silencieux et discret permet de voler les mots de passe, d'enregistrer des images et du son en évitant d'être détecté par les logiciels antivirus. Distribué gratuitement, DarkComet s'est révélé aussi efficace que des solutions commerciales payantes. Gratuit et disponible sur Internet : deux raisons de l'intérêt porté par le gouvernement syrien.

Espionnage

D'après des chercheurs cités par Wired, ce programme a été l'outil informatique le plus utilisé par la Syrie entre novembre 2011 et mai 2012. Selon CNN, plusieurs opposants auraient ainsi été arrêtés à cause des informations récoltées via DarkComet et des réseaux d'activistes auraient été détruits. Car une fois l'ordinateur infecté, les pirates utilisent l'ordinateur comme un tremplin pour en contaminer d'autres, généralement via Skype.
C'est le cas d'Oussama, qui a refusé de donner son nom de famille. Environ cinq mois auparavant, un ami médecin a reçu un fichier via Skype qui semblait avoir quelque chose à voir avec la médecine et la révolution syrienne. "Son compte a commencé à envoyer ce fichier à ses contacts (dont le mien) et, comme il est un médecin, un grand nombre de ses contacts ont accepté", a raconté ce militant. Oussama ne sait pas avec certitude si l'ordi de son ami a été infecté par le DarkComet, mais il est très probable que ce soit le cas.
Ces révélations ont poussé dans un premier temps Jean-Pierre Lesueur à créer un outil pour permettre la désinstallation de DarkComet. Une initiative qui laisse sceptique, car le programme a continué d'être distribué. Mais le 10 juillet, l'informaticien poste un message annonçant la fin du programme sans un mot sur la Syrie : "Je ne cautionne pas les groupes de pirates informatiques qui utilisent illégalement mon programme." Décision inespérée motivée par une prise de conscience tardive, imagine-t-on. Pas du tout. L'explication est effarante : "Pourquoi j'ai pris cette décision ? Parce que je peux être tenu légalement responsable des actes perpétrés par d'autres." Cela s'appelle s'en laver les mains."
Sabrina Dufourmont- chez Le Point.fr
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La phrase qui fait bien au  salon:

"unaquaeque res, quantum in se est, in suo esse perseverare conatur"
("chaque chose s'efforce, autant qu'elle le peut, de persévérer dans son état")
Baruch Spinoza

nota bene:
et pour répondre à la question d'un bloguiste averti, s'étonnant de la hausse subite  et orbite du cours du Spinoza sur cet espace goémoneux;
Effectivement nous procédons à une troisième démarque..
.aussi,  camarades ména-geai ména-j'erre il serait pour le moins judicieux d'en profiter avant rupture prochaine du stock.

 illustrations source: Toile









lundi 16 juillet 2012

cabas du lundi mais toujours pas de raviolis







Lu chez LARZAC.ORG




Patrick Herman : « Le label AB est en train de tuer la bio »


"L'agriculture bio est-elle soluble dans le marché ? L'industrie agro-alimentaire et la grande distribution en ont-elles tué les principes fondamentaux ? Que recouvre vraiment la certification ? C'est pour répondre à toutes ces questions, et à bien d'autres, qu'une équipe de journalistes a écrit La bio entre business et projet de société (*)... à coup sûr un livre qui va faire des vagues dans le landerneau bio ! Patrick Herman, paysan bio et journaliste installé sur le Larzac depuis quarante ans, est un des co-auteurs du bouquin. Il répond ici aux questions de
Gardarem lo Larzac et de La Lettre du Larzac.
D'où est venue l'idée de ce livre ?
Je suis paysan mais aussi journaliste indépendant, et je connais des journalistes et des chercheurs qui travaillent comme moi sur certains dossiers sensibles. Il y a deux ans environ, nous nous sommes retrouvés à quelques-uns autour du projet de faire quelque chose sur la certification de l'agriculture biologique. Pour ma part, je pensais depuis 2003-2004 faire un reportage sur les dérives de cette certification.A l'époque, je faisais une enquête sur les saisonniers agricoles et j'étais allé à Huelva, en Espagne, où j'avais vu une des entreprises dont Philippe Bacqué parle dans le livre, Bionest. C'est une exploitation de production de fraises qui faisait travailler des Polonaises et des Roumaines parquées dans des bâtiments entourés de barbelés... Nous avions tous des idées de reportages autour du thème de la face cachée de la bio. Le projet a démarré ainsi.
Peut-être va-t-on vous accuser, vous les tenants de l'agriculture biologique, de lui jouer un mauvais tour en publiant ce livre...
Oui, c'est un vieux procédé, qui rappelle l'époque où, si l'on était de gauche, on ne pouvait pas critiquer l'URSS ! Attaquer la bio, ce serait se tirer une balle dans le pied... Mais nous savons, nous les auteurs de ce livre, qu'il y a pas mal de gens qui se posent des questions sur les dessous de la certification. On a eu envie de remettre un peu les pendules à l'heure, en expliquant ce qu'il y a derrière le logo AB. Le mot « bio » recouvre des réalités complètement contradictoires, qui n'ont plus rien à voir avec l'histoire de l'agriculture bio – que les nouveaux consommateurs connaissent très peu d'ailleurs.
Quelles sont ces « réalités contradictoires » ?
Les pères fondateurs de l'agriculture bio, Steiner, Howard, Fukuhoka (1), étaient des intellectuels, des scientifiques, des militants. Ils avaient en tête de sortir l'agriculture de la domination marchande et de l'industrialisation. Ils avaient anticipé ce que nous sommes en train de vivre. Ils ont posé dès le départ la question de la souveraineté alimentaire. C'est d'une incroyable actualité ! Ces contradictions dont je parle, c'est qu'en acceptant de passer sous la coupe du marché, la bio trahit ses idéaux et ses objectifs de départ, qui restent cependant toujours valables et viables.
La bio ne serait donc pas « entre business et projet de société » mais carrément dans le business. Le projet de société s'est-il réduit à n'être plus qu'à la marge ?
A partir des années 1975 en France, les porteurs des valeurs philosophiques, politiques et techniques du « projet bio » ont souhaité ne plus être marginalisés et ont bataillé pour une reconnaissance officielle. On peut dire que cette bataille a été un échec : en définitive, le label AB a été un cheval de Troie pour la grande distribution et l'industrie agro-alimentaire. Et tout le capital de confiance qui a été accumulé grâce à la ténacité et l'acharnement de milliers de petits producteurs est maintenant ouvert à de grands opérateurs, à des firmes géantes, qui exploitent ça comme une ressource naturelle, comme une ressource minière par exemple. Le label AB est en train de tuer la bio. Il est devenu un outil marketing de la grande distribution et de l'industrie agro-alimentaire. Il y a eu captation et détournement. Quand on voit par exemple au Brésil des exploitations de canne à sucre de dix mille hectares qui sont certifiées par Ecocert, avec des gens qui y travaillent dans des conditions scandaleuses, on se dit qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la bio.../...."

 Propos recueillis par Jean-François Capelle et Gilles Gesson (pour Gardarem lo Larzac)












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La boucherie révélée (sur France Culture)







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Un festival pas comme les autres:



AU  PROGRAMME


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UN AUTRE  TOUR
A notre tour...



DES INFOS




merci qui?
merci UTOPLIB
                                                    

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la phrase qui (me) va bien:

"Je crois que pendant l'enfance.../...on élabore les défis inavouables de nos vies et que le bonheur, c'est la réalisation plus ou moins proche ou plus ou moins lointaine de ces défis d'enfance, peut-être pas complètement articulés ou clairs, mais évidents pour soi-même."
extrait de "Savoir perdre" de David Trueba-



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