mercredi 2 mai 2012

des hauts et débats



 source: Toile


-Ben tu vois...
C'est Robert qui me cause, assis à son bureau près de la fenêtre, chemise  blanche chiffonade et bretelles fushia.
-Dans la vie y'a des hauts et débats
Débats en un seul mot  tient-il à préciser
-Je dois lui renvoyer un regard pour le moins interloqué ou dubitatif ou les deux à la fois...et lui, content de son "bon mot" me présente une figure hilare.
J'imagine que la bouteille de Bordeaux au trois quart éclusée, qu'il range en douce dans le placard de son bureau y est sans doute pour quelque chose...
J'étais depuis deux plombes  en train d'essayer de boucler un article concernant la politique culturelle du premier magistrat de la commune... et c'était pas une mince affaire vu que le rédac. chef m'avait déjà prévenu  à demi-mot et délicatesse comme toujours... que si je me lâchais trop, outre le fait que j'aurais affaire aux ciseaux de la censure centralisée et rennaise mais  en plus cela se rajouterait à mon dossier déjà bien fourni et tenu régulièrement à jour par le politbureau...Il ne fallait jamais oublier les grands principes  de la maison consistants à caresser les élus quels qu'ils soient  dans le sens du poil quitte à les descendre ensuite -plus facile- une fois qu'il avaient perdu les faveurs du public...
Evidemment, on n'apprenait pas cela dans les écoles de journalisme où l'on portait  haut! haut! haut! l'éthique en bandoulière et accommodée  à toutes les sauces mais la réalité vous rattrapait très vite dès que vous étiez confronté aux dures réalités de la société mercantile...

Débats Ha! Ha! Ha!
Ce soir à la télé
Hé! Hé! Hé!
l'autre grand et sympathique  guignol de service continuait à hurler, tellement content de lui qu'il en manqua de s'étouffer et conclut son exposé par une quinte de toux magistrale qui  s'acheva dans un grand mouchoir à carreaux. Il contempla ensuite satisfait, le résultat de ses dégorgements.

La grosse pendule murale qui vantait une marque de bière bretonne indiquait pas loin de huit heures et je décidais de battre en retraite. De toute façon ma pige n'avait rien d'urgent et qui sait, à la vitesse du temps qui passe... ptêt même qu'à la place j'aurais à me farcir une nécro.

Salut Robert à la prochaine
et n'oublie pas d'enfiler tes bas
pour sortir 
Tu sais bien:  Dans la vie y'a des hauts et tes bas
Ah! ah! Ah!

Robert me regarda  circonspect , la bouche grande ouverte 
et je le laissais  ainsi à sa réflexion
qui lui vaudrait  -au moins- le fond de son litron, acheté à la dernière foire au vin de son épicerie en gros préférée.


Quand je serais grand j's'rais journaliste
-C'est bien mon fils, t'as raison
et ptête même qu'un jour on  te verra à la télé
interroger le Président
et ta maman, elle sera drôlement fière de toi.
Viens, que je t'embrasse
...



source: Toile





 Des bas en exclusivité chez NuageNeuf

mardi 1 mai 2012

don't worry



Rome en tic
 Rhum en kit
Comme vous y allez!
La louve est aux bains douches
et la canne au sucre.
 j'ai l'aversion latine
qui zouk
et fait son genre

Quand à rendre une copie au premier
Mais!
qui passe.
Rangez vos drapeaux rouges,
Z'enfilez vos Marcel tricolores
renvoyait sur la moquette
l'éructeur talonné
du pré.
Demain, ça lui passera.




"Sa conscience est en parfaite santé, il rote du bonheur."
-Félix Leclerc-






"J'ai connu le bonheur mais ce n'est  pas ce qui m'a rendu le plus heureux."
-Jules Renard-













"Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter."
-Emil Michel Cioran-









CONVERTISSEUR

avec l'aimable participation de Johann et de Serge

les imperfectionnistes



".../...Et vous écrivez des nécrologies?
-Entre autres, oui
-Ce qui s'appelle creuser son trou, ça dites moi...Et dans les grandes profondeurs! N'est-ce pas?
Il répond d'un sourire poli. Ecrire pour un quotidien international basé à Rome lui vaut d'habitude un certain respect- du moins jusqu'au moment où il explique à quelles rubriques il est préposé.
-J'ai bien aimé les livres de votre père, poursuit-elle. Il y en avait un avec le mot "éléphant" dans le titre, qu'est-ce que c'était déjà...? se demande-t-elle en jetant un regard à sa bibliothèque.
-Oui, dit Arthur, c'était un très bon écrivain.
-Et vous écrivez aussi bien que lui?
-Hélas non.
Il boit son thé, sort de ses affaires un bloc-notes et un magnétophone.
Elle écrase sa cigarette dans le cendrier, gratouille les coutures de ses chaussons.
-Une autre tasse?
-Non, je vous remercie.
-Il enclenche le magnétophone et l'interroge sur ses débuts. Elle répond avec une impatience, puis ajoute:
-Vous devriez me poser d'autres questions.
-Je sais, tout ça est très basique. Mais il faut que je confirme certaines informations.
-Tout est dans mes livres.
-Je sais. Mais je...
-Demandez-moi ce que vous voulez.
Il lui montre son exemplaire de ses mémoires.
-J'ai beaucoup aimé, au fait.
-Vraiment? réagit-elle, le visage soudain illuminé, tirant sur une nouvelle cigarette. Navrée que vous ayez dû vous fader cette vieille chose ennuyeuse.
-Je ne me suis pas ennuyé du tout.
-Moi oui! C'est le problème, j'imagine, quand on écrit sur sa propre vie? une fois que c'est fait, on ne veut plus jamais en entendre parler. Mais il est très difficile d'arrêter de parler de soi-surtout dans mon cas! Soit dit en passant M. Gopal, ajoute-t-elle en se penchant vers lui avec bienveillance, j'aime bien les nécrologies. Je ne cherchais pas à dénigrer votre travail. Vous ne l'avez pas mal pris, j'espère?
-Non, non.
-Tant mieux. Me voilà rassurée. Et maintenant dites-moi; quand est-ce que je pourrais le lire, cet article?
-Vous ne pourrez pas, je le crains C'est contraire à nos règles. Sinon tout le monde se mettrait à vouloir apporter des corrections ici ou là. Je suis désolé.
-Dommage. Comme ç'aurait été amusant de savoir en quels termes on se souviendra de moi! L'article que j'aurais eu le plus envie de lire de toute ma vie est justement celui que je pourrais jamais lire! Bon. C'est comme ça.
Elle soupèse son paquet de cigarettes.
-Les gens doivent être terriblement irrités quand vous sortez votre calepin  Non? C'est un peu comme le croque-mort qui arrive pour prendre les mesures du cercueil.
-J'espère que je ne suis pas aussi sinistrose. Mais pour tout vous dire, la plupart du temps, les gens n'ont pas conscience du véritable propos de mes question. En tout cas, je suis soulagé de ne pas avoir à faire semblant ce soir; ça me facilite la vie, vous n'avez pas idée.
-Et moi, ça va me faciliter la mort?
Il essaie de rire.
-Ne faîtes pas attention, dit-elle. Mauvais jeu de mots. Quoi qu'il en soit, ça ne me fait pas peur. Pas le moins du monde. On ne saurait redouter ce qu'on ne saurait connaître. Or la seule mort qu'il nous sera jamais donné de connaître, c'est celle des autres. Rien de plus grave. Et c'est déjà bien assez grave, me direz-vous. Je me souviens de la première fois où j'ai perdu un proche. C'était en quoi? 1947! Walter. Il est dans le livre, c'est celui qui dort toujours avec son manteau, si vous vous rappelez. Il est tombé malade, je l'ai abandonné à Vienne, et il est mort. La maladie me terrifiait. J'étais pétrifié à l'idée de...de quoi? Pas de tomber malade et de mourir, non. Même à l'époque, de façon rudimentaire, je comprenais ce qu'était la mort, au pire: quelque chose qui arrive aux autres. Et c'est cela qui est difficile à supporter; c'est cela que je n'ai pas pu affronter alors avec Walter, d'ailleurs je n'ai jamais réussi. Mais ce que je voulais dire, voyez-vous, c'est qu'il y a un grand malentendu sur la mort. Perdre la vie n'est pas la plus grande perte. Ce n'est même pas une perte. Pour les autres peut-être, mais jamais pour soi-même. Selon notre propre perspective, il n'y a pas de perte. Vous comprenez? Vous me direz, je suis peut-être encore en train de jouer sur les mots, parce que tout ça ne rend pas la mort moins effrayante, n'est-ce-pas?
-Elle s'interrmpt pour boire son thé, puis poursuit:
-Non, ce que je redoute vraiment, c'est le temps.Le voilà, le vrai démon: toujours à nous cravacher quand on préférerait flâner, si bien que le présent défile à tout allure, impossible à saisir, et que soudain tout est du passé, du passé qui ne tient pas en place, qui se glisse dans tous ces récits mensongers. Mon propre passé- pas un seul instant il me paraît réel. La personne qui l'a vécu, ce n'est pas moi. Comme si celle que je suis ne cessait de se dissoudre. "Nul homme ne se baigne deux fois dans le même fleuve, car alors ce n'est plus le même fleuve et ce n'est plus le même homme", dit Héraclite. Et c'est vrai. Nous aimons nous laisser prendre à cette illusion de la continuité, et nous lui donnons le nom de mémoire. Ce qui explique, peut-être, que notre pire frayeur soit non pas la disparition de la vie, mais la disparition des souvenirs.
Elle le toise d'un regard interrogateur.
-Ce que je dis a-t-il le moindre sens? Cela vous paraît-il sensé? Dément?
-Je n'avais jamais réfléchi à ces questions en ces termes, répond-il. Vous avez sans doute raison.
Elle se renfonce dans le canapé.
-C'est tout de même extraordinaire! Ne trouvez-vous pas cela fascinant? continue-t-elle en se penchant de nouveau vers lui. Notre personnalité meurt en permanence, et nous avons la sensation de vivre de manière continue. Et pendant tout ce temps, nous sommes là à paniquer devant la mort, dont nous ne ferons jamais l'expérience. Pourtant, c'est bien cette peur irraisonnée qui nous donne l'appétit de vivre. Nous nous étripons et nous mutilons au nom de la victoire et de la gloire, comme si, par je ne sais quel mystère, celles-ci nous donnaient le pouvoir de nous jouer de notre condition mortelle et d'étendre nos vies à l'infini. Et puis, lorsque vient la mort, nous nous lamentons d'avoir si peu accompli. Ma propre existence par exemple, a si mal tenue ses promesses. La postérité ne me fera guère de place. Sauf, bien entendu, dans les colonnes de votre excentrique journal. Je ne vous demanderai pas pourquoi vous m'avez choisie-Dieu merci, au moins quelqu'un l'aura fait! Cela prolonge un peu le bail de mes illusions
.../..."


Extrait de:"Les imperfectionnistes" roman de Tom Rachman-traduit de l'anglais pas Pierre Demarty-Editions Grasset




source: toile 


Bonne fête à tous les exploités de la terre
pour ne jamais oublier que le travail n'est pas une fatalité,
ni inscrit dans les gènes...
Un jour,
 grâce à l'intelligence, aux sciences, aux techniques...
et pour le bien de tous
la machine remplacera  l'Homme 
pour qui, il ne restera plus  alors
qu'à se réaliser et se faire du bien
dans son court passage sur la planète 
 en partageant avec ses ptits camarades -en  respect-
 les richesses
qui appartiennent à personne et donc à  tous.




Le journal de personne 

lundi 30 avril 2012

avec des si on mettrait Hollande en bouteille


 source: Toile


"Et si on se faisait une soirée électorale, dimanche prochain?" me questionna dans l'écouteur, enjouée et inquiète à la fois, une proche connaissance en  ce dimanche du Souvenir des déportés...
!!! ???? !!! ...
Cela faisait déjà quelques temps -disons depuis le résultat des courses du dimanche précédent-que je me demandais: Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire à la Sainte Prudence -la bien nommée- un certain 6 mai; oscillant dans mes  dieux hémisphères, entre le bulletin godillot socialo et le refus d'avaler encore une fois les couleuvres de ces gens là, qui dans bien des cas (et naturellement à mon modeste point de vue) ressemblaient étrangement aux autres, si ce n'est dans la couleur du papier cadeau qui différait un chouïa.. enfin, .peut-être.
Et puis ma fibre bretonne et légèrement écolo sur les bords de la piste  (d'aéroport) me déconseillait en douce de cautionner une bande  de margoulins jacobins dont nous avions quelques beaux  spécimens en représentation sur nos terres celtiques
De plus, si j'en croyais les oracles des spécialistes du décryptage dans la mare de cafète, l'étoile montante de la bourse de Nantes risquait fort d'occuper le Saint Siège de premier sinistre si le François gagnait la mise, ce qui à ce moment là entrainerait  forcément l'arrivée en cascade de la colonie Jules Ferry Ducan hollandais

Seulement  voilà...
en supposant que F.G.G. (François Gérard Georges  se fasse )rattraper dans la dernière ligne (d'extrême) droite, on allait devoir se refarcir pour cinq ans le mec plus ultra icône de la Vulgarité made in France (que le monde entier nous enviait)..
Et là comme sur une chaloupe entre deux eaux je sentais poindre  une irrésistible envie de vomir, par les dents du fond de cale ...
Mais
Z'
Alors!!!!
 et pour paraphraser Vladimir Ilitch Oulianov :  "QUE FAIRE?"





Il me reste une quasi semaine pour répondre à la question, ce qui, vu mon éducation judéo-chrétienne qui ne manque jamais de pointer sa culpabilité  récul-rrente surtout quand on l'a pas sonnée... risque  de me faire tourner en bourrique pour ne pas dire girouette parce que là ça me rappellerait  trop l'autre cancer de l'Ego et même si une gerbe peut en cacher une autre comme on dit au champ du souvenir, point trop s'en faut, tabernuche!

 La bile ne fait pas le moine non plus!

Alors, voyez, chère connaissance angoissée du résultat final, remarquez le,  je fais un terrible  effort pour essayer de l'être tout autant  et  puisque vous avez déjà  choisi votre "Ayrault "... alors que moi la seule qui me faisait  délicatement vibrer a plafonné allégrement à deux et ses quelques  pour cent , il ne me resterait donc   plus qu'à allumer un cierge pour que certains de ses petits camarades accrochés aux bandes  trop collantes du pouvoir  n'aillent pas servir de paillasson au gazou.

 Ceci dit, pour le plaisir (merci Léonard),  Eva je l'aurais bien vue  ah!ah!ah! Ministre de la justice...M'enfin, pas vraiment  de "risque". Comme pour le nucléaire, vive le  consensus politicard au delà des étiquettes. Dame,  quand il s'agit de défendre ses privilèges ou magouilles...et avec une justicière au service. vous n'y pensez tout de même pas?
 Sauve qui peut!






Et si c'était Aubry à la place de l'Ayaultport?  
hein(g)?
Dans ce cas là,  effectivement, la donne serait légèrement différente
et les bulles de demi-sec méthode champenoise  un peu moins rêches sur la glotte.


Allez, l'occasion faisant le lardon, je m'occupe du rôti froid mayonnaise tu ramènes ta quiche d'Alsace lorraine et on verra bien,la bouche pleine -c'est toujours ça de pris- pour qui sonne le gras?
Et que le cul nous pèle...



 source: Toile

"Le pouvoir est l'aphrodisiaque suprême"
-Henry Kissinger-





"Moins écrire,
Respirer,
Moins détruire,
Expirer,
Moins souffrir,
Exister,
Moins sourire,
Persister,
Moins cueillir,
Replanter,
Moins d”empire,
S’enraciner,
Moins de délires,
Vérifier,
Moins de crise,
Étudier,
Moins de mépris,
Écouter…
.../..."
extrait de: "Discernement"- Laurent Brunet -











Les nouvelles du  fossé:

Eric Charden, grand représentant de la polie-culture musicale française et par là même... décoré de la légion d'honneur... est mort.

Trop Stone?


dimanche 29 avril 2012

tarmac plage






 Drôle d'envie de prendre l'air
sur son front de mer 
un
avril bientôt distancé
par les évènements.

Peu importe,
puisqu'ici
l'on manifeste comme en quarante,
serrés les uns contre les autres 
Un  coeur léger sous la  tempête






bord de mère



"Dire l'enfance est loin d'être une sinécure. Cette enfance-là tout particulièrement, celle qui n'a pas été mise à l'abri des besoins essentiels. C'est l'enfance des foyers, de la famille d'accueil. De la "deuxième maison", nous dit-on. Pudiquement. Celle de l'isolement et de la séparation. Des souvenirs à fleur de peau. Et d'autres pères et d'autres mères que les siens pour faire le chemin.
Grandir est une aventure bien souvent plus romanesque que le meilleur des romans, c'est l'affaire d'une vie et l'on apprend tout autant des autres que de soi. C'est ce qui m'a le plus touché dans le récit de ces hommes et ces femmes que je ne connaissais pas, leur étrange familiarité. Et l'amplification subtile d'une résonance intime que chacun pourra retrouver dans ses propres souvenirs."
-Sylvain Coher-


"Des portes quelque part
l'une après l'autre
on l'a toujours fait entrer
toujours sortir aussi.


Une mère ça pleure
dans l'escalier
et le père dans le silence
muré à double tour.


La voiture en bas
qui attend et démarre.
son bruit surtout
qui grince, gronde et claque.


Elle ouvre sur une vie
qui se referme sans cesse
ailleurs et qui repart.


C'est un garçon comme un autre
pas pire que ses frères
pareil que toute la bande.


Très tôt il est sorti des rails
il a franchi la ligne
et pour trouver l'issue
un juge décide
lui fait quitter sa maison
et sa famille en morceaux.


Le Foyer comme destination
le mot lointain d'un lieu
inconnu peu importe
on l'enlève d'ici
pour le placer là.


Avant c'étaient le caves
et le froid des caravanes
parfois tout un mois
le squat il s'en souvient.


Quand dehors il fait nuit
on dort tout seul en hiver
et on vérifie cinquante fois
le verrou au cas où 
quelqu'un voudrait ouvrir;


Le défi sans le cran ni la sécurité
on frime la trouille au ventre
et la buée sur les vitres
ne vous cache pas tant que ça.

Le pont aussi c'est quelque chose
la forte pente et le brouillard
ou bien c'était dans sa tête
un pont comme ça
presque pour l'image
un pont ça vous rattache
et ça sépare aussi.

Derrière c'est le chaos
et l'ordre qui va venir
devant c'est l'autre bord
ça lui fait tantôt du mal
et tantôt du bien
de basculer pour tourner la page.

Plus tard c'est dedans
du chaud sans chaleur
un bureau où on s'assoit
il n'en mène pas large
la porte joue dans son dos.

La pièce plus grande
d'un directeur qui explique
les lois et les codes à respecter
un cadre on sait ce que ça veut dire.

Ils étaient venus  vivre en ville
ses parents et eux tous
dans un appartement neuf
une vie propre, des lieux clairs
donnant sur les arbres
et la mer plus loin.

Et puis ça part en vrille
aux Chantiers c'est le portail
qui s'ouvre et les bistrots
tournent autour de lui
il entre comme son père
pas pour longtemps.

Un autre homme
 le traite comme un fils
et l'aide à ouvrir les yeux
c'est du cordial, brutal
mais il s'en trouve bien.

Il trouve alors son vrai chemin
il entre dans une équipe
et les barrières tombent
il a des jeunes à guider
avec eux des ateliers
des cinémas et des gares
il les sort de là.

Rien n'est clos mais les portes
mettent un bail à s'ouvrir
les bonnes en tout cas
celles qui lorsqu'on les pousse
débouchent sur autre part.

L'échappée belle c'est l'horizon
possible depuis l'enfance
un contact au monde
une dose de chance ouverte
et toujours pas de hasard."


 -"Des portes quelque part..."extrait  de "Bord de mère"- livre réalisé dans le cadre d'ateliers d'écriture Enfance et Famille/Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire.
-Editions Cénomane-






samedi 28 avril 2012

la quermesse de Ménétreux


Vu et approuvé
vendredi soir à Saint-Nazaire/port
et à couvert pour des raisons climatiques...

(également ce soir )



Office des Phabricants d'Univers Singuliers (O.P.U.S.)

"La Quermesse de Ménetreux commence toujours par le mot d'excuses du président du comité des Fêtes. Mais ensuite, c'est du protocole solide: mot du maire (sans langue de bois), photo finale (toujoiurs au début), allumage des becs de gaz (la seule kermesse en Europe éclairée au gaz!) et ouverture des stands ...
Et vous allez voir ce que vous allez voir! entre tranche-cochon, tiercé de renards empaillés, lapinodrome humain ou pêche à la ligne.../..."
source Le Fanal


















Arts de la rue - OpUS - La quermesse de Ménetreux par ZoomLaRue























vidéos glanées sur la toile

manifestation de soutien aux grévistes de la faim









j'ai reçu ceci:

communiqué de presse du 27 avril 2012

MANIFESTATION DE SOUTIEN AUX GREVISTES DE LA FAIM CONTRE LE PROJET D'AEROPORT DE NOTRE DAME DES LANDES

"Au 17em jour de la grève de la faim de Michel Tarin et de Marcel Thébault en cours d'expropriation, accompagnés depuis mercredi 25 avril 2012 de Séverine Durand et de Gilles Denigot, (qui a pris le relais de Françoise Verchère), les grévistes et leur comité de soutien sont plus déterminés que jamais à poursuivre leur action devant le mépris des décideurs politiques.

Le Collectif nazairien composé d'associations opposées à la construction d'un aéroport à Notre-Dame des Landes, organise une manifestation en présence d'agriculteurs et de paludiers, soutenu par des partis politiques

LE DIMANCHE 29 AVRIL 2012 à 14H30 SUR LE FRONT DE MER DE SAINT NAZAIRE
(au niveau du jardin des plantes)

à l'occasion du 19em jour de grève de la faim contre le projet de l'aéroport;

L'objectif étant:
-De maintenir la pression sur les deux candidats restant au deuxième tour de l'élection présidentielle afin qu'ils se positionnent sur:

-L'arrêt immédiat de procédures d'expropriation qui sont en cours ou a venir, ainsi que des expulsions éventuelles, tant que les recours juridiques concernant l'ensemble du dossier ne sont pas jugés, et leurs conclusions rendues par les autorités compétentes  (Cour de Cassation, Conseil d'Etat, Cour Européenne...)
-Le réexamen de la Déclaration d'Utilité Publique à la lumière des éléments nouveaux, apportés par l'étude économique faite par le cabinet "Ce Delft" à la demande du collectif d'Elu-e-s doutant de la pertinence d'un nouvel aéroport.
-d'examiner le refus de dépenses inutiles à un projet non viable économiquement et qui détruira 2000 hectares de terres agricoles et nourricières

dépenses prévues par:
-Le Conseil régional pdl: 40,4M€
-Le Conseil Régional de Bretagne: 28,9M€
-Le Conseil Général de Loire-Atlantique: 23,1M€
-Cap Atlantique (intercommunalité) :2,3M€
-La Carène (intercommunalité) 2,9M€
-Nantes Métropole (intercommunalité): 17,9M€

pour le collectif: Confédration paysanne, COPAIN, Groupement des Agriculteurs Bio de Loire Atlantique, Syndicat des Paludiers des marais de Guérande et du Mès, Citoyens vigilants Saint-Nazaire, ATTAC,NATUR'ACTION, Label Gauche, Elu-e-s divers Gauche Saint-Naziare, Europe Ecologie Les Verts, Modem44, Parti de Gauche, NPA...






vendredi 27 avril 2012

dessine moi un navion




Au dernier pointage chez Mac 40
Vinci a bien fait dans la corbeille
et Loréal se lave au Cadum


Du côté des dommages collatéraux:



  Notre Dame des Landes
17em jour de grève de la faim






"Une délégation du comité de soutien aux grévistes de la faim conduite par Sylvain et Brigitte Fresneau, intégrant le porte-parole de la Confédération Paysanne et Jean François Pélissier, conseiller régional d'Ile de France et responsable des Alternatifs, était à Paris hier pour transmettre aux deux candidats au second tour de la présidentielle une demande de rendez-vous.
Au QG de Sarkozy, ce fut clairement une fin de non recevoir.
Au QG de François Hollande, la délégation a été reçue par M. Le Foll tandis que plusieurs d'entre nous discutaient très librement avec François Hollande lui même. Le candidat s'est inquièté de l'état de santé des grévistes de la faim et a indiqué sa disponibilité pour recevoir une délégation lors de sa venue à Nantes (venue qui sera annulée quelques heures plus tard). Les échanges ont été courtois et visiblement les responsables socialistes ont semblé découvrir que, contrairement aux informations dont ils disposaient, le dossier n'est nullement bouclé avec d'abord la résistance paysanne mais aussi les enseignements de l'etude Ce-Delft.
Alors qu'un courrier aux grévistes de la faim était à la rédaction et devait nous être remis, un échange téléphonique avec M. Ayrault a arrêté net cet échange jusqu'alors ouvert et positif. Ce fut évidemment une déception pour tous.
Reste qu'un premier contact direct a été pris et que la preuve est faite qu'il est possible de reprendre le débat. C'est ce que demandent les grévistes de la faim, aujourd'hui dans leur 17ème jour pour Michel."

source: Les alternatifs44-










Dans la presse rapide  Serge a trouvé ceci


"Ce jeudi, j’ai reçu un e-mail envoyé par ma tante avec comme objet :
« Françaises, Français... priez ! »
Pour décrire ma famille élargie en quelques mots : bretonne, aristo, très catho, traditionnelle, cinq enfants par fratrie en moyenne... J’ai toujours su que la gauche représentait l’antéchrist à leurs yeux, et je suis depuis l’adolescence très détaché d’eux. Je fais figure de vilain petit canard pour beaucoup d’entre eux. Il y a eu de sincères tristesses à la nouvelle que Christine Boutin n’avait pas réuni ses 500 signatures...
.../..."

-Thomas Demi-
en entier dans le texte
chez Rue 89:

"Dieu a certainement une préférence"



                                                  



un faire-part de Sneck

pour tout savoir


jeudi 26 avril 2012

les vertus du quotidien





Ce qui nous différencie et nous rapproche à la fois
ce sont nos gestes,
nos réflexes,
nos habitudes.
Ces détails d'instants à peine réfléchis
Fermer les rideaux
Aller nourrir les poules,
Regarder par la fenêtre
Humer le vent sur son lendemain.
...
Tu es mon hôte
sans importance,
sans visage, sans retenue,
sans façon que la tienne
de privilégier sa vie.
Que veux-tu?
Le multiple de l'instant précis
n'a pas de mausolée mais...
 le mérite pourtant.

L'humain vit sous accoutumance;
et ce n'est pas la moindre de ses ressemblances
d'avec
son éternelle
et magique
différence
de n'être jamais le même qu'un autre,
Habituel.