dimanche 25 mars 2012

t'as le bonjour d'Albert



curieux sentiments 
qui reviennent en printemps
Arrogance justifiée d'une saison
qui ramène
bientôt
ses fraises
mais en attendant
fait son lit
de quelques humeurs
passagères et 
régulièrement
antinomiques.
Tout nouveau, tout beau
et la fleur de préférence sans fusil
qui s'accorde au soleil
pour une sérénade de couleurs et d'impressions.
Et puis...
également
vu de l'intérieur
avant d'ouvrir toutes grandes les fenêtres
quelques
langueurs
mélancolies,
relâchements
apathies...
dont on ne sait rien de plus
sinon
un retour programmé comme les hirondelles
reines de la haute voltige.
Faudra bien faire avec
puisque cela est souligné
dans la grande encyclopédie des habitudes
terrestres.





j'ai descendu dans mon jardin...









la manif du 24 mars à Nantes comme si on y était ou presque



quelques vidéos de la manifestation du 24 mars à Nantes/Naoned proposées par le blog du collectif contre l'aéroport Notre Dame des Landes















photos source: Toile

samedi 24 mars 2012

mélenchon les genres





Chères lectrices et teurs comme dans vélo moteurs, écouteurs, auditeurs...
Et
à la bonne heure 
qui (info service) avance ce dimanche
d'une plombe
comme l'avant-garde du gros létariat
qui se respecte
qu'il  dirait un beau  nimenteur
plus tout jeune sur les planches
mais, camarades, Mélenchon les genres;
n'est-il pas?
Notre comité de lecture après avoir scruté et scru-taté même et cela  quatre fois
une fois pour voir
une fois pour savoir
une fois pour y croire
et une fois pour y boire
à l'heure de
 l'abbey road
a décidé à l'unanimité moins les absents
de vous proposer en ce Benjamin printanier
et devant l'enthousiasme confidentiel 
de vous autres 
de remettre le couvert
aux Nouvelles
que nous dady ron ron
toute séance de Nantes
à l'homme qui hurlait à l'oreille du général
avec
donc
et sur la tribune,
 deux gaules comme érection matinale
morale:
"Jean-Luc et Marine sont sur un même bateau
les deux tombent à l'eau
qu'est-ce qui reste?
Et bien(g) du vent
forcément
con
rien que du vent
à la surface de l'eau.
(tout comme ici d'ailleurs -conscience sans classe)

C'est un peu fort des Halles non?


Napoléon

"De ma période napoléonienne- assez brève, je dois le dire-, il ne me reste que la victoire de Waterloo. Ma plus belle bataille. Je les ai bien bernés, ces débiles de Prussiens. ils croyaient m'envoyer à Sainte-Hélène, un îlot hostile, pour m'y empoisonner à l'arsenic, mais c'est moi qui ai eu leur peau, leur peau de vache, pour la transformer en descente de lit! J'ai appris, durant ma période napoléonienne, que poussé à bout je pouvais tout à fait me transformer en despote sanguinaire. Le chimpanzé des origines reprenait le dessus si on lui mettait un bicorne sur la tête...
Puisque le maréchal Grouchy ne venait pas et que la plaine de Waterloo commençait sérieusement à ressembler à mon futur lit de mort, j'ai tenté le tout pour le tout et suis parti moi-même à l'attaque, comme au bon vieux temps du pont d'Arcole, à la tête de mes derniers grognards. L'ennemi stupéfait fut découpé en rondelles et après la victoire je me réinstallai pour de bon sur le trône. Ma fin de règne se disngua par sa modestie. J'avais beaucoup paradé dans ma vie de souverain-ah! ce moment où j'avais arraché la couronne des mains du pape pour m'en coiffer moi-même!- et je ne souhaitais plus, désormais, que le bonheur du peuple. Ma période napoléonienne fut remplacée par ma période "bonheur du peuple". Napo. n'y survécut pas. Toute une clique de nouveaux amis, plus révolutionnaires les uns que les autres, se chargèrent de lui couper le cou. un poster de Che Guevara orna le battant intérieur de la porte de ma chambre, là où auparavant les Beatles traversaient le passage piéton d'Abbey Road. Je voyais le Che en m'endormant. Je voyais le Che en me levant. Je voyais le Che partout. Il m'aidait dans mes prises de décision, il me guidait. il ne me lâchait pas la grappe, à vrai dire, et je m'engueulais avec des tas de gens à cause de lui. des tas de gens ne comprenaient pas que le capitalisme gangrénait le monde, et que les Amerloques se foutaient de nous. Che m'avait ouvert les yeux, et résultat je découvris que les ennemis du peuple pullulaient autour de moi. il y avait un avant et un après poster du Che. Au temps des Beatles, j'avais moins de contre-révolutionnaires dans mon entourage. Désormais le guide de la révolution cubaine me permettait d'accéder à la conscience politique. Tout est politique. Oui, Isabelle, tout. Isabelle ne comprenait rien à la politique, malgré mes explications. A mon avis, elle était de droite, bien qu'elle se dît de gauche. Une petite-bourgeoise, en vérité, incapable de comprendre que tout est politique. La langue d'Isabelle était politique. Un jour, alors que je tentais l'impossible en glissant la main dans l'échancrure de son corsage, Isabelle arrêta de m'embrasser et me donna une petite tape, signifiant par là qu'il ne fallait pas pousser plus loin la politique. Il y eut un froid, rompu par Isabelle qui observa le visage du Che et demanda: "C'est pas un mec de Led Zeppelin?" Quelle conne. Quelle ennemie du peuple. Vous ne pouviez pas compter sur elle pour faire la révolution, y compris sexuelle. A part mes parents, prototypes de la bourgeoisie réactionnaire, je n'avais jamais rencontré plus ennemie du peuple qu'Isabelle. En fait, elle était tout bonnement facho. Il y avait des fachos partout, à l'époque, et c'est triste à dire mais la fille de mes rêves en était une. Un jour, dans les toilettes du collège fraîchement repeintes, j'écrivis sur le mur:
"A BAS LES FACHOS A BAS LES CONS A BAS LES PROFS!" Bien envoyé, non?
Je pouvais être fier de mon exploit, car mon graffiti, à n'en pas douter le tout premier d'une longue série, inaugurait les nouvelles toilettes du collège. Le soir, couché dans mon lit juste en face du Che, je fis un cauchemar. Dans les toilettes du collège, à la hâte, de peur qu'on ne me surprenne, j'inscrivais "JE NIQUE ISABELLE" au-dessus des pissotières et quelqu'un m'observait.
Je sentais son regard dans mon dos, et ce regard me faisait rougir de honte. J'ai toujours pensé qu'un être humain peut commencer à se faire sérieusement du souci le jour où il se surprend à écrire quelque chose sur le mur des chiottes; ça et envoyer une lettre anonyme, c'est le début de la fin, l'entrée par la petite porte dans une région de l'humanité où il ne fait pas bon vivre. Les Beatles revinrent occuper leur place usurpée, et Che Guevara regagna la guérilla bolivienne, la jungle où il ne me rencontrerait jamais, vu ma phobie des mygales et mon allergie aux piqûres de moustique."
-Napoléon- une nouvelle de Milan Dargent extraite de" Le club des Caméléons"-éditions Le Dilettante-




illustrations- source: Toile


vendredi 23 mars 2012

nantes manifestation samedi 24 mars




quelques info reçues ces dernières heures concernant la manifestation de samedi à Nantes de Bretagne


24 MARS 2012 - NANTES / NAONED

MANIFESTATION POUR L'ARRÊT IMMÉDIAT
DU PROJET D'AÉROPORT A NOTRE-DAME DES LANDES
A l’appel de tous les opposant-e-s au projet d’aéroport

LE 24 MARS, PRENONS NANTES


3 CORTÈGES POUR RENTRER DANS LA VILLE


Au Nord :

Tracteurs, vélos : rdv 12h au Cardo
Piétons : rdv 12h30 rond point de Rennes

A l’Est :

Tracteurs, vélos : rdv 12h à la Haluchère
Piétons : rdv 12h30 rond point de Paris

Au Sud :

Tracteurs, vélos, piétons : rdv 12h à Pirmil

MANIFESTATION DANS LE CENTRE VILLE


Départ de la manifestation


13h30 Place pont Morand (devant la préfecture)


OCCUPATION PLACE DU CIRQUE A PARTIR DE 15h00


                                                                      ///////////________/////






UN NOUVEL AÉROPORT? NI ICI, NI AILLEURS !

Des générations entières ont été déracinées au prétexte de projets « d'aménagements »
Ca suffit, nous ne les laisserons pas faire !

Le 24 mars à Nantes, affirmons ensemble notre détermination à stopper l'un d'entre eux : la projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Des mouvements de résistance existent partout contre : l'extraction des gaz de schiste, la construction d'une centrale à gaz à Brest, d'une ligne THT dans le Cotentin, d'une ligne TGV en Val de Suze (Italie), d'une autoroute en forêt de Khimki (Russie), l'installation d'une mine d'or à Rosa Montana (Roumanie)...
La convergence des luttes s'organise.

Ces projets servent à en premier lieu les intérêts de banques, d'actionnaires de multinationales et de politiciens. Ils s'imposent par la force quand les simulacres de concertation (débats, enquêtes …) n'ont pas suffit à faire taire les oppositions.

Concernant l'aéroport, une lubie de Jean-Marc Ayrault, l'État en a confié la réalisation ainsi que la gestion pour 55 ans à la multinationale Vinci. Alors que des plans de rigueur sont à l'œuvre, les décideurs sont capables d'assumer un discours sur l'austérité tout en conduisant ce projet au coût délirant.

Depuis plus de 40 ans, une épée de Damoclès.

Dès la première heure, la mobilisation paysanne.
En 2000, le PS ressort le projet des cartons. Associations, mouvements politiques et divers collectifs se sont organisés pour s'y opposer.
Information, rassemblements, perturbation des études préliminaires, recours juridiques, études indépendantes, occupation de maisons et de terres sur la zone menacées, pression sur les décideurs et les entreprises impliquées, la lutte déterminée des opposant-e-s revêt des pratiques différentes unies dans un SEUL BUT : L'ARRÊT DU PROJET.

La construction n'a pas commencé et ne commencera pas !

Vinci planifie, l'État exécute mais devra vider la zone (expulsions, expropriations) avant le début des travaux. La répression est forte. Elle vise à intimider les habitant-e-s et diviser les opposant-e-s. Le mouvement collectif de révolte s'intensifie face à l'aveuglement et à la surdité des porteurs du projet.
Nous vous invitons à vous y engager.

SOYONS NOMBREUX-SES SUR LE TERRAIN
Pour empêcher la destruction des lieux de vie, des terres agricoles, des espaces sauvages

LE 24 MARS A NANTES
MANIFESTONS NOTRE OPPOSITION À CE PROJET
ET EXIGEONS SON ARRÊT IMMÉDIAT


                                                 //////////............///////









" APPEL À UN CORTEGE ANTICAPITALISTE
A NANTES LE 24 MARS CONTRE LE PROJET D'AÉROPORT

Le 24 mars à Nantes, nous descendrons dans la rue pour exiger l'arrêt définitif du projet d'aéroport de NDDL.

Ce projet vieux de quarante ans constitue la clé de voute d'un schéma plus large de réorganisation d'une métropole Nantes-Saint-Nazaire du futur. Voies rapides, ponts, TGV, zones industrielles nouvelles se déploieront autour. Dans l'agglomération nantaise même, zones d'habitation et d'activité devront être réaffectées. Bien sûr les populations concernées, en premier celles de la zone d'aménagement différé – ZAD – prés de Notre Dame des Landes, n'ont pas leur mot à dire, si ce n'est une pseudo concertation de « la démocratie participative » vantée par les pouvoirs socialistes (villes, département et région), ou les enquêtes-alibi d'utilité publique, « consultatives ».

La justification officielle d'une telle infrastructure évoque successivement le survol intempestif de Nantes, le danger et le bruit interdisant un redéploiement urbain, alors que des modifications mineures y pourvoiraient. Ou bien la saturation de l'actuel aéroport, en fait sous utilisé. Mais il ne s'agit surtout pas de désigner les bénéficiaires réels d'une telle opération : actionnaires de banques et de multinationale, puisque Vinci a emporté le marché sous la forme d'un Partenariat Privé Public très juteux, avec une marge bénéficiaire garantie si besoin par les collectivités locales!

L'aéroport de NDDL comme les lignes grande vitesse, le nouveau réacteur nucléaire EPR ou le tunnel du Val de Suse, la centrale à gaz de Brest, etc., sont autant de projets dont nous pouvons nous passer mais dont le capital a besoin pour se redéployer au XXIème siècle et remodeler l'espace au profit des classes dominantes et des puissances d'argent.

L'opposition au projet, portée depuis trente ans par les habitant-e-s, s'est renforcée par l'arrivée d'occupant-e-s des terrains en friche sur la ZAD, tout en restant très légaliste. Aujourd'hui certains partis (EELV, MODEM, FG, NPA) soutiennent la lutte, tout en siégeant dans les institutions locales avec le PS... Mais les rencontres d'autres combats – LGV, EPR/ THT, Val de Suse,...- ont amené un approfondissement des critiques, et en juillet la coordination anti-aéroport organisera sur le site un forum social européen contre les grands projets.

Le cortège anticapitaliste dans la manifestation du 24 mars affirmera trois points:
ce projet, loin de ne toucher que les habitant-e-s proches, conditionne au contraire l'avenir des populations de tout l'estuaire, les Nantais-es et les habitants de toute l’agglomération doivent s'approprier la lutte.
par les enjeux capitalistes qu'il représente – et qu’illustrent aussi les autres grands projets –, ce nouvel aéroport est l'exemple même d’une infrastructure visant la reproduction du capital pour lui-même, et signalant son inutilité sociale première pour le plus grand nombre et les destructions occasionnées par sa construction
enfin, ce projet, martelé dans les esprits par la propagande institutionnelle et soutenu par les deux grands partis gestionnaires de droite et de gauche, influera sur l'avenir de tou-te-s, sans concertation réelle. Il s'agit bien de refuser de se faire imposer des projets inutiles, coûteux, destructeurs, de prendre nos affaires en main, de poser concrètement la question de la vraie démocratie – directe – et de ne pas laisser les politiciens, les capitalistes du BTP, du pétrole, de l’aviation et de quelques autres secteurs, décider pour nous et hypothéquer notre avenir.

Deux banderoles non signées marqueront le cortège : « Aéroport = capitalisme, arrêt immédiat », « aéroport, TGV, THT, TAV, nucléaire = société totalitaire » ; un ou des tracteurs porteront des banderoles sur d'autres thèmes (foncier, répression, etc.), ainsi qu'une sono embarquée ; les différentes collectifs et organisations parties prenantes amèneront leur matériel. Le parcours commencera au rond-point de Rennes à 12H30, en se joignant au cortège arrivant du nord.

Après une déambulation en ville avec tracteurs et vélos, chevaux, vaches et piétons, nous nous installerons au centre de Nantes pour rencontrer les Nantais-es, expliquer la lutte, picniquer (buvettes et cantines sont prévues), tenir des tables de presse, planter des arbres et des potagers, aménager la campagne au coeur de la ville puisque la ville veut déménager la campagne... L'installation se prolongera selon les envies et le nombre.

Au-delà de l’agglomération nantaise, cette lutte nous concerne tous car elle s’inscrit dans une logique d’ensemble qui refuse que nos modes de vie et les territoires que l’on habite soient façonnés par une logique de la rentabilité, de la vitesse, de l’urbanisation à outrance dans des mégapoles régionales, de projets visant à satisfaire les désirs d’une minorité aisée et bourgeoise, de la surconsommation et du gaspillage énergétique, entre autres choses.
C’est pourquoi cet appel s’adresse aussi à tous ceux et celles qui, en dehors de Nantes et même du département de Loire Atlantique, se reconnaissent et se retrouvent dans les raisons de cette colère et de cette résistance populaire.
Nous sommes solidaires de ce combat, parce qu’il est le nôtre, où que nous soyons.
Dans un certain nombre de villes et de régions, des personnes et des collectifs ont fait savoir qu’ils et elles voulaient venir manifester à Nantes le 24 mars. Essayons d’élargir et d’amplifier cette mobilisation. Organisons des départs groupés.

Non à l’aéroport de Notre-Dame des Landes !

Toutes et tous à Nantes le 24 mars !"

                                                                           ////////______////

et pendant ce temps là, ambiance du pré électoral oblige, les sévices  compétents sortent la grande artillerie pas chère... (zon peut coagner chef?)

"Un dispositif policier exceptionnel encadrera les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, samedi, à Nantes. La possible présence de groupes violents inquiète. « Diabolisation » crient les organisateurs.
Les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes veulent recréer le bocage dans le centre-ville de Nantes, samedi après-midi. Un défilé de 120 tracteurs, des animaux... Sauf que les autorités craignent que la fête ne vire à la guérilla urbaine, et pointent la radicalisation de certains opposants. Fait rare, le préfet rend public un courrier adressé à la coordination des opposants à l'aéroport, organisatrice de la manifestation, samedi, à Nantes. Il met la pression, rappelle leur responsabilité, demande une modification du parcours et les met en garde sur « de possibles débordements, en marge du rassemblement, par quelques groupes extérieurs qui pourraient se greffer au cortège ».
Les autorités ont la certitude que des groupuscules violents vont se fondre parmi les manifestants. Certains viendraient de l'étranger. « Quand on est prêt à faire 1 000 km, c'est pour qu'il se passe quelque chose... », redoute une source policière.
Hélicoptère et véhicules anti-émeutes
Le dispositif est à la hauteur des craintes : 1 500 hommes (dont une dizaine de compagnies de CRS et de gendarmes mobiles), un hélicoptère équipé d'une caméra pour filmer la manif et renseigner les forces de l'ordre au sol, deux véhicules anti-émeutes équipés de canons à eau. « C'est du jamais vu à Nantes, assure un policier. Tous les collègues en congés samedi sont réquisitionnés. »
La rue de l'hôtel de ville sera « sanctuarisée ». Bus et trams ne circuleront pas au coeur de Nantes. La police conseille aux banques de fermer les accès aux distributeurs de billets. Le président des commerçants du centre-ville invite à la vigilance : « Surtout ne pas laisser devant les magasins des objets qui pourraient servir de projectiles. »
Des sites sensibles sont déjà sous surveillance policière : la préfecture, le conseil général, le conseil régional, les péages autoroutiers ou immeubles de Vinci, la future zone aéroportuaire squattée à Notre-Dame-des-Landes. Dans ce secteur, les esprits s'échauffent déjà. Mercredi soir, un agriculteur a été agressé et blessé, par des squatteurs. Il a porté plainte et subirait depuis des tentatives d'intimidation.
Ce rassemblement inquiète également des élus opposés à l'aéroport. Ils appellent à une « manifestation pacifique et non violente ». Dans un communiqué, Europe Écologie-les Verts « condamne par avance toutes les dégradations et violences qui pourraient avoir lieu avant, pendant ou après la manifestation ».
La coordination des opposants à l'aéroport n'apprécie pas. « La préfecture et les élus majoritaires du département diabolisent notre manifestation, souhaitée familiale et pacifique. Ce n'est pas normal de nous mettre cette pression. Les autorités entretiennent une suspicion pour faire peur aux gens. Nous voulons, nous aussi, que tout se passe bien. S'il y a des débordements, ils ne seront pas de notre fait », dénonce Julien Durand, porte-parole.
La coordination espère dépasser les 4 000 manifestants. Sur la présence d'opposants radicaux ? « C'est impossible de tout contrôler. Il faut aussi comprendre que cette forte pression policière depuis quelques années crée un climat de tension. »



Non à l’Ayraultport Notre-Dame des Landes !



 foi(e) de ministrable...



infos départs collectifs
ici z'aussi




question de repêchage




Comment vous dire?
Ces derniers temps, je me rends compte que je fais dans le sujet bateau ce qui serait après tout de circonstance estuairement parlant mais me connaissant un peu, je crois plutôt  (et même si je n'entends rien au foot) qu'il s'agit de botter en touche pour ne pas participer à la grande braderie dégoulinante de bonne conscience et de sous entendus concernant les derniers évènements hexagonaux que vous savez...en long en large et en travers;

A ma place de figurant/spectateur, je me sens légèrement mal à l'aise tant j'ai l'impression de me faire manipuler et embarquer je ne sais pas où mais en tout cas ça ne me plait pas d'y aller...Certes ce n'est ni la première ni la dernière...fois que j'ai ce sentiment désagréable de me faire "tripoter" sans mon autorisation mais là comme ils disent les gars de la narine: royale "C'est le pompon". On a mis les bouchées doubles, circonstances obligent et mauvaise langue parano. que je suis je me demande ce que l'on va bien "nous inventer" encore-je mets des guillemets on n'est jamais trop prudent- d'ici le résultat des courses, dans un mois.
Les prochains sondages des proctologues/politologues vont certainement nous démontrer para plus bêêê qu'en raison de, à l'occasion de  et en fonction de...le camelot en chef a repris quelques points sur son principal concurrent ,que le thème de la grise campagne va revenir aux fondamentaux du genre tout sécuritaire, pisque ça, ma brave dame on a le baratin pour et du moment que ça rassure ou fait flipper (le résultat est le même) les séniors pavillonnaires, pourquoi s'arrêter en si bon chemin?



jeudi 22 mars 2012

faire des pieds et des mains



"Sous sa forme actuelle, cette expression date du XIXe siècle et elle est facile à comprendre : il s'agit simplement d'une image intensive où, pour se donner le maximum de chances d'arriver à réaliser quelque chose, la personne ne se contenterait pas d'utiliser ses seules mains, elle y ajouterait également les deux pieds.
Dans son "Dictionnaire critique de la langue française", Jean-François Féraud indique qu'au XVIIIe, on disait "y aller des pieds et des mains" ce qui, sous cette forme, suggère plus le déplacement plus rapide que la manipulation facilitée. Il signale également la version "travailler des pieds et des mains".

Par contre, si l'image est claire, la forme est étrange, bien qu'inexpliquée, car on ne dit pas "faire des mains" tout seul, ni "faire des pieds".








"FAIRE DES PIEDS ET DES MAINS: Expression française du XIX ème siècle qui signifie employer tous les moyens pour faire quelque chose ou plus généralement arriver à ses fins.
Cette expression française réunit les quatre membres pour montrer l'ensemble de l'activité physique.
L'origine de cette expression française peut remonter au XVIII ème siècle où la même expression existait mais dans un autre sens et à cette époque "y aller des mains et des pieds" suggère un déplacement rapide et "travailler des pieds et des mains signifiait aussi travailler rapidement.
Cette expression française a été aussi utilisée dans un sens plaisant pour dire applaudir."
source









"To move heaven and earth"
source
"To work really hard at getting "
source
"arbeta med händer och fôtter"
suédois



uzi monon kaj admonon kaj flaton kaj baton
espéranto

"Il faut faire des pieds et des mains pour mettre le doigt sur la solution"-Achille Talon-  

source: La philosophie absurde

photos- source: Toile

illustrations sonores:  Serge

Météo du jour et cours accéléré de breton côtier





mercredi 21 mars 2012

le club des caméléons


source: Toile


Youki

"Youki était minuscule mais il se prenait pour un molosse, si bien qu'il montrait les crocs et grognait dès qu'il croisait un de ses congénères, quel que soit son gabarit. Le frimeur par excellence. Toujours à toiser son prochain, comme s'il n'était rien de moins que le roi des chiens. Le tenir en laisse relevait de l'exploit, car Youki, obstinément, tentait par toutes les contorsions possibles d'extirper sa caboche du collier. C'était comme une partie de pêche au gros, où l'on se tordait le bras à essayer de maîtriser le monstre marin qui frétillait au bout de la ligne. A propos de poisson, le poil de Youki, frisé, rêche et d'un blanc terne, sentait curieusement la sardine. La sardine daubée, pour être précis, la sardine d'après la date de péremption...Un sacré numéro, ce chien. Court sur pattes, le corps anormalement long pour sa petite taille, il devait être le fruit d'une union secrète entre un caniche et un teckel fréquentant les mêmes poubelles, lapant le fond des mêmes vieilles boîtes de sardines. Jamais à court d'astuces, il aboyait pour un oui ou pour un non, le plus souvent en plein milieu de la nuit, afin de nous signifier qu'on pouvait dormir tranquilles car le chien montait la garde, du fond de sa panière. Sa queue, sa minuscule queue râpée, semblait reliée à un mécanisme complètement déglingué qui déclenchait des mouvements intempestifs aux moments les plus inattendus; ainsi Youki ne faisait jamais la fête pour manifester sa joie ( il aboyait à la place), mais remuait la queue quand d'autres chiens avaient tendance à la baisser: lorsqu'il se faisait gronder, par exemple, ou au passage d'une bicyclette. Une ennemie mortelle, la bicyclette. il éprouvait une véritable haine pour cet engin, sans qu'on ait jamais pu en comprendre les raisons, si toutefois il y en avait. C'était fâcheux pour les cyclistes, ce clébard monomaniaque, mais Youki ne leur laissait pas le choix, il attaquait. il fallait le voir suivre un vélo sur des kilomètres, à toute allure, pour finir sur le dos, les quatre fers en l'air, à bout de souffle mais visiblement très content de lui...
Croyez-moi, devait-il se dire, on ne le reverra pas de sitôt dans les parages, ce maudit vélo! Foi de Youki!...
On s'amusait beaucoup, tous les deux. il me rapportait la balle pour que je la lance encore une fois, et encore une fois, et jusqu'à la fin des temps si j'étais d'accord.
Youki ne lâchait jamais prise. Quand il avait faim, par exemple, vous n'aviez pas d'autre choix que de lui donner à manger: la seule façon de stopper son couinement continu, semblable à un insupportable grincement de porte, consistait à lui ouvrir un paquet de croquettes. Youki était le chien de la famille mais je me considérais comme son seul maître, ma mère ayant cédé à un de mes caprices en acceptant de l'adopter. L'animal, du reste, me manifestait une affection qu'il n'accordait ni à mon frère ni à mes parents. Youki sentait que sans moi, il n'aurait pas fait partie de cette famille bienveillante, cédant sur les croquettes au premier couinement. Youki sentait plein de choses. On disait souvent à son propos: "Il le sent." Nous, les hommes, nous sentons aussi plein de choses, mais notre nez est moins sensible que la truffe du chien, si bien que nous nous plantons souvent. Parfois, nous ne sentons pas le vent venir, ce vent qui peut nous balayer comme des feuilles d'automne sur le boulevard. Nous manquons de flair. On se préoccupait beaucoup du flair canin, mon frère et moi; on se demandait comment Youki, la veille d'un départ en vacances, savait que nous allions partit, et craignait tellement qu'on l'oublie qu'il passait la nuit sur la banquette arrière de la voiture; on se demandait aussi comment un chien pouvait renifler des explosifs et dénicher des os enfouis sous la terre. Mon grand-père racontait qu'un berger allemand était capable de parcourir deux mille kilomètres pour retrouver son maître. Deux mille kilomètres à quatre pattes, incroyable.
 Youki m'aurait rejoint au bout du monde, si toutefois j'avais essayé de le semer. Son petit museau aurait suivi ma piste par monts et par vaux. C'est du moins ce que je croyais, mais les faits m'ont contredit. Pauvre petit Youki. C'est idiot de mourir en vacances, aussi idiot que de mourir juste après sa retraite. En mourant en vacances, vous  prenez le risque de gâcher celles des autres, et de surcroît vous ne profitez pas à fond de vos congés payés; en mourant juste après la retraite, vous ne profitez pas à fond de la canne à pêche offerte par les collègues lors de votre pot de départ.
Youki a disparu pendant les vacances de Noël, aux sports d'hiver, et voilà bien la pire bêtise qu'il ait commise. Nous n'avons jamais eu la certitude de son décès, il a tout simplement disparu, et j'ai moi-même assisté en direct à sa disparition. Je me tenais sur la terrasse de ce chalet lugubre, dont l'intérieur, tout en bois clair, ressemblait à un sauna, quand j'ai vu Youki sur la route, s'éloignant dans la neige. Il remontait en trottinant la petite route bordée de congères qui menait au chalet. Sa queue remuait comme jamais. Des flocons commençaient à tomber. Arrivé en haut de la route, au croisement, le chien bifurqua soudain sur la droite, à l'opposé du village vers la forêt. Je l'ai appelé, à tue-tête, il n'est jamais reparu. Nous l'avons cherché des jours durant. Le village fut couvert d'affiches signalant la disparition d'un petit roquet blanc pas dangereux pour deux ronds, malgré une tendance à l'aboiement intempestif. Mais les vacances prenaient fin, et il fallait rentrer. Youki n'est pas revenu chercher les monticules de croquettes que j'avais laissés sur la terrasse. Il n'a pas daigné nous dire un petit au revoir, ni nous expliquer les raisons de son geste.
 Les animaux, en règle générale, se justifient peu. La vision de mon petit chien blanc se fondant dans l'immensité neigeuse est restée gravée dans ma mémoire.
-elle est même si forte qu'elle a pris le pas sur d'autres visions plus heureuses, et a surement contribué à cette sensation de froid intense qui s'empare de moi lorsque j'évoque ma petite enfance.
C'est drôle comme certains événements nous habitent à jamais et comme d'autres sont immédiatement oubliés, à peines vécus que déjà) volatilisés, comme un souffle sur la vitre. En cherchant bien, il y eut sûrement d'autres péripéties lors de ces vacances d'hiver, mais je ne me souviens que du chien, ou plutôt de sa perte. Je me souviens aussi d'avoir vomi sur le trajet du retour, ce qui n'est peut-être pas sans relation avec l'absence de Youki, dont l'odeur de sardine ne parfumait plus la voiture. Tu m'a traumatisé, mon toutou. A cause de toi, je déteste le ski, les chalets et la raclette, sans parler des forêts de sapins, où je crains toujours de retrouver ton cadavre congelé.
Youki, j'espère que tu as refait ta vie  avec une chouette petite chienne de traîneau. J'ai été inconsolable après ta fugue. Aux personnes qui lui demandaient pourquoi j'avais l'air  si triste, ma mère répondait invariablement: "Il a perdu Youki, son meilleur ami" Et oui, mon meilleur ami a tourné à droite, il a décidé de quitter la compagnie des hommes pour vivre en ermite, dans un igloo...On n'était pas si amis que ça, au fond, parce que les vrais amis, il paraît que c'est inséparable, que ça forme un seul bloc, comme une montagne, une montagne que même un tremblement de terre ne saurait fendre en  deux. Une montagne miraculeuse, sans neige, une montagne où personne ne s'est jamais perdu."

-"Youki"- extrait de:" Le club des caméléons" de Milan Dargent- Editions La Dilettante




"On se demande encore de nos jours comment un type aussi doué qu'Arthur Rimbaud a pu abandonner la poésie pour se consacrer au commerce, et renoncer ainsi à ses engagements de jeunesse. Ce qu'il faire pour comprendre, c'est essayer de nous revoir nous-mêmes../...et songer à ce que nous sommes désormais devenus. On rigole moins."
-Milan Dargent-



mardi 20 mars 2012

ça se passe comme ça, et venez comme vous voulez




sur le  tranchant du mardi,
saint d'esprit
et les apôtres en descente de lit
à force de savoir qu'il était tard entre neuve heure et moins le quart
Laure nous dispense  ceux-ci:
 Au bon quart-d'heure
de la philosophie
repassée pour quelques points
dans la machine à coudre la pensée directe.
 Comme toujours et ses sbires
le Cap-Horn niait l'évidence.
Et d'ailleurs depuis ses dernières vapeurs,
il avait mis les voiles
en viager
à la maison de retraite.




qui pêche:
 Rit !
disait un moine stagiaire
en mal  de reconnaissance.
Comment lui en vouloir
en malle de désespoir
programmé
par les autorités compétentes
et l'union nationale
plus tout son capital
toutes tendances confondues
faute de mieux.

En ce moment,
le scooter est tendance
qui trop Cherry
sur la cerise,
 mal y pense.





toujours tu cherches,
c'est bien ton genre
et comme
je te connais à force...
Toujours,  tu cherches des points de repère
des corps morts
à marée,
Et puis:

"Toi
Toi si t'étais le Bon Dieu
Tu f'rais valser les vieux
Aux étoiles


Toi
Toi si t'étais le Bon Dieu
Tu allumerais des bals
Pour les gueux


"Toi
Toi si t'étais le Bon Dieu
Tu ne serais pas économe
De ciel bleu


Mais
Tu n'es pas le Bon Dieu
Toi tu es beaucoup mieux
Tu es un homme
Tu es un homme
Tu es un homme"








Et puits, 
t'arrose
derrière les dunes toutes rabougries
mais toujours bonnes à se mettre
 sous
l'Adam,
et son pécher originel
quand
le printemps comptait toutes ses dents
Hue  là
franchement
les infos prirent le maquis
ce qui était assurément
et
son 
politiquement
incorrect.
mais tellement 
bon.


Là-dessus et ptêt même plutôt 
par en dessous
je reçois un pli
et sa mise
du midi
ou une heure de repas quelconque
Bref!
des travaux pratiques
sauf que
je ne mange pas de ce pain là.
Et puisqu'aujourd'hui
on se recueille en cire 
parfumée
et toutes confessions publiques.
T'as pas  honte Levy
de m'envoyer ce genre de vidéo
et ses proportions gardées
bien entendu
au bal des faux culs
dont je serais l'aimable obligé.




Attendu dans le Poste de garde:
"Il y a des patrons de gauche!
Il y a aussi des poissons volants
mais,
qui ne constituent pas
l'essentiel
du
genre."



source: Toile


Aujourd'hui
et par grand vent
j'ai fait une lessive de dentelles
en son
mauvais
 genre


source: Toile

lundi 19 mars 2012

la veille du lent deux mains



Le printemps était à portée de main, tout au moins dans les écrits puisque pour prendre du recul on ne pouvait guère  que se référer aux livres de compte.
Par habitude, chacun faisait ses petites affaires en même temps et le ciel casé chez perte et profit pouvait bien attendre encore un peu. D'ailleurs on nous l'avait assez rabâché, pas de risque dans l'immédiat et les jours à suivre que nous changions le monde, tout au moins pour la majorité d'entre-nous ne faisant pas partie d'une forme personnelle d'organisation ou principe de Racamier de son auteur:
« une organisation durable caractérisée par la capacité à se mettre à l'abri des conflits internes, et en particulier du deuil, en se faisant valoir au détriment d'un objet manipulé comme un ustensile ou un faire-valoir. »
 Il ne s'agirait pas ici de dénoncer nommément certains  petits camarades de survie sous le prétexte  qu'ils auraient de près et de loin de l'habileté à nous causer quelques tracas, le meilleur service à nous rendre étant plutôt de faire en sorte de leur conférer le moins d'importance -autant que possible- pour qu'ils ne restent en nous que sous la forme de sous-entendu,que l'on se fera un devoir de l'oubli d'évacuer  dans le premier bain venu ou l'apéro entre amis.

Lundi,
chez Robert,
même pas peur des scooters,
des haussement de thon
sur le marché public
des idées à l'hélium
prenant de la hauteur,
à toute vapeur.
 et vite
 tumeurs
lundi, à la cantine du midi
il  savait qu'il prendrait les ailes de poulet marinées au soja et au  miel avec 

son drôle qui riz.

Demain, serait une autre affaire de calendrier
puisque le printemps rencontré, ici m'aime,
 s'appelle
 Lulu.

En attendant, Robert s'imagina remonter la manivelle du phono
qu'il venait de descendre d'un grenier en sucre
et plantant l'aiguille au coeur du problème
se laisser bercer par les ailes d'un violon
sur le sable
émouvant
sans (mal) façon.






samedi 17 mars 2012

passage du port



Toujours une affaire d'impression
notée au passage
où l'imagination exigeant  comme il se doit
 la plus grosse part du boulot,
laissait filer entre ses mailles,
des sentiments maritimes.
Encore une fois tomber dans le panneau;
se laisser séduire par la promesse des mots
et
 croire à l'aventure
d'une marée d'à peu près .



La chapelle, puisqu'il existe toujours une chapelle
proche
dans les histoires de part ici.
 Chapelle donc, ouvrait sa porte  avec tempérance
 aux arômes de basse mer
qui se mélangeaient avec claivoyance à ceux de dizaines de lucioles
en cire
 réparties de chaque côté d'un hôtel de bois blanc.

Dehors, sur le parvis,
emprisonnée aux regards de tous
-pour avoir trop ri avec la mort sans doute-
une cloche ruminait
sous sa toile,
de  funèbres intentions,
profond tocsin
ou  glas sinistre.

Le passage du port
reliait ainsi les mondes
du presque vivant au jamais vraiment disparu.