dimanche 11 mars 2012

mondial nomade



"Rem Jean-Charles était un homme profondément bon qui avait bâti un empire, non sur le vide comme nombre d'entrepreneurs de ses contemporains, mais sur le trop-plein.
Les très  fameux et très populaires garde-meubles Mondial Nomade, vous vous en souvenez peut-être? Et bien, c'était lui.
.../..."



".../...
  Ne m’indique pas mon chemin car je risquerais de ne plus savoir me perdre.
.../... "





".../...Il régnait au milieu de tout ce folklore une ambiance parfaitement sauvage, et Rem s'y était senti ce premier matin-là comme lors de son voyage d'antan. Car c'était ici que son voyage s'était achevé autrefois. Rien ou presque n'avait changé, hormis peut-être qu'autrefois ces échoppes étaient tenues par des indiens somnolents et qu'elles étaient à présent sous la houlette de marchands français.
Savoir voyager n'est peut-être pas beaucoup plus compliqué que de savoir marcher, réapprendre ne demande pas de gros efforts. On met un pied devant l'autre...un paysage, une rue, et c'est ainsi, en posant un pied devant l'autre, que Rem avait fini par se retrouver sur la grande place des autocars, celle-là même sur laquelle il s'était fait tirer le portrait avec son étrange ami durant ses jeunes années. L'image composite était d'ailleurs logée dans sa poche sous son poncho, mais il n'avait pas éprouvé le besoin de comparer. C'était là, ici même. Il en était certain. Les panneaux publicitaires qui vantaient les mérites des nouvelles automobiles, de grandes marques de shampoings décolorants libyens et ceux, plus démesurés encore, de la célèbre Marque sans nom en avaient foncièrement transformé la perspective, rehaussant de plusieurs étages les courtes bâtisses qui en formaient le pourtour autrefois en donnant à l'ensemble de l'esplanade un aspect rétréci , moins amène. Le soleil n'y pénétrait plus que très faiblement et projetait vers le centre des activités marchandes l'ombre du lettrage in versé des gigantesques enseignes. La gare des autocars avait disparu, mais l'auberge, la très fameuse Auberge des Voyageurs était toujours là, avec son imposante terrasse en forme de promontoire à laquelle menait un non moins imposant escalier.../..."



".../...En gravissant les marches, Rem s'était souvenu d'une chose amusante, sans réelle importance mais désopilante tout de même: une histoire de petite cuillère. Le patron qui tenait cette auberge autrefois, un homme européen de forte corpulence, las de se faire voler ses petites cuillères par sa clientèle de jeunes héroïnomanes qui s'en servaient pour faire bouillir leur mixture, avait eu la présence d'esprit d'y percer un trou minuscule, presque invisible à l'oeil nu. Ainsi, les clepto-toxicomanes qui persistaient à vouloir se servir de ces couverts à des fins narcotiques prenaient le risque d'en voir filer le contenu sur le sol des pissotières. L'idée du patron avait été astucieuse mais cela n'avait pas interrompu la malédiction, bien au contraire, car la plupart des touristes, intrigués par l'incongruité de cet objet, ne manquaient pas d'en ramener un exemplaire chez eux.
Parce que rien ne restitue mieux l'ambiance d'un voyage que ce qui nous en  a échappé, cette petite cuillère percée était devenue l'emblème souvenir de cette place des voyageurs, aussi sûrement que, pour la ville de Pise, sa tour penchée. Des milliers de gens doivent aujourd'hui encore détenir une de ces cuillères percées dans le fond d'un tiroir, accessoire ramené d'Asie par un grand-père ou un grand-oncle dont on peine à comprendre l'utilité et, pour cette raison, à trouver le moyen de s'en débarrasser.
.../..."





 .../...
"Assieds-toi voyageur, repose-toi, car je vois que la route a été longue pour toi, je le sais, je le sens,. Très longue. Prends place! Heureux de te revoir parmi nous."
.../...
extraits de: "Mondial Nomade" de Philippe Pollet- Villard- Editions Flammarion-
ils en causent

samedi 10 mars 2012

à la saint vivien




On me l'a dit pourtant
et répété souvent
mais je ne comprends toujours pas
comment on en est arrivé là.
Attention, préviens
 un prévenant voisin:
Un vers de trop..
 tu fais le beau
ou le veau
c'est selon
qui se donne le mot
...

Mais comme cela n'a rien à voir
avec l'intention du départ
qui était
voyons voir...
Quel chemin j'avais bien pu prendre
pour finir ici 
et me rendre
à la conclusion 
certes et sans doute un peu rapide
que
Heu!
légèrement pris du bide.
Mais non voyons.
Que
 l'océan n'avait pas fait une ride
Non pluche
Enfin reprenons
 C'était pourtant limpide
On naît samedi
du moment que je vous le dis (mais sans Laurent)
et pour une fois
dans l'ouest
profond
j'ai trois jours devant moi
crénom
à cinq heures
tout rond
j'en reste baba
avec mes
presque
 rimes à la con

qui s'adorent.

Moralité:





vendredi 9 mars 2012

atamé



Le journal de Personne


Atamé par lejournaldepersonne










En hommage à la blogueuse égyptienne Alia Ehmahdy, (BLOG) des activistes féministes du monde entier publient un calendrier pour défendre les droits et la liberté des femmes.

plus d'infos





le calendrier à télécharger

entracte


L'air de rien
encore tout ébahi des chimères de la nuit
il retrouva à l'angle du mur où il l'avait laissée la veille
et repliée en somme 
un Epiphyllum
qu'il s'était permis de baptiser:  plante grasse matinée
puisqu'il fallait attendre qu'elle veuille bien ouvrir les yeux
pour que l'on puisse enfin profiter de tous  ses charmes
ainsi révélés.
.




bobards de campagne




Dans la boite aux lettres
 source: Poètes indignés

“Petit précis des bobards de campagne”. (Désintox)
Pour se désintoxiquer des mensonges des politiques, il y a désormais un livre. Dans le “Petit Précis des bobards de campagne”, Cédric Mathiot, fondateur de la rubrique “Désintox” à “Libération”, prend en flagrant délit responsables de tous bords.
Délinquance, bouclier fiscal, immigration : des heures à vérifier, décortiquer et expliquer toutes les assertions publiques ne collant pas avec la réalité. Uniquement des chiffres et des faits, pour une démonstration inattaquable.
De la petite erreur répétée au mensonge d’Etat, page après page les vices de la communication politique se font plus évidents. Sans vouloir pinailler ni réduire le champ de la pensée politique à quelques additions, le journaliste publie jeudi 8 mars un guide essentiel au citoyen. Retour sur trois années de “fact-checking”.

Est-ce qu’il y a des hommes politiques ou des partis qui mentent plus que d’autres ?

- Dans mon livre, il y a une surreprésentation de l’UMP, du PS et du FN. Si on retrouve les  deux premiers, c’est surtout une question de duel. Liée à l’organisation du débat politique. Les deux partis se répondent. Ils sont souvent moins dans la défense ou l’explication de leur projet que dans le dézingage du camp adverse.
Contrairement à des personnes comme Eva Joly, François Bayrou ou Jean-Luc Mélenchon. La particularité du Front national est qu’il a toujours utilisé un marketing politique visant à exciter l’opinion sur des sujets passionnels comme l’immigration ou l’insécurité. Dans cette stratégie, l’usage de l’outrance est central.
Après, dans chaque parti il y a des personnes qui ont davantage tendance au mensonge que d’autres. Au PS, Martine Aubry est surnommée “Madame un tiers” pour sa propension à exagérer systématiquement les chiffres. Elle a par exemple volontiers coutume d’affirmer, à tort et en tordant un rapport de la Cour des comptes, que les deux tiers du déficit français sont attribuables à la seule politique de Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a une manière de faire de la politique qui le pousse à travestir la réalité en permanence. Il illustre sans arrêt ses propos par des situations concrètes. Il a ce besoin d’appuyer un argument par un chiffre choc, et souvent toc.

Le bobard a-t-il un domaine de prédilection ?

Probablement la délinquance. En dix ans (comme ministre de l’Intérieur puis comme Président) Nicolas Sarkozy a réussi à anéantir la moindre confiance que les gens avaient dans les chiffres de la sécurité. Les indicateurs censés prouver les bons résultats de la politique gouvernementale ne veulent rien dire.
Le gouvernement communique des statistiques officielles sur la base du nombre de plaintes ou de faits constatés par les services de police et de gendarmerie, qui ne correspondent pas à la délinquance réelle.
On sait par exemple que, depuis août, il y a moins d’enregistrements de fraudes à la carte bancaire parce que les services concernés, suivant une note interne, expliquent aux victimes qu’elles n’ont pas besoin de porter plainte pour se faire rembourser. Sans cette baisse purement artificielle, le gouvernement n’aurait sans doute pas pu annoncer une baisse des faits de délinquance constatés en 2011.

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de précisions dans les statistiques ?

Ce fonctionnement est connu de tous. La France s’est récemment engagée au niveau européen à renoncer à la politique du chiffre unique, qui laisse croire qu’une seule statistique traduit à elle seule la réalité de la délinquance. Mais pour que les choses changent, il faut beaucoup de courage politique. Car tout responsable qui modifiera le mode de suivi sera accusé de ne pas accepter la comparaison avec ses prédécesseurs, de vouloir brouiller les cartes.
D’autres craignent que des indicateurs plus efficaces montrent l’échec d’une politique. Peu après son élection Nicolas Sarkozy réclamait la mise en place d’un nouvel indicateur sur le pouvoir d’achat, ceux de l’Insee montrant une augmentation dans laquelle les Français ne se retrouvaient pas. L’Insee a donc mis en avant des indicateurs plus fins. Mais le chef de l’Etat ne les a jamais utilisés, car ils ne montrent pas l’amélioration du pouvoir d’achat qu’il aurait souhaité.

Bouclier fiscal, 35 heures, TVA : comme vous le démontrez, Nicolas Sarkozy a raconté un véritable “roman allemand” aux Français. Pourtant, selon vous, le plus gros mensonge du président de la République, c’est ce coup de téléphone qu’il prétend avoir passé au président mauritanien après que celui a été évincé du pouvoir par un coup d’Etat. Pourquoi ?

C’est un cas particulier. Dans ce mensonge, les enjeux sont différents. C’est une affaire internationale, concernant un président, le premier élu démocratiquement en Mauritanie, chassé du pouvoir par une junte militaire.
Lors d’une conférence de presse, Nicolas Sarkozy a d’abord nié le fait que ce coup d’Etat avait provoqué des réactions localement, mais aussi au niveau de la communauté internationale. C’est une réécriture totale de l’histoire. Il a ensuite affirmé avoir téléphoné au président déchu, ce qu’il n’a jamais fait.
L’ancien président mauritanien m’a fait part de ses interrogations devant ces deux contre-vérités. Selon lui, la France l’a lâché, et Nicolas Sarkozy a tenté de faire comme si le coup d’Etat s’était passé en douceur, et qu”il n’y avait donc aucune raison de s’indigner.
Il faut savoir qu’à la même époque, Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, avait reçu le représentant de la junte militaire au pouvoir. Il est difficile d’avoir des certitudes. Mais il y a matière à interrogations.

Les exemples que vous citez dans votre livre sont souvent des mensonges répétés, et servant les intérêts de ceux qui les prononcent. Pensez-vous qu’ils viennent d’une méconnaissance de la réalité ou sont-ils des mensonges intentionnels ?

Rectifier des erreurs ou s’opposer à des mensonges : la différence est fondamentale. Les politiques ont le droit de se tromper, dans la limite du raisonnable. Ils ont en revanche le devoir de ne pas mentir. Or, il y a vraiment un systématisme du mensonge. Le but du livre n’est pas seulement de dire que les gens mentent, c’est aussi de montrer comment ils s’y prennent. Sur le pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy est bien placé pour savoir ce qui est pertinent, et cite délibérément les mauvais chiffres. Je ne pense que cela vienne d’une ignorance, mais plutôt d’un profond cynisme."
Par Donald Hebert
Source: http://tempsreel.nouvelobs.com

jeudi 8 mars 2012

les petis plats dans les grands


C'est bien connu on ne fait qu'une bouchée heu!  à la reine...
au menu du soir un lecteur  en scooter nous propose...
(l'info  n'est pas toute jeune mais elle semble hélas  rester d'actualité)

"Un faux fromage plus vrai que nature… le fromage analogue. Moi, j’avoue que ça m’avait échappé.
  Ce n’est pas un nouveau fromage, non.
  Ça ressemble au fromage, ça le goût du fromage et c’est un scandale alimentaire qui est dangereux pour la santé.
 Et vous en consommez à l’insu de votre plein gré dans nombre de pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du fromage genre gouda, mozzarella, emmental et autres fromages à pâte dure.
 
 Il existe deux versions de fromage analogue inventées par Cargill, un fabricant américain de produits pour l’industrie agro-alimentaire implanté dans 63 pays.
  L’un est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d’huile de palme et d’exhausteurs de goût qui existe depuis 2007.
  L’autre appelé « Lygomme TACH Optimum, » destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d’un galactomannane (E 410,412, 417), d’un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d’arômes. Quoi de plus appétissant?
Et, tenez-vous bien, il a fait partie des trois nominés aux Food Ingredients Excellence Awards 2009, catégorie « Innovation de l’année pour la Laiterie ».
  S’il ne l’est pas pour les consommateurs qui sont bernés, ce Lygomme est optimum pour les industriels car il coûte 60 % de moins que l’autre fromage analogue (et 200 % de moins qu’un vrai fromage) : ils se sont rués dessus depuis la flambée du prix du lait.
 En plus, Cargill se glorifie cyniquement d’avoir inventé un truc bon pour la santé car son Lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l’alimentation halal que kasher. C’est vraiment pousser le bouchon de la morgue financière très loin.
  Vous croyez manger du fromage (donc des protéines et du calcium) avec votre pizza, vos lasagnes, votre cheeseburger et en fait vous absorbez une infâme pâte qui ne vous apporte rien de bon pour votre santé.

 La Commission Européenne a autorisé l’emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l’étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va comprendre que le galactomannane et le carraghénane, c’est le fromage ?"


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Cargill, voyons,  c'est bien cette entreprise portuaire  qui parfume la ville de Saint-Nazaire  les jours de vent porteur tout en organisant/sponsorisant   des évènements sportifs locaux, exemple le prochain thriathlon de juillet.
Ouais mais t'inquiète Robert,  les sportifs, les vrais,  ça mange des sucres lents pas de la pizza.

Et au Fouquets's on mange quoi au fait?


Occupation du Fouquet's par les Chômeurs et les... par Actuchomage


l'impertinent du jour:


A La Bonne Heure : La chronique de Didier Porte... par rtl-fr

8 mars et ça repart





"La femme est au dessus du niveau de la mère"
Entendu ce matin  et en décodé dans le poste qui fait de l'image en plus.

Les dates symboliques, c'est un peu comme les saisons. En général et jusqu'à preuve du contraire elles reviennent chaque année  et  cette façon  de ritualiser un instant donné, qu'on le veuille ou non... orchestre sans nul doute le rythme de notre existence. 
Enfin et  tout au moins: cela fait causer...
Alors bien sur, culturellement, géographiquement et tous les- ment- que vous voudrez  chacun a ses repères, son niveau d'exigence, ses priorités..
Et puis, parfois, cela se bouscule un peu au portillon.
 Tenez par exemple, si je vous dis " le 8 mars" (s'il vous plait,  -on lève la main pour répondre, sinon ça va être la pagaille dans le bourg) forcément à moins d'être complètement lobotomisé par son "t'es où là?"(et le thé Oulla ça marche aussi ? uh!hu!uh!) j'en connais mais je ne dénoncerai personne (j'ai décidé d'arrêter, avec la crise, ça paie de moins en moins)  dans un grand élan choralien (des mères du sud) vous me répondrez:" journée de la femme" voir pour les plus internationalistes d'entre-vous "journée mondiale de la femme". ou les plus à gauche: "journée mondiale des droits des femmes"
 Une bonne occasion sans doute  pour répéter ce qu'on disait déjà l'an dernier  et ptêt  même l'année d'avant et... le non respect des lois sur l'égalité homme/femme ( dans les pays qui en ont...des lois) et plus largement, sur toutes les saloperies imaginées par le genre pas très humain pour exercer son pouvoir de gros  con déguelasse sur nos soeurs de peine.

Mais pour autant, comme faut bien hiérarchiser l'information,  sinon, faites pas les cons y'a plus la place -dixit le rédac-chef- Qui saura (Mike Brant?) que le 8 mars c'est également la journée nationale de l'audition, heing? Pour être honnête je ne le savais pas non plus mais on me l'a glissé à l'oreille... (soupir) Et puis le printemps des poètes, le  22em festival du cinéma espagnol de Nantes, l'anniversaire de lulu...
Et j'en oublie forcément..

Boudi, marin, cela en fait des commémorations, des ptits fours, des trinquages à la santé de , des discours..mais également beaucoup de boulot pour les créatifs de tout poil (et-pilé aussi) qui vont pouvoir nous sortir de magnifiques affiches que l'on collectionnera religieusement avant de faire une grande expo pour les dix, vingt, cinquante ans- Après on dit plus,  paraît que c'est pas poli.

 sos/bricoleurs:Un site qui dit presque tout


Bon comme l'heure tourne et que... va bien falloir que je termine ce papier légèrement empêtré, ce me semble...   dans les embouteillages des flux portuaires, il ne me reste plus donc qu'à souhaiter une bonne fête à toutes les femmes, poétesses, espagnoles,  ayant des problèmes d'audition et puis forcément  à toutes les autres aussi  et plus particulièrement celles qui ne sont pas tous les jours à la fête...

En ce qui concerne  l'exposition,  veuillez suivre le guide et en silence merci:




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mais encore:

illustration - source: L'arène nue


" Aujourd'hui, 8 mars, c’est la Journée de la femme.

« Déjà ! Cela ne nous rajeunit pas ! ». Telle est l’interjection que je laissais échapper lorsque je me rendis compte qu’en cette même occasion, l’an dernier, j’avais écrit un premier texte. C’était il y a un an : comme le temps passe….

C’était il y a un an, mais certaines choses n’ont pas changé. La Journée de la femme est toujours idéalement située, entre la Journée mondiale des zones humides (févier) et la Journée mondiale de la courtoisie au volant (fin mars). Le haut comité d’organisation des « Journées mondiale de… » [1] a par ailleurs eu le bon goût de ne point faire coïncider  la Journée de la femme avec celles de la ménopause ou celle de lutte contre l’herpès : qu’il en soit ici remercié.../..." Coralie Delaume (ce n'est pas un nom d'emprunt...) la suite sur son BLOG: L'arène nue




mercredi 7 mars 2012

un toit pour tous plus un ptit doigt en l'air

j'avions reçu ceci:

Avoir un logement, un toit, un moyen de s’exprimer humainement, de se construire socialement …

expulsions-2012.
Le 15 mars marque la fin de la trêve hivernale. Les expulsions sans relogement vont reprendre, jetant des milliers de familles à la rue. Face à cette pratique intolérable, disons :
NON AUX EXPULSIONS !
Vendredi 9 mars 2012 à 17h
Rassemblement unitaire place du Change à Nantes,
qui sera rebaptisée place :
« Un toit pour tous » !
Une précarité généralisée !
Le chômage, le pouvoir d’achat attaqué de toute part, la flambée des loyers, des charges et des prix de l’énergie, le logement devient une source d’inquiétude. Nombreuses sont les familles qui vivent dans l’angoisse permanente de perdre leur logement, leurs revenus ne permettant plus de faire face. Cette peur est très réelle. Nationalement, les contentieux locatifs en 2010 atteignent leur plus haut niveau avec 158 000 cas. Les décisions de justice suivent la même évolution avec 114 000 décisions au total, dont 109 160 pour des loyers impayés. Les expressions du mal-logement se sont diversifiées et renouvelées donnant au phénomène une ampleur nouvelle et préoccupante, d’autant que le manque d’accompagnement social est bien réel et grandissant !
Une politique répressive !
La réduction par trois des délais d’expulsion, remise en cause du maintien dans les lieux, abaissement des plafonds de ressources : autant de mesures qui montrent clairement la volonté gouvernementale de rendre le statut de locataire de plus en plus précaire. Les reculs sont importants et désastreux, avec notamment la baisse des aides à la construction des logements sociaux et des allocations logement.

Une mobilisation indispensable !

Face à cette situation intolérable, il faut agir dès maintenant pour que le logement soit une priorité nationale, et que cessent les expulsions. Des : associations, syndicats soutenus par des partis politiques de Loire Atlantique appellent les citoyennes et citoyens, les usagers du logement et plus largement à participer activement à cette initiative qui ce terminera devant la Préfecture pour accompagner une délégation qui devra être reçu par un représentant du Préfet à 18h.
Il ne faut pas se résigner !Continuons le rassemblement le plus large possible pour contrer cette politique du logement, qui est contraire aux besoins des habitants de notre pays !.
EXIGEONS TOUS ENSEMBLE :

► L’arrêt des expulsions et des saisies!
► Le respect et application de la loi DALO, de la loi de réquisition,
► L’obligation d’accueil inconditionnel des sans-logis jusqu’au relogement,
► Le gel des loyers tous secteurs confondus. La maîtrise des charges locatives,
► La revalorisation de 25 % des aides aux logement (Apl, AL, …),
► La baisse des tarifs de l’énergie (électricité, gaz, fuel, eau …),
► La construction massive de 250 000 logement véritablement sociaux par an,
► Abrogation des lois qui précarisent les locataires (Loi Boutin …)
► Des droits et le relogement dans un logement décent pour les habitants de camping, des foyers de migrants, d’habitat hors norme …
► La création d’un véritable service public du logement et de l’habitat, décentralisé … …!
Premiers signataires ….CIMADE, CNL, CSF, DAL, GASPROM, LDH, MRAP, Logis St.-Jean, FNARS, INDECOSA CGT, CGT, avec le soutient : PCF (Front de Gauche), PS, MPA, et d’autres à venir …"


La Confédération Nationale du Logement 44







 Philippe nous envoie celle-là:


-Carla Bruni-Sarkozy : "Nous sommes des gens modestes"-


"Ils ne se sont pas croisés avant le débat. Laurent Fabius a pris soin d'arriver le premier quelques minutes avant 20 heures et s'est rendu directement dans sa loge avec ses conseillers. Il a été suivi, dans la foulée, par Nicolas Sarkozy, le président candidat, accompagné de sa femme Carla qui a claqué la bise à Rémy Pflimlin, président de France Télévisions, venu les accueillir à l'entrée des studios de La Plaine Saint-Denis où est diffusée, en direct, l'émission de France 2 'Des paroles et des actes'.
Personne ne s'est attardé trop longtemps sur le pas de la porte. 'Il fait un froid de gueux', a tranché Carla Bruni-Sarkozy en rejoignant la loge de M. Sarkozy située juste en face de celle de M. Fabius. Sur une table basse, le couple présidentiel a pu y trouver fruits frais, légumes croquants, petits gâteaux, chocolats et une machine à expresso. Les choses avaient été bien faites. Tout sourire et visiblement détendu, M. Sarkozy s'est enfermé quelques minutes avec Henri Guaino, son conseiller spécial à l'Elysée. Franck Louvrier, son conseiller pour la communication, arrivé bien avant pour repérer les lieux, les a rejoints. Cinq petites minutes de conclave pour caler quelques répliques.
'LES JOURNALISTES SONT TOUS DES PINOCCHIO'
Dans le couloir, Carla Bruni-Sarkozy devise avec M. Pflimlin et les journalistes de France 2. 'Les journalistes sont tous des Pinocchio', dit-elle en rigolant et en faisant le geste du nez qui s'allonge.
A 20 h 30, M. Sarkozy, entouré comme un boxeur qui se rend sur le ring, monte vers le plateau de l'émission. Carla est à son bras. Il serre la main à tous ceux qu'il croise. Les hommes de la sécurité sont aux anges. Dans les coulisses du plateau, quelques minutes avant l'antenne, il parle à voix basse à sa femme et (...) "Daniel Psenny-  Lire la suite sur lemonde.fr


la licorne de porcelaine




Patch Barret nous propose ceci:

"Le metteur en scène anglais Sir Ridley Scott avait lancé un Concours mondial de Film intitulé “ Dites-le à votre manière ! “, concours organisé à l’intention de ceux qui désiraient devenir metteur en scène et auquel plus de 600 cinéastes ont participé !  
     Les conditions de participation étaient les suivantes ...
         La longueur du film présenté ne devait pas dépasser 3 minutes,
         Le texte ne devait pas avoir plus de 6 lignes,
         Le sujet abordé devait être “ captivant “ !  
           Le metteur en scène Keegan Wilcox a été le grand gagnant avec son film intitulé “ PORCELAIN UNICORN “ ( “ La Licorne de porcelaine “ ) dont le sujet était ...
     “ Une histoire vécue par deux personnes que tout oppose et qui pourtant restent très  proches l’une de l’autre ! “ 




 


source





mardi 6 mars 2012

si on partait...



"Cher village natal! Délicieuse oasis! Le petit garçon s'en ira faire au loin son long pèlerinage, mais toujours les syllabes de votre nom chanteront dans sa mémoire l'hymne intérieur des jours bénis de son enfance.
il n'y a pas deux villages comme celui-là! Qu'on voudrait, plus tard, le retrouver dans un livre dont on baiserait passionnément toues les pages! On y verrait l'école, la charmante église, le petit cimetière, le gros château d'eau, la croix du carrefour à l'ombre du grand tilleul, et le café-tabac.
On y verrait comment le ciel, le soleil, les cumulo-nimbus, les arbres, les campagnes, les pimpantes chaumières ont modelé l'âme d'un enfant et l'on marquée de leur empreinte.
.../...



../...Deux cantonniers cassent des pierres sur le bord d'une autoroute. On ne les voit pas (on peut quand même les imaginer) car ils sont cachés par un gros mur de béton. Ce gros mur de béton soutient un pont, sur lequel des petits enfants gesticulent à l'intention des milliers de voitures qui sont bloquées sur l'autoroute. il fait très chaud.
µL'un des cantonniers, qui s'appelle Laverdure, s'essuie le front du revers de la main. L'autre cantonnier en fait autant. il s'appelle Bardamu.
ils ont le visage buriné, le torses velu, et de grosses mains calleuses, c'est évident. ils portent avec noblesse les marques d'une vie laborieuse et saine. Surtout Laverdure.
Deux entailles dans les joues brunies, deux larges fosses qu'y ont creusées peu à peu, au bas des pommettes, trente-deux années d'efforts pénibles et quatre cent cinquante hectolitres de pinard, témoignent:
-Tu casses, tu casses, c'est tout ce que tu sais faire!
-Et toi, diabolique vieil édenté, qu'est ce que tu fais d'autre, réplique Bardamu?
"Le boulot, récite alors Laverdure, est le vrai consolateur, celui qui relève le type de toutes ses défaillances, qui le sauve des tentations vulgaires, qui l'aide à porter le faix des longues emmerdantes heures, et qui ennoblit sa putain de vie."
Cependant Bardamu continue de grommeler. Bardamu  ,n'est pas bon ouvrier comme Laverdure. Ses cailloux, de toues les tailles ils sont. Le fieffé sournois paresseux! Sa maman l'avait bien dit: tu casseras des cailloux au bord des routes si tu n'apprends pas à écrire. C'est loin, c'est loin! enfin finalement il n'a pas appris ses leçons et depuis casse et concasse, le Bardamu, au bord des poussiéreuses torrides vicinales et autres. Trente-deux ans ça fait! Trente-deux ans ça porte au respect!
Berdamu cesse de grommeler. il s'assoit sur son tas de cailloux, mais sans pouvoir le dissimuler complètement au regard réprobateur de Laverdure, qui a l'oeil rond et jaune;
-Le succès n'est pas ce qui importe; ce qui importe c'est...
-Boucle-la! coupe Bardamu.
Mais Bardamu se doute bien qu'il sera privé de dictée. et c'est un peu comme d'être privé d'existence, car le village de Laverdure et Bardamu est seulement dans un livre de dictées.
Le jour décline. Laverdure prend sa musette et sort une bouteille de vin rouge, qu'il tend à son compagnon. Puis chacun ramasse ses petites affaires et l'on s'en va par un chemin de terre jusqu'au village.
Deux douzaines de maisons, pas plus, moutonnent au pied de l'église. Ce sont des chaumières blanches, avec des volets verts. Une fermière trait ses vaches, les poules picorent du bon grain, le boulanger allume son four. Le braconnier, car il en fallait un, s'en va suivi de son chien courir les bois et poser ses collets. Le garde champêtre vide un dernier verre au café-tabac avant d'aller tituber avec le braconnier du côté du grand tilleul qui est sous le château d'eau. Laverdure et Bardamu s'arrêtent à l'entrée du village, au seuil de la forge où le forgeron forge. Dehors, un cheval de trait pense à des cousins à lui, des cousins éloignés qui viennent de s'établir à Auteuil.
Tandis que l'équidé songeur poursuit ses ruminations, Laverdure et Bardamu pénètrent dans l'atelier du forgeron et Bardamu s'écrie gaiement: "Maréchal, maréchal, nous voilà!"
Dans son modeste logis au-dessus de l'école, l'instituteur prépare la dictée du lendemain:
"Petite rivière qui promène dans la petite vallée les caprices changeants de ta course onduleuse, je suis de ceux que tes grâces rustiques appellent et retiennent sur tes bords..."
...mais l'instituteur rêvait d'écrire un jour un roman. il en avait imaginé le début: une grande, grande route, des voitures, deux jeunes gens qui seraient partis en vacances, il les aurait appelés Jeannot et Julie...
Mais les mots ne lui venaient pas. Les mots devenaient chaque jour un peu plus vieux, comme lui. il n'y pouvait rien, cela tournait en rond, le boulanger pétrissait sa pâte toujours de la même façon, le forgeron faisait rougir ses fers et les martelait dans de joyeuses gerbes d'étincelles, ça sentait bon le froment chez le meunier, et les arbres, au bord des champs, modelaient l'âme des enfants...les enfants, ils en ont vite marre. Ils restent des heures à regarder les autos qui vont quelque part. ils font de grands gestes aux conducteurs. Ils font tomber de grosses pierres sur la chaussée pour provoquer des accidents.
.../..."
extrait de "Si on partait" un roman de Pascal Lainé- (feu) Editions L'Arganier-










photos: Lauren Wessel