dimanche 13 novembre 2011

la mémoire juste



MEET-maison des écrivains étrangers et des traducteurs-2011-"La mémoire juste"





impressions d'automne


Ami novembre.
On y laisserait presque sa chemise
quand l'autre grand échauffé s'amuse avec les rideaux
en nous rappelant qu'il fait bien ce qu'il veut,
où il veut




Tu crois toi  que dimanche 13, ça porte aussi au ptit  bonheur?

samedi 12 novembre 2011

les crabes poilus

 source: Toile

-Au lendemain du onze novembre, même les crabes sont poilus-
-pensée bien tranchée-

 photo: ChineNouvelle

"L'automne est la saison du crabe chinois ou crabe poilu de Shanghai. Ce petit crustacé envahit alors les marchés et restaurants des quartiers anciens de la ville. Le crabe poilu est très prisé dans la gastronomie chinoise pour sa chair blanche et ferme, plus douce que celle du crabe traditionnel, et pour ses oeufs de couleur orange, qui évoquent le jaune d'oeuf mollet. Le crabe poilu est réputé avoir un effet rafraîchissant (yin) sur l'organisme. La plupart des crabes servis à Shanghai sont originaires du Yangcheng et autres lacs situés à deux heures de route environ de la ville. ;Leur préparation est élémentaire: les crabes sont cuits à la vapeur puis assaisonnés d'un vinaigre de riz doux et de gingembre en tranches. Deux à quatre crabes par personne, servis chauds,../..."

extrait de: Crabes poilus de Shanghai- National Geographic-500 voyages de rêve- saveurs du monde-

la minute de Raymonde Olliver:
(proposé par Sophietvb) 





 source: Toile

Tout à fait entre-nous
restons simple

vendredi 11 novembre 2011

onze bretons et leur mer










LES BREIZH FOLIES


Ta mer, elle est en nage quand elle te court après.

Ta mer, elle fait des vagues parfois.

Ta mer, elle collectionne des coquillages qui brillent,
des colliers
de perles rares
en toc.

Ta mer, vit à contre-courant et lorsque tu crois parfois la mener en bateau,
c'est elle qui tient la barre et t'embarque où elle veut.

Ta mer en thérapie,  consulte les marées,  étoiles, sémaphores...
A l'ancre de ses carnets, elle  raconte
pour qui, pourquoi?
L'horizon.
Son estuaire habitué à ne jamais grandir,
à jouer avec ses doutes, avaler des palourdes,
et en  bouquet final
passer des grises aux roses.

Ta mer en poésie,
C'est Trénet sous la pluie, rayon Farz et attrapes.
pour faire valser les conventions
dans les jupes qui tournent des petites filles.

Ta mer maquille les jours et oublie la nuit,
ou alors l'Artifice
de rires et de bulles du même acabit,
pour tordre le cou aux dépressions sur Atlantique.
Ta mer, agitée  et  localement forte
d'avoir survécu le temps destiné.

Ce jour là,
tout en onze.
Ta mer,  elle cabotait entre ses eaux,
godillait sur son golfe
coiffait une carte postale...
en voulant
définitivement
faire sa fête
à l'explication de texte.

Bonne fête maman.






source: Toile

"Tu vois, le danger", dit le sage à son disciple qui venait juste de le quitter pour aller relever ses casiers en baie de somme, ou avant la sieste, si vous préférez-"Tu vois le danger" "ça tu l'as déjà dit-voix boaf!)
"c'est de prendre du plaisir à sa
mal-propre 
connerie
seulement, c'est tellement bon"...

POILUS SANS FRONTIERES 



...pas la guerre"
Quarto Negro · Vesânia II (Delírio Mútuo) from Quarto Negro on Vimeo.

jeudi 10 novembre 2011

loutre façon


 source: Toile


treize heures vingt-trois- le robot aspirateur dernier modèle de chez Nuit-Sens et  programmé à la seconde, laisse une trace sonore et écrite sur le parquet flottant entre deux os de l'étage supérieur.
Les thés meurtriers m'emmènent  à aller  soulager ma conscience et au dernier instant , poussant  la porte de la ville d'eau, je me rappelle qu'envoyée dans le cadre des échanges inter-sels, une otarie albinos  de l'avant-veille a élu domicile dans la partie la plus  aquatique de la maison. 

"On a failli ne ne plus se voir" me dit en souriant de toutes ses dents l'Artocephamus gazella. tout en rangeant  ses petites affaires dans un grand sac Hermès en peau de loutre toute  retournée. 
"J'ai rechargé mon Tomtom avec les derniers relevés cartographiques et  je vais pouvoir y aller à la prochaine levée des eaux. Le voyage continue..."

-Mais cela prendra cinq minutes, permettez-moi au moins de vous accompagner jusqu'à la côte?

"Vous êtes gentil, mais ce n'est pas la peine; d'après mes calculs, nous sommes à huit-cent mètres à peine du front de mer et comme vous dites par chez vous "quand la nuit fut venue" je vais me glisser avec une certaine volupté je dois l'avouer, dans les eaux froides  et noires de l'estuaire vers d'autres rencontres tout aussi charmantes."

C'est toujours la même affaire  avec les chambres d'hôtes . On rencontre des gens super attachants et puis voilà quelques heures plus tard  ils sont déjà repartis .
La vie se laisse à réfléchir.


mercredi 9 novembre 2011

une façon de penser

"Ma façon de penser, dites-vous, ne peut être approuvée.
Eh, que m'importe!
Bien fou est celui qui adopte une façon de penser pour les autres!
Ma façon de penser est le fruit de mes réflexions;
elle tient à mon existence, à mon organisation. Je ne suis pas le maître de la changer;
je le serais que je ne le ferais pas. Cette façon de penser fait l'unique consolation de ma vie:
elle allège toutes mes peines, elle compose tous mes plaisirs dans le monde et j'y tiens plus qu'à la vie.
Ce n'est pas une façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres."

Extrait de:" Entretien avec le Marquis de Sade" Noèlle Châtelet- Editions Plon


source: Toile





" Nous devons penser de toute façon
alors pourquoi ne pas" penser grand"?"
 -Donald Trump-


source: Toile

"Il n'y a qu'une façon au fond de s'accorder, c'est de penser librement."
-Tristan Bernard-

source: Toile

"La meilleure façon de penser est d'écrire."
-Pascal Quignard-


lundi 7 novembre 2011

festivals à trois et aussi à Nantes




Les Utopiales 2011






 Festival des trois continents









Tissé Métissé

lundi pond



"L'australopithèque farfouillait la charmille en quête de groseille pour le brouet du soir.
L'ingénieur casqué règle sur sa plate-forme la tête de sa  suceuse pour mieux crever un batholite récalcitrant
La brute chasseresse et le chasseur de brut o.
euvrent au même objectif: se payer sur le dos d'une bête qui s'appelle la terre
L'équation qui régit l'économie de la caverne et celle de la plate-forme est la même.
Si l'effort dépensé pour cueillir des baies est supérieur à l'énergie que celles-ci rapporteront au cueilleur, la tribu périclite. Si l'investissement engagé dans l'extraction  du baril de brut dépasse son prix de vente , les majors déclinent. 
Toute prospérité réside dans la marge."
Extrait de "Eloge de l'énergie vagabonde"- Sylvain Tesson-



Autant l'être soi-même et ne rien devoir à personne



Une fin en soie



Il faut positiver,
se protéger le nez,
le cou
et les oignons
conviés à
presque
chaque repas.
En foie de magazine 
pour affronter
le spleen,
un  vent à toutes les sauces
et le ciel de gris-masse.
Cependant,
nez
en moins,
But!
Pero!
Aber!
Ond!
Ma!
Ancak!
Nhung!
...
Merveilleuse est la vie
en instance de poésie 
et de divorce avec les détails de notre ridicule comédie.


dimanche 6 novembre 2011

j'ai oublié le titre



Dimanche au cimetière des bateaux 
plus sur l'eau
mais en vase
au Bono
sur sa base,
arrière
toute
et  rivière d'Auray
à l'orée d'un jour.



ce qui posa problème au pseudo technicien de surface nullement accrédité pour immortaliser la scène; et dans la foulée, à l'arrivée, se retrouva fort dépourvu quand la copie sus rendue.
Attention,
 Je n'ai pas dit pour autant vomi
et à la peine
pour
ce qui fut récupérable
d'une morbihannaise compagnie.
A l'heure ou tout semblait gris
sauf les apparences
peut-être.





Le Bernard, ermite malgré lui,
à l'échéance du voyage.
Ici même 
en prenant de la hauteur
avec vue sur rivière.
Car la mer
fut trop chère
pour une mort à crédit
d'un navigateur
à l'Arbre
solidaire.






Et 
pi
taffe







Echouer si près du but...
mais la morale est sauve
au cimetière sans bateau
 et quelques coquillages
 pour écouter la mer
sur l'infini naufrage.



Fait trop sombre là-dedans,
allumez les bougies;
répéta à l'envie
le rimeur à tout faire
du genre
père missionnaire en utopie.





samedi 5 novembre 2011

le bûcher des vanités




Comme pour reprendre le titre d'un célèbre bouquin des années 80 que je n'ai pas lu et dont je ne parlerais pas; mais voilà  c'est l'expression  qui m'est venu immédiatement à l'esprit -comme une fulgurance- aurait dit un Pierrot technique, en contemplant de ma petite lucarne du grenier de mes incertitudes, le monde qui bouge forcément et qui laisse des traces sur la moquette.

L'intolérance est sans doute une marque de fabrique du genre humain avec quelques autres joyeusetés plus ou moins bien réussies à la conception du Genre. Et d'ailleurs si j'en crois moi-même personnellement, comme tout bon bipède (à ne pas confondre avec l'hétéropède ah!ah!ah!) je ne suis pas exempt du sentiment.
Ah!  par exemple, que me souvienne et j'en aurais encore le lait sur le feu comme quand j'étais gosse et que mon paternel mangeait sa soupe façon Brel avec de grands schlurp!
Pas de quoi fouetter une mayonnaise   me diriez-vous et pourtant j'ai eu parfois des idées de meurtre tellement je trouvais cela insupportable.
Certes, à une certaine période de l'enfance tout ce qui touche de près ou de loin à ses géniteurs à tendance à énerver  à priori et prodigieusement..
Seulement  et fort  heureusement ,je n'ai fait qu'effleurer l'idée (oui mon père plusieurs fois, mais sans les mains) et cela m'a d'ailleurs suffi à calmer mes ardeurs et humeurs massacrantes.
Et voilà bien j'imagine ce qui fait toute la différence entre la lucidité bonne conseillère et le master pour gros cons que certains passent avec brio. Et voilà  toute la légère nuance entre penser et l'agir, entre la raison qui travaille et le cerveau lent en phase  aiguë d'aliénation.
Il y a pourtant un risque majeur pour l'Humanité à ce que nous désirions que l'Autre soit comme nous ou notre ombre. Je n'ai rien inventé , on le sait maintenant, c'est prouvé et certifié même que la reproduction en vase clos des soi-même ne peut qu'entrainer une  inexorable dégénérescence  et nous faire remonter dare-dare le cours de l'Histoire jusqu'au chainon manquant.



J'en étais ainsi à l'heure dite et ce jour là dans  ce genre de disposition  cérébrale en attrapant dans le poste  et au vol une info comme quoi les locaux du journal Charlie Hebdo étaient parti en fumée grâce à la complicité de quelque bon client pour chair à canon et  à part les cocktails balancés courageusement, sans lumière apparente. Que les responsables soient des poilus ne voulant pas se mettre à poil ou quelques fachos pour la saison- qu'importe, qui se ressemble s'assemble et il est quand même symptomatique de constater que ceux qui ne pensent pas (par fatigue?) voudraient toujours  que les autres pensent comme eux.

Cela faisait quelques années que je ne  lisais plus Charlie-Hebdo le trouvant au fil du temps de moins en moins pertinent et drôle  et même parfois sous son ancien régime- monté en grade dans le service public-  de plus en plus intégriste voir même parfois  ayatollesque...Et bien pour cette fois, entre deux paquets de nouilles j'ai posé dans le caddie la dernière édition, par réaction épidermique à tout ce qui touche notre droit à l'inventaire et par peur aussi sans doute qu'en n'y prenant pas garde on risquait  de se retrouver tôt ou tard comme les artificiers et tous leur copains planétaires. lobotomisé du bulbe..
.Au secours




"Il fut longtemps censuré, l'pornographe du phonographe. Normal, les braves gens n'aiment pas que / l'on suive une autre route qu'eux. Il s'attaquait aux flics: en voyant ces braves pandores/ être à deux doigts de succomber/ moi, j'bichais car je les adore/ sous la forme de macchabées; et à la peine de mort: le juge au moment suprême/ criait "maman", pleurait beaucoup/ comme l'homme auquel, le jour même/ il avait fait couper le cou. Il ne supportait pas plus la race des chauvins, des porteurs de cocardes/les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. Il haïssait les guerres: au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi/ mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami; rejetait le sacrifice suprême: quand il les voit venir avec leur gros drapeau/ le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau/mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente; et se moquait des anciens combattants de tout bord: vos filles et vos fils vont la main dans la main/ faire l'amour ensemble et l'Europe de demain. Et quand un père convoqué au commissariat, pour son voleur de fils, se contentait de lui passer sa blague à tabac. Il commentait: je ne sais pas s'il eut raison/ d'agir d'une telle façon/ Mais je sais qu'un enfant perdu/ a de la corde de pendu/ a de la chance quand il a/ un père de ce tonneau-là. Un tel mécréant mérite-t-il le salut de Dieu? Qu'il me le pardonne ou non, d'ailleurs, je m'en fous/ j'ai déjà mon âme en peine: je suis un voyou. Merci, Monsieur Brassens"
 -30 ans déjà"-  billet d'humeur de Jacques Trémintin paru dans le numéro 1036 de l'hebdomadaire " Lien social"