vendredi 14 octobre 2011

éloge de l'énergie vagabonde



".../...Dans sa boulimie de production, la modernité crée des produits sans avenir. Le capitalisme c'est la réduction de l'intervalle entre le moment où l'on achète un objet et où on le remplace. Les gens abandonnés, eux, peuvent s'en sortir, les objets non. ils rouillent, ils partent en poussière; Je ne leur suis plus aussi indifférent qu'autrefois. quand on les méprise, ils s'abîment. il faut alors les jeter; en acquérir d'autres et, ainsi, devient-on un consommateur compulsif. c'est le matérialisme qui gagne une partie engagée au nom de l'indifférence à la matière. Hommes qui n'aimez pas les choses, accordez leur grand soin pour n'en point trop posséder, ni devoir les changer sans cesse!



".../...Le philosophe allemand  Peter Sloterdijk professe que l'homme s'est distingué du règne animal en s'isolant dans des sphères mentales (la conscience de soi, la culture) et des sphères matérielles (la maison, la ville). L'effet de serre  ne serait-il pas la conséquence d'un effet de sphères? a trop vivre en nos bulles  individuelles nous avons oublié que nous vivions sur une boule unique. Le jour où nous renouerons avec son sol, recommencerons à en caresser la surface, le jour où nous baisserons la température à laquelle brûle notre amour de nous-mêmes , le climat général retombera peut-être../..."



Extraits de "Eloge de l'énergie vagabonde"  de Sylvain Tesson-






 source: Toile




 source: Toile

"../...Lorsque la lumière s'éteindra dans les centres de nos mégapoles, l'une des tortues du soir continuera peut-être de battre le fond des océans de ses lentes nageoires. Elle retrouvera  la plage de ses premiers pas. Se hissant sur le rivage, guidée par l'instinct, elle déposera ses oeufs sur le sable, petits barils de vie qui contiennent en eux le principe entier de l'univers: ce besoin de croître, de souffrir et de vivre, cette obstination à mener la course sans qu'il n'y ait aucune bonne raison apparente de le faire../.."
-Sylvain Tesson-




 source: toile

jeudi 13 octobre 2011

leçon de pub comparative




L'aviez-vous remarqué?
-Ben tiens répondit l'égo
En effet, cher(e)s et bon marché lectrices et teurs à toute heure- nous sommes dans une période particulière de l'année où à l'approche des premiers frimas automnaux, les ptites bêtes à corne de brume ou sans, c'est selon, ont une tendance culturelle et certaine à vouloir rentrer se mettre au chaud (mettez vous à leur place) dans nos demeures cosy (fan tutte) et éventuellement à rester bien planqués à l'affut  pour nous pomper sans bien ni honneur de quelques décilitres de bon sang mais c'est bien sur.
Et c'est ainsi qu'après avoir servi de gruyère  emmental dans une précédente soirée, je me retrouvais livré à féroce nature et scrutant la voute céleste de ma chambre à coucher, à la recherche du taon perdu ou tout au moins d'un spécimen rescapé de la famille mosquito.
-parenthèse-
Mosquito, mosquito O lala lala lala lala la i
Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir perchés sur leurs pa-pattes  en équilibre précaire sur le plafond quelques  zélés  vampires (de leur mère)

 Et là, croyez moi si vous voulez  mon sang chaud (pensa) ne fit qu'un tour et après avoir réuni l'état major, il fut décidé d'exterminer les dangereux perforateurs.
 Ne possédant pas d'arme fatale ni une, ni deux, ni trois, c'est avec la profession de foi de la Martine sans sa plage, délicatement déposée dans la boite aux lettres, quelques jours plus tôt, que nous décidâmes à grandes claques sur la tronche insectophile de bouter l'ennemi hors de nos frontières;
Que les âmes sensibles veuillent bien me pardonner mais nous fîmes alors, un véritable carton, d'où à  fortiori , la pensée sous jacinthe  (Giscard sors de ce corps) que la partie était gagnée.
Mais, ne croyez pas pour autant que je fis ainsi mon choix entre la bourreuse d'urne nordique à son papa et le corrézien  lipposucé en robe de Tulle.
N'ayant point entendu ( en autre et contrairement à Arnaud et Ségolène) ni l'une ni l'autre se prononcer sur le projet débile (sauf pour les bétonneurs Vinci et cie) de construction  de  l'aéroport de Notre Drame des Landes, pas plus  d'ailleurs que sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, c'est avec le bulletin "va te faire voir chez les grecs" que je décidais en toute âme et conscience d'appréhender le deuxième tour des primaires, les si bien nommées.
 Vous pouvez ranger vos  missels et sortir en rang...
A deux mains si vous le voulez bien.

mercredi 12 octobre 2011

des ronds dans l'eau

 Source: Toile



"Tu commenças ta vie
Tout au bord d'un ruisseau
Tu vécus de ces bruits
Qui courent dans les roseaux
Qui montent des chemins
Que filtrent les taillis
Les ailes du moulin
Les cloches de midi
Soulignant d'un sourire
La chanson d'un oiseau
Tu prenais des plaisirs
A faire des ronds dans l'eau

Aujourd'hui tu ballottes

Dans des eaux moins tranquilles
Tu t'acharnes et tu flottes
Mais l'amour, où est-il ?
L'ambition a des lois
L'ambition est un culte
Tu voudrais que ta voix
Domine le tumulte
Tu voudrais que l'on t'aime
Un peu comme un héros
Mais qui saurait quand même
Faire des ronds dans l'eau

S'il y a tous ces témoins

Que tu veux dans ton dos
Dis-toi qu'ils pourraient bien
Devant tes ronds dans l'eau
Te prendre pour l'idiot
L'idiot de ton village
Qui lui est resté là
Pour faire des ronds dans l'eau
Pour faire des ronds dans l'eau"

-Pierre Barouh-


mardi 11 octobre 2011

en avant toute



on ne pensera à rien.
en se demandant l'impossible
puisque machine avant toute
dès lors sa mise en route,
jusqu'à  panne générale
faute de carburant ou usure des plaquettes
à force de ronger son frein?



En tout cas
faire en sorte
de ne plus penser à mal
ni non plus à bien faire.
Les deux se tenant la main,
en douce, sur du velours.
Les deux  serrant les coudes
en efforts conjugués
pour tenir la distance entre soi, son  paraître.


On pensera échappée par la côte
pour revenir goéland, mouette ou albatros...
suivant le degré d'intimité avec l'aventure secondaire qui se paierait 
paraît-il,
en liquide.
Juste retour aux sources...



On pensera sans doute à fermer les volets,
avant d'improbables réveils
à la saison des amours,
autre rime d'un discours
sur feuille volante.
Au printemps des certitudes adolescentes
allant plus vite que la musique
et  s'échouant un jour sur grève,
en  renversant leurs illusions marine.



lundi 10 octobre 2011

c'est le bouquet



Serge une des trois grâces  de Montpell. (comme ils disent chez branchouille,  place de la comédie) et  hardi consultant en faits d'automne et divers nous délivre une  info à tomber par terre:

Une météorite tombe sur la maison de… Mme Comette

C’est une rareté scientifique et un joli clin d’œil venu du ciel. Un objet extraterrestre s’est écrasé sur le toit de… Mme Comette, dans la banlieue sud de Paris! C’est une météorite vieille de 4,57 milliards d’années qui a fini sa course céleste à Draveil (Essonne). Pour la jeune chanceuse de 32 ans, au nom prédestiné et par ailleurs comptable au ministère des Finances, « une météorite dans un jardin, c’est féerique et plus improbable que de gagner au Loto ». Céline Carez-  Le Parisien.fr

                                                               -:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-




                                                        :_:_:_:_:_:_:_:_:_:_:_:_:_:_:_:_:_:


De son côté, lydie  signale que:

../...Le mois d'octobre aura sa part d'exceptions :
 5 samedis 
5 dimanches 
5 lundis 
Ceci ne survient qu'une fois tous les 823 ans.

 Nous voilà  donc prévenus...



                                                                             "!"!"!"!"!"!"!"!"!"!"!"! 




 j'avions également reçu ceci:

Victoire sans précédent : AREVA condamnée !
Le 30 septembre 2011, le Réseau "Sortir du nucléaire" a remporté une victoire judiciaire sans précédent contre l’industrie nucléaire aux cotés d’autres associations. 

"AREVA a en effet été condamnée en appel pour pollution des eaux, suite au déversement en juillet 2008 de 74 kg d’uranium, matériau hautement radioactif, dans les cours d’eaux avoisinant le site nucléaire du Tricastin dans la Drôme. La pollution correspondait à 27 fois la limite annuelle des rejets autorisés. La population a été privée d’eau potable et des lieux de baignade ont été pollués.
Cette condamnation écorne sérieusement l’image "respectable" que l’industrie nucléaire française essaie de se donner."


                                                      §/§/§/§/§/§/§/§/§/§/§


Toujours dans la boite aux lettres du lundi (et l'autre pas)
"Un physicien en colère tenait à rendre publique ce qu’il pense du monde scientifique d’aujourd’hui dans un texte qu’il a écrit lui-même. Il y parle d’énergie libre interdite et de l’escroquerie du système actuel. Il donne des liens très intéressants. Il a choisit le média alternatif et philosophique Wikistrike pour s’exprimer. Nous tenions ici à le remercier. Ce texte est important, car voilà enfin un scientifique qui ose rompre le silence, dégouté par un système fasciste. Vive la démocratie et l'énergie libre ! Il est notre prix Wikinobel de physique 2011."
la suite si ça vous chante c'est par ici 


                                                          (-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-(-



                              

                                                    

allo stérité?



Toutes les lignes de votre correspondant étant actuellement occupées, veuillez, s'il vous plait, rappeler ultérieurement ou alors emprunter le passage souterrain.

Hier soir sur la fréquence radio préférée des fonctionnaires de l'éducation nationale et assimilés,  dans le cadre de l'émission politique du dimanche fin de journée qui se situe  à peu près entre la page des sports du week-end  (ah c'est sur avec un bon mental doux ) et les Pourquoi ?  des ptits bateaux de la mère Noëlle, était invité un des sherpas grassement payé à son  sarkophage, conseiller en bons mots et trémolos rajoutés qui pour le déplacement nous gratifia d'un cours d'instruction à la Honda civic dont il a le secret, du genre: "Mais faut leur dire aux français: Si l'on recapitalise les banques c'est pour eux, sinon ils risquent de perdre les sous qu'ils y ont mis" 
Et là, chers camarades et clients, j'ai failli m'étouffer, et  comme de bien entendu pas une des brosses à reluire de la presse comme il faut  censée porter la contradiction..n'a eu le courage (ben j'ai la traite du cottage à payer moi, et l'école privée du grand ça coûte bonbon...) de lui faire remarquer qu'à part pour les titulaires du clac comme en 40 (mais eux ils s'en foutent, leur pognon il est out frontière) il existe semble-t'il  un fond  de garantie pour les éventuelles ptites économie ou alors on nous ment, on nous spolie (comme disait l'ex banquière à Trotsky). et puis il s'agit là bien sur du cas où l'on aurait encore à racler quelque fond de tiroir, ce qui n'est sans doute pas dans la réalité de la majorité de nos concitoyens, habitués-sic- à commencer la fin du mois vers le cinq...
Alors qu'il arrête de nous prendre pour des blaireaux l'autre avec sa tronche de premier faux cul de la classe. On sait très bien que le renflouement des banques (route) c'est pour rassure les copains qui s'égouttent à Saint Barth... D'ailleurs, à ce propos, petit message en passant aux deux gagnants de la première tournée des primaires; Z'avez intérêt  à ne pas oublier ça dans votre dissertation pour le concours du grand calife. Les couleuvres on en a déjà  bouffé jusqu'à overdose...
-Notez greffier- sur les tablettes de la constitution, comme ça on en parlera plus ensuite.
Article primo:  je déclare illégaux les paradis fiscaux (et tu vois ça rime en plus) et en prime tout le pognon des satellites  offshore   est dores et déjà réquisitionné pour renflouer les caisses de la sécu. Tiens, économiste de mes deux, je vais t'en trouver du flouze moi. Article deuxio: on nationalise les banques mais attention sans filer de tune aux voleurs et affameurs du peuple qui les dirigent, au contraire même, on leur pique leurs nos  économies à ces mal élevés. et pour ne pas qu'ils nous refassent le coup de crédit lyonnais parti en fumée (mais pas pour tout le monde) , on leur donne un statut de...tiens par exemple  de scop  et  virez moi tous  les minets de la trade des blanches (y ment) qui encombrent les placards  et pour rembourser leurs saloperies,  envoyez-les faire des travaux d'intérêt général  heu...dans l'humanitaire.
Bon, ça c'est fait, maintenant tertio les agences de notation, pareil  rien à cirer . on en causait pas avant et on s'en portait pas plus mal alors dehors et  on a qu'à récupérer les locaux (cosy)  pour en faire des maisons de retraite -publiques- (oui parce que les autres... va falloir s'en occuper aussi). 
Quadruto: on renationalise l'eau, le gaz, l'électricité -etc-  et notez toujours greffier, interdiction de se faire du fric avec ça. Quoi! il s'étouffe l'actionnaire à sa mémère?  Tu veux ptêt  qu'on cause -par exemple- des cochoncetés de Suez en Amérique du sud?
etc etc
T'inquiète Martine ou François on va t'en trouver de la fraiche (qui sent pas bon)
Mais alors?
Et oui Sire c'est une révolution.
Et pas la peine de nous faire le coup du: ça va pas être possible et gnangnangnan j'vas le dire à ma mère. Dans l'histoire sur un plateau  du faudra faire des efforts et ça ira mieux deux mains, que vous nous resservez depuis que le fric est à la Fête du monde, c'est toujours le même  qui casque.
Et  puis, sachez , que ce n'est qu'un début les gars, les filles
Les idées pour le changement c'est pas ce qui manque dans les musettes
Driiiinnnngggg!!!
Va falloir  bientôt ramasser les copies. Il est ou le programme des deux énarques de  GoloGôche qu'on corrige?
Quoi! c'est pas encore fini ?
Bon, on va  vous laisser encore un peu de temps, mais  surtout rappelez-vous:
On vous surveille.

Ou là!  J'ai dû abuser avec  le piment oiseau ce midi. J'ai une de ces patates pour un lundi...
Allez, Robert, tu vas te calmer
  Une ptite chanson peut-être!




dimanche 9 octobre 2011

j'l'ai lu et ça me va



".../...Pour une certaine extrême-gauche, il est quelque chose de pis au monde que le suffrage universel, c'est la démocratie d'opinion; et bien! Voulez-vous que je vous dise pourquoi le peuple réel- pas vos soldats de plomb idéologiques- est confit en démocratie formelle au point de vouloir choisir lui-même ses élus, plutôt que d'en confier le soin à ses représentants autoproclamés? Parce qu'il en a assez qu'ion le prenne pour un mineur perpétuel, incapable de comprendre ses intérêts véritables en l'absence des notables de la plèbe que vous prétendez être! Avec toute sa balourdise et sa naïveté, le peuple a compris que le suffrage universel, en effet, s'il se limite à désigner les élus sans le droit de choisir les candidats, est un jeu de dupes. et qu'aussi longtemps que la classe politique, de Marine Le Pen à Olivier Besancenot- environ 100 000 personnes, guère plus que sous Louis-Philippe- gardera pour elle le monopole de la sélection des candidats, lui-même ne sera pas souverain. D'où son intérêt pour la peimaire. De quoi meurent donc les partis aujourd'hui? De se vouloir les gardiens exclusifs des haras présidentiels! C'est pourquoi les électeurs de la primaire prennent systématiquement le contre-pied de ce que leur conseillent les appareils. Hier, Ségolène, demain...nous verrons bien!
Allez, bonne primaire, et tant pis pour les bonhommes en pain d'épice des "partis militants"!
Extrait de "Joyeuse primaire"  l'éditorial de Jacques Julliard dans le numéro 755 de l'hebdomadaire Marianne

l'ère primaires



Et bien chers auditeurs et bien;
comme convenu, aujourd'hui même,  nous avons déployé nos agents de recensement dans les différents bureaux de vote de l'hexagone sentant peu ou proue la rose, le réséda et le chalutier en week-end de pêche, afin d'être au plus près des frémissements, bruissements et autres flatulences de l'urne avant qu'elle ne soit fécondée.
D'ors et déjà, à treize heure -dites-  trente-trois- nos politologues-proctologues ont pu saisir au fondement même de la démocratie, une participation somme toute et qui dirait: participative.
Pour l'aneth docte le président himself  a voté comme d'hab (pour reprendre une expression populaire qu'il affectionne tant)  dans le bureau de la Zut de Neuily-nord et il a eu -au moment de mettre le bulletin dans la fente appropriée- ce bon mot bien de chez lui: "Heu! j'ai pas de monnaie, vous prenez les chèques? c'est sur la lyonnaise  des émirats
Evidemment,forcément et présentement,  Madame Carpette, tout le monde a beaucoup riz, l'important n''est-ce pas étant de veiller au grain en ce jour de laisse populaire.
Plus localement, c'est à sadique Carnot que notre édile Batteux par les vents a rempli son devoir civique. il y a eu  certes un léger  moment de flottement  quand il a cherché en vain -et pour cause-  le bulletin de Jean-Pierre Chevènement mais tout est vite rentré dans l'ordre après que l'ombre de son ombre:  le ptit  David à son Goliath lui ai glissé dans l'oreillette que le MRC ne jouait plus qu'en division d'honneur.
Voilà donc, chers séquences des téléspectateurs, à 13h54 , ce qu'on pouvait dire sur cette élection qui pour sur restera dans les anals. 
Nous reviendrons naturellement en fonction de nos délais-scripteurs et de la pause syndicale, tout au long de l'après-midi - à moins que la sieste ne l'emporte sur la suite des évènements
Mais pour l'heure, nous rendons l'antenne.
Avoue, Trignac-jay

samedi 8 octobre 2011

affaires maritimes

 Sur un  banc qui décoiffe, solidement arrimé à la falaise, on pouvait se purifier les sentiments à grandes "embrunées".  
Et pas la peine de chercher l'expression dans le dictionnaire aux solides, ici tout est liquide , même la maison en pierre coule ses jours tranquilles au milieu du sauvage..../...








.../...On avait beau tourner la carte postale dans tous les sens à chercher d'improbables perspectives, tout restait pourtant  à l'identique , chacun à sa place  comme accessoire immuable dans un décor qui  lui 
-paradoxe?
ne tenait pas en place,
jouant à l'instant  même avec la lumière, et la palette infinie des couleurs entre  ciel et eau, vents et marées.
Image récurrente  sans doute, d'un Pays aux racines profondément  indomptées


vendredi 7 octobre 2011

quand je serai


"Quand je serai plus vieux, je n'aurai plus de haine

Je ne verrai du monde que ses belles façons, les jupes des filles insouciantes sous lesquelles je n'ai jamais posé les yeux, les sourires timides que je n'ai pas su prendre, les mains tendues toujours en suspens quelque part et

J'oublierai ma part sombre et ne boirai que la lumière et

Quand je serai plus vieux, je ne boirai peut-être plus, d'ailleurs, je cesserai de m'oublier dans les reflets dorés de ce whisky de trop, je vous regarderai vous que j'ai offensé, je vous écouterai sans plus jamais hurler et

Quand je serai plus vieux, j'apprendrai à me taire, je gommerai sans bruit mes insultes et mes grossièretés pour n'être plus enfin que mon propre anathème et

Quand je serai plus vieux, fatigué, malade et repenti, je revivrai en rêve toutes ces putains de vies que je ne vivrai jamais, je n'aurai jamais été cet enfant hurlant de douleur et de rage, réduit au pire des esclavages, je n'aurai jamais vécu cette sale guerre, ces saccages, je ne l'aurai jamais aimée, elle, et elle ne m'aura jamais possédé comme un imbécile que je suis et

Quand je serai plus vieux, je n'aurai même plus la force de n'être qu'un lion en cage, un vieux lion radotant, pelé, répugnant et

Quand je serai plus vieux, je te regarderai, toi et j'espèrerai qu'il ne sera jamais trop tard pour te dire, avant mon dernier regard, ce mot que je n'ai jamais dit car

Quand je serai plus vieux, enfin je t'aimerai."
source


Quand je serais plus vieux, qui sait?
à me refaire une jeunesse
aux démons de minuit
et croire aux anges aussi.
Je prendrai, qui sait?
ma vie à feu doux,
en laissant mijoter l'étonnement jusqu'au bout.
Je demanderai qui sait? un peu d'indulgence
pour  tous mes radotages et colères rabâchées,
un peu de compassion aussi
à la mémoire percluse  de doutes désaccordés.
j'essaierai  qui sait? de garder un peu du goût et  la  lumière,
l'envie aussi d'en être encore en mise en scène
et si jamais la farce est  par trop amère
je veux pouvoir saluer poliment mes chimères.
et d'une vanne à deux balles
m'endormir sous la mer.






"Quand j'aurai plus peur à l'avance
D'ignorer les gens qui m'ennuient
Quand j'aurai gâché ma violence
Et plus ou moins raté ma vie

Tien le toi pour dit, mon petit coeur
Quand je serai vieux, je serai chanteur
Chanteur de rock, chanteur de rien
Chanteur en loques, chanteur sans liens
Quand je serai vieux, j'irai très bien

Quand j'en aurai plus rien à faire
Ni des aveux ni des avis
Ni des comment ça va?
Vulgaires
D'indifférence trop polie

Tien le toi pour dit, mon petit coeur
Quand je serai vieux, je serai chanteur
Chanteur de charme à l'oeil velours
Avec des larmes pour les sourds
Quand je serai vieux j'aimerai l'amour

Quand j'aurai trouvé les bons mots
Et les idées originales
Celle qui feront tomber de haut
Tous les pédants du piédestal

Tien le toi pour dit, mon petit coeur
Quand je serai vieux, je serai chanteur
Chanteur profond pour petits profs
Chanteur de fond pour philosophes
Quand je serai vieux, je ferai voix off

Quand j'aurai passé ma jeunesse
A me trouver triste à me trouver pire
Et tout écroulé de tendresse
Pourtant pas fichu d'en sourire

Tien le toi pour dit, mon petit coeur
Quand je serai vieux, je serai chanteur
Chanteur Play-Boy, chanteur Play-Back
Moitié Cow-Boy: moitié Cosaque
Quand je serai vieux j'aurai plus le trac

Quand le restant de mes espoirs
Passera pour pertes et profits
Je balancerai dans ma guitare
Les maillions de ma chaîne Hi-Fi

Tien le toi pour dit, mon petit coeur
Quand je serai vieux, je serai chanteur
Et je chanterai des la la la
En attendant de l'au-delà
Que ma chanson s'arrête là!"-Serge Reggiani-



Quand je serai quelque part, sans savoir où vraiment
mais comme il faut bien être
pour mettre des mots devant.
Alors quand je serais là-bas ou même pas trop loin
et gagnant du cache-cache
que plus personne ne voudra y jouer
en tout cas avec moi...
puisque j'aurai triché.

Quand je serai à nulle-part 
et en pension complète
veni vidi wc
préposé à  la chasse
 peut-être me dira t-on 
comme avant chez les autres
T'es toujours dans la lune, ou rêveur ou ailleurs...
mais cette fois -qui-sait-
serait-ce de la gourmandise
que je lirai dans les yeux
d'mes interlocuteurs?

Quand je serai sans avoir
et peut-être même sans être
qu'importe les accessoires, les costumes  et détails
que l'on pille les armoires
que l'on pique mes baskets
plus besoin de factice pour aller faire la foire
plus besoin d'après-vous, de consignes, politesses.
Enfin me direz-vous 
j'en sais rien...

Tabernuche!
Gare aux fesses...