jeudi 9 juin 2011

after midnight

 photo source


Après minuit,c'était juste la bonne heure pour lâcher les amarres et filer dans la nuit à bord du vieux bus bas sur pattes qui en avait vu d'autres, des aventures en tout genre.
Le radio cassettes jouait du J.J. Cale. C'était comme un rituel  pour se mettre dès le départ du côté des esprits de la route et battre la mesure des premiers  kilomètres.

Plus tard, dans le petit matin engourdi, après avoir pris possession de l'espace attribué par les organisateurs du Woodstock local, s'installait le campement qui allait devenir pour deux  ou trois jours , un genre de restau  de campagne improvisé, bricolé avec imagination et l'aide de la nature environnante.
Bienvenue au festival de plus fleurissant  sur beaux jours et dont la collection pour ancien combattant -pacifique- s'affichait glorieusement version auto-collant,  au cul du vieux combi..
On n'était pas bégueule sur le style, la taille ou la situation, ; du blues en bord de mer au folk en plein champ , reggae, rock et chanson française... toutes les occasions étaient bonnes pour aligner les souvenirs en même temps que les tartines de fromage de chèvre au pain complet. 

Aujourd'hui le transporteur germanique  a rendu l'âme depuis longtemps, son ptit personnel débarqué de l'asphalte  s'est fait quelques cheveux blancs et à presque raisonnablement mais  sans regrets  tourné la page..

Seulement,  quand  les premières mesures de la ballade se font sentir, vient comme une envie fugace de reprendre la route...
"after midnight"



mercredi 8 juin 2011

mercredi tu rêves ou quoi?



"Certes un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage."
-Marek Halter-



"La véritable intimité est celle qui permet de rêver ensemble avec des rêves différents."
-Jacques Salomé-

 photo:Isabelle

"lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est le ressort de l'Histoire."
-Elder Camara- 


photo: Isabelle 

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." 
 -Antoine de Saint-Exupéry-

 photo: Isabelle

 

mardi 7 juin 2011

les artistes en Erdre plus quelques cacaratouilles





Pour tout savoir





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le Sneck du jour:



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C'est mardi, comme l'on dit
une fois repassé son lundi
(mais l'autre pas).
Demain, à  marée basse,
 file en  mer credi.
 La semaine s'en trouvera 
 raccourcie
et ainsi de fuite.
Affaire à suivre et éternel recommencement 
jusqu'au jour ou le calendrier s'arrangera 
entre
perpétuel et pissenlits,
raviolis et contemplation,
silence on tourne et chut plus de bruit,
magnifique cat  et requiem...
le droit à la paresse
en somme



envoyé par: Rokko6fred





photo: Paco





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On ne sait jamais, ça peut servir...
envoyé par Serge

lundi 6 juin 2011

Tour de Bretagne ( teuf teuf pour les intimes)


le site


notre drame

Photo: Ouest France

 Ce matin, des millitants anti-aéroport de Notre Dame des Landes se sont opposés à des forages sur leurs terres et pour les remercier de leur sollicitude à défendre l'environnement  les décideurs de gôche ma chère  et bétonneurs asssociés leur ont envoyé les forces de 
sécucucu
de sécurité
à suivre par ici


et avec votre esprit



 Alors ça y est, elles sont finalement arrivées les perles du ciel que l'on s'arrache à prix d'or sur le marché de la vie. 
Sur le toit terrasse transformé en piscine improvisée les esprits volages viennent lisser leurs plumes et boire tout leur saoul à la santé d'un ciel redevenu enfin clément.

Lundi reprend ses droits et forcément, comme à chaque occasion, il veut  faire son malin mais...qu'il fasse attention à lui, il le sait trop bien pourtant;
cela ne va pas durer.

Que votre semaine soit douce

dimanche 5 juin 2011

la grande marée 2011



En nazairien dans le texte, la Grande Marée est un pique-nique géant organisé chaque année au mois de juin sur  front de mer et plage. C'est une bien belle  fête populaire dans le meilleur sens du terme; si vous voulez,  un peu comme une fête des voisins mais  en élargissant à tous les quartiers de la ville et alentours. Des troupes de spectacles de rue assurent l'animation . On y chante, on y danse, il y a du rire, de la poésie, de l'ambiance bon enfant, les gens se parlent...bref  pour reprendre quelque expression dans l'air du temps, cela a du sens et  crée du lien et  figurez-vous que les gens en redemandent. Comme quoi, ce ne sont pas forcément les choses les plus compliquées et chères qui font recette. Quinze mille personnes de tous  âges et  conditions sociales à saucissonner  (avec ou sans cochon là n'est pas le problème) en bord de mer, au lieu d'être avachis devant une  télé, c'est toujours  bon à prendre non?
























photos: Paco et J.J.





vidéos: Paco

samedi 4 juin 2011

my favorite things

Tout doux!
fait le samedi
à son marcheur d'étoiles
tête au ciel,  pieds palmés.
pour qu'il se rende à l'évidence poétique
 indécrottable noctambule
qui sévissait en opportun
sous des lumières d'artifice.
à partager dans l'innocence
quelque instant rare de courtoisie.
et trinquer à la lune et toutes ses fanfreluches.




merci aux "Ephémérides" pour leur idée originelle

vendredi 3 juin 2011

l'ombre du vent



".../...Debout, Daniel, habille-toi. Je veux te montrer quelque chose.
-Maintenant, à cinq heures du matin?
-Il y a des choses que l'on ne peut voir que dans le noir, avait soufflé mon père en arborant un sourire énigmatique qu'il avait probablement emprunté à un roman d'Alexandre Dumas.
Quand nous avions passé le porche, les rues sommeillaient encore dans la brume et la rosée nocturne. Les réverbères des Ramblas dessinaient en tremblotant une avenue noyée de buée, le temps que la ville s'éveille et quitte son masque d'aquarelle. En arrivant dans la rue Arco del Teatro, nous nous aventurâmes dans la direction du Raval, sous l'arcade qui précédait une voûte de brouillard bleu. Je suivis mon père sur ce chemin étroit, plus cicatrisant que rue, jusqu'à ce que le rayonnement des Ramblas disparaisse derrière nous. La clarté du petit jour s'infiltrait entre les balcons et les corniches en touches délicates de lumière oblique, sans parvenir jusqu'au sol. Mon père s'arrêta devant un portail en bois sculpté, noirci par le temps et l'humidité. Devant nous se dressait ce qui me parut être le squelette abandonné d'un hôtel particulier, ou d'un musée d'échos et d'ombres.
-Daniel, ce que tu vas voir aujourd'hui, tu ne dois en parler à personne. Pas même à ton ami Tomas. A personne.
Un petit homme au visage d'oiseau de proie et aux cheveux argentés ouvrit le portail. Son regard d'aigle se posa sur moi, impénétrable.
-Bonjour, Isaac. Voici mon fils Daniel, annonça mon père.Il va sur ses onze ans et prendra un jour ma succession à la librairie. Il a l'âge de connaitre ce lieu.
Le nommé Isaac eut un léger geste d'assentiment pour nous inviter à entrer. Une pénombre bleutée régnait à l'intérieur, laissant tout juste entrevoir les formes d'un escalier de marbre et d'une galerie ornée de fresques représentant des anges et des créatures fantastiques. Nous suivîmes le gardien dans le couloir du palais et débouchâmes dans une grande salle circulaire où une véritable basilique de ténèbres s'étendait sous une coupole percée de rais de lumière qui descendaient des hauteurs. Un labyrinthe de corridors et d'étagères pleines de livres montait de la base au faîte, en dessinant une succession compliquée de tunnels, d'escaliers, de plate-formes et de passerelles qui laissaient deviner la géométrie impossible d'une gigantesque bibliothèque. Je ragardais mon père, interloqué. Il me sourit en clignant de l'oeil.
-Bienvenue, Daniel, dans le Cimetière des Livres Oubliés.
çà et là, le long des passages et sur les plate-formes de la bibliothèque, se profilaient une douzaine de silhouettes. Quelques-unes se retournèrent pour nous saluer de loin, et je reconnus les visages de plusieurs collègues de mon père dans la confrérie des libraires d'ancien. A mes yeux de dix ans, ces personnages  se représentaient comme une société secrète d'alchimistes conspirant à l'insu du monde. Mon père s'agenouilla près de moi et, me regardant dans les yeux, me parla de cette voix douce des promesses et des confidences.
-Ce lieu est un mystère, Daniel, un sanctuaire. Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit, et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui. Chaque fois qu'un livre change de mains, que quelqu'un promène son regard sur ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. quand mon père m'a amené ici pour la première fois, il y a de cela bien des années, ce lieu existait déjà depuis longtemps. Aussi longtemps, peut-être que la ville elle-même. Personne ne sait exactement depuis quand il existe, ou qui l'a créé. Je te répèterai ce que mon père m'a dit. Quand une bibliothèque disparaît, quand un livre se perd dans l'oubli, nous qui connaissons cet endroit et en sommes les gardiens, nous faisons en sorte qu'il arrive ici. Dans ce lieu, les livres dont personne ne se souvient, qui se sont évanouis avec le temps, continuent de vivre en attendant de parvenir un jour entre les mains d'un nouveau lecteur, d'atteindre un nouvel esprit. Dans la boutique, nous vendons et achetons des livres, mais en réalité ils n'ont pas de maîtres. Chaque ouvrage que tu vois ici a été le meilleur ami de quelqu'un. Aujourd'hui, ils n'ont plus que nous, Daniel. Tu crois que tu vas pouvoir garder ce secret?
Mon regard balaya l'immensité du lieu, sa lumière en chantée. J'aqcquiesçai et mon père sourit.
-Et tu sais me meilleur? demanda- t-il.
Silencieusement je fis signe que non.
-La coutume veut que la personne qui vient ici pour la première fois choisisse un livre, celui qu'elle préfère, et l'adopte, pour faire en sorte qu'il ne disparaisse jamais, qu'il reste toujours vivant. C'est un serment très important. Pour la vie. Aujourd'hui, c'est ton tour.
Durant presque une demi-heure, je déambulai dans les mystères de ce labyrinthe qui sentait le vieux papier, la poussière et la magie. Je laissai ma main frôler les rangées de reliures exposées, en essayant d'en choisir une. J'hésitai parmi les titres à demi effacés par le temps, les mots dans des langues que je reconnaissais et des dizaines d'autres que j'étais incapable de cataloguer. Je parcourus des corridors et des galeries en spirale, peuplé de milliers de volumes qui semblaient en savoir davantage sur moi que je n'en savais sur eux. Bientôt, l'idée s'empara de moi qu'un univers infini à explorer s'ouvrait derrière chaque couverture tandis qu'au-delà de ces murs le monde laissait écouler la vie en après-midi de football et en feuilleton de radio, satisfait de n'avoir pas à regarder beaucoup plus loin que son nombril. Est-ce à cause de cette pensée, ou bien du hasard ou de son proche parent qui se pavane sous le nom de destin, toujours est-il que, tout d'un coup, je sus que j'avais déjà choisi le livre que ,je devais adopter. Ou peut-être devrais-je dire le livre qui m'avait adopté. Il se tenait timidement à l'extrémité d'un rayon, relié en cuir lie-de-vin, chuchotant son titre en caractères dorés qui luisaient à la lumière distillée du haut de la coupole. Je m'approchai de lui et caressai les mots du bout des doigts, en  lisant en silence:

                                                  L'Ombre du Vent
                                                   Julian Carax  
.../..."

-extrait de: L'ombre du vent "
(La sombra del viento)
un roman de Carlos Ruiz Zafon -traduit de l'espagnol par François Maspero- Editions: Grasset

mariage-Royal et d'ici, tu vois le tableau



Courgettes en gratin, voulez-vous prendre pour époux Cake au thon?

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 Chantal nous propose le résumé de l'intégrale du spectacle de la compagnie Royal de Luxe à Nantes/Naoned



envoyé par: Presse Océan

      

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"Autoportrait", huile sur toile, 162x114cm. Laurent Dauptain.


La galerie Pierrick Touchefeu présente


AUTOPORTRAITS & PAYSAGES URBAINS
de  Laurent DAUPTAIN (Fr)
Exposition du 2 au 26 Juin 2011


"Paysage urbain", huile sur toile, 97x130cm. Laurent Dauptain.

galerie Pierrick Touchefeu
2 rue Marguerite Renaudin
92300 SCEAUX
Tél: 01 47 02 10 62 - 06 18 18 03 56
www.pierricktouchefeu.com



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