mercredi 16 mars 2011

les embellies de printemps




Jusqu'au  20 mars 
RENNES
-Les Embellies du Printemps-






tribord toute



Si tu vas par là,
quand on met les voiles c'est qu'on n'a pas peur.
Pour le reste, au port,
on s'habille léger
enfin,
selon l'humeur.


A tribord, dans le sens de la marche,
toujours,
dans le sens de la marche.
Ne jamais tourner le dos à la sortie.
A lire dans un vers de marin
posé sur son ancrier.




Depuis le début de l'après-midi,
 la scène du port me narguait.
On aurait du tout arrêter,
je devais encore travailler le fond
et cela ne servait à rien de s'obstiner ainsi  à vouloir faire coller,
un vieux voilier d'opérette de passage avec les  fidèles  des lieux.



Mon trois-mois barque dit le Pacha en reluquant avec tendresse son verre de Gordon
& MacPhail’s Mortlach,
seule faiblesse acceptée par ses pairs.
Personne d'autre que lui ne comprenait ce que cela  voulait  dire: "mon-trois mois barque".
et il n'en dirait pas plus,
sauf  peut-être certains  soirs de grandes émotions
ou il affirmait alors d'une voix fumée au vieux chêne que c'était un code entre lui et Ulysse son bateau,
mon trois-mois barque .
Rien de plus,
ni moins,
qu'ça.



in a lifetime

mardi 15 mars 2011

promo sur le jasmin


C'était il y a quelques jours, peut-être même quelques semaines, portées par un vent du sud les rumeurs du Printemps avaient envahi les coeurs et les conversations. On leur trouva des noms de fleurs pour en faire des bouquets de liberté, généreux, audacieux, sans réserve...
Comme un rêve qui s'attrape si l'on veut bien y croire, il semblait  alors que le mouvement des idées en cavale prenait de l'ampleur, ça faisait envie et si lui il réussissait à ouvrir sa cage "pourquoi pas moi" disait l'Homme-orchestre et  tout autant oiseau ..



Une autre fois, après sa toilette bisannuelle  la machine s'arrêta. Sans prévenir, sans crier gare, ni train, ni ouf,   Argh! on aurait mieux fait de ne toucher à rien dit la voix-off et l'expert qui était justement présent diagnostiqua quelque chose de terrible -ou pas- mais alors précisa t-il , dans ce cas il faudrait  comprendre cela comme un signe-avant-coureur d'une future catastrophe annoncée.
Pour tenter le tout pour le tout on décida d'aller lui changer sa mémoire à l'animal électrique. Qui sait, peut-être  qu'en effaçant de trop mauvais souvenirs qui fatiguaient inutilement un appareil déjà bien essoufflé...
Chez le vendeur de mémoire en barrettes, l'expert opta pour un plus grand modèle
et...
de retour sur le théâtre des opération,
la machine  avait reprit son ronronnement comme si de rien n'était 
et ptêt même 
avec une respiration plus légère
mais ça...
A force de croire ou d'espérer, on se fait  des idées
qui ne ressemblent pas toujours
ni souvent à la réalité,
des idées toutes chiffonnées.  





Un autre jour,
les machines tombent du ciel  emportées par les vagues de l'Histoire,
des machines infernales déguisées en courants-d'air.
Et comme au loup  si elles te touchent t'es mort
mais des fois tu le sais pas encore.




Aujourd'hui, j'ai vu que le fleuriste pas très loin du cimetière  faisait des prix sur le jasmin. Les fleurs de la révolution ne se conservent pas si longtemps sans doute.
Mais,
a t-on bien coupé les tiges, changé leur eau? 


L'expert est reparti chez lui , en bas de la carte où l'on annonce de fortes précipitations.On a rangé le jeu de tarot et les dés.
Ce soir je retourne travailler. 
Tout est sous contrôle
en somme.
sauf peut-être
les particules élémentaires
qui parfois nous désespèrent.


lundi 14 mars 2011

quelques miettes d'un lundi




"Bob Munroe se réveilla couché sur le ventre. Sa mâchoire lui faisait mal, les oiseaux piaillaient et son caleçon le gênait. Il était arrivé tard, des élancements dans le dos à la suite du voyage en car, et il s'était allongé par terre pour dîner de deux paquets de crackers, si bien qu'il était plein de miettes- sous son torse nu, dans les plis moites de transpiration de ses coudes et de sa nuque, tandis que la plus grosse et la plus désagréable s'était logée dans la raie de ses fesses, pareille à une pointe de flèche en silex. Il ne parvint pas à s'en débarrasser car il avait dormi dans une mauvaise position.il avait des fourmis dans les bras. Il voulut les remuer. C'était comme essayer de faire bouger une pièce de monnaie par sa seule force de concentration. Pour son premier matin dans cette maison vide, Bob sentit peser sur lui tout le poids de la journée. Il frissonna au contact du lino froid contre sa joue et eut le sentiment que non loin en dessous, dans le sol sablonneux, la mort tendait la main pour l'effleurer.

Ses petits rouages finirent par se mettre en place et le hisser sur ses jambes. Il s'appuya au mur le temps que la tête cesse de lui tourner, gratta la miette coincée entre ses fesses, puis il se rendit dans la cuisine. Il ouvrit le réfrigérateur, lequel était vide et dégageait une odeur âcre de thermos laissée trop longtemps fermée. Dans le congélateur, les bacs à glace contenaient quelques cubes chétifs. Bob en sortit un qu'il glissa dans sa bouche. Il avait un goût de linge sale, et il cracha dans l'espace poussiéreux entre le frigo et la cuisinière. .../..."




-Extrait de: "La côte de brun"-une nouvelle de Wells Tower- "Tout piller, tout brûler."traduction: Michel Lederer-Terres d'Amérique- Editions Albin Michel-
autre avis:"En lisant en voyageant"




note de service: en raison et sans raison également  (objectivement et sous-équipement parlant), les commentaires publiés par vos soins ces dernières semaines n'ont pas fait l'objet, contrairement à d'habitude et de ma part, de réponses aussi pertinentes que "Bravo" ou encore celle-ci:  "Merci" et même pourquoi-pas:"Comme Voulzy allez!"
( voix off-sans oublier le smiley pour faire toujours jeune)
vous voudrez bien nous en excuser.



dimanche 13 mars 2011

the road




"The road stretched out a hand ready to shake
The hand reached in
To lead me from this place
My house, it yawned for my room
Was fool of waste
So I finally set my pace
Along the road
The road is pulling me
My home is wishing me away
The street-lamps beckoning:
'Come careless, swiftly
And stray,'
But gone, before I'm gone
I'd like for all my friends
To join up with me
In song
So
When I go
My friends can nod their heads
And say:
'We're glad she's moved on,'
Farewell, old comforts
So long, restful days
I'll carry nothing
For nothing can I claim
I will try not to
But I'll still forget your name
And I'll find another face
Along the road
And gone, when I'm gone
I'd like for all my friends
To raise up their heads
In song
So
When I go
My friends can nod their heads
And say:
'We're glad she's moved on,'
the road is pulling me
my home is wishing me away
The sidewalks whispering:
'Come careless, swiftly
And stray,'
So swiftly I strayed
But gone, when I'm gone
I'd like for all my friends
To raise up their heads
In song
So
When I go
My friends can nod their heads
And say:
'We're glad she's moved on,'
The road is pulling me
My home is wishing me away"
The Road-The Finches"





"C'EST ENCORE LOIN"
Pascal Rivet
Exposition du vendredi 18 mars au dimanche 15 mai
horaires d'ouverture
mardi- samedi : 13h\19h
dimanche : 15h\19h
entrée libre



Les Rencontres de Sophie

  11e édition

Image.
"Du vendredi 18 au dimanche 20 mars 2011, Les Rencontres de Sophie organisées par l’association Philosophia investissent le lieu unique. Après "Les autres" en 2010, le thème "Agir" est proposé cette année à la réflexion. Débats, conférences, ciné-philos, diffusion vidéo… sont au menu de cette 11e édition.
L’entrée est libre pour s’initier et se perfectionner au savoir et à la sagesse.

Agir, n'est-ce pas le plus propre de l'homme: concevoir des fins, délibérer avec les autres sur les raisons de les choisir et sur les moyens de les accomplir, pour transformer le monde, autrui et soi-même, afin de vivre aussi bien que possible?
Or, la condition démocratique de l'homme contemporain se caractérise par la perte d'autorité des instances qui légitimaient traditionnellement les normes de l'action. Cette perte engendre aujourd’hui un débat incessant et des combats récurrents à propos de la meilleure façon d'agir et donc de vivre, aussi bien personnellement que collectivement, comme en témoignent la libéralisation des mœurs et la rencontre des cultures.
N'est-il pas alors nécessaire, pour plus de lucidité et de responsabilité, d'examiner à nouveau les finalités et les modalités de l'action humaine, tout comme ses capacités et ses limites, dans les grands domaines des rapports des hommes entre eux et au monde : l'art, la religion, la technique, la science, la politique, le droit, la morale et la philosophie elle-même?"
Avec: Emmanuel Barot, Miguel Benasayag, Jean Blaise, Fabienne Brugère, Sylvie Courtine-Denamy, Gilles Geneviève, Gilbert Hottois, Yves Michaud, Marc Pavlopoulos, Bertrand Saint-Sernin, Bernard Stiegler…
 source "ville de Nantes
 
 WWW.LELIEUUNIQUE.COM

the moment was


 Anton-Tang


Moments from Everynone on Vimeo.

En matière de communication il ne faut rien laisser au hasard;
ainsi une des correspondantes de la station France Inter à l'heure du séisme  japonais s'appelle: "Sophie Bécherel

mercredi 9 mars 2011

le titre est en réfection

en raison de la  rencontre de  paramètres liés à quelques jours de vacances-associés à des travaux sur le fondamental en béton et une semaine de réunion du comité de pilotage avec la visite sur nos terres bretonnes des "Couleurs" du Languedoc à la rencontre de " l'Aencre - (rôles pouvant naturellement  et à certaines occasions être interchangeables) , un certain dérangement est à prévoir sur nos lignes pendant un moment, que nous évaluerons à quelque temps.
Aussi, d'ors et déjà, nous vous  prions d'accepter les excuses de la maintenance et de ses services connexes.


INCULTURE-Franck Lepage-

 




... partie quatre-partie cinq-  partie six-  partie sept-  partie huit-  partie neuf- partie dix- partie onze  - partie douze- partie treize- partie quatorze- partie quinze- ET seize-




lundi 7 mars 2011

manger son quartier




 Découvert à la bibliothèque municipale (que j'aime) dans un ptit bouquin haut comme deux pommes (dont j'ai déjà ici même reproduit quelques textes) où pour la modique somme de huit euros (Vi! parce que celui-là, s'il est encore disponible je l'achète...) on se plonge dans un univers d'ateliers d'écriture  à l'heure de l'estuaire Nantes-Saint-Nazaire et qui n'est pas sans rappeler l'architecture  poétique  d'une certaine internationale situationniste de la grande époque...

"Parce que l'alimentation est autre chose qu'un besoin.
Que seule l'exploitation, la privation de notre temps de vie et la bêtise nous réduisent à nos besoins.
Parce que se nourrir est un art, un artisanat, qui ne peut exister que par la souveraineté sur notre temps.
Créer une maquette comestible de son quartier,
établie en fonction du ressenti des habitants.
Inviter les habitants à répondre par questionnaire ou entretien pour déterminer la liste de saveurs, à incorporer. (questionnaire en ligne)
Amener chaque personne à percevoir autrement son lieu de vie.
Apporter une perception gustative de l'endroit où l'on réside.
Cuisiner le quartier, comme il faut, avec de bons produits.
Bâtir le quartier comestible.
Vraiment.
Le partager.
Lors de la dégustation, demander à chaque personne d'apporter une recette afin d'établir un livret des recettes du quartier."
"Manger son quartier"

Guide indigène de (dé) tourisme de Nante-s et Saint-Nazaire 
Bureau de la main d'oeuvre indigène
Editions A la criée