lundi 25 octobre 2010

la pensée de l'autre jour




"Puisque le gouvernement  et le peuple n'arrivent pas à s'entendre, il n'y a qu'à dissoudre le peuple."
(un réflexologue)

et dissoudre c'est pas...
(mon buraliste)

lundi et l'autre pas


J'sais pas si vous avez remarqué mais depuis quelques temps lorsque les médias parlent de la fameuse affaire style fin de règne crapoteux d'une grand famille -qui le vaut bien- de la  HOT bourgeoisie  made in France, le ministre également  impliqué (et sa madame tout autant ) dont on causait  avant en long en large et surtout de travers à partir de révélations quasi quotidiennement  renouvelées et bien ce monsieur qui à l'air si doux, si gentil si hu!hu! honnête a  disparu  des manchettes et chroniques -pfuiiit- d'un coup de baguette magique ou...Elyséenne -va savoir- on ne cite plus que l'héritière, la fifille à sa maman, l'avocat de madame mère (ex-ministre socialiste et défenseur de...charlie-hebdo) , un procureur impartial  aux ordres et une juge un peu trop fouineuse semble t-il , dont "certains" aimeraient bien voir le départ vers heu! d'autres dossiers provinciaux comme cela se pratique toujours et encore...et  en toute bonne indépendance de la justice franchouaise- N'est-ce pas madame Eva joly?
Oui mais alors... il est passé  où le Msieur  Woerth en question ?  hein(g) 
et ben,  aux dernières nouvelles, il semblerait qu'il soit en train de....
prendre sa retraite!
à bras le corps même
que dis-je 
au grand galop
et il l'a bien méritée non?
tant d'abnégation au service de son patron préféré
ça vaut au moins  heu! une médaille...
et pendant con y est   si vous vouliez bien vous cotiser pour lui offrir un cadeau de départ , ce serait sympa
les gars
et 
les filles 
aussi
allez.. quelques années de boulot en sus  c'est quand même pas la mer à boire, bande de feignasses. Regardez Msieur  Dassault, par exemple, 85 ans toujours au taf- bon bien bon oeil , élégance et distinction, l'honnêteté vissée au corps , des idées en rafale et... c'est pas demain la veille qu'il va arrêter son char...Dassault
Alors s'il vous plait 
un peu de décence,
pensez à vos enfants, bande d'un gras.
Si vous voulez qu'ils soient encore plus subtilement  exploités que vous le fûtes (et la culotte avec) taisez-vous, allumez la télé et l'on s'occupe du reste 
aie confianceu.......
allez troupeau, go to the niche

dimanche 24 octobre 2010

le sens de la vie


 photo: Patrick L.



découvert chez: "Les nouveaux cinéphiles"



A travers les rideaux, le soleil  invente un théâtre d'ombres où l'imaginaire joue son rôle à merveille, comme il sait si bien le faire quand on lui accorde un peu d'attention, et que l'on se laisse embarquer dans ses voyages chimériques, fantastiques, poétiques...
Tu crois?
C'est peut-être notre enfance qui revient de loin, à la vitesse des rêves, c'est à dire aussi vite que l'impossible, et elle s'accorde à la musique du moment, celle que tu joues en devenir, sans  en connaitre les accords,  aussi harmonieuse qu'une carcasse de ptit bonhomme aux pupilles attirées par un  nuage en forme d'histoire qui commencerait par "Regarde on dirait..." ou encore un mur qui pour un instant supposé onirique serait devenu la porte d'un monde alterné: 
Tu vois?
C'est un monsieur qui essaye d'enlever un chewing gum qui est  collé sur son front, alors il tire dessus , mais c'est drôlement bien attaché et plus il tire, plus ça résiste et il s'en met  alors plein les doigts sans que pour autant il arrive à s'en débarrasser...
Oui mais ah! ah!  ptêt que c'est pas du chewing-gum? , juste un truc qu'il a dans le crâne , tu sais un peu comme des idées tenaces qui nous prennent parfois  la tête alors qu'on aimerait tant   l'avoir plus légère la caboche , plus insouciante, plus...aérée quoi et plus on essaye moins on y arrive...

Et le sens de la vie dans tout ça, hein?
Ben t'as pas compris?
La vie, elle  n'a pas de sens elle les a tous justement , les giratoires, les interdits, l'Unique aussi, car malgré les apparences,  la multitude des similitudes, rien ne ressemble  à personne d'autre et  à ce que tu sais toi ou alors si  peut-être, à force et  à l'instant au  ptit bonhomme du mur que t'aimerais bien nous faire croire que... hein? mais... regarde, il n'est déjà plus là. D'ailleurs, il n'a jamais existé que dans tes songes éveillés et  ensoleillés de gosse et  tu peux toujours essayer de les partager et t'as bien  raison de le faire- on appelle ça communiquer je crois-  mais t'étonnes pas non plus si quelqu'un  te répond " pffff n'importe quoi, c'est pas du tout ça, et je vais te dire ce que c'est..."
Et le pire dans l'affaire,
c'est que vous aurez tous les deux
raison
et... tort
C'est juste une question de point de vue. 



Allez! Levons les amarres moussaillons, c'est dimanche.


envoyé par Richard Goumas

samedi 23 octobre 2010

un singe en hiver ou presque


"T'avais les mains comme des raquettes
Pépée
Et quand j'te f'sais les ongles
J'voyais des fleurs dans ta barbiche
T'avais les oreilles de Gainsbourg
Mais toi t'avais pas besoin d'scotch
Pour les r'plier la nuit
Tandis que lui... ben oui !
Pépée
T'avais les yeux comme des lucarnes
Pépée
Comme on en voit dans l'port d'Anvers
Quand les matins ont l'âme verte
Et qu'il leur faut des yeux de rechange
Pour regarder la nuit des autres
Comme on regardait un chimpanzé
Chez les Ferré
Pépée
Pépée
Pépée
T'avais le cœur comme un tambour
Pépée
De ceux qu'on voile le vendredi saint
Vers les trois heures après midi
Pour regarder Jésus-machin
Souffler sur ses trent'-trois bougies
Tandis que toi t'en avais qu'huit,
Le sept avril
De soixante-huit
Pépée
Pépée

J'voudrais avoir les mains d'la mort
Pépée
Et puis les yeux et puis le cœur
Et m'en venir coucher chez toi
Ça changerait rien à mon décor
On couche toujours avec des morts
On couche toujours avec des morts
On couche  toujours avec des morts
Pépée
Pépée"
-Léo Ferré-

et les mots sans bruit



"../...La grande subtilité du totalitarisme libéral tient en quelques principes: Nous convaincre (il n'y a pas de plan B c'est pour notre bien) puis nous faire collaborer jusqu'à l'endettement (financier ou moral). Ici toutes les formes de la démocratie (enfin, presque...) sont préservées, elles sont même mises en avant comme gage de la bonne foi de ceux qui nous dirigent. nous en venons à adhérer à notre propre exploitation, à notre propre torture même. En corollaire, le vieux rêve jacobin d'un Etat (ou d'un patron) en prise directe avec son administré éliminant tout corps social intermédiaire (par exemple associatif ou syndical)  reprend du poil de la bête. Le désir d'émancipation cher aux lumières, a promu l'individualisme consumériste ../..."
extrait de: "Le temps des utopies" texte de Gabriel Brie publié dans la page "Rebonds" du n°989 de l'hebdomadaire "Lien social"



"Ce qu'on aimerait c'est vivre jusque-là
et que les enfants soient là
Voilà ce qu'on aimerait.
Durer, se prolonger encore un peu, voir pousser les bouchons;.
Dur le désir, vieille la tendresse, encore un peu .
On risque d'avoir la pluie. Qu'est-ce que vous prenez?
Des mots tellement usés qu'ils deviennent transparents,
qu'ils laissent passer la lumière.
 Ni héros ni salaud, la plupart des vies s'accomplissent ainsi.
 sous-entendues, inaperçues, entre les lignes;
Les lignes de vie des autres, entre deux gares sans but.
J'appelle pas ça une vie. T'appelles ça une vie?
un match de foot un dimanche, un demi-panaché en été à Evry.
Et qui pour célébrer ces éclats minuscules?
qui pour montrer ce qu'on voit?
Sous-entendu, c'est à dire pas assez écouté
inaperçu, c'est à dire pas assez considéré.
Des coeurs ont battu, des corps combattus.
On ne vit qu'une fois
sans comprendre.
Train-train, train de vie, s'accrochent sans bruit les wagons
mais vorace si vorace la tendresse
mais rapace si rapace le désir sous la glace à biseau du buffet
entre le chalet suisse et les chiures du calendrier des pompiers
là où meurent les mots sans bruit."
-Daniel Mermet-


.../...Aussi est-il absurde de réclamer “la création d’emplois”; les richesses existent pour assurer la subsistance à toutes et à tous. Nous n’avons qu’à les partager. Quant au reste, une révolution sociale fermerait davantage d’usines et supprimerait plus d’emplois nuisibles en douze heures que le capitalisme en douze ans. Pas question de continuer à fabriquer des colorants alimentaires, des porte-avions ou des contrats d’assurance... Pas de “plein emploi”, une vie bien remplie!../...





“../...La fortune des 358 personnes les plus riches de la planète, milliardaires en dollars, est supérieure au revenu annuel de 45% d’habitants les plus pauvres de la planète, soit 2,6 milliards de personnes.” (Le Monde diplomatique, février 1997). [...] C’est fort naïf que de compter aujourd’hui sur des hommes d’état compréhensifs pour satisfaire aux doléances des pauvres. Les gouvernants, quelle que soit leur étiquette politique, ne sont que des administrateurs au service des véritables maîtres du monde: les propriétaires des multinationales transplanétaires. [...] 

- extraits de:" Bureau of public secrets"-

plume d'ange





envoyé par  Patrick Clémence

merde, y'a pas de titre

( chais pas moi chai masseur -à moteur de recherche-)

-C'est une bien curieuse habitude que vous avez là, de prendre la plume (en français d'époque: taper de manière convulsive sur un clavier) à cette heure qui n'en est que quatre d'ailleurs.
Voui, dame, mais...l'inspiration, vous avez entendu causer?
-....Peut-être... un jour... mais... là n'est pas la question;
Alors, heu!  vous pouvez répéter la question?
-Certainement pas, vous n'aviez qu'à écouter lorsque je vous dégoisais à moi-même;
Ah je vois , ma chose, boude en train, en quatre car, en félo et pédibus aussi si ça se trouve...
-D'abord je ne suis pas fôtre chose, et vous devriez également surveiller les fautes de frappe (comme disait un cousin maraicher en descendant d'un panier à salade à un grand couillon  casqué et rembourré aux épaules comme qui dirait qu'il avait le hockey
Avoue  alors... toujours la politique, la politique...pénible à la fin (et au début aussi) vous pourriez au moins  avoir un peu de respect pour les gens qui dorment ou alors heu...pour la poésie qui elle n'en fait pas de politic oeufs non plus.
-Nous ne devons pas avoir les mêmes rillettes de valeur alors- Si vous croyez si bien dire en faisant rimer amour avec toujours plutôt qu'à la bourre (en Bresse) ou Rocamadour dans l'espoir d'un Brie qu'on court , cours toujours et pédale dans le yaourt mon calembour (bien fait) qui brille de ses milles atours ( en 40 dans la poche de Saint-Nazaire-et son mouchoir dessus)
C'est votre ascendance au long-cours qui vous inspire ainsi?
-Tu vois, quand tu veux, toi aussi... tu peux laisser filer du mou dans l'estuaire pour appâter la clef de sole sans pour autant se prendre pour le cuistre à jupiter (sans mousse) ; et puis faut que je te dise un truc: la politique c'est le contraire de la morale quand t'en fait c'est que t'as pas les moyens et comprends-moi bien, je te parle pas présentement des suce mal  nommés représentants du peuple qui eux sont des politichiens qui te bouffent l'haleine  pas fraiche  sur le mouton , non,  ici git le révolté moyen, basique instinct , primaire universel qui laisser parler son coeur d'artichaut  et son amateurisme- naïf peut-être- mais pas encore encarté, récupéré, désossé, dialectisé, cameloté, magouillé, formaté et chambre des députés avec vue sur le tiroir caisse...
Si tu savais, comme le pouvoir et ses alliés (subjectifs) m'emmerdent au plus haut point pas leur suffisance , les actes de contrition et les cours de flutiau.
Si tu savais, comme je ne sais pas, comme je ne saurais jamais où est ma vérité, sinon celle qui veut que je ne fais que passer, la seule dont je suis vraiment sur et en attendant...ben...  je ma muse un peu avec les moyens du bord de mer; et ainsi, la politique n'étant  pas à ma convenance  réservée aux professionnels  de la profession- comme disait l'autre- je mie essaye à tremper dans le caniveau pour y faire des mouillettes et je souffle dedans pour les bulles , j'adore les bulles , c'est  joli sur l'instant et sans prétention.
Sinon, toi  ça va, pour un samedi?
 Mais où tu vas? 
Attends j'ai pas fini...
Attends, je te dis...

vendredi 22 octobre 2010

un casseur peut en cacher un autre

un lecteur nous envoie un lien intéressant sur des débordements post manif parisienne  et pour le moins troublants
à suivre par ici

et en prime une ptite chanson rennaise :

ceci est un espace de liberté



"Je vais chercher le double décimètre dans le placard sous le lavabo de la salle de bain et je vais mesurer exactement les côtés de cette feuille de papier, la longueur et la largeur que je vais multiplier pour obtenir la surface de cet espace de liberté.
Mais je pourrais le mesurer autrement: avec mes pouces, avec mes pieds.
Je pourrais le mesurer avec un barreau de prison.
Je pourrais le mesurer avec un bâillon.
Je pourrais le mesurer avec un sabre ou un goupillon.
Je pourrais le mesurer avec la couille d'un eunuque.
Je pourrais le mesurer avec l'odeur de la rue quand on ressort vivant de l'hôpital un mardi ensoleillé d'automne.
Je pourrais le mesurer avec la pile Wonder de la lampe de poche la nuit sous les couvertures du dortoir où je lisais Histoire d'O.
Je pourrais le mesurer avec le cul d'Yvonne (et je découvrirais que l'on parle d'espace de liberté mais jamais de volume de liberté).
Je pourrais le mesurer avec un solo de Miles.
Je pourrais le mesurer avec la liberté puisqu'on emploie cette expression: "Je prends la liberté de...".
Je prends la liberté de prendre la mesure de cet espace de liberté.
Je pourrais le mesurer avec la question de la liberté, étouffante, oppressante liberté, tyrannique liberté, cette peur dont il faudrait nous guérir, qui fut l'horizon indépassable, l'émancipation de l'individu comme de l'espèce, la rédemption des masses qui méritait qu'on lui sacrifiât la vie et qui aujourd'hui est devenue la liberté du consommateur de choisir entre divers produits, entre le Big Mac et la pizza.
Ancien combattant, songeant à ceux qui versèrent pour cette Liberté chérie leur sang et leurs larmes, je pourrais le mesurer avec une phrase de jadis: "La liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas", et pleurer sur tous les espaces de liberté inemployés et fustiger les fainéants que nous sommes en cette vallée fertile.
Je pourrais le mesurer avec toutes les libertés minuscules, pas la grande messianique inscrite au  fronton du pouvoir mais les petites de chaque instant, effractions amoureuses, insoumissions aux idées insidieusement imposées, défis, contre-courant, dissidences.

Je pourrais enfin le mesurer avec un géomètre en présence d'un huissier afin de définir qui peut occuper cet espace, qui en est le propriétaire, qui peut y entrer, quelle carte il faut y présenter à l'entrée, quel squatter, quel sans logis pour ses idées, quel sans-papiers viendra occuper ce papier, par qui il faut le faire garder  et comment le préserver: quels barreaux mettre aux fenêtres, à quelle hauteur les barbelés, dans quel tissu de soutane faut-il faire les bâillons, quel salaire pour l'eunuque, combien de caméras, combien de chars, combien d'avions de chasse, combien de divisions pour défendre MON espace de liberté?"

Daniel Mermet- -extrait de:  "Là-bas si j'y suis" -carnets de route- Editions La Découverte&Syros







les mots dits

 illustration: Caleb Gattegno-

Les mots dits
sont rois
le temps qu'ils savent faire
effet de manche
ou drôle d'effet.
Ils seraient facilement portés sur la comparaison
si on n'y prenait garde
en leur pliant les ailes
pour qu'ils restent  attachés à la sphère d'origine
la bouche en coeur
et les mots scion
peut-être.
Les mots de la nuit ne sont pas autre chose
qu'une répétition générale en comité restreint
et même s'ils ne sont pas des lumières
qu'importe...
ils se moquent gentiment de leur double
consciencieusement noyé au fond d'un verre
entre la cerise et les rides...