jeudi 14 octobre 2010

les hypocrites font "Chambre" à part



Philippe nous envoie ce court texte mais qui en dit long...

Par un vote du 3/10/2010, les députés (c.q.f.d. de tous bords confondus....n.d.c..) ont rejeté à la quasi-unanimité
l’amendement n°249 Rect. proposant d'aligner leur régime spécifique de
retraite (dont bénéficient également les membres du gouvernement) sur
le régime général des salariés.

Cet amendement a été présenté par M. de Rugy, M. Yves Cochet, M.
Mamère et Mme Poursinoff.

Alors que le gouvernement et les députés n'ont de cesse d'expliquer
l’importance de réformer rapidement un régime de retraite en déficit,
les parlementaires refusent donc d’être soumis au régime de retraite
de la majorité des Français.

C'est ce qu'ils appellent une réforme "juste"



source

bretonnitude






envoyé par cobra du 22

je dis

Aujourd'hui je dis
et ça tombe plutôt bien
comme un fait exprès,
"M'sieur, M'sieur, j'ai pas faite exprès"
Ah ben si justement
Na!
à faire mumuse avec des mots en l'ego
qui s'emboitent des fois sans qu'on leur demande
juste histoire de dire, d'en rire ou de s'interroger.
Mais enfin,  tu vas me dire qui c'est ce Roger?
Je dis, l'amère credi
les vents dredi...
tous
les jours à visiter
quand l'hopital se fout de la charité
quand la washingue se prend pour une moumoute
quand la flute s'imagine  un Mozart en baguette bien cuite
quand le rire fait sourire et l'alarme rigoler..;
quand les visites autorisées
et fortement recommandées
histoire de ne plus avoir peur de la nuit
comme quand on était l' ptit qui n'est jamais très loin;
Jeudi et ça m'en bouche un coin de semaine.
jeudi et y'a pas photo
allez!
pour une fois
sans rancune
alors.
juste que...je me baille aux corneilles et elle est bien fraîche,
pas vous?

mercredi 13 octobre 2010

question à un soldat retraité

photo: Lydie T.

"Je prends une fleur et je trouve des plumes sur mes doigts. Je pense que c'est un mauvais présage : cette main qui transforme les fleurs en oiseaux morts, je peux lui faire faire des choses bien pires. Je reçois une nouvelle angoissante au téléphone, et je pressens que c'est cela que j'avais dans la main il y a un instant. A chaque toucher, on perd quelque chose, et dans cette insensibilité, nous tuons toujours une vie plus petite. C'est probablement ce qui se passe dans mon esprit. Sinon ou iraient ces hordes grandissantes de mots et de noms, et pourquoi sentirais-je toujours que des couches d'existence vivante et de souvenirs se sont noyés en lui? Restent le grandes lignes mais qui sait s'il n'y avait pas en dessous d'autres grandes lignes ? Et qu'est ce qui est effrayant, sinon le bruit qui ne monte pas à la surface?
Nous regardons, et nous tuons des choses plus petites sous le regard. Nous pensons,et nous perdons d'autres pensées, puisqu'il nous faut toujours recommencer à partir d'une chose morte. Il s'agit d'une capacité à faire disparaître qui nous est accordée, gratuitement, mais comme prélude à quelque chose de plus grand.
L'atroce explosion est délimitée dans une étroite parcelle et sous une tente. elle n'a causé aucun chaos, et nous nous émerveillons d'un tel soin, d'une telle propreté. elle sera formidable cette existence comprimée dans une capsule, et toujours prête à accomplir son devoir. et ainsi bien sûr, il n'y aura ni gaspillage ni retard. Nous ne pêcherons pas les choses avec des pensées plus grandes qu'elles, et nous ne créerons pas, d'un simple contact, des ogres ou des épidémies. En effet que se passe- t-il lorsque des scies à peine visibles cassent des murs, ou qu'une ville se transforme en une grande flaque de graisse? Que se passe t-il lorsque toute chose n'arrive plus qu'à cette échelle, et qu'on fait offrande d'énormes morceaux pour nourrir le vide? Et bien sûr, il n'est pas possible d'entendre une petite musique sous les pierres, ni d'y prédire la naissance d'une herbe. Qu'arrive t-il à deux bras qui ont travaillé comme des matraques pour sortir des enfants  de la poussière transparente, et les exposer, renversés, devant les caméras? Qu'arrive t-il à deux bras qui sont sortis des murs comme la grue, ont avalé des escaliers arrachés et des ailes brisées? Les bras et le coeur se couvrent de corne, et ce n'est pas une question qu'on peut poser à un soldat retraité , ni à une fleur."

-"Question à un soldat retraité" extrait de: "portes de Beyrouth et autres poèmes"- un recueil de Abbas Beydoun- traduction Nathalie Bontemps- Editions Actes Sud

celui qui dit qui laid


orthographe également en grève..m'enfin...pour le fin du fond
 attendons  en effet, que les votants -tripotants des deux assemblées et  donneurs de leçon nous montrent l'exemple...

in your eyes

les terres défrichées


du 15 octobre au 13 novembre, c'est la deuxième édition de "Terres Défrichées" avec des artistes locaux, régionaux et nationaux
pour des cabarets, spectacles vivants, concerts, rencontres, projection de films...
avec (en autre) :


Alexis HK



Flanaghan and the Jack






Lili Cros et Thierry Chazelle



 Ayé  Céyi


Hector le facteur



...
pour en savoir plus

les celtomania

jusqu'au 31 octobre sur 15 communes de la Loire atlantique
plus d'infos

c'est l'histoire d'un matin....



-L'autre:C'est l'histoire d'un matin qui....
-La voix off: Ah non, excusez-moi...mais... si je peux me permettre, ça ne va pas du tout. Les histoires c'est pas le matin qu'on les raconte et puis pour qui d'abord hein? Les histoires c'est le soir, enfin au moment du coucher quoi! D'accord?
-le résumeur::L'autre, un peu décontenancé et pas franchement content non plus..;marmonne un peu dans sa barbe toute fraiche de la nuit , ce qui oblige le perchman qui fait superbement le pied de grue, à rapprocher son micro, sinon on va rien entendre de ce qu'il dit l'autre et alors faudrait  refaire la prise et...au prix où sont les prises comme disait mon grand-père qui s'en mettait plein les narines dans l'église pendant la guerre, mais heu...je m'égare, ça c'est une autre histoire...( la voix off entre-parenthèse:oui et en plus le perchiste il fatigue là)
-l'autre: pas le matin, pas le matin, qu'est-ce qu'elle en sait la voix de garage? D'abord, mon histoire elle est pas forcément pour le ptits qui vont au lit, pourquoi elle serait pas aussi pour les grands qui doivent se lever hein(g)?
-la voix off: Ben, il est béta lui, quand on se lève on a pas le temps d'écouter des histoires tiens!
-L'autre: Ah ouais et la radio quand tu te rases...elle raconte pas des histoires, elle? et la télé devant ton bol de ricorée?et...
- la voix off::Oh, ça suffit, pas la peine de faire le malin, tu m'as bien compris, je veux parler d'une vraie histoire, un conte si tu préfères...
-L'autre: Ben faudrait savoir: une vraie histoire ou un conte?... parce que c'est pas pareil et puis entre-nous soit-dit, dans le poste, ils en racontent en pagaille  des histoires qu'on sait même pas si c'est des vraies ou des fausses à force, des histoires à dormir debout, des contes d'apothicaires, des nouvelles défraîchies, des aventures bateau, des récits tout rassis qu'on écoute assis et même tout seul aussi..;
-la voix off: Oui , oui...pas la peine de faire le malin pour la galerie, tu a bien compris ce que je voulais dire;
-le résumeur: l'autre hausse les épaules deux fois et ptêt même trois
-( la script à lunettes et entre parenthèses: En tout cas,  dans le scénario c'était deux, pas trois, na!)
-Le résumeur: script à lunettes, ça fait un peu  pléonasme non?
-L'haut perchiste: "Et avec ça, j'vous sers quelque chose?
-Le résumeur: On sent comme un léger flottement sur le plateau et même chez la script qui est pourtant une femme à plateau; Le metteur en scène essaye de s'ébouriffer du plat de la main les trois cheveux qu'il lui reste sur le fronton du crâne, l'héroïne -comme d'habitude-  est à deux doigts de prendre la poudre d'escampette, le perchman en profite pour faire son show, son seau, heu! son sot , merde,  c'est pas facile à dire: son saut;
- l'autre: bien la peine d'être résumeur, si on est pas foutu de raconter des histoires pfffffff
-Le résumeur: Et de quoi je me mêle, Mösieur je sais tout, qu'est même pas capable de se rappeler de son texte et qu'a  été récupéré sur le fil   à l'anpe des intermittents...
-l'autre: gnaingnaingnain d'abord on dit plus anpe on dit Paul emploie;
-Le Résumeur: ah bon ben vla autre chose qui c'est ce Paul jamais entendu  causer  dans la profession. et puis...
-le metteur en scène (très en colère-voix off-: taisez-vous, ça commence à bien faire, vos conneries, avec tout ça, on sait même plus où on en est
-le résumeur: ( boudeur, qui vient de s'arracher un poil de nez -voix off) :qui fait décidément tout (le résumeur) ben on est au moment où l'autre il commence son histoire par, je cite: "c'est l'histoire d'un matin qui..."
 -La script à lunettes: Mais ça va pas du tout...il peut pas raconter une histoire le matin, c'est complètement incohérent et puis le matin, les gens ils ont autre choses à faire qu'à écouter des histoires
-la voix off: Tiens, qu'est-ce que je disais?
-l'héroïne (qu'en fait toujours des caisses entre deux prises - voix off) : Vous me faites tous chier, je retourne dans ma caravane puisque c'est ça, j'vais pas continuer à me les geler en plein courant d'air pour une histoire débile, où j'ai pas encore  réussi à en placer une , un scénario à la noix, du personnel incompétent et...
-la script à lunettes, l'autre, le perchman, la voix off, le résumeur, le metteur en scène( en coeur-le résumeur): "Ta gueule"
-Boudiou ça fait du bien -voix off
-Le metteur en scène: de toutes façons c'est plus la peine maintenant, l'autre elle s'est barrée et
-L'autre: Ah non moi je suis toujours là
-Le metteur en scène : tout rouge (voix off): Mais je ne parle pas de toi, allez c'est marre, faites ce que vous voulez,  coupez moi ça,  je vais me coucher.
- la voix off au résumeur (tout bas- voix off) Faudrait ptêt en parler au producteur non? j'ai jamais vu un tournage pareil, du grand n'importe quoi oui!
-l'autre: c'est l'histoire d'un matin qu'en finissait pas d'arriver qu'on se demandait même si on le verrait un jour tellement il avait pas envie de se lever ; un matin calme comme la mer quand elle met pas son huile sur le feu; un matin à se faire des tresses sous la couette, à sortir juste le bout du nez pour qu'on dise qu'il est tout frais, en bonne santé et bon pour le service alors que lui, il voudrait juste rester là et  qu'on lui raconte encore des histoires, même et surtout  des pas vraies, des compliquées dans ses rêves où il est toujours un autre avec de superbes idées et des aventures que t'en resterais baba, scotché dans ton fauteuil . Un matin pour espérer, pour imaginer la vie comme si elle allait changer et qu'on se lèverait en disant :"tiens aujourd'hui, tu vas voir ce que tu vas voir, au lieu de....
la gueule farcie de ton chef parce que t'as  encore loupé ton réveil en voulant écouter une histoire  jamais commencée...