samedi 2 octobre 2010

samedi, comme un air de bord de grève























Discours de la FSU 44 à la manifestation du 23 septembre à Saint Nazaire
 
Une chèvre fédérale, un mouton syndical, un cochon syndiqué
Unis dans un même char, s’en allaient en manif.
La bataille des retraites les avait rassemblés
Rien dans leur beau contrat ne supposait canif
Jamais leur unité ne serait lézardée
La position commune ils sauraient conserver.
L’action durait, durait, le conflit durcissait
Le régime Tsar kocrate jamais ne faiblissait
Et le char syndical en dates rebondissait.
Partout des processions publiques se trimbalaient.
Mais un jour le cochon en eut marre des secousses
Juppé ou Raffarin devaient être à ses trousses
Ou il craignait peut être que Fillon ne le trousse
Ou bien que l’UMP ne lui vole sa bourse.
Enfin notre pourceau s’écriait au secours
Disant que les manifs ne sont plus un recours

La chèvre et le mouton sont créatures plus douces.
Elles demandent au cochon mais pourquoi cette mousse.
Qu’as-tu donc à te plaindre ? Il n’y a nul mal à craindre.
Tu vas voir, les retraites, on va les négocier
Rien ne sert de crier du haut de ton gosier.
On s’occupe de tout. N’a-t-on pas mine honnête ?
Apaise ton courroux, cesse là ta tempête.
Jamais sur la retraite nous ne battrons retraite.

Mais que vous êtes sots répartit le cochon.
Que non, nous sommes sages, rétorqua le mouton.
Sot vous êtes, cette idée m’est plantée dans la tête.
Vous croyez que le Tsar Kocrate peut négocier ?
Il va traire la chèvre et les cornes lui scier.

Non, cochon : 2012 sera vite arrivé.

Quoi ! Tu crois que Ségo ta laine pourra sauver ?

Va lui dit le mouton, il faut de la patience
Tabler sur l’alternance et jouer un coup d’avance.

Compère chèvre et mouton je n’vous rend pas raison.
Chèvre a le lait, Mouton la laine, le tsar va vous en décharger
Mais après il ira, à coup sûr vous manger.
Moi qui n’suis que cochon, j’sais bien qu’mon compte est bon
Quand le mal est certain, la plainte ni la peur ne changent le destin.

Seule l’action collective peut ouvrir le chemin
La grève reconductible en est un des moyens.
Camarades cochons prenons nos sorts en main
Car la délégation cache à vue ses desseins

La grève reconductible on doit en discuter
Et dés le 24 la généraliser
Si nous voulons vraiment ce projet retirer."

ce matin là...



Ce matin là , comme à son habitude, il s'était levé de bonne heure. Il n'était pas à un paradoxe près, travaillant la nuit,  un peu comme un phare, une balise, une luciole à l'échelle planétaire... enfin, c'est ce qu'il  voulait s'imaginer  de son rôle  dans un cadre  professionnel comme  passeur entre deux rivages - l'aurore à poings fermés  et une aube fraichement habillée.
Il veillait sur des songes, des peurs, des colères, des larmes , des cris... enfin,  tout ce qui  pouvait bien remonter à la surface et s'échouer sur le rivage quand le corps lâchait prise , quand la conscience tapie de l'autre côté du miroir dépliait ses ailes ou  quand l'angoisse  submergeait de petits êtres fragiles  en - quoi devenir?- qui voulaient "jouer" au grand en se frottant de trop près aux  murs ou  en marchant sur leur ombre, comme éblouis  par la lumière, énervés de fatigue à tourner autour d'eux même et seuls, tellement seuls parfois  avec leur détresse. qui leur brûlait les yeux.

Le monde de la nuit était plus qu'un reflet de celui du jour, il était son double exacerbé, sa caricature même. Pour le comprendre, il fallait en partager ses convictions,  celles qui n'auraient de sens que l'espace de quelques tours de cadran, puisque la fois suivante tout serait différent, tout serait à refaire, tout serait effacé...

Ce matin là,  il s'était levé de bonne heure...Dans le théâtre des existences croisées,  il appartenait à la confrérie du petit jour, alors qu'il exerçait sa "mission" sous les étoiles , enfin, quand elles voulaient bien l'accompagner. On n'est/nait  pas à une contradiction près...et puis ce boulot, comme tous les autres d'ailleurs de son aventure personnelle, était arrivé un peu par hasard, circonstances, rencontres...Il n'avait jamais eu de plan de carrière, ni sur la comète... et s'il regardait souvent le ciel c'était plus pour s'y perdre que pour en faire un exercice de probabilités. Il s'était simplement dit comme toutes  les autres fois: " Tiens, c'est ptêt pour moi ça..".et comme d'habitude...   il s'agissait d'un  boulot particulier, différent," ah moi je pourrais pas faire ça" enfin c'est ce qu'on lui renvoyait en général  , mais n'étaient-ils pas tous particuliers, les boulots, et d'ailleurs... le simple fait de bosser c'était pas aussi bizarre  quelque part?

Ce matin là il s'était levé de bonne heure, il avait  allumé la radio  en sourdine, préparé un thé... et alors que sa machine interne commençait à  doucement ronronner, il s'était souvenu de cette phrase reçue la veille par les canaux modernes de  la communication : " quand on a des convictions, c'est qu'on a besoin de vieillir"  et soudain, il se sentit bien vieux...

vendredi 1 octobre 2010

et le samedi.? tu manifesteras





quelques idées de pancartes pour la manif de demain...


-envoyé par Philippe-

Dark Vador le retour




A
suivre, une vidéo réjouissante aperçue chez: "rue 89" avec l'article qui va bien avec à lire sur le site en question



Niqabitch secoue Paris from NiqaBitch on Vimeo.

merci à Serge pour l'info décidément... quelle santé ce garçon

il est frais mon horodateur, il est frais



Voyez comme il est beau , comme il brille, fier et délicat  sous les embruns automnaux (au tonneau même) . J'imagine que pour certains d'entre-vous,  ce genre d'appareil   qui agrémente les trottoirs modernes est d'une banalité sans nom, enfin si. finalement .. cela s'appelle du racket je crois. Mais figurez-vous que par chance extraordinaire  -sans doutes-notre ville nazairienne restait jusqu'alors une des rares de sa consistance à ne pas posséder ce type de machine tout comme de  fourrière d'ailleurs. Et bien, depuis aujourd'hui même s'en est fini de notre avantageux particularisme. Et ainsi, notre municipe de gôche s'est laissé embobiner (enfin surtout nous les contrits-buables) par le  (comme indiqué sur leur site) premier groupe mondial de concessions et constructions-Vinci que ça s'appelle et vingts dieux ça en jette, pas vrai? Notons, et c'est pas gagné (ou ou ou) que pour faire plus écolo tumeur, les machines à sous sont solaires, de quoi ravir, n'est-il-pas? les strapontins tout verts et aphones siégeant au conseil municipal. Mais bon ,on est content quand même de savoir que grâce à la générosité locale, l'on participera ainsi  à la cagnotte des actionnaires de chez le ptit frère à léonard. C'est ce qu'on appelle je crois, enfin  dites-moi si je me trompe,  mener une politique de gauche... Et comme les bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules, la fourrière privée est également dans la place, en délégation de service public s.v.p. C'est cela oui...Par ici la bonne soupe...




Bon de toutes façons je devrais dire que ça me fait une belle jambe (justement)  vu que je me déplace à pieds ou en vélo et d'ailleurs  j'imaginerais bien une ville livrée aux piétons,  deux roues et à des  transports collectifs, non polluants, efficaces et... gratuits...mais comme c'est pas demain la veille et qu'en attendant  de nombreux concitoyens sont obligés de prendre leur caisse pour aller bosser, un peu de solidarité que diable... à l'heure où ils se font arnaquer par tous les bouts, salaires, retraites, impôts locaux, et j'en passe..ni vu ni connu, enfin presque....autant en rajouter une couche..Et ça mon pote .c'est de la real politique, de la bonne, de la vraie, et on a pas finit d'en manger, je te le dis car dans la série chaine alimentaire, comme l'Etat de tout là haut  se lâche  sur les collectivités territoriales, locales et cie, que croyez-vous que vont faire celles-ci ? ben bouffer le poisson plus petit...
et qui c'est le...?
Devine!

Mais...
Pas de panique les mecs... encore deux ans  à marner  et ensuite on rase gratis avec  le grand carnaval  du  "à tous les coups on perd" et  ses valses de Strauss- kahn en vedette américaine.
ça fait vibrer non?

 Bon...
"j'vous met  un ptit pochon  ou c'est pour consommer tout de suite" (l'épicier de service)

Ah quand même j'allions oubliettes , faut que je vous raconte. Je suis allé en début d'après-midi -( vi ça sert de bosser la nuit)  à une vente de livres, style déstockage- organisée à la bibliothèque municipale. Parait qu'ils font ça régulièrement ,mais les autres fois je l'ai su trop tard. Bref, c'était une première pour moé, et franchement j'ai pas été déçu. Comme je suis arrivé à l'heure et même un peu avant (et oui j'suis toujours en avance même au boulot... un bon soldat non?) j'ai eu droit de faire partie de  la première charrette de visiteurs- pour des raisons de sécurité ils faisaient renter par petits groupes- et imaginez... le paradis des lecteurs...tout à un euro, des beaux livres d'art, romans, essais, poésie etc etc...comme disait Jean-Louis Bory: le pied (ça, c'est pour faire ambiance).
Normal, pour en laisser pour les autres, chacun pouvait acheter  "seulement" dix livres, c'est ce que j'ai fait et je suis revenu dare-dare à la maison avec mes trésors et... j'en suis encore tout retourné comme une galette saucisse .
Voyez, quand je veux, je peux aussi  dire du bien des instances municipales...

un poisson nommé?


-Une photo envoyée par Serge-un vendredi bien sur; mais  qui-que-quoi "bien sur" demanda l'écho qui essayait tant bien que mal de passer entre les gouttes attaquant  à grands seaux vigoureux  l'estuaire, ce jour là.
Et bien, si je m'en réfère aux historiens à  antennes chercheuses, il semblerait que depuis le moyen-âge , les instances soutanières qui -c'est bien connu- ont toujours mis leur nez (et plus si affinités)  dans les affaires du quotidien des pôvres pêcheurs,  ont décidé ,que ce jour-là ben, fallait manger du poisson.  Attention, au départ c'était par souci de santé, enfin celle de la noblesse...qui s'envoyait de la bidoche en grosse quantité...et qui avait donc besoin de se purger (comme on disait à l'époque de pine hochet)  Ainsi manger du poisson ça serait , en quelque sorte, faire maigre, se mettre au vert. Oui, c'est bien sur "une image" parce que, si il est vert  heu!  personnellement j'éviterais... 
Bref! abstinence,  pénitence, culpabilité , les vieilles recettes du christianisme quoi... 
Là-dessus, pour faire tendance, on décida que le vendredi, en référence au vendredi saint  (jour de la mort du clou de la soirée) ,ce serait bonnard. et puis comme le poisson c'était un signe de ralliement des premiers chrétiens (et toujours de la frange dure catho. actuelle, en auto-collant au cul des espaces, familles nombreuses...), l'affaire était conclue -signez-là.

Pour l'anecdote (oh oui  l'annette docte) il y a quelques mois le conseil d'Etat a discutaillé pour savoir s'il ne fallait pas interdire le poisson du vendredi dans les collectivités au nom de la laïcité et  pour le resservir, par exemple le mardi ,comme c'était suggéré par certains médecins . Je ne sais pas où l'on en est, à l'heure actuelle dans cet arêteux  et primordial problème de société? . Si j'en crois  certains informateurs ,pas mal de collectivités auraient  maintenant choisi le jeudi pour servir  du poisson carré élevé à l'ex future  farine animale. Enfin du moment que c'est pour la santé! on va pas chipolater  hein(g)?




jeudi 30 septembre 2010

people are strange









bientôt...





..l'ouverture de la chasse...




"Sur une boîte de conserve, sur un pigeon d'argile, vains dieux, c'est
pas pareil :
Pour les chasseurs, les vrais, il faut de la chair tiède avec du sang
Vermeil,
Pour les chasseurs, les vrais, il faut que ça palpite de plumes et de
Ramage,
Il faut que ça ait peur, il faut que ça se sauve, bref, que ce soit
"Sauvage"...

La Chasse,
C'est le défoulement national, c'est la soupape des frustrés,
La Chasse,
C'est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix !

Chaque mois de septembre, le plumet au chapeau, ils partent comme en
Quarante,
Ranimer la flaflamme du Chasseur Inconnu qu'avait du poil au ventre,
En carte comme les putes, ils draguent à Rambouillet, ils tapinent
En Sologne,
Mais quand ils tirent leur coup, le client de passage se réveille
Charogne...

La Chasse,
C'est le défoulement national, c'est le coït des frustrés,
La Chasse,
C'est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix !

Regardez-les marcher, l'arrogance au visage, le cœur sur la gâchette,
Ces spadassins rentrés, ces héros d'Epinal, ces tueurs de fauvettes,
Regardez les marcher, ces Zaroff de banlieue, ces Hemingway d'Neuilly,
Vers le trou à lapin, vers la mare à canards, y faire leur safari...

La Chasse,
C'est le défoulement national, c'est la Villette des frustrés,
La Chasse,
C'est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix !

Les soldats ça s'enraye, les soldats ça se rouille, c'est comme les
Carabines,
Le service militaire ça s'continue plus tard à coups de chevrotines :
Pour le chasseur français y avait le perdreau boche ou le lièvre fellouze,
Pour le chasseur franquiste l'anarchiste rouge-gorge et la chienne
Andalouse...

La Chasse,
C'est le défoulement national, c'est le p'tit Vietnam des
Frustrés,
La Chasse,
C'est la guéguerre permise aux hommes en temps de paix,
De paix ?!"

-Henri Tachan- 


mercredi 29 septembre 2010

ya basta




" Un foyer d'hébergement pour adultes handicapés mentaux va fermer. A sa place, on va construire un centre commercial. Seulement, les résidents et leurs éducateurs ne vont pas se laisser faire...
tel est le pitch de
"Ya Basta"  court métrage drôle et sensible de Gustave Kerven ( réalisateur de Louise Michel, Groland...) tourné par neuf acteurs non-professionnels et handicapés accompagnés dans l'aventure par Yolande Moreau, Jean Pierre Darousin et Augustin Legrand.



"Tout a commencé par un atelier animé depuis trois ans par Stéphane Brachet, moniteur-éducateur au foyer de Quinquempoix (Picardie) , auquel participent une dizaine de résidents: "c'est leur sens de l'humour qui m'a donné l'idée de proposer cet atelier: "On écrit des histoires, ils les interprètent et on tourne des petits films drôles, de quatre ou cinq minutes, que l'on montre aux autres résidents, cette médiation éducative permet d'avoir une relation privilégiée avec eux tout en s'amusant." C'est au festival de Groland   où les éducateurs ont emmené les résidents, que la rencontre avec Gustave Kerven a eu lieu, par hasard, en prenant un café. Le réalisateur a eu vent des petits films tournés par les résidents. Justement, lui-même avait envie depuis longtemps de tourner une fiction avec des acteurs handicapés et non professionnels, il a saisi l'occasion. "Kerven a visionné nos films et a vu que les gars avaient un potentiel, étaient motivés et habitués à la caméra, ça l'a convaincu d'écrire un scénario pour eux et de se lancer dans ce projet un peu fou" ajoute l'éducateur".../..."
Mariette Kammerer-extrait de l'article sur  Ya Basta paru dans le numéro986 de l'hebdomadaire: Lien Social





le site de Ya Basta

naoned calling






 plus d'infos ici
et là aussi

En ce qui concerne la musique proposée...  ce n'est pas forcément ma tasse de thé, que dis-je ma bolée de chouchen mais dame,  l'important c'est le soutien apporté à ces jeunes nantais qui se bougent pour l'unité administrative de la Bretagne et là je signe (avec les boules quies) 
;-)


photo: René Maltête