vendredi 17 septembre 2010

une autre idée du monde




C'est l'histoire d'une galerie marchande nazairienne qui pompeusement dans son argumentaire parle d'"une autre idée du monde" alors que...question philosophie... il s'agit tout bonnement  de commerçants qui vendent leur came aux chalands qui passent  (comme on dit dans le marais briéron).
Par un "hasard" très couleur locale..il se trouve qu'au dessus de ce temple de la consommation, trône la maison des syndicats et  pour faire tendance et rester dans l'ambiance voyez plutôt...

BAIANA


-envoyé par Camille-

légère revue de presse mais quand même c'est du lourd , non?



Olivier m'a envoyé cet article ( c'est un peu petit, j'espère que vous arriverez à  le lire)  de Patrick Lagacé chroniqueur au journal  La Presse de Montréal. A première vue en le lisant je me suis dit: "ben tiens, il a pas tort le bougre" et puis après réflexion ...parce que.... 
...ptêt que "tout simplement"  faudrait pas confondre les dirigeants d'un pays qui  eux décident avec  le peuple du même pays qui lui subit...Et ce n''est pas parce que ces mêmes dirigeants parlent du peuple quand ça les arrange et qui comme par hasard pense comme eux...ben voyons! qu'il n'y a pas de différence. Tiens, par exemple,  machin la girouette à talonnettes c'est sans doutes le président de ceux qui l'ont élu (c'est drôle d'ailleurs on dirait bien qu'aujourd'hui  personne a voté pour lui...enfin passons) mais désolé ce n'est pas le mien- nous n'avons pas les mêmes valeurs- et l'on peut décliner le sujet à l'infini rappelons pas exemple  et à toutes fins utiles que le peuple israélien  et Netanyahu  c'est point pareil, idem pour le peuple palestinien et le Hamas etc etc




encore des  articles de journaux envoyés cette fois par Patch Barret, oui je sais c'est encore plus petit et je vois bien (façon de parler)  que vous êtes déjà  (prestige de l'âge, pouf pouf pouf) en train de soulever les bésicles pour essayer de comprendre; laissez tomber (mais non pas les lunettes, mince, trop tard?) on résume:


lu dans la presse de mercredi 15 septembre :

"Un article de l'huma signé par C. Robert délégué général de la fondation Abbé Pierre...
qui rappelle que ni  les "lois de la République" et ni leurs applications  ne sont pas les mêmes pour tous....


Un article de ouest France dans la rubrique FAITS DIVERS (en bas de page!) relatant un "contrôle" (de routine?) de 6 caravanes de familles roms à Carquefou:

ces dangereux individus qui "cherchaient un lieu où dormir", " ont été interceptés par dix véhicules et un hélicoptère"

vous avez bien lu: pour 6 cavaranes, DIX véhicules de police et UN HELICOPTERE!.... FAITS DIVERS ou FAITS DE GUERRE?

tout ça - pour finir par poser leur caravanes tout de même pour la nuit  SOUS LA SURVEILLANCE DES FORCES DE L'ORDRE!

Saluons la belle "humanité" de ces "forces de l'ordre"  qui ont su veiller avec autant de zèle  sur le sommeil de ces dangereux individus! et sur la "sécurité" des "braves gens"!"
-Michel-


 également in the box of virtualité ce courrier envoyé par chai plus qui. Ben voui , comme on disait à la stasi: "j'm'y perd parfois dans mes fiches"

Sur le monument du 19 mars 1962

"Pourquoi la majorité municipale  réinvente-t-elle l’histoire ? pourquoi laisse t-elle la mémoire collective se faire kidnapper par l’idéologie sarkozyste réactionnaire ?
Suite à la rénovation du front de mer, le monument du 19 mars 1962, célébrant l’arrêt des combats en Algérie, a subi une « concertation » particulière. En effet, ni le Comité Solidarité Algérie, qui fait pourtant un travail important sur la mémoire de cette sale guerre, ni le MRAP n’ont été consultés, seules les associations d’anciens combattants français constituent des interlocutrices légitimes par rapport à une commémoration de notre mémoire collective, Français, Algériens, Français d’origine algérienne mais Français ( comme il est bon de le préciser en SarKozie)
Que voulons-nous célébrer ? Quel est le sens de cette commémoration ? Quelle idéologie rampante est-elle prônée par le PS ? les élues chargées des commémorations se rendent-elles compte de ce que ce qu’elle véhiculent comme idées. ? quelle histoire veulent-elles enseigner aux enfants ?
Il a été décidé de changer la stèle qui portera désormais la mention «  aux 16 morts nazairiens dans les combats en Algérie, Maroc » alors que Saint-Nazaire pouvait mettre en avant un positionnement plutôt progressiste avec la stèle précédente, célébrant TOUS les morts de la guerre d’Algérie, nous voyons avec inquiétude la mairie prendre un virage réactionnaire. Ne parlons pas du contenu de la cérémonie qui constituera à faire du 19 mars 1962, un copier-collé de la cérémonie du 5 décembre initiée par le ministère des expulsions et de l’indignité nationale 
 En 1962, tout un peuple s’est libéré du joug de la colonisation en 2010, quelques uns veulent s’emparer de notre mémoire collective et réécrire notre histoire commune."

Tiens, j'ai également lu ceci quelque part et je me dis que ça peut toujours servir...

"Et, sous tous les noms dont il peut se parer, fascisme, démocratie ou dictature du prolétariat, l'ennemi capital reste l'appareil administratif, policier, militaire...celui qui se dit notre défenseur et qui fait de nous des esclaves. Dans n'importe quelle circonstance, la pire trahison possible consiste à toujours accepter de se subordonner à cet appareil et de fouler aux pieds pour le servir en soi-même et chez autrui, toutes les valeurs humaines."
-Simone Weil-

- envoyé par Fulup-

vendredi, c'est poésie

" Les nuits d'une demoiselle"
un peu de poésie version Colette Renard  qui perrmet d'apprécier  toute  la richesse et la subtilité  de la langue française...
-envoyé par Philippe-





"Que c'est bon d'être demoiselle
Car le soir dans mon petit lit
Quand l'étoile Vénus étincelle
Quand doucement tombe la nuit

Je me fais sucer la friandise

Je me fais caresser le gardon
Je me fais empeser la chemise
Je me fais picorer le bonbon

Je me fais frotter la péninsule

Je me fais béliner le joyau
Je me fais remplir le vestibule
Je me fais ramoner l'abricot

Je me fais farcir la mottelette

Je me fais couvrir le rigondonne
Je me fais gonfler la mouflette
Je me fais donner le picotin

Je me fais laminer l'écrevisse

Je me fais foyer le cœur fendu
Je me fais tailler la pelisse
Je me fais planter le mont velu

Je me fais briquer le casse-noisettes

Je me fais mamourer le bibelot
Je me fais sabrer la sucette
Je me fais reluire le berlingot

Je me fais gauler la mignardise

Je me fais rafraîchir le tison
Je me fais grossir la cerise
Je me fais nourrir le hérisson

Je me fais chevaucher la chosette

je me fais chatouiller le bijou
Je me fais bricoler la cliquette
Je me fais gâter le matou

Et vous me demanderez peut-être

Ce que je fais le jour durant
Oh! cela tient en peu de lettres
Le jour , je baise, tout simplement"

et en traversant les flots tumultueux, chez nos cousins  cela donne:

jeudi 16 septembre 2010

Une choquante pub anti-MacDonald's



Le spot américain, déjà visible sur le Net, a rendu furieux les dirigeants de la chaîne de fast-food. A voir ici.................
bon appétit
Serge

et avec ça qu'est ce qu'on vous sert?

 -Piero Manzoni-

Ben tiens heu! ... par exemple, une ptite histoire pour s'endormir... les aventures de Dédé, Riri et Floflo vues par T.S.R.  (la télé Suisse. romande). Faudrait quand même pas s'imaginer que l'on puisse regarder ce genre de choses sur les écrans catholiques diques de notre belle démocratie patrie des droits de l'homme et des épiceries connexes...
c'est "arrêt sur image" qui régale

Et puis, pendant qu'on y est (où ça?). A l'heure où les" représentants du peuple" (je rigole bien sur!) ont voté l'allongement de l'âge de la retraite (ah mais oui mais on peut pas faire autrement et gnagna patata...) on peut toujours pour se mettre dans l'ambiance et comprendre ce qu'on ne veut pas nous dire (qu'on s'est fait entuber ça on l'avait pigé bien sur -question d'habitude- mais je veux dire, les détails de l'affaire..) écouter monsieur Filloche dans une de ces conférences.
vas y Gérard fait péter l'ambiance...

j'ai également reçu ceci:




Ah et puis  z'aussi, du site article XI, une histoire de graffeur talentueux et un brin, mais alors, juste un brin...provocateur.

-Merci à Patch Barret et à Serge pour leur active participation
;-)

 

FOUTAISES

EN BAS LES NUAGES



"Dieu et l'homme sont une création mutuelle. Dieu a créé l'homme, puis l'homme a créé Dieu. Or la relation entre les deux avait plutôt bien débuté. Dès qu'il a été en âge de raison, l'homme a inventé une quantité de dieux et de déesses qui li ressemblaient. Lorsqu'on est doté de conscience dans un univers infini, il n'existe pas d'autre solution que de lui désigner quelques créateurs ou de s'imbiber d'alcool à longueur de journée.
Ainsi, là-haut, dans la vaste communauté des dieux, il régnait une gigantesque pagaille, identique à la nôtre. Les mêmes luttes de pouvoir, les mêmes mesquineries, les mêmes débauches désespérées les occupaient. Ici-bas, notre attitude respectait l'ordre des choses: nous les craignions plus qu'ils ne nous craignaient, ce qui n'interdisait pas une certaine complicité -sans parler de corruption-, qui se dévoilait au travers de nos sacrifices et de nos offrandes. Les dieux étaient à notre image, il fallait donc les honorer et le craindre.
Mais, un jour, l'un d'entre eux a désiré prendre le pouvoir absolu. Il est entré en négociation avec les tribus d'esclaves en Egypte, auxquelles il s'est révélé par l'intermédiaire d'un prophète, et, dans la clandestinité, ils se sont mis d'accord: le peuple élu ne vénérerait désormais plus que lui et proscrirait à l'avenir des représentations, de façon à lui laisser un peu plus d'intimité.
Après tout, chacun a droit au respect de la vie privée. Ce que ce Dieu, devenu unique, n'avait pas prévu, c'est que ses serviteurs avaient décidé de réduire drastiquement son train de vie, dans un souci légitime d'économie. Ce Dieu disposerait certes d'un pouvoir sans partage, mais - et personne ne mesurait très bien à l'époque le prix réel qu'on allait lui faire payer- , en contrepartie, il serait affligé par une bien cruelle solitude. Lui qui s'attendait à être tout simplement le maître de l'univers et de ses hommes fut donc désappointé, car les juifs en avaient décidé autrement. Le dieu unique devait renoncer à sa cour et à toute forme d'heureuse compagnie. Certains faits historiques semblent montrer que le Très-Haut leur en a tenu rigueur assez longtemps, et qu'il s'est même acharné à leur faire payer sa nouvelle existence. il faut dire que  pour les Juifs comme pour tout autre être humain, il était difficile à cette époque -où l'espérance de vie laissait si peu d'espoir- de mesurer la réelle souffrance d'une solitude éternelle.
Dieu, dès lors, est entré dans une dépression qui s'apparente à s'y méprendre  à celles qu'on remarque chez les fermiers âgés des grandes plaines: seuls dans leurs baraques en bois, ils se parlent à eux-mêmes, en se berçant dans leur siège à bascule dont le tangage fait craquer les planches de la terrasse, alors que le soleil s'efface à l'horizon, ajoutant l'obscurité à leur isolement.
L'homme avait puni Dieu en le condamnant à une retraite forcée et Dieu se vengea durant des siècles. Toutefois, il lui était impossible de rompre le lien avec nous et ce fut une de nos grandes chances. Car qui d'autre parlerait de lui si nous venions à disparaître? Hein, qui d'autre. La truite mouchetée, le héron cendré, le faisan chinois? comme disait le vieux Vonnegut, aujourd'hui disparu, "après deux guerres et deux génocides au XXe siècle, il aurait dû nous foutre hors de cette planète à coups de pie au cul" Mais Vonnegut oubliait que sans nous Dieu n'est plus rien; on fait cause commune depuis l'origine du temps. Avant nous, le ou les dieux existaient dans l'anonymat. On mesure aujourd'hui, en ce début de XXIe siècle , à quel point l'incognito est une souffrance, nous qui rêvons de célébrité. Depuis les Juifs, nous nous somme persuadés qu'un seul Dieu nous a conçu. Même si c'est vrai, il faut tout de même souligner, ce qui est difficile à admettre, que cette création résulte d'un hasard, car les dieux jouaient avec les probabilités comme avec les planètes. Un hasard heureux qui leur a donc fourni un attaché de presse investi dans sa mission, mais aussi bien des déconvenues, dont une à l'origine de la profonde mélancolie qui a frappé le dernier de leurs survivants.
C'est cette mélancolie mêlée d'une apathie intermittente qui est à l'origine de son silence dans les moments où on l'attend le plus. Et, dans ces moments-là, on ne peut s'empêcher de songer: "Bon Dieu, pourquoi il ne donne pas de nouvelles?"

- "Légende naïve de l'ouest lointain" extrait du roman de Marc Dugain: "En bas les nuages"- Editions Flammarion-

mercredi 15 septembre 2010

et puis, se raconter des histoires



papotage, canotage...
abordage?
morale:
le premier de nous deux qui ira,
au port
aura
une mouillette.


Un poisson
fait mur...
mais traité par dessus la jambe.
Vous trouvez cela normal?
Alors qu'il pourrait bien s'agir d'un
 panneau indicateur...
Traduction:
Pour l'océan suivez la flèche





On vous aura prévenu...


Il n'y a pas de fumée sans feu.
Peut-être!
Mais il y a bien des cheminées 
sans flamme!
Tout feu, tout flamme...
Ah! ça...
Hier sans doutes
Mais
 aujourd'hui,
et  avec le secours,
le concours,
la basse-cour?
de la poésie
nous l'appellerons:
"friche industrielle trompant quelques nuages"



De l'importance du tutorat
à tous les stades de l'envie