à la nuit venue, s'échappent de nos grandes malles à souvenirs...quelques notes océanes qui viendront mourir au petit matin sur les dernières braises de la crique adolescente.
samedi 17 juillet 2010
vendredi 16 juillet 2010
AUTRES RIVAGES
"Au cours de l'automne 1939, nous retournâmes à Paris, et vers le 20 mai de l'année suivante nous étions de nouveau près de la mer, cette fois sur la côte ouest de la France, à Saint-Nazaire. Là, un dernier petit jardin nous entoura, tandis que toi et moi, et notre enfant, maintenant âgé de six ans, entre nous deux, le traversions en nous rendant aux docks, où, derrière les bâtiments qui nous faisaient face, le paquebot Chapelain nous attendait pour nous emmener à New York. (...) quelle profonde satisfaction ce fut de distinguer parmi le brouillamini angulaire des toits et des murs une superbe cheminée de paquebot, se laissant voir derrière la corde à linge comme ce que, dans une image-devinette - Trouvez ce que le marin a caché - on ne peut plus ne pas voir une fois qu'on l'a vu."
«Ce n'est certainement pas alors - pas dans les rêves - mais quand l'on est bien réveillé, aux heures de joie robuste et d'accomplissement, sur la plus haute terrasse de la conscience, que l'on a une chance de plonger le regard au-delà des limites de la mortalité. Et bien que l'on ne puisse pas voir grand chose à travers la brume, l'on a pourtant le radieux sentiment de regard dans la bonne direction.»"
"Toute poésie est, en un sens, une poésie de situation. (...) Le poète sent tout ce qui arrive en un point donné du temps. Perdu dans ses pensées, celui-ci tapote son genou de son crayon semblable à une baguette de magicien et, au même instant, une auto (plaque d'immatriculation de New York) passe sur la route, un enfant claque la contre-porte d'une véranda voisine, un vieillard bâille dans un verger embrumé du Turkestan, un grain de sable gris cendre est roulé par le vent jusque sur Vénus, un certain docteur Jacques Hirsch, à Grenoble, chausse ses lunettes pour lire, et des trillions d'autres choses sans importance de ce genre se produisent - toutes ces circonstances formant un organisme instantané et transparent dont le poète (assis sur une chaise de jardin, à Ithaca, N.Y.) est le noyau."
extraits de"autres rivages" de Vladimir Nabokov
sculpture: 'albatros" de Jean Lemonnier
LE SEL DE LA VIE ça va oh! oh!
"Heu! c'est pas tout ça les gars, mais moi faut que j'y aille"
envoyé par Yves le belge
"Allez, ça va, on a dit qu'on faisait la fête
C'est ça, on oublie tout, on se fait tourner la tête
On s'arrange un peu, on se fait beau
Je m'recoiffe, je m'fais digne, je suis un vrai gringo
On dirait un champignon sous un sombrero
Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Même faire n'importe quoi mais surtout danser
Moi ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Quand j'ai ma p'tite idée, c'est pas de la purée de poix
Depuis que je suis sur la Terre, pas très grand, déjà tout petit
Je planquais déjà mes arrières, tu crois ça
Car il faut se méfier dans ce beau métier-là
La vie ça va, la vie ça va, la vie ça va, oh oh
La vie ça va, oh oh
La vie ça va, la vie ça va, la vie ça va, oh oh
La vie ça va, oh oh
Ah ce s'rait bien, ce s'rait beau d'pas trop s'en faire
Juste se dire qu'on pourrait parler aux Dieux
Leur dire: mais venez-donc, mes pépères sur la Terre
Voir le bordel, la misère, tous ces gamins qu'ont l'air vieux
Voir la patience, le courage qu'il nous faut pour être heureux
Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Arracher sa liberté et puis la danser
Moi, ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Oubliés tous les cons qui vous font perdre la foi
Depuis que je traîne sur la Terre
On me dit toujours pas c'que j'fais là
Eh bien j'ai percé le mystère, je crois
Alors je pense à vous et je dors avec toi
Allez ça va, on a dit qu'on faisait la fête
C'est ça, on oublie tout on se fait tourner la tête
On s'harnache un peu, on se fait beau
Je m'recoiffe et me poudre ma gueule de Pierrot
Tout blanc sur le dehors et noir sous le museau
Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Même si je danse comme un barjot, c'est pour m'éclater
Moi ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Quand j'ai ma p'tite idée, c'est pas de la purée de poix
Depuis que je suis sur la terre, on m'dit toujours pas c'que j'fais là
Et je vais pas percer le mystère, ma foi
Alors je bois des coups et me nique le foie" -Roque Carvalho-
...et en parlant de presqu'île- une association d'idées comme ça en passant,(eh! oh! je me réveille)
pour son grain de sel dans la culture- petit conseil (de Guérande naturellement) allez donc voir du côté de chez Rotko et cie.
envoyé par Yves le belge
"Allez, ça va, on a dit qu'on faisait la fête
C'est ça, on oublie tout, on se fait tourner la tête
On s'arrange un peu, on se fait beau
Je m'recoiffe, je m'fais digne, je suis un vrai gringo
On dirait un champignon sous un sombrero
Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Même faire n'importe quoi mais surtout danser
Moi ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Quand j'ai ma p'tite idée, c'est pas de la purée de poix
Depuis que je suis sur la Terre, pas très grand, déjà tout petit
Je planquais déjà mes arrières, tu crois ça
Car il faut se méfier dans ce beau métier-là
La vie ça va, la vie ça va, la vie ça va, oh oh
La vie ça va, oh oh
La vie ça va, la vie ça va, la vie ça va, oh oh
La vie ça va, oh oh
Ah ce s'rait bien, ce s'rait beau d'pas trop s'en faire
Juste se dire qu'on pourrait parler aux Dieux
Leur dire: mais venez-donc, mes pépères sur la Terre
Voir le bordel, la misère, tous ces gamins qu'ont l'air vieux
Voir la patience, le courage qu'il nous faut pour être heureux
Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Arracher sa liberté et puis la danser
Moi, ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Oubliés tous les cons qui vous font perdre la foi
Depuis que je traîne sur la Terre
On me dit toujours pas c'que j'fais là
Eh bien j'ai percé le mystère, je crois
Alors je pense à vous et je dors avec toi
Allez ça va, on a dit qu'on faisait la fête
C'est ça, on oublie tout on se fait tourner la tête
On s'harnache un peu, on se fait beau
Je m'recoiffe et me poudre ma gueule de Pierrot
Tout blanc sur le dehors et noir sous le museau
Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Même si je danse comme un barjot, c'est pour m'éclater
Moi ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Quand j'ai ma p'tite idée, c'est pas de la purée de poix
Depuis que je suis sur la terre, on m'dit toujours pas c'que j'fais là
Et je vais pas percer le mystère, ma foi
Alors je bois des coups et me nique le foie" -Roque Carvalho-
VENDREDI OU TO BE BORN
d'ouvrir la fenêtre
laisser échapper le temps
ne plus partir peut-être
et son regard de jour
comme les yeux tristes
d'un chien heureux
revient sur les bagues imaginaires
d'une main égarée dans l'enfance
fantôme de lumière atroce
plaisir des lèvres qu'on écorche
le soir
dans les nébuleuses aversions
abandon au sourire de source
révélation
je ne sais plus comment l'ouvrir
je suis fermé et mon verrou
s'est teinté de sept heures du soir
de l'heure d'équilibre pareille à
un grand manteau ivre
où des écharpes déteignent
où des écharpes s'étreignent
sensibilité des sons du regard
pâle délire des goélands aux mains de nouveaux-nés
le noir et le bleu ne s'accordent-ils pas
je sais une main belle comme hoedic
je sais des lèvres tendres comme mon imagination
la première tendresse pour un isolé de vie
la première ivresse pour un étranger à tout
la plus belle tristesse pour un heureux malheureux
j'aime l'amour et je viens/venais de l'entr'ouvrir."
-Chanson de la semaine retrouvée-vendredi ou to be born-Jean-François Morange-"Vidange en bleu marine"-
jeudi 15 juillet 2010
la mer est là aux portes
"La mer est là aux portes: houle vivante qui pétrit la lumière
Route vivante ouvrant vers l'univers.
Partout des voiles des cordages des filets enmêles
au ciel.
Toute la mer est là docile entre les paumes
de la Ville.
Byblos invention de la mer à son tour l'invente
l'enfante
Et son peuple à la vague ressemble: toujours à
bouger et bondir
Sur l'espace et sur l'avenir
Tandis que des profondeurs abyssales
grouillent de pieuvres et de squales.../...
.../...Au bout de la jetée dorée par le couchant
je regarde un pêcheur évoquant Neptune avec sa barbe et son trident.
Dressé à la verticale de l'eau il lève son arme
et la clarté en mouvement paraît teinter de sang
le trident qui s'abat et
dans le même instant
remonte vers le ciel un grand poisson-voyant
qui se tord en étincelant.
moment privilégié à marquer d'un coquillage blanc
où le monde et le temps par désir se mélangent
-Maintenant le vieux dieu rit de toutes ses dents
au soleil à croquer qui luit comme une orange."-la mer est là aux portes- Marc Alyn-
LECTURES EN BORD DE MER
Un bon bouquin- l'irremplaçable- même par les machines des plus sophistiquées... pour mettre en route notre fabrique perso. (et qui ne demande que ça) d'images, de couleurs, d'odeurs, d'ambiances...
Un livre pour apprendre, pour voyager, pour s'émouvoir, pour sourire et pleurer...pour le plaisir à partager lorsqu'on a "tellement aimé" et l'envie aussi -enfin quoi- de démolir, pas content d'avoir été énervé par...
mais -ouf- très vite oublié!
Un roman, comme la vie d'un autre que l'on accompagne le temps de quelques pages et qu'il faudra quitter plus tard et parfois... douloureusement.
Une feuille de papier avec un genre de hiéroglyphes dessus (et encore, sans les dessins) comment se pourrait-il que cela puisse avoir un intérêt quelconque , que l'on y consacre des heures, que dis-je, parfois même des nuits entières , que l'on revienne sur ses pas, que l'on s'arrête pour reprendre ses esprits, que l'on s'envole sur les ailes d'un bouquin , que l'on fréquente des étagères même pas belles, que l'on répète tout haut des mots qui vous chavirent?
Oui, comment se fait-il ? se disait en haussant les épaules, celui qui n'a pas eu la chance de tomber -petit- dedans , comme dans une drogue salutaire qui vous offre du rêve, de l'émotion... sans contre-indication.
Aurais-je aimé et supporté la vie sans cette extraordinaire possibilité qu'il m'était donnée, de m'enfuir, d'espérer, d'imaginer autre chose, de relativiser, de panser des plaies invisibles à l'oeil, de mieux comprendre mes semblables et- ou- de m'en protéger?
Aurais-je eu la patiente d'attendre la saison des muses migratrices?
Aurais-je réussi à vider mon baluchon de quelques questions existentielles ou tout au moins trouvé des pistes pour en traduire le sens?
Dans un monde où le paraître et l'image tiennent le haut du pavé aurais-je réalisé tout ce qu'ils pouvaient signifier sans la bibliothèque des Hommes?Serait-ce donc un hasard si certains de ceux qui prétendent nous gouverner- avec le plus de contraintes et le moins de respect possible pour l'intégrité humaine- regardent avec suspicion, dédain ou carrément colère la littérature?
Ils ont compris tout le danger qu'il y avait dans les livres à vouloir ainsi nourrir un libre esprit.
Alors, au nom de l'obscurantisme, de la bêtise et du mépris des autres, ils brûleront ici la bibliothèque, interdiront là le bouquin qui gène, sélectionneront ailleurs ce qu'il faut savoir, interdiront à untel de s'exprimer ou décideront de condamner ses écrits au nom d'une soit-disant raison d'Etat et tracasseront, embastilleront, suicideront, accidenteront... l'impertinent.(photo google)
Jusqu'au 18 juillet l'association "écrivains en bord de mer" et les éditions Joca Seria proposent à la chapelle Sainte-Anne, les 14em rencontres littéraires de La Baule "Ecrivains en bord de mer" .
Une quinzaine d'écrivains sont présents et participent à des lectures, rencontres, débats...
plus d'infosLe 18 juillet La Plaine sur Mer organise au jardin des Lakas sa sixième fête du livre en présence d'auteurs et d'illustrateurs, également au programme ateliers divers, spectacle pour enfant, concours de poésie...(restauration prévue sur place)
plus d'infos
mercredi 14 juillet 2010
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