mercredi 20 janvier 2010

amère credi




Où le spectateur confortablement installé devant son écran plat qui en a vu d'autres bien sur mais quand même là...il faut bien l'avouer, le scénario catastrophe a mis la gomme et les grands  moyens pour réussir à captiver le téléphage averti.
Chapeau (colonial?) la distribution est parfaite, surtout depuis l'arrivée des hélicoptères qui font un carton, que dis-je plusieurs même sur la foule hurlante et affamée. Quand Hollywood et ses figurants  se déplacent dans les caraïbes (ou ailleurs), question mise en scène, soyons honnêtes, cela surpasse toutes les productions aussi européennes soient-elles, pour qui dans ces cas là c'est l'amère à boire. Même super mip!mip! qui- entre parenthèses aurait d'ailleurs tendance à manquer un peu de vitamines ces temps -ci, il a le teint brouillé (avec qui?) je trouve, pas vous? .En tout cas,  sa seigneurie du califat qui  d'habitude pète plus fort  avant tout le monde a reconnu que l'Obama sur ce coup là, il s'est fait mousser comme un flacon d' obao ou haïti douche en mer exotique et même le french doctor qui sévit dans les affaires étrangères et les relations publiques , devant un Clin-ton en train de faire la chaine du haut de son  U.S. gros porteur,  son ptit sac qui riz en Somalie prenait d'un coup des airs de documentaire en attendant le film en V.O.
Tous ces drapeaux étoilés qui poussent comme des champignons dans les grottes de Saumur, question visibilité, efficacité et service  marketing-ressources humaines, y' a rien à jeter , à par les cartons bien sur, mais je  risque de me répéter... et puis chez nos amis d'outre-atlantique c'est une vieille habitude de tout  balancer du haut de l'avion , c'est quand même pas à des nazairiens qu'on va apprendre ça.

Alors pour résumé,  je dirais que "Pousse toi là que je m'y mette" (c'est la traduction française)  est un  film très bien construit, le scénario est sans doutes un peu convenu et sans surprise, m'enfin, c'est répétons le un film  état z'unien, faut pas confondre avec  du Godard non plus et de toutes façons le public lui ne s'y trompe pas, il vient pour les effets spéciaux et franchement, de ce côté là,  il en a pour son argent.

DSK président???.....

Haïti : le FMI responsable mais pas coupable?

Suite au séïsme, Haïti subit une catastrophe humanitaire. Et si c'était la faute au FMI et à sa politique de dérégulation ? Jean-Pierre Martin retrace le procès fictif du Fonds devant la justice internationale. La tragédie de Haïti mérite de la compassion mais aussi quelques rires grinçants.

Après le séisme qui a ravagé l'île, le Tribunal Pénal International a décidé de prononcer un non-lieu à l'encontre du FMI et de la banque mondiale dans l'enquête sur la misère et la famine en Haïti. En effet, d'après les enquêteurs, le tremblement de terre (qui succédait aux cyclones de 2008) a effacé toutes les traces du méfait.

D'après un enquêteur, "les soupçons se portent maintenant sur la malédiction et la fatalité".

Exit donc les accusations de dérégulation du marché et d'appauvrissement du pays à l'encontre du FMI.

Les enquêteurs soupçonnaient notamment l'instance internationale d'avoir sciemment imposé à Haïti de baisser ses taxes aux frontières de 50% à 3%, provoquant l'invasion du riz américain moins cher et remettant en cause l'autosuffisance alimentaire. Les traces de la libéralisation à outrance de l'économie ont donc été englouties et le FMI peut dormir tranquille.

Cette décision a été unanimement saluée par la communauté internationale. De Barack Obama à Nicolas Sarkozy, c'est le soulagement qui prédomine, comme le confirme ce diplomate français : "On respire un peu mieux aujourd'hui. Ce séisme est une bénédiction. Même si globalement tout le monde se fout de Haïti, on ne pouvait se permettre une remise en cause de la politique du FMI. Le libéralisme ça marche!".

Du coton africain et à la faillite argentine

C'est donc avec plaisir que les pays développés se lancent aujourd'hui au secours de Haïti. "C'est bien la preuve que le capitalisme a un cœur. Et l'humanitaire sera toujours plus efficace que les taxes ou les réglementations".

La presse française s'est donc jointe au concert de compassion. De Libération au Figaro en passant par Le Monde, les quotidiens s'apitoient sur la "malédiction" haïtienne, "la tragédie". Se risquant à une analyse des malheurs de l'île, le courageux Laurent Joffrin ose malgré tout se risquer à donner le nom d'un coupable : "Christophe Colomb".

Malgré tout, le FMI est loin d'être sauvé. Car du coton Africain à la faillite argentine, les soupçons de crimes en série s'amplifient. Et il faudra plus qu'un tremblement de terre et une presse complice pour maquiller les crimes.
-source: Marianne2.fr

mardi 19 janvier 2010

Morice Benin - Madame la misère

envoyé par LeBoc57-

"Madame la misère écoutez le vacarme
Que font vos gens le dos voûté la langue au pas
Quand ils sont assoiffés il ne soûlent de larmes
Quand ils ne pleurent plus il crèvent sous le charme
De la nature et des gravats

Ce sont des suppliciés au ventre translucide
Qui vont sans foi ni loi comme on le dit parfois
Régler son compte à Monseigneur Ephéméride
Qui a pris leur jeunesse et l'a mise en ses rides
Quand il ne leur restait que ça

Madame la misère écoutez le tumulte
Qui monte des bas-fonds comme un dernier convoi
Traînant des mots d'amour avalant les insultes
Et prenant par la main leurs colères adultes
Afin de ne les perdre pas

Ce sont des enragés qui dérangent l'histoire
Et qui mettent du sang sur les chiffres parfois
Comme si l'on devait toucher du doigt pour croire
Qu'un peuple heureux rotant tout seul dans sa mangeoire
Vaut bien une tête de roi

Madame la misère écoutez le silence
Qui entoure le lit défait des magistrats
Le code de la peur se rime avec potence
Il suffit de trouver quelques pendus d'avance
Et mon Dieu ça ne manque pas " -Léo Ferré

respirez la vie


lundi 18 janvier 2010

le système B.



mince, c'est laquelle la bonne couverture?


-merci Rémy-

j'l'ai pas vu mais j'l'ai L.U.


Festival de cinéma Télérama 2010

la nature de la pensée




".../...Nous disions que la conscience humaine est semblable chez tous les êtres humains. notre conscience que nous vivions à l'Est ou à l'Ouest, est composée de nombreuses couches de peurs, d'angoisses, de plaisirs, de peines et de toutes sortes de croyances. quelquefois, peut-être dans cette conscience, il y a aussi de l'amour, de la compassion et cette compassion donne naissance à une intelligence tout à fait différente. Et, constamment, il y a cette peur de finir, de mourir. De par le monde, depuis des temps immémoriaux, les humains ont essayé de découvrir s'il existe quelque chose de sacré, au-delà de la pensée, quelque chose d'incorruptible et d'intemporel.
Il existe différentes consciences de groupes, la conscience des hommes d'affaire, celle des scientifiques et celle du menuisier, elles appartiennent toutes au contenu de la conscience et sont le produit de la pensée. La pensée a créé des choses merveilleuses, depuis l'extraordinaire technologie des ordinateurs jusqu'aux télécommunications en passant par les robots, la chirurgie et la médecine. la pensée a inventé les religions: toutes les organisations religieuses de par le monde sont créées par la pensée.
La pensée a inventé l'ordinateur. Vous devez comprendre la complexité de l'avenir de l'ordinateur. il va surpasser l'homme dans sa pensée, il va changer la structure de la société et celle du gouvernement. Il ne s'agit pas là d'une conclusion fantasque de l'orateur, ni du produit de son imagination. C'est ce qui se passe vraiment aujourd'hui et vous n'en n'êtes peut-être pas conscients. L'ordinateur a une intelligence mécanique, il peut apprendre à inventer. L'ordinateur va rendre le travail humain parfaitement inutile-peut-être deux heures de travail par jour. Ce sont là des transformations qui sont en route. Cela peut vous déplaire, vous révolter, mais c'est en route.
La pensée a inventé l'ordinateur, mais la pensée humaine est limitée et l'intelligence mécanique de l'ordinateur dépasse celle de l'homme. iI va complètement révolutionner nos vies. Que deviendra  alors de l'être humain? Ce sont là des faits et non les conclusions personnelles de l'orateur.
Quand nous considérons les capacités de l'ordinateur, nous devons alors nous demander: Que va faire l'homme? L'ordinateur va prendre la relève de la plupart des activités du cerveau. Qu'arrivera t-il alors du cerveau?
Quand le travail humain est pris en charge par l'ordinateur, par les robots, qu'advient-il de l'homme? Nous, être humains avons été "programmés" biologiquement, intellectuellement, émotionnellement, psychologiquement, depuis des millions d'années, et nous répétons le contenu du programme inlassablement. Nous avons cessé d'apprendre et nous devons nous demander si le cerveau humain, qui est programmé depuis tant de siècles, est capable d'apprendre et de se transformer instantanément en accédant à une dimension totalement différente. Si nous n'y arrivons pas, l'ordinateur qui est bien plus compétent , rapide et précis, prendra la relève des activités du cerveau. Ce n'est pas à prendre à la légère, c'est un sujet très très sérieux, désespérément sérieux.
L'ordinateur peut inventer une nouvelle religion. Il pourrait être programmé par un expert hindouiste, catholique, protestant  ou musulman et s'avérer être une strucure merveilleuse pour une nouvelle religion! Et nous, si nous ne sommes pas conscients de ce qui arrive, nous suivrons cette nouvelle structure produite par l'ordinateur. Voyez la gravité de cela, s'il vous plaît.
Notre conscience est programmée depuis des milliers et des milliers d'années à nous considérer comme des individus, des entités séparées, en lutte, en conflit, de la naissance à la mort. Nous sommes programmés pour cela et nous l'avons accepté. Nous ne l'avons jamais remis en cause, nous ne nous sommes jamais demandé s'il est possible de vivre une vie sans aucun conflit. Ne nous étant jamais posé la question, nous n'apprendrons jamais rien là-dessus. Nous répétons. Le conflit fait partie de notre vie de façon innée- la nature est en conflit: c'est notre justification- et nous considérons que le progrès est impossible sans conflit. Les organisations religieuses à travers l'histoire ont entretenu l'idée d'un salut individuel. Nous nous demandons trés sérieusement s'il existe une conscience individuelle: si vous, êtres humains, avez une conscience séparée du reste de l'humanité. vous devez y répondre, ne vous contentez pas de jouer avec.../..."

Extrait de: La nature de la pensée-Jiddu Krishnamurti- publié chez (en autre)    Editions Pocket

"la vérité est un pays sans chemin" J.K.
à suivre peut-être  par ici  et par là  ...

"noir et blanc ou presque"


dimanche 17 janvier 2010

je me disais bien aussi...




Envoyé par Lydie
dans la série: "je me disais bien aussi"



"Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
 
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison.  Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette !  Tous les Etats font ça. 
  Colbert
 : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
 
Mazarin : On en crée d’autres.  
  Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà. 
 
Mazarin : Oui, c’est impossible. 
  Colbert
 : Alors, les riches ? 
 
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.  Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres. 
  Colbert : Alors, comment fait-on ? 
 
Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là !  Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.  

Extrait du « Diable Rouge » 

Vieux de trois  siècles et demi mais toujours d’actualité !!..


Et  pendant que j'essuie, profitons en pour remercier nos "camarades"  de la corpo.des services fiscaux chargés d'appliquer avec diligence (et on peut leur faire confiance, surtout quand on est petit contribuable, pour les autres, d'avance  on salue bien bas...) les directives gouvernementales et leur  choeur bien connu du: "oui mais moi c'est pas de ma faute hein, c'est pas moi qui décide, je ne fais qu'obéir aux ordres " etc etc . Au moins on est sur comme cela que les injustices perdureront avec leur bénédiction.
Dame! quand il s'agit de demander le soutien de la population, devant les perceptions,  pour leurs conditions de travail, le refrain n'est plus vraiment le même. Mais surtout ne touchons à rien en ce qui concerne les "clients", pas de réforme (sinon ça mord), comme par exemple  l'instauration de l'impôt à la source... comme cela existe dans d'autres pays européens. Ce serait mieux pour tout le monde mais nos chers camarades n'en veulent pas, alors les politiques successifs au pouvoir  ont bien compris (des fois que) , on ne fait rien et le système ridicule et injuste made in France continue, pour la satisfaction de quelques uns.
Mince, j'aurais pas du parler comme ça, je vais  encore me payer un redressement fiscal.
Ah oui parce qu'ils sont très forts et  tellement, tellement comment dire:   "courageux" pour se venger en toute légalité  bien sur...et  vous faire la peau planqués  au fin fond de leurs bureaux.  Bien sur il existe  aux impôts comme ailleurs, ni plus ni moins d'ailleurs,   des gens du genre -humains- et je m'excuse d'avance auprès d'eux mais j'en ai rencontré d'autres aussi  qui relevaient de la psychanalyse tellement le sadisme et le plaisir de vous mettre dans la merde (ah mais non c'est la loi )  les faisait vibrer. On peut supposer que leur vie affective etc  n'était pas franchement reluisante et que donc... mais là, franchement ma capacité de compréhension et de compassion arrive à ses limites.