mardi 14 avril 2009

éponge...pilate


"Le poids d'une éponge croît en proportion avec le nombre de gouttes d'eau qu'elle absorbe mais aucune éponge ne peut absorber toute l'eau de monde.

Quand une éponge est saturée personne ne peut prévoir le comportement de l'eau qu'elle n'absorbe plus ni le comportement du monde.

Il faut imaginer pourtant une éponge qui absorberait toute l'eau du monde.

Nous la mettrions à la place de notre mouchoir dans la poche du coeur. Nous serions un bateau. Nous serions le sel. Nous serions tous les fleuves du monde qui se jettent dans le ciel.

Une éponge est comme une valise pure qui contiendrait toutes nos chemins.

Chaque fois que nous achetons une valise nous croyons qu'elle va diminuer le poids des affaires que nous y rangeons dedans.

La valise idéale consiste à diminuer le poids de ce que nous y transportons jusqu'à ne peser que son poids de valise ou a devenir plus légère que ce qu'elle était au départ jusqu'à ne plus exister.

Dans une éponge idéale on peut ranger toute la mer si on la place dans la poche du coeur.

Dans une valise idéale on peut ranger tout l'univers la troupe engloutie des étoiles une seule fourmi un seul amour.

Dans un poème on peut ranger tout l'avenir qu'on voudrait faire exister." -serge pey-

"avoir le cerveau comme une éponge" - ça se dit et ptêt même que ca se prouve (pour le foie on y réfléchira une autre ...fois) -la photo qui éponge tout provient du site plongeur.com

samedi 11 avril 2009

Tant qu'on pourra - Plume Latraverse

envoyé par bartonica

livret A- AHAHAH!-











En mai j'fais ce qui me plaît, nananère et comme des idées j'en ai plein l'amusette, tiens regarde on va bien rire. T'as vu tous ces bouseux, comme ils se sont jetés sur le livret A depuis que toutes les banques peuvent s'y régaler, et bien on va leur faire une blague, ils avaient du 4% les pauvres, c'était ridiculement beaucoup trop, allez zou on est passé dare dare à 2,50% et pour le premier mai la fête du travail Ah! elle est bonne celle là, on va leur faire à 1,75%, et en plus on leur dira qu'on leur fait une fleur (de muguet ahahah) car on aurait pu le passer à 1% voir même en dessous, Remarque ça sera pour la prochaine, vu qu'on peut changer le taux deux fois par an- et comme c'est le placement favori de la francouillette laborieuse, t'imagines! 50 millions de livrets à dormir dans des buffets ringards, 120 milliards d'euros de dépots, ça en fait de la tune disponible, déjà avec des intérêts ridicules on va leur en piquer un peu, eh oh c'est bientôt les vacances, et on a beaucoup de frais nous autres c'est pas comme..., ensuite on verra comment continuer l'arnaque, un peu de baratin avec des grands gestes et une voix douce ça marche toujours et par exemple on pourrait leur taxer les retraits aux distributeurs, ou...non j'dis pas tout ça sera une surprise, c'est comme les oeufs dans le jardin faut chercher un peu quand même..Au fait: "joyeuses pâques"-Tu fais côa pour le week-end, les seychelles? Ah ouai c'est un peu trop people maintenant j'trouve. Môa je vai à belle ile c'est plus authentique, l'odeur du poisson, les vareuses tout ça...on se voit mardi à bercy!!!- Nota bene: toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé serait le fruit du plus grand zazard.

sous les pavés... la plage


Comme on dit: "c'est la roue qui tourne..." merci rémy

vendredi 10 avril 2009

la terre est mon bonheur






















"Je remercie tous ceux qui luttent sur la terre à l'exemple des morts très grands, tous ceux qui sans la guerre égraineraient la terre et les maisons, les hommes, en des millions de feux ou dans peut-être un seul et laisseraient bientôt sous le ciel revenu de la grisaille soilitaire avec par-ci, par-là, des lueurs fauves qui s'éteignent. Je remercie tous ceux à qui je dois de vivre et de pouvoir aller dans ce jour prometteur de jours plus vrais encore, la joie pour tous qui recommence à chaque instant, la fête sur les jours et sur les nuits des hommes avec le bon travail qu'ils font à leur désir, avec ce travail là qui, d'année en année, sait encore monter le degré de la fête. Je remercie tous ceux qui luttent par le monde à l'exemple de ceux qui ont aimé la vie assez pour nous l'offrir pleine de jours pareils à celui où j'avance en caressant les buis." -guillevic-exposé-terre à bonheur-

l'inconnu me dévore




La pleine lune a rendu son verdict, jolie marée et flotte à l'apéro traduisez: beau temps pour les grenouilles sur les bords de l'estuaire et comme dans la vie "faut se mouiller"... Je vous l'accorde volontiers c'est un peu tiré par les cheveux comme préambule, mais les habitués de la maison ne s'en étonneront pas...donc cette légère digression pour dire qu'à quelques encablures du muséum d'histoire naturelle se trouve à nantes la bretonne, le musée départemental dobrée où sont réunies les plus belles collections archéologiques, historiques et artistiques de la loire-atlantique. le musée porte le nom du fils d'un riche armateur "thomas dobrée" qui aurait pu dépenser sa fortune dans des jeux vidéos mais comme ça existait pas à l'époque et bien le jeune gars il a préféré acheter des collections de peintures, orfèvrerie, mobilier, tapisserie, estampes...Viens chez moi je te montrerai ma collection d'estampes japonaises qu'il disait le thomas, c'est une supposition bien entendu, y'a pas d'écrits concernant la chose mais bon vous savez ce que c'est avec les jeunes, ils en profitent toujours...Et donc pour pas que ses oeuvres précieuses prennent la flotte - voui c'est humide parfois par chez nous ("souvent tu veux dire"-la grenouille de service-) msieur dobrée junior décide de se faire construire un palais-ben tiens, pourquoi se géner-et comme il a acheté du terrain , il demande à un architecte bien connu de l'époque viollet- le- duc de lui faire des plans et c'est ainsi que sortit de terre ce qui deviendra un peu plus tard (1895) sur volontés testamentaires, le musée départemental de la loire- inférieure- Ah oui savez-vous, pour ceux qui ne sont pas du cru mais ni du cuit pour autant, avant d'être loire- atlantique, on baignait dans la loire -inférieure , pas parce qu'on était du genre un peu limités du bulbe dans le coin, que nenni les amis, c'était tout bonnement à cause de la situation géographique sur le cours inférieur de la loire, et puis par la suite comme certains trouvaient ça pas bien, c'est devenu loire-atlantique. On en a d'autres exemples dans le genre, avec les côtes du nord qui sont devenues côtes d'armor- pourtant c'est pas vulgaire d'être du nord, allez comprendre...tiens dans le sud on a même failli transformer les pyrénées orientales en pyrénées roussillon tout ça parce que des édiles de l'époque légèrement à droite toute s'étouffaient avec l'orient...comme chacun a pu le remarquer dans sa carrière - la connerie est sans limites - Mais je m'égare... de nantes et je voulais également signaler aux quelques nationaux jacobins des pseudo pays de loire qui auraient éventuellement pu se perdre par cheu nous que le sieur dobrée fit graver sur la tour de l'édifice: "Ann dianaf a rog ac'hanoun" ce qui signifie en breton :"l'inconnu me dévore" . Le musée est situé 18 rue voltaire, il est ouvert du mardi au vendredi de 13h30 à 17h30 et les samedi et dimanche de 14h30 à 17h30- renseignements au 02-40-71-03-50- plus d'infos: ici même - la pub pour la biscuiterie nantaise provient du site marikavel très bien documenté sur la bretagne et ses cinq départements

jeudi 9 avril 2009

éloge de l'autre











"Celui qui marche d'un pas lent dans la rue de l'exil, c'est toi, c'est moi. Regarde le bien ce n'est qu'un homme. Qu'importe le temps la ressemblance, le sourire au bout des larmes, l'étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeux. Aucun arbre arraché ne donne l'ombre qu'il faut, ni le fruit qu'on attend. La solitude n'est pas un métier ni un déjeuner sur l'herbe, une coquetterie de bohémiens. Demander l'asile est une offense, une blessure avalée avec l'espoir qu'un jour on s'étonnera d'être heureux ici ou là-bas." -éloge de l'autre-tahar ben jelloun
"Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles à certaines heures pâles de la nuit près d'une machine à sous, avec des problèmes d'hommes simplement des problèmes de mélancolie. Alors, on boit un verre, en regardant loin derrière la glace du comptoir et l'on se dit qu'il est bien tard... /..." léo ferré-richard-

(les photos ont été délicatement glanées sur la toile, merci d'avance à leurs auteurs)

les scènes invisibles


A saint-nazaire , nantes et...ailleurs, "athénor" s'attache depuis une vingtaine d'années "à placer l'art et la culture au coeur du quotidien et à y installer une familiarité entre les artistes et les personnes habitant sur les territoires où elle agit.../...elle porte une attention particulière à l'enfance pour sa capacité à produire du questionnement et à bousculer les processus.../.." et dans le cadre de cette démarche elle nous propose du 27 avril au 15 mai "les scènes invisibles" une scénographie de laurence henry mise en son par yannick jory , ".../...Nos villes sortent de terre, naissent d’un paysage. Puis elles s’en nourrissent, le transforment, le maltraitent, s’y enfouissent, y disparaissent... Nous les traversons, nous nous en imprégnons, nous les imaginons, nous les désirons. À chacun son parcours. Mais pour les apprécier peut-être faut-il s’en éloigner.../... De petits personnages de terre, citadins, voyageurs, promeneurs, se souviennent, se défont de l’une, se perdent dans une autre, ils y cherchent leur chemin... Sans vous prendre par la main ils vous guident dans ce labyrinthe poétique et onirique, et vous invitent à raconter votre propre histoire, votre propre ville." -infos, horaires et tout ce qui va bien avec sur le site d'athénor

mardi 7 avril 2009

je me moque


Je me moque de moi, du toit, de lait froid qui moustache les babines à la récrée de quatre heures. Ils volaient si bien les hélicoptères de samares en érable plus haut toujours plus haut et comment te dire, s'évader de la cour d'école où passaient des fantomes, les frères de bure cloués au fronton de leur croix qu'ils portaient en présentoir-souvenir. J'aimais pas l'école et elle me le rendait si bien avec son bec verseur trop facile à la tache clairefontaine, m'en allant promener au dessus des toits d'ardoise humide et mes ailes grandes ouvertes pour ne pas perdre une miette du temps si précieux. Seulement, on les reconnaissait bien là, les grands professionnels de la blouse grise, dans leur vigilance qui te rappellait à l'ordre à coup de règle sur la tête, pour enfoncer la culture consignée comme un clou dans une caboche de mur. Je me moque des saisons maintenant parce que j'en ai plus peur et bien au contraire je les savoure, et quand la nuit subtile prend ses fonctions je n'appréhende plus le noir qui m'allait si mal avant. Maintenant, que j'accompagne tant bien que mâle des enfants perdus qui se frottent à la toute puissance de leurs cauchemars pour oublier qu'une larme de sensible les ferait fondre sous la lune, je me fous des circonstances et j'attrape en ressemblance des regards hallucinés de colère, de violence, de solitude qui me renvoient aux frayeurs de naguère. Social dans l'étiquette qui gratte et lavable à la main pour ne pas perdre ses couleurs, je me moque sans conviction de mes angoisses qui font miroir. C'est le monde qui enfante ses marges à l'ombre, que l'on ne remarque même plus sur le trottoir d'en face, puisqu'il faut bien arriver entier et comme pourra jusqu'à demain ,à l'aube qui me fait une fleur, éponge tout et gratte dans les coins la misère tenace.