jeudi 15 novembre 2012
les questions sans trop y toucher
Des questions sans trop y toucher pour ne pas souffrir en avance.
Sur un mur lézardé on pouvait encore lire: "L'avenir nous appartient"
Le slogan défraîchi méritait sans doute beaucoup mieux qu'une rue oubliée de l'Histoire,
puisque jusqu'à preuve du contraire personne n'avait trouvé à y redire.
Notre à venir était forcément devant nous, même en marchant à reculons
et ce n'est d'ailleurs pas par hasard -je suppose- si je m'y colle à -l'imparfait-
Aujourd'hui!
Enfin, passons...
Jusque là, tout va bien.,
affirmait, métronome, l'oiseau en quête de pitance, puisque le garde-manger avait tendance à se renouveler, le ciel ne lui tirait encore pas trop la gueule et les prédateurs semblaient occupés ailleurs.
Pourtant,
inexorablement, les questions sans trop y toucher s'immisçaient dans les interstices d'un temps qui n'était pas absent pour presque tout le monde.
Elles avaient la grande classe de toujours appuyer là où l'on se portait pâle, de débarquer sans prévenir et de vous rire au nez...
Alors, agacé, d'un revers de la main, comme on chasse une mouche un peu trop envahissante, on réexpédiait l'intrus d'où il n'aurait jamais dû sortir, tout au fond d'une mémoire censée être occupée à calmer les rumeurs, les humeurs...et à les classer en fiches...pour plus tard...
C'était sans compter sur l'esprit d'entreprise et la perversité d'électrons libres de droit qui gravitaient en permanence autour d'un cortex tournant à plein régime puisqu'il était conçu pour ça.
Des questions à peine effleurées,
qui savaient nous retrouver près du feu,
au coin du bois,
et qui prévoyaient aussi, sans doute
le passage de quelques feuilles jaunies, tombées du nid,
glissant en silence au ras du sol pour y éponger un peu de pluie.
mercredi 14 novembre 2012
il est vrai que parfois...
"On ne découvre une saveur aux jours que lorsque l'on déroge à l'obligation d'avoir un destin."
-Cioran-
Serge nous propose:
"Le secret le mieux gardé de l'affaire de Tarnac"
Par Giorgio Agamben, philosophe et Yildune Lévy, mise en examen dans l'affaire de Tarnac
"C'est en février 2011 que parut la première brève sur le sujet : "Ce fut longtemps le secret le mieux gardé de l'"affaire de Tarnac" : un agent britannique, infiltré au coeur des mouvements altermondialistes et environnementalistes européens, a joué un rôle important dans cette enquête" (L'Express). La nouvelle est longtemps restée sans suite, orpheline. Les scandales ne s'importent pas comme n'importe quelle autre marchandise.
Leur naissance doit trop à la conformation morale du pays où ils éclatent. "L'affaire Mark Kennedy", en Angleterre, a nourri les tabloïds et les émissions à sensation pendant des mois. Elle a conduit à la dissolution de l'unité "d'élite" des services secrets pour laquelle il travaillait, au déclenchement d'une kyrielle d'enquêtes sur les méthodes d'infiltration de la police anglaise, à la démission d'un procureur, au non-lieu de toutes les procédures impliquant de près ou de loin Mark Kennedy, et même à l'annulation de jugements déjà rendus.( Les informations livrées par l'espion anglais, Mark Kennedy, ont contribué au déclenchement, en 2008, de l'enquête sur l'"affaire de Tarnac".)
Mais le fond du scandale était éthique : il tenait à l'incompatibilité du stupre et du lucre avec l'ethos puritain anglais. Peut-on, dans le cadre de son travail d'officier de renseignement, coucher avec des dizaines de charmantes jeunes anarchistes ? Est-il permis de dépenser plus de 2 millions d'euros, sept ans durant, pour financer les soirées techno, les beuveries, les vacances, les montres-espions à 7 000 euros d'un James Bond piercé et tatoué de l'anarchie, et tout ça pour un peu d'information sur les activités des écologistes radicaux, des antifascistes, des militants antiglobalisation ? La sensibilité nationale répondait sans hésitation "non" à ces questions superflues. D'où l'ampleur et la durée du scandale. En Allemagne, où l'on est, semble-t-il, d'abord soucieux des procédures et du sol national, l'affaire Mark Kennedy porta plutôt sur la légalité ou non de l'usage d'un agent étranger sur le territoire allemand.
ICI la suite de l'article du Monde.fr
"Il est vrai que parfois près du soir, les oiseaux ressemblent aux vagues. Et les vagues aux oiseaux. Et les hommes aux rires. Et les rires aux sanglots."
-Jacques Brel-
et bien, dansez maintenant
source: Toile
un million de disques...
LE SITE de la "Convention" comme ils disent les United Statessois
source: Toile
"A chaque jour, on s'en va de soi. Des morceaux de peau,
des provinces de nos mémoires se retirent."
-Yves Simon-
source: Toile
Vélocipèdement sans frontières
Du 30 novembre au 22 décembre, la Compagnie des Colporteurs installe ses chapiteaux sur le parc des Chantiers de l'Île de Nantes.
"Antoine Rigot, célèbre fildefériste et figure éminente de l'évolution du cirque contemporain réunit sous chapiteau huit circassiens et quatre musiciens, pour raconter une histoire. Celle de ces individus qui tentent de résister à la violence d'une société qui essaye de les contraindre, pour les faire rentrer dans les rangs. Des spectateurs, invités à les rejoindre, viennent représenter la foule, celle des anonymes.../..."
source:
Théâtre Anne de Bretagne
source: Toile
mardi 13 novembre 2012
collages
"Je finis par trouver sacré le désordre de mon cerveau."
-Arthur Rimbaud-
"La Bretagne au féminin"
- 150 auteurs
- 60 éditeurs et 2 libraires
- Dédicaces
- Conférence sur Anne de Bretagne
- Entretiens littéraires
programme
"Un peuplier, des feuilles jaunies, un écrivain est passé par là"
-Jack Kerouac-
".../...
Le téléphone sonne on ne répond pas on est en réunion.
Le téléphone sonne on finit par répondre.
Magali s’étrangle avec le fil.
Elle raccroche et nous annonce.
Une patiente a été violée chez elle.
Le chef de service court la retrouver commissariat hôpital n’importe où.
Où qu’elle soit on l’accompagne on pense à elle, on est là.
Elle n’est pas toute seule, qu’elle le sache qu’elle en soit sûre, on est là.
N’empêche.
Peut-être qu’elle n’était pas prête pour cet appartement, peut-être qu’elle n’a pas su se protéger tout verrouiller, on savait bien pourtant qu’elle était fragile.
On a honte, coupables on ne devrait pas mais c’est comme ça.
Nausée collective ce matin.
Et le Cyclope, bien sûr, qui vient essorer notre malaise jusqu’à la dernière goutte.
Il est cette énorme vague qui gronde au large et nous écrase nous aplatit frêles esquifs.
Un rouleau bien lourd, dégueulis des flots qui nous laisse en apnée.
Des trombes de vérité en pleine gueule comme un reflux.
Il sort les fiches les archives les statistiques et nous montre nous dénombre nous déchiffre, les vols les viols les manipulations mentales on est des proies faciles, et vous n’êtes même pas capables de nous protéger bien le bravo, heureusement que je suis là pour tenir la barre mais c’est une épave votre bâtiment qui prend l’eau.
Le Cyclope se retire nous délaisse comme la marée, odeur d’algues mortes.
Silence.
Les mouches qui volent, des mouches à merde.
Et puis on ne t’a pas dit, Claire.
Avec tout ça on ne t’a pas dit.
Antony est revenu cette nuit.
Transféré des urgences.
Rien de grave.
Un coup de soleil un coup de fatigue.
Il est venu de son plein gré chercher refuge, l’asile.
.../..."
source: Sulliver
Extrait de:"Quelque part dans la nuit des chiens."-Sandrine Bourguignon-
Editions Sulliver
"Ne vivez pour l'instant que vos questions.
Peut-être, simplement en les vivant, finirez-vous par entrer insensiblement un jour, dans les réponses."
-Rainer-Maria Rilke-
Communiqué de presse 13 novembre 2012 des occupant-e-s de la ZAD :
"Pour diffusion immédiate
Nous apprenons aujourd’hui par la presse qu’un vigile aurait été agressé dans la nuit du 12 au 13 novembre par un groupe d’une vingtaine de personnes, devant le lieu-dit la Pointe. Parce que ce lieu était récemment encore occupé et qu’il a été muré depuis le début de la vague d’expulsions le mardi 16 octobre, la Préfecture s’est empressée de dénoncer une action des opposants. Elle en a profité pour ressortir son sempirternel discours de dissociation entre opposants historiques et nouveaux venus présumés violents.
Nous voulons rappeler que sur le terrain cette dissociation n’existe pas et que c’est toutes et tous ensemble que nous luttons contre ce projet d’aéroport. Nous voulons également rappeler que jusqu’ici toutes les actions de solidarité effectuées en lien avec la lutte de la ZAD ont été revendiquées. Ca n’a pas été le cas pour l’action de cette nuit. Pour nous il est donc impossible de nous prononcer dessus en l’état.
L’hypothèse d’une manipulation est pour nous envisageable, cette action tombant parfaitement pour détourner l’attention de ce qui reste l’essentiel : la préparation de la manifestation de ré-occupation du 17 novembre, et d’une manière générale l’amplification de la lutte contre le projet d’aéroport."
Contact presse : 06 38 17 36 19
"Même si la vie n'a pas de sens, qu'est-ce qui nous empêche de lui en trouver un?"
Lewis Caroll-
source: Marji Lang
dimanche 11 novembre 2012
pays rêvé et au bon vouloir sa ville
"Dans le Liban d’aujourd’hui, des Libanais de l’étranger, enfants de la guerre,
se mettent en quête d’un « pays rêvé ». Un territoire intérieur, fondateur et inaccessible comme l’enfance.
Entre douceur et massacre, chacun tente de se ressaisir de ce qui le construit.
Pour conquérir la liberté de réinventer son identité."
Pays rêvé
Au bon vouloir sa ville
"Vouloir sa ville" c'est le titre de la biographie autorisée de Msieur le Grand Timonier de Saint-Nazaire, qui sortira dans le commerce le 22 novembre aux éditions Le-cherche-midi (à 14 heures?)
-450 pages pour raconter MÂ vie, MON oeuvre et c'est MÔA qui l'ait fait.
".../...J'en ai déduit qu'il fallait écrire.../..." déclare en substance dans les colonnes de Ouest-France, le maire aux quatre mandats, résidant comme bernique au soleil sur le rocher goémoneux du cube néo....municipal
Le pouvoir quand il se prolonge indéfiniment , finit toujours en toute simplicité- comme il se doit- par pondre ou faire pondre un justificatif de sa très habitée production.
Attendons avec impatience la statue contemporaine que le prochain gardien du temple, héritier obligatoire de SÂ grandeur passée ne manquera pas de faire construire sur les traces "naturelles" de son crémier.
A moins que,
la révolution du boucau...
ne passe par là!!!!!
Pour s'en sortir, on aura toujours besoin de matière grise.

Inscription à :
Articles (Atom)




















