samedi 16 juin 2012

exhibition





"La poésie n'est que l'exhibition formelle de la conscience qui souffre et qui aime et qui appréhende le monde."
-Jean-Guy Rens-


-Mot clé 
et tiroir acolyte
en vente à la criée
et déporté sur sa gauche
à la couture du pantalon.

Mot dérisoire,
embouteillé
dans la mathématique Gogol,
de tous ses zéros victorieux.

"Exhibition"
forcément plus vendeur
que 
rémission,exception,
transition, dévotion...
quoique
positions, ambition, munitions...
feraient  aussi bien l'affaire
en mission.
mais...

Punition
Désolé (ou ravi) 
ce n'était  pas la suite attendue.
Alors!
Cherchez encore...



"La poésie est un exhibitionnisme qui s'exerce chez les aveugles."
-Jean Cocteau-

Mon corps est un laboratoire que j'offre en exhibition, l'unique acteur, l'unique instrument de mes délires organiques. Partitions sur tissus de chair, de folie, de douleur. Observer comme il fonctionne, recueillir ses prestations.

"Mon corps est un laboratoire que j'offre en exhibition,  l'unique acteur, l'unique instrument de mes délires organiques. Partition sur tissus de chair, de folie, de douleur. Observer comment il fonctionne recueillir ses prestations."
-Hervé Guibert-






"Dieu a fait l'homme a son image. L'exhibitionniste lui rend hommage."
-Jacques Prévert-




"Parce qu'il "fait la roue" le paon a une réputation de vanité. C'est doublement faux. Le paon ne fait pas la roue. Il n'est pas vaniteux, il est exhibitionniste. Car en fait de roue, le paon se déculotte et montre son cul."
-Michel Tournier-




photos (d'Amérique du Nord) de Patrick Lecouffe


instants délicats en  découvertes  chez: Cerro Toluquilla's"







le rêveur inutile



"Depuis le premier jour, une vision étale, (morte peut-être), L'arbre se découpe enfin au-delà de la côte, et plus loin on voit la mer.
Il reprend son souffle et attend. La nostalgie l'habite. Il sent naître l'émotion mais la nostalgie le repousse. Il a si souvent marché à reculons jusqu'à renverser corps et crâne sur le ciment dur. Il s'abandonne. Devient gris, ou bleu comme l'ardoise posée dans le jardin."




"Ou il la pousse du pied dans le fond de sa mémoire.
Il ne l'entendra plus avant de longues années.
Il ne souffre plus de ce va-et-vient suspect entre ce qui peut-être et ce qui n'est plus. Ecrire,  pour lui,
est une attitude, non un geste. Il se pose à la table pour faire son quart malgré sa vie si occupée par ailleurs à guérir d'elle. Il n'a jamais imaginé une autre tentative. Il l'a préparée dans une jeunesse blanche."



"En posant ses mains sur le bureau, il sent dans les veines du bois une force qu'il envie.
Se remet au travail. La plume est alerte pendant une page, plus rarement deux. Les doigts s'engourdissent. Il laisse aller son regard par delà l'horizon. Il se fait violence. Il vieillit comme son texte."

extraits de: Le rêveur inutile" de Hervé Carn-Edition Ubacs-




".../...Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté!

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
À ce rouge soleil que l'on nomme l'amour!.../..."
-Charles Baudelaire-


jeudi 14 juin 2012

le début et la fin, mélange liquide des genres



Dans le grand discours sur l'économie,
qui consisterait à en faire,
mais pas à tout prix...
Puisqu'il faudrait
si j'ai bien tout compris,
confier ses bourses
aux pères de nos économies,
qui se chargeraient alors de ventiler
celles-ci,
en fonction de leur poche
et celles de leurs amis
de conjoncture
et
structurellement
choisis.



En fonction,
de ce qui est bon pour une forme d'idéologie
et  contraire à une autre,
l'idée même de l'art 
et sa siamoise culture,
devraient rester dans la sphère réservée
des élus à la Culture
majuscule.
Ou peut-être plutôt
il s'agirait 
d'imaginer deux types de culture,
qui ne se mélangeraient, 
pour les besoins du casting
et  la pérennité intellectuelle.

Chacun à sa place
et les rôles bien gardés.

La seule exception étant un sport décomplexé, élevé au rang de culture
dans ce qui nous réunit tous:
Le règne animal,

Traduisons:
"L'autre, est un ennemi potentiel
quand il ne fait pas partie de ma bande"








La culture,  c'est ce qui peut  faire penser
à autre chose que de se foutre sur la gueule
et  permet de s'imaginer dans un  monde
un peu  plus bienveillant,
un peu plus respectueux de l'autre,
et  pourrait même nous faire espérer,
que l'on est assez délicat pour réfléchir à sa place dans l'univers,
aux enjeux spirituels qui nous traversent,
au dérisoire du souffle de l'existence
et à la fabuleuse  beauté  de la Vie.





'Le culturel conserve, la culture cultive."
-Bernard Lubat-





"La culture c'est ce qui fait l'humain."
-Monica Bellucci-



"La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité."
-Gao Xingjan-














"Ce n'est pas le champ qui nourrit, c'est la culture."
-Proverbe russe-












"La culture est un truc qui rassemble les gens, qui abat les différences."
-Public Enemy-





LE VOYAGE à NANTES

ESTUAIRE 2012







Avoir la banane...
 mais
parfois
à quel prix!!!


pétition

 
"La préfecture de Guadeloupe est en passe de prendre un arrêté donnant dérogation aux planteurs de bananes pour continuer l'épandage aérien, interdit partout ailleurs, d'un produit qui présente des risques sanitaires. Échaudés par la tragédie de la Chlordécone, nous demandons l'abrogation de cette dérogation et l'organisation d'une concertation sur la politique bananière DURABLE et ECOLOGIQUE en Guadeloupe.
> Si une telle position recueille votre adhésion, signez et faites signer à vos relations, sensibilisées à un environnement de qualité avant le 14 juin, car la date de la clôture de l’enquête publique est le 18 juin, enquête à propos de laquelle vous pouvez exprimer votre adhésion ou votre opposition à la Préfecture et à la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre."
source génération
source: Générations Futures




mercredi 13 juin 2012

Et pendant ce temps


 source: toile



 Et pendant ce temps,
inlassablement,
la roue tourne.
L'info à la seconde, prioritaire. A nos souhaits! Merci!
 tiendra encore un peu,
jusqu'à ce qu'elle ait dépassé sa date de péremption
et ainsi jetée en reste aux chiens,
qui n'en feront qu'une bouchée, tout comme le morceau choisi fut précédemment avalé
avec délectation par le clown Auguste et privilégié.

Nous en sommes là et fatigués
de ne trop rien savoir
et de consommer ce qui ne tient même pas au corps
et encore moins à l'esprit 
parti, quand à lui, et sans laisser d'adresse, chercher se route vers d'autres essieux.

Mais le savions-nous?
-la planche savonnette qui crie Alep! Alep!
-les micro particules élémentaires qui s'époumonent.
-La faim justifiant leurs moyens.
-Le meilleur de l'immonde habilement déguisé et à nos frais  en  bleu marine,
à la grâce d'un François Machiavel.
tout comme
 cette plage de fin de mois qui s'annonce
en tête des gondoles et seins crustacé
pour  pouvoir remettre vite vite par la suite son collier à crédit  au grand bal des productions
jetables,
dont nous sommes -tout de même- la cerise sur la crème de jour.

 Je regarde passer l'étron,
le prochain est déjà annoncé.
Personne ne connait  encore la couleur de l'emballage
mais sur le fondement,
soyons grandement rassurés.
Il n'y aura pas de surprise,
puisqu'il en cache un autre.


source: toile



"Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images."
Guy-Ernest  Debord 





 source toile et marque déposée...
"le vin des philosophes" - sic-  hic!
"pour dépasser nos préjugés" 
 lit-on dans la publicité

                                                                  §§§§§§§§§§§§§§§§§










"Vive le Québec libre"

 Une aventure du quotidien racontée chez NON-STOP et relayée par "LES POETES INDIGNES"


"Vêtue d’une robe fleurie et d’un sac rempli d’objets dangereux tels qu’une pomme, une bouteille d’eau et trois livres, j’ai voulu pointer du doigt la haute présence policière et l’attitude frôlant le terrorisme du SPVM depuis le début du conflit gouvernemental en lisant calmement 1984 de George Orwell, un roman d’anticipation présentant une société prise avec un régime policier totalitaire.

Après m’être faite fouiller par un policier à mon arrivée au métro Berri-UQAM, j’ai pris place dans un wagon en direction de la station Jean-Drapeau, mon livre à la main. Lors de mon retour vers le centre-ville, j’ai lu face à un policier et une femme a lu avec moi, par-dessus mon épaule.
Nous avons été prises en photographie et le policier, voyant que nous étions deux dangereux personnages, a appelé son équipe en renfort pour nous accueillir en bonne et due forme à Berri.
Avec les autres passagers du wagon, nous avons été placés face contre mur et nous avons ensuite été amenés à l’extérieur, par les sorties de secours, où on nous a dit de ne pas revenir sous peine d’être arrêtés.
Aucune réponse lorsque j’ai demandé ce qu’il y avait de mal à lire dans le métro.

J’ai commis un acte irréparable de désobéissance civile en redescendant dans la station et en retournant lire dans un wagon. Lorsque les policiers m’ont vu manger ma pomme, ils m’ont crié qu’ils reconnaissaient mes tatouages et m’ont interceptée. J’ai demandé ce que j’avais fait de mal, autre que de lire pacifiquement, et j’ai eu pour réponse que j’avais désobéi à leurs ordres. J’ai reposé ma question, à savoir ce qu’il y a de mal à être dans le métro à lire, et je n’ai pas eu de réponse.

On m’a mise en état d’arrestation et les deux policiers se sont fait un chaleureux high five pour se féliciter de leur bon travail. On m’a amenée, telle une criminelle, au centre de détention du SPVM au centre-ville de Montréal, où on m’a prise en photographie sous toutes mes coutures. Après avoir enregistré tous mes effets personnels, les policiers m’ont conduite à la cellule 52 où étaient présentes trois autres femmes.

J’ai passé la journée derrière les barreaux, autour d’une toilette sale, couchée sur un banc, sans savoir quand j’allais être relâchée, pour avoir lu dans un wagon de métro et pour avoir récidivé à cet acte révolutionnaire. Vers 15h30, j’ai été libérée avec un constat d’infraction me disant que tout ce cirque avait eu lieu pour un refus de circuler.

État policier ? J’ai honte de mon Québec."


-Marilyne Veilleux, étudiante à la maîtrise en sciences de l’information à l’Université de Montréal.-










mardi 12 juin 2012

traverser la nuit

source: Toile

- Collection de titres-

"Je dois reconnaître que les histoires m'intéressent assez peu. A tout prendre, je préfère les historiettes. dans certains livres, je file directement à la table des matières. Souvent, les titres me suffisent. Je fais depuis longtemps collection de titres; C'est une manie qui remonte à l'enfance. on peut collectionner toutes sortes de choses, mais la collection de titres est de loin la moins coûteuse. elle nécessite peu de matériel, se conserve à l'infini et, surtout, n'engage à rien. enfin, presque. Les mots sont souvent des titres qui s'ignorent. Paresseux, certains traînent en ville ou à la campagne, par tetits groupes. il suffit de les ramasser comme on le fait avec les champignons, ou les feuilles que l'on glisse dans un herbier.
Peu à peu, ma collection s'allonge;
Mais il faut être prudent. le comble pour un titre serait de ne pas tenir ses promesses. en la matière, la présomption se paie cher. Le titre idéal n'en dit pas trop, n'en a pas l'air. Pâle et sans effet, il se tient embusqué dans un entre-deux;
Il attend."


source: Toile


-Le coup de la soudure-

"La nostalgie suscite la méfiance.a peine énoncée et la voilà déjà synonyme de mélancolie, mais tant pis pour nous;
"Ne marche pas sur les câbles, me disait rituellement mon père lorsque nous étions dans l'atelier, et ne mets pas les mains dans tes poches, c'est dangereux, si tu tombes, tu t'éclates la tête;"
Qui aurait osé le contredire? Il soudait du matin au soir, toutes sortes de métaux, tubes, profils, carrés, soudure à l'arc ou à l'argon, à l'acétylène aussi, c'était son métier; il devinait intuitivement que la nature s'autorise souvent des entorses au règlement, et il considérait le métal d'un oeil sceptique. une bonne soudure, m'expliquait-il, doit résister à l'épreuve de la radiographie.
Il emmenait partout avec lui ce doux parfum de fer brûlé, imprégné dans ses vêtements, ses cheveux, et peut-être même sa peau; L'odeur est bien le plus tenace des souvenirs. Qu'il me suffise aujourd'hui de croiser un chantier dans la rue, comme ce matin, traversant en toute innocence un nuage volatile chargé de cet arôme métallique.
J'en frissonne et retire sur-le-champ les mains de mes poches.
Le nuage s'éloigne déjà, rusé comme un fantôme."


Deux extraits de "Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit" de Fabio Viscogliosi-Editions Stock-
 


source: Toile