dimanche 11 juillet 2010

LA CAUSERIE DU DIMANCHE AU COIN DU BARBEUK

 (google photo)


En vla de l'info, en vla! Elle arrive par tous les canaux à la fois et du coup elle se croise, se mélange, se contredit et s'annule à grande  vitesse. Impossible donc, de suivre son rythme  étourdissant.. on en retiendra  à peine quelque bribes glanées au hasard des sensibilités  du moment .
Pourtant, quand l'été débarque pour ses deux mois officiellement tamponnés , on dirait bien que la vitesse des nouvelles se ralentit. Il y aurait déjà  semble t-il un premier tri qui se ferait, mettons,  à partir de la mi-juillet jusqu'à  la mi août . Pendant cette période ne seraient privilégiées que des informations en lien direct avec l'idée que l'on est sensé se faire des vacances, à savoir consommer du soleil et de préférence sans trop penser à autre chose. Les problèmes seront bien assez  tôt présents à la rentrée donc vivons  pour le moment couché ou tout au moins au ralenti et notons à ce propos que plus la température augmente, plus les neurones s'assoupissent...
C'est d'ailleurs une période particulièrement remarquable pour procéder à un certain nombre d'ajustements d'ordre financier correspondant principalement à hausser les prix de bon  nombre de services dits publics et faire passer quelques décrets qui en temps ordinaire auraient suscités des  gestes d'agacement, alors que là...l'été! on s'en presque fout ,  militants en congés et les  banderoles au grenier mais pas dans celui de la maison de vacances -bien entendu-  ni sous le double toit de la tente.
Allez!
On ne va quand même pas déranger les gens avec de mauvaises nouvelles, ce serait pas sympa pour ceux qui ont trimé toute l'année. Voilà  donc la consigne qui arrange bien en premier lieu  les politiques d'astreinte et en suivant la presse aux abois , aux ordres,ou tout au moins, dans le sens des tournesols. Pour la peine on mettra donc en veilleuse, les guerres et conflits du monde qui continuera à s'entretuer en sourdine pour privilégier de l'info bluette , vite digérée et qui ne pèsera rien sur l'estomac vacancier. Nous n'oublierons pas- bien sur- en pages magazines les tests légèrement coquins , la vie des liftés et toutes ces aventures pour emballer c'est pesé.
Et,
vive l'été qui va bien...
Ah mais, on me signale dans mon écouteur en traou-mad, que le timonier en chef interviendrait en début de semaine prochaine sur l'écran cathodique pour reuh mettre les pendules à l'heure...d'été (gagné) . Ben, comme ça va pas intéresser grand monde, pour les raisons ci-devant annoncées, on pourra toujours dire z'ensuite,  qu'il aura fait de bons tours de magie -vu qu'à part sa mère et sa guitariste préférée, on sait pas qui l'aura vu -son  pipeau-show-
Pas grave,  pisque... la télé elle est à lui et les statistiques qui vont avec  aussi...
Dame, avec tout ça, on est déjà dimanche...je vous le souhaite  comme de bien entendu, de tout repos et  forcément, bien mérité et pas les doigts dans le nez! cochon va!

samedi 10 juillet 2010

ON RIT ENCORE




"Bienvenue en mon cirque
Mon cabaret du ridicule
Ce soir, vous faites l’homme fort
Et moi, je joue les funambules

L’homme fort, sachez
Doit d’abord avoir l’air de faire
Un grand effort en silence
Il danse tout seul avec la mort

Nous sommes d’ici
Nous sommes gentils bien sur
Nous sommes plus forts plus forts que la nature nature
Nos avancions rayonnant
D’optimisme et d’amour
Qu’on a tout vu, tout vu
Et on rit encore encore

Et cependant je continue
Moi à risquer ce qui bouge dans mon ventre
Vous êtes si stoïque
Et moi si imprudente

C’est si burlesque
Si pittoresque
L’homme fort et la jeune funambule
Jouant à la cachette dans un hôtel qui brule

Nous sommes d’ici
Nous sommes gentils bien sur
Nous sommes plus forts plus forts que la nature nature
Nous avancions rayonnant
D’optimisme et d’amour
Qu’on a tout vu, tout vu
Et on rit encore encore ."
-Arthur H-

EN FACE




Ainsi...
On aurait tout dit de l'homme et de son regard portés vers l'infini de la ligne bleue... des songes marins.
L'océan qui s'ancre en nous à pas d'heure, en toutes saisons de nos humeurs.
La rive nous sert de bastingage et l'on  s'essaye ainsi à  scruter  dans le silence relatif  du soir côtier  les nuances de la toile humide  accrochée dans  nos yeux ébahis.
Devant,  sur son île d'occasion, larguée et  mouvante , le paysan  océanographe  relève ses filets de poiscaille, de poésie, de pinces emberlificotées dans la maille et parfois... de mort soudaine dont on ne parlera qu'en silence, beaucoup plus tard.
En face , plus loin encore que l'imagination il y a tous  les autres, de l'autre rive, qui regardent pareillement un jour se lever et faire sa gym de soleil.


Avant, On se connaissait  si peu ou peut-être  par bribes des canotes de tous gabarits qui faisaient et défaisaient  les mailles  et leurs fantasmes entre les peuples des mers connues ou  espérées.
Aujourd'hui , on en saurait un peu plus parait-il sur nos manies, à tel point d'y trouver quelque ressemblance...
.Cependant,  la véritable chance de nos peaux salées ne serait-elle pas de n'avoir la même saveur lorsqu'on les cuisine à l'intime de l'histoire?
En face aussi,  on s'attend sans malice et sans hâte  à la suite de vagues pionnières, un peu lourdes de fantaisie pétrolifère,  amarrées au quai numéro huit. qui dégueule  sa  cargaison de rêves en plastique mou...


Sur le front de mer qui  se relâche en paix, un goéland s'enfonce dans l'ambiance  nocturne en criant au passage quelque vérité à qui veut la saisir.
Le passant déposé,  lève un court instant  la tête avant de reprendre sa méditation loin là-bas vers de nobles espérances ou de noirs caprices.

INSEPARABLE


"J'écris comme je vis:
sans votre accord.
De tout mon corps,
de la peau de mes dents
je m'acharne à l'usure,
et je cogne dans ma nuit,
contre la vôtre.
Que nous soyons autres.
Jamais ailleurs."
-Philippe Léotard-"inséparable"- extrait de:"pas un jour sans une ligne"-Editions: "les belles lettres


vendredi 9 juillet 2010

LE TEMPS QUI RESTE



-envoyé par Modinelly-

"Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps encore...
Combien

Je l'aime tant, le temps qui reste...

Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand

Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...

J'ai encore du pain,

Encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...

Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images.
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...

Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera...
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord?"

-Jean-Loup Dabadie-