mardi 8 juin 2010

AÏE CARAMBA...R


Nous étions, ce dimanche, en  légère tablée, chez notre hôtesse Godile qui gentiment, nous accueillait dans son magnifique jardin  que -sans être spécialiste- je qualifierais -de visu-  "à l'anglaise" tellement il incite à  la découverte en multipliant les variétés de plantes et les recoins ombrés (ollé) tout en donnant à l'ensemble une atmosphère de bien être, calme et oserais-je  le dire- volupté- (nom d'une félicinée armoricaine, il l'a dit).
Ne croyez-pas pour autant que je vous cause ainsi d'une immense propriété comme on en découvre  parfois, en faisant la courte échelle, derrière des grilles acérées et gardiennage à l'avenant .
Le jardin de Godile est modeste en taille comme en présentation, et  vous n'y trouverez pas d'arbustes torturés comme savent les con(e)s y faire, trônant leur vulgarité en grosse bou- boule au milieu d'une pelouse au cordeau et  millimétrée. 
Mélangeant dans un joli fouillis  légumes, simples et plantes diverses, bouturées chez copains et compagnie, il ressemble plutôt, pour donner un exemple,  à un jardin de curé, à l'époque où il y avait encore des curés bêcheurs mais pas prétentieux  et des jardins qui allaient bien avec.

Et ainsi, nous devisions tranquillement alanguis et  le popotin tout à son aise sur de vielles  chaises  en fer forgé, récupérées aux grands encombrants mensuels et retapées avec soin; Nous  goûtâmes  en même temps  à la cuisine des uns et des autres , tant il est vrai, n'est-il pas? que rien ne remplace ces moments de partage autour d'une table, la bouche pleine et le verbe guilleret. 
Je m'empresse de dire, dans une démarche universelle , pour ceux qui n'ont pas dans leur habitude culturelle d'utiliser des tables que la recette fonctionne bien entendu et à merveille assis dans l'herbe, sur le sable, la glace, dans l'eau...  ou sur des coussins! Chacun adaptant comme il se doit,  les préceptes de la convivialité à sa sauce ethnico-géographique.

Après quelques salades avec produits du jardin, plat vietnamien d'été (dont je vous donnerais éventuellement  les détails dans une prochaine émission ..) le dessert  nous arrive tout pimpant du réfrigérateur, il s'agit d'un gâteau au chocolat et spéculos à la sauce carambar confectionné par Lulu sur les conseils avisés de Camille qui l'a trouvé sur la toile et essayé dans son studieux studio d'étudiant.
Mazette! Belle affaire que voilà. Je ne dirais pas qu'il s'agit là d'une cuisine que l'on pourrait définir comme légère mais que cela est bon...et vous plonge illico, mieux que le psy et moins cher, dans les retrouvailles de votre petite enfance avec le plaisir en plus...
Et donc-pour ceux qui ne connaissent pas encore je ne peux,en ce mardi qui fait sa fête aux océans (voir plus bas) que livrer à vos papilles bientôt émerveillés, ce délice qui par un certain côté pourrait ressembler à nos  anciennes côtes erikaniennes mais il va  de soi sans les effets désagréables de l'indigestion...(heu?)

Vous avez, d'ors et déjà, je l'imagine, affûté votre crayon à papier
alors prenez note je vous prie:

-Pour un gâteau de 6-8 personnes (répétons-le, c'est quand même légèrement consistant..) il vous faudra 200grammes de chocolat noir c'est noir, 200 grammes de spéculos, 120 grammes de beurre (doux ou salé c'est vous qui voyez, moi je ne veux pas d'histoires) 10 cl de crème comptant fleurette, un oeuf, une cuillerée à café de cannelle, un sachet de sucre vanillé et pour ceux qui aiment et qui ont ça en rayon  50 grammes d'écorce d'orange confites (sans, c'est très bon aussi)
-Pour la sauce caramel une vingtaine de carambars (je dirais même qu'une quinzaine suffira) et 15 cl c de crème toujours aussi liquide.

- Vous faites fondre dans une casserole à feu moyen, le chocolat cassé en morceaux avec la crème fleurette, jusqu'à l'obtention de ce qu'on appelle en terme pâtissier une ganache (lisse) .
-Hors du feu, vous ajoutez le beurre coupé en morceaux, la cannelle, le sucre vanillé et des petits dés d'orange confite.lissez bien la ganache à l'aide d'une cuillère en bois ; vous ajoutez l'oeuf entier et vous mélangez à nouveau tranquillement.
- vous tapissez (oui merci!) un moule à cake (ou une terrine) de papier alimentaire en le laissant largement déborder. Vous versez ensuite une première couche ce chocolat et vous recouvrez de spéculos (entiers)
-Renouvelez l'opération de manière à avoir trois couches de biscuits et vous concluez par une couche de chocolat.
-Recouvrez avec  papier alimentaire en plein débordement et vous enfermez (avec tour de garde) votre gâteau  toute la nuit au frigo (pas plus sinon ça va ramollir  et  vous perdrez le côté croustillant)

-Le jour J vous faites la sauce en versant la crème liquide dans une ptite casserole, avec vos carambars sur feux tout doux, vous remuez jusqu'à l'obtention d'une crème lisse que vous verserez ensuite sur votre gâteau!

 Quand le dessert  arrivera
vous aurez
statistiquement parlant:
Que du bonheur...


Comme il faut bien  une chute à cet article aux doigts à lécher 
je vous raconte la blague de service transmise par un de nos convives  :
"Christophe Colomb a découvert l'Amérique et moi j'ai des couverts en plastique"
Voui! d'accord,  question légèreté cela va parfaitement avec le gâteau, c'est une réplique du film "camping 2"  (le retour) qu'est ce que vous voulez que je vous dise sinon que  ça m'a fait rire!...

Bonne journée chez vous!  

AÏE CARAMBAR!!


JOURNEE MONDIALE DES OCEANS...


"La Journée des océans, célébrée le 8 juin, vise à nous rappeler le rôle des océans comme source de vie partout dans le monde. Il s’agit d’une célébration internationale proclamée il y a dix ans à l’occasion du Sommet de la Terre et des Nations Unies tenu à Rio de Janeiro..../..."
 à suivre sur le site officiel



Petite précision s'il le fallait...la photo d'accompagnement ne provient  pas du site en question, c'est un montage, naturellement de très mauvais goût , bricolé par mes soins et... de ce pas -englué- je m'en vais, si je peux , m'en laver les mains...

lundi 7 juin 2010

TANGO









"Mes parents exagèrent
Ils ne me comprennent pas
Et parfois j'ai les nerfs
Noués au bout des doigts
Pour aller a l'école
Je me lève à 6 heures
Et j'ai les yeux qui collent
Et j'ai les yeux qui pleurent

{Refrain:}
Moi je veux vivre tango tango tango
Mais mon père et ma mère sont toujours après moi
Moi je veux vivre tango tango tango
Vraiment ils exagèrent
Ah quels parents j'ai là
La la la la la la la

En rentrant de l'école je veux jouer aux billes
Faire des cabrioles
Et puis courir les filles
Mais prenant mon cartable
Ma mère ah ce bourreau
Me dit : "Mets-toi à table
Et mets-toi au boulot."

{ Refrain}

Tous les soirs c'est la course
Pour regarder la télé
Papa veut voir NOUNOURS
Maman des variétés
Moi ce qui m'intéresse c'est les films d'amour
Mes parents me complexent
Et vivent à contre-jour

(Refrain}

Conflit des générations
On ira dans la rue
Et la révolution sera notre salut"
-Eric Berda-

principe de précaution



Bon! S'il vous plait, reprenons!
Nous -somme- bien , sans S à la fin comme dans Sieste qui  même répétée reste singulière.
Ajoutons à cela, un certain bouquin jouant les  préambules avec un  titre de circonstance: "Principe de précaution" dont il me  faudra sans doute relire le dernier feuillet car il me semble bien l'avoir retrouvé ouvert sur le ventre à la page 306 sans que celle-ci m'ait (ou juin peut-être) laissé un souvenir impérissable.
Curieux livre d'ailleurs, à prendre au moins au 14em degré (le plus chaptalisé) qui nous raconte la vie d'un trader  bien poli et  comme il faut- ils le sont tous d'ailleurs...-  et vivant dans un monde feutré et  irréel ou par petites touches saccadées et inspirées sur un clavier  et le regard perçant  scrutant dans  l'écran  les arcanes de la finance internationale , fait et défait des sociétés avec les conséquences que l'on connait sur le quotidien de millions d'esclaves du marché....
Et puis finalement la morale de l'histoire parce qu'il y en a toujours une, enfin surtout dans les livres...c'est que le bonhomme marié, et père de famille avec  chouette quartier privilégié doit -c'est pas de chance- se coltiner quand même -en dehors des heures de service- à  la vraie vie qui lui fait  par obligation croiser les autres - qui pourraient s'appeler en quelque sorte et en raccourci: quelques conséquences de ses dommages collatéraux. Il découvre ainsi  la violence urbaine, les angoisses existentielles, la vie en société... et le ptit bonhomme lisse comme un graphique qui pensait avec l'idée du risque zéro, se protéger de tout -statut oblige- ben,  comme c'est ballot... il ressemble  finalement à tout le monde mais ptêt  en pire ou en tout cas nettement  moins préparé, que ceux pour qui la lutte pour subsister fait partie d'une pratique  heu! quasi  régulière.
Tiens, imagine par exemple, que ton député  -toutes couleurs confondues- se demande comment il va bien pouvoir finir le mois et celui de sa famille avec le peu qu'il lui reste , tu crois pas qu'il aurait  alors une autre idée un peu moins langue de bois précieux de la Politique et de son rôle de soit-disant  représentant du peuple? Mais là... une fois encore et  de coutume, je m'égare Montparnasse! Allez!  Tout le monde descend!

"Le Dow Jones plongeait quand j'ai décidé d'arrêter pour aujourd'hui. Il était 18h30, les yeux me brûlaient à force d'avoir trop longtemps scruté mon écran, la moindre initiative se sertait révélée contre- productive. J'ai préféré naviguer un peu sur les sites du Monde, de Libération et du Figaro, la conscience d'autant plus tranquille que je venais de prêter 800 millions d'euros à la Banco do Brasil à un taux insespéré.
Je me sentais assez mal en attendant le R.E.R., à Auber, une demi-heure plus tard. Je n'avais lu que trois articles , pourtant les nouvelles du jour m'avaient chamboulé. Une voix impersonnelle a soudain crachoté dans les hauts-parleurs de la station:
"Attentifs ensemble. pour notre sécurité à tous, signalez-nous tout colis abandonné. Merci pour votre vigilance."
Machinalement j'ai regardé sur le quai si je ne remarquais aucun bagage suspect. Je jugeai certains individus susceptibles de commettre un attentat, mais rien dans leur comportement ne me permit d'acquérir une certitude. Par malheur, la rame était tellement bondée lorsque j'y suis monté qu'il ne m'a pas été possible de vérifier sous les sièges.J'ai chassé les images des cadavre déchiquetés sur le ballast de la gare d'Atocha qui m'ont assailli l'esprit.
Après le R.E.R. j'ai abattu mes treize minutes de marche jusqu'à la résidence. En entrant, j'ai dit coucou à Cécile, puis je suis passé embrasser Manon qui révisait ses leçons dans sa chambre. elle a sauté de sa chaise pour se jeter dans mes bras en criant: "Papa!" La répétition quotidienne de ces effusions me laissait chaque fois perplexe. Objectivement, rien dans ma personnalité ne justifiait  cette adoration. Je n'avais , à juste titre, jamais suscité un tel enthousiasme chez aucun être humain. Je disposais d'une intelligence moyenne, ne possédais aucun don particulier, tant sur le plan artistique que dans le domaine sportif. Professionnellement parlant, ma carrière connaissait depuis trios ans une stagnation inquiétante, qui prouvait peut-être qu'à trente-neuf ans j'atteignais d'ores et déjà mon niveau d'incompétence. chacun s'accordait unanimement à louer ma générosité proverbiale, alors que je la portais pour ma part au crédit d'un patrimoine congénital, à l'instar de mes cheveux bruns ou de mon mètre soixante-seize, de sorte que je n'en nourrissais pa la moindre fierté, puisqu'elle se résultait nullement d'un effort d'amendement de ma personnalité , ainsi que doit l'être selon moi toute vertu.../...

-Extrait de: Principe de précaution- un roman de Matthieu Jung- Editions Stock-


 dernière minute  et en direct de nos téléscripteurs
des infos de notre slameur breton Philippe:

"Touche pas à mon fromage !
Le 20 mai, l’opposition - de droite - de la région Midi-
Pyrénées a proposé une réduction de 20% des
rémunérations perçues par les élus du Conseil régional
ainsi qu’une division par deux du budget de réception.
Elle a aussi proposé la suppression des véhicules de
fonction sauf pour le président, tout ceci au nom de la
solidarité et d’une gestion vertueuse de l’argent public.
Fin de non-recevoir cinglante et immédiate du
président de la région - socialiste - Martin Malvy.
Le 21 mai, Martial Dardelin, directeur général adjoint
(DGA) en charge de la solidarité et de la culture au
Conseil général du Loiret a dû quitter ses fonctions
avec une indemnité de départ de 122.557 euros,
montant jugé excessif par l’opposition socialiste qui a
donc refusé d’approuver cette indemnité. Petite
information au passage, le Loiret est dirigé par Eric
Doligé, sénateur et membre de l’UMP.
Vous, peuple superbe et généreux, soyez solidaires,
travaillez gratuitement le lundi de Pentecôte pour aider
les personnes âgées, secourez les Haïtiens, donnez votre
argent pour lutter contre le Sida et la mucoviscidose !
Mais ne nous demandez pas de faire la même chose,
nous qui nous dévouons déjà corps et âme pour votre
bien, nous que vous avez choisis comme gardien,
comme protecteur et maître à penser !"

Mais alors,, y a pas de hasard ???!!!

J'apprends avec stupeur qu'un juge anti-auvergnat a condamné notre bien aimé ministre de l'intérieur pour propos racistes et rassis. Tout à mon désespoir, comment peut-on faire des choses pareilles?..... je lis que Julien Dray et Michel Charasse volent au secours de notre ministre affirmant qu'il n'est pas raciste..(le ministre). Bravo !!!!!
mais pourquoi ? pourquoi ces deux personnages ????
J'ai trouvé pourquoi Charasse dans un autre article et Dray on sait pas encore mais on finira par savoir.
Quelqu'un de gauche n'est pas un problème, c'est quand il y en a plusieurs.....
-Serge-



"La France est la seule à protéger ses anciens dirigeants par un service d'ordre dédié. Cela serait en fait illégal, car ces personnalités ne figurent pas sur la liste établie par arrêté. Le cas de Michel Charasse est éloquent. Ancien ministre du Budget, l'actuel membre du Conseil constitutionnel bénéficie d'une "protection". Fait encore plus surprenant, Michel Charasse vient d'être classé "personne menacée", statut qui lui octroie deux officiers de sécurité installés dans un appartement à deux pas de son propre domicile. Un service qui coûterait à l'État quelque 10.000 euros par an."