dimanche 11 mai 2008

le butin de la mémoire














































".../... J'ai fait de la survie à l'arraché en territoire familial accidenté. J'ai fait de l'élevage de petits animaux. J'ai fait des razzias passionnées sur les bibliothèques. J'ai fait des cauchemars de nuit et des rêves de jour. J'ai fait l'adulte trop tôt et l'enfant très tard. J'ai fait le mort et j'ai fait l'ange, l'idiot aussi. J'ai fait des études assidûment, en plusieurs métiers, sans traîner. J'ai fait des dérapages et diverses tentatives de fuite. J'ai fait des histoires, des blagues et des caprices. J'ai fait des promesses pas tenues et des paris réussis, des erreurs répétées et des détours passionnants. J'ai fait de beaux gestes et des gestes aussi que j'aimerais oublier. J'ai fait ce que je pouvais, et parfois pas. J'ai fait des poèmes, j'ai fait des romans../..." extraits de-quarante ans et des pousières (et qu'avez-vous fait pendant tout ce temps?)- francis dannemark-

Après quatre années de travaux, les archives départementales ont rouvert leurs portes, 6 rue de bouillé à nantes - "Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine" -marguerite yourcenar-
en 1981, à l'initiative d'organisations syndicales ouvrières et paysannes, d'universitaires et de municipalités de la basse-loire a été créé le centre d'histoire du travail, 2 bis boulevard léon bureau à nantes, ce centre s'est donné comme but-je cite:"de conserver et de rendre accessibles au public des archives de militants, d'organisations politiques et syndicales, de faire vivre la mémoire ouvrière et paysanne, notamment à travers des publications et des expositions, et de contribuer à l'histoire des quartiers populaires." à saint nazaire existe l'aremors: association d'histoire sociale de saint nazaire
"Nos actes ne sont éphémères qu'en apparence. Leurs répercussions se prolongent parfois pendant des siècles. La vie du présent tisse celle de l'avenir."-gustave le bon-
"Améliorez le présent sans faire la satire du passé." -francis bacon-
"Quel mot fait du rêve un vrai rêve et quel mot fait d'un pays un vrai pays et quel mot fait d'une langue une vraie langue? . Que sais-je de plus sinon que les mots se mentent d'un rêve à l'autre. Que sais-je en moins sinon que le rêve ment à la langue comme la langue ment au pays. Que sais-je quand je sais que chaque rêve est une poupée russe et que chaque pays est une poupée russe et que chaque langue est une poupée russe qui quand on l'ouvre se rapetisse. Depuis que j'ai cessé de tutoyer l'infini, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Il y avait avant en lui cette ligne qui va d'un monde à l'autre, cette corde à laquelle tout funambule espérait suspendre son espoir. J'ai ceesé de tutoyer l'infini et tout en m'excusant je vous demande l'uariez-vous fait à ma place si je n'en avais pas eu le courage?" -jean portante-
à saint-nazaire aussi comme dans beaucoup d'autres villes mais peut-être plus encore, l'histoire a marqué les murs du passé ceux qu'on veut bien laisser encore debouts, mais aussi et surtout le coeur des Hommes - l'histoire elle n'est pas qu'arrangeante sinon elle serait occultée, l'histoire n'est pas qu'immédiate sinon elle serait tronquée, On pourrait avoir parfois l'impression que ce qui est le plus visible résume en soi tout ce qui fait la spécificité de cette ville! il n'en est rien bien sur et ce n'est pas parce que les cent dernières années ont façonnées une histoire singulière et riche que ce qui a précédé n'a pas autant de valeur et de sens pour comprendre la suite; l'histoire n'est pas là pour bien coller avec des principes ou idéaux, que l'on voudrait croire naivement et intéressé... universels. l'histoire n'appartient à personne et en même temps chacun, acteur de son temps à le droit et, ou le devoir de se l'approprier du moment qu'il la laisse contradictoire et ouverte, l'histoire n'est jamais définitive puisqu'elle recommence aujourd'hui, elle n'a ni raison ni morale, elle vit comme les saisons, recommencée à jamais et pourtant toujours différente.

samedi 10 mai 2008

c'est pas une heure

C'est pas une heure pour écrire ! oui mais quand on aime y'a pas d'heure et les mots frisent souvent l'insomnie pendant que le silence dort. C'est pas une heure pour refaire la mapemonde! mais c'est ptêt l'heure d'y glisser un doigt et de le laisser filer entre continents et merveilles. C'est pas une heure pour faire des rencontres! oui mais la nuit les solitudes sont partageuses et chacun broie son rêve en respectant les conditions de l'autre. C'est pas une heure pour se prendre la tête quand elle commence à se faire lourde et qu'elle songe à s'oreiller. C'est pas une heure tout simplement, quand les chiens se prennent pour des loups et se font peur avec leur ombre. C'est pas une heure pour la baguette qui balbutie tout juste dans le grand four, mais c'est l'heure du quotidien de la main à la main, on se dit bonjour et bonne journée, comme tous les papillons de nuit qui se reconnaissent, fragiles et balourds, légers et vite éblouis. C'est pas encore l' heure pour s'agiter, aussi profitons des instants calmes sur l'amer des doutes. C'est pas l'heure de se moquer, ni de rire tonitruant, les sentiments sont tout léger comme la ouate du matin, mais chut! c'est pas une heure...

jeudi 8 mai 2008

ce n'est pas parce qu'on n'en parle plus à la télé que...







Tiens, pour la peine en ce jeudi -oui mais- je vais vous causer d'un gars de neuilly, et déjà j'entends d'ici le coeur des pas toujours vierges "quoi! encore! ça suffit avec celui là, on l'entend et on le voit partout riquiqui brother, stop overdose..." mais s'il vous plait rétorquais-je, vous confondez, un -n'oeil et un - peut en cacher un autre! et présentement c'est de yves duteil, le troubadour dont je voulais vous entretenir, tout d'abord il est juste né à neuilly ,certes celui lui a donné l'envie rapidement de prendre sa carte à l'ump- (qui je le rappelle pour la six mille deux cent quarantième fois, n'est pas l'union méan penhoët) ça doit être l'air du coin, un genre de microclimat qui fait que tu vires rapidement au bleu -mais pas de chauffe- ceci dit s'il était né à saint denis ptêt qu'il aurait vu rouge! mais bon on sait pas non plus... certes comme dit une copine docteur en socio y'a le "préconstruit culturel" mais forcément y'a pas que ça non plus dans la vie et heureusement parce que "les jeux sont faits rien ne va plus" ho! doucement! on se construit aussi avec la main et attention quand je dis ça (j'vous connais) je parle pas de la dernière question rouge du jeu d'émile franc "comment lucien jeunesse faisait pour se masturber? ding ding ding ...et bien: à deux mains si vous le voulez bien" (misère -ndc) non c'est juste que si y'a du sens dans l'histoire y'a aussi forcément de l'imprévu ; et vlan là le bouddhiste de garde va me répondre que le hasard n'existe pas! tout est dans tout et lycée de versailles, ça devait arriver...et là forcément, moi l'homme qui doute, j'y perds mon latin, ce qui est sans doutes normal avec un bouddhiste et d'ailleurs à ce propos le gars duteil il a fait une chanson sur le tibet comme quoi on peut être maire umpiste et sentir la griserie des cimes parfumées à l'encens- quand je vous dis qu'on est comme la prise (d'aikido) "multiple"...






"Nous vivons sous le même soleil que des être en tous points pareils qui partagent leur existence entre l'espoir et la souffrance. La Tibétaine au coeur si pur qui chantait à l'ombre des murs attendra jusqu'à ses trente ans pour revoir le soleil levant. Les oubliés de toit du monde nous appellent à chaque seconde et leur chant se heurte au silence auvacarme de l'inconscience. C'est la voix d'un peuple brisé de ces moines martyrisés qui nous offrent en un seul regard des milliers de vies de mémoire. C'était hier c'était ailleurs on disait " plus jamais l'horreur" C'est tout près c'est maintenant et je pleure pour tous ces gens. Nous gardons la blessure au coeur du chagrin des peuples qui demeurent par la force ou par la violence en perdant jusqu'à l'espérance. Cette lignée si elle s'éteint avec le dernier Tibétain laisserait pour l'éternité tant de portes à jamais fermées. Les oubliés de Toit du Monde nous appellent à chaque seconde mais leurs chants se perdent en silence au désert de l'indifférence; C'est la voix d'un peuple épuisé de ces femmes paralysées qui revivent en un seul regard tout ce que leur coeur a pu voir. C'était hier c'était ailleurs On disait " c'était une erreur" C'est là tout près c'est maintenant et je rêve pour tous ces enfants d'un pays libre sur la terre à des milliers d'années-lumière de ces uniformes barbares de la peur et du désespoir. Pour revivre sous le soleil une histoire en tous points pareille et pour pouvoir enfin raconter les chapitres inachevés. Il est dit que jamais la flamme de la vérité dans nos âmes ne peut s'éteindre tout- à -fait et qu'elle nous éclaire en secret comme du miel sur les blessures; J'entends toujours la voix si pure De la Tibétaine chanter Avec ses soeurs emprisonnées quelque part au-delà des murs, J'entends toujours la voix si pure de la Tibétaine chanter leur espoir en la liberté." -la tibétaine- yves duteil -la photo du moine est de éric de planta et provient de: itinérances






"Toi, qu'as-tu fait de ton enfance? Des mots volants, des mots voleurs. Toi, qu'as-tu fait de ta jeunesse? Des mots d'espoir que l'on a démentis. Toi, qu'as-tu fait de ton bel âge? Des mots pour dire: "Suis-je quelqu'un? Suis-je vivant?" Toi, qu'as-tu fait de ta vieillesse? Des mots très lourds, que je ne comprends plus; Toi, qu'as-tu fait de cette mort? Des mots qui souillent le silence." bourreaux et acrobates- alain bosquet-

mercredi 7 mai 2008

jeunesse bretonne -le retour-


évidemment, j'aurais dû m'en douter, sergio le marseillais de "castro street" est passé par là et quelques heures plus tard! voilà ce que la jeunesse bretonne est devenue! ah misère! m'enfin comme me le faisait très justement remarquer didier le béarnais, " l'important c'est qu'ils aient compris le sens de l'équilibre alimentaire"

la jeunesse bretonne en piste ...