
".../... J'ai fait de la survie à l'arraché en territoire familial accidenté. J'ai fait de l'élevage de petits animaux. J'ai fait des razzias passionnées sur les bibliothèques. J'ai fait des cauchemars de nuit et des rêves de jour. J'ai fait l'adulte trop tôt et l'enfant très tard. J'ai fait le mort et j'ai fait l'ange, l'idiot aussi. J'ai fait des études assidûment, en plusieurs métiers, sans traîner. J'ai fait des dérapages et diverses tentatives de fuite. J'ai fait des histoires, des blagues et des caprices. J'ai fait des promesses pas tenues et des paris réussis, des erreurs répétées et des détours passionnants. J'ai fait de beaux gestes et des gestes aussi que j'aimerais oublier. J'ai fait ce que je pouvais, et parfois pas. J'ai fait des poèmes, j'ai fait des romans../..." extraits de-quarante ans et des pousières (et qu'avez-vous fait pendant tout ce temps?)- francis dannemark-
Après quatre années de travaux, les archives départementales ont rouvert leurs portes, 6 rue de bouillé à nantes - "Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine" -marguerite yourcenar-
en 1981, à l'initiative d'organisations syndicales ouvrières et paysannes, d'universitaires et de municipalités de la basse-loire a été créé le centre d'histoire du travail, 2 bis boulevard léon bureau à nantes, ce centre s'est donné comme but-je cite:"de conserver et de rendre accessibles au public des archives de militants, d'organisations politiques et syndicales, de faire vivre la mémoire ouvrière et paysanne, notamment à travers des publications et des expositions, et de contribuer à l'histoire des quartiers populaires." à saint nazaire existe l'aremors: association d'histoire sociale de saint nazaire
"Nos actes ne sont éphémères qu'en apparence. Leurs répercussions se prolongent parfois pendant des siècles. La vie du présent tisse celle de l'avenir."-gustave le bon-
"Améliorez le présent sans faire la satire du passé." -francis bacon-
"Quel mot fait du rêve un vrai rêve et quel mot fait d'un pays un vrai pays et quel mot fait d'une langue une vraie langue? . Que sais-je de plus sinon que les mots se mentent d'un rêve à l'autre. Que sais-je en moins sinon que le rêve ment à la langue comme la langue ment au pays. Que sais-je quand je sais que chaque rêve est une poupée russe et que chaque pays est une poupée russe et que chaque langue est une poupée russe qui quand on l'ouvre se rapetisse. Depuis que j'ai cessé de tutoyer l'infini, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Il y avait avant en lui cette ligne qui va d'un monde à l'autre, cette corde à laquelle tout funambule espérait suspendre son espoir. J'ai ceesé de tutoyer l'infini et tout en m'excusant je vous demande l'uariez-vous fait à ma place si je n'en avais pas eu le courage?" -jean portante-
à saint-nazaire aussi comme dans beaucoup d'autres villes mais peut-être plus encore, l'histoire a marqué les murs du passé ceux qu'on veut bien laisser encore debouts, mais aussi et surtout le coeur des Hommes - l'histoire elle n'est pas qu'arrangeante sinon elle serait occultée, l'histoire n'est pas qu'immédiate sinon elle serait tronquée, On pourrait avoir parfois l'impression que ce qui est le plus visible résume en soi tout ce qui fait la spécificité de cette ville! il n'en est rien bien sur et ce n'est pas parce que les cent dernières années ont façonnées une histoire singulière et riche que ce qui a précédé n'a pas autant de valeur et de sens pour comprendre la suite; l'histoire n'est pas là pour bien coller avec des principes ou idéaux, que l'on voudrait croire naivement et intéressé... universels. l'histoire n'appartient à personne et en même temps chacun, acteur de son temps à le droit et, ou le devoir de se l'approprier du moment qu'il la laisse contradictoire et ouverte, l'histoire n'est jamais définitive puisqu'elle recommence aujourd'hui, elle n'a ni raison ni morale, elle vit comme les saisons, recommencée à jamais et pourtant toujours différente.
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