samedi 6 mars 2010

le masque et la plume

 !

Ecrire pour se cacher,
Ecrire  en   dévoilé,
Ecrire de l'apparence, en demi-teinte, à contre-jour...
et laisser s'échapper ce qu'on ne pourrait pas dire avec une lettre qui turbine, l'accent relationnel et la phrase qui s'occupe.
Ecrire comme on se noie dans un vert d'eau et le gris des soupirs qui s'échoue sur la page.
Ecrire sans raisonnable, avec tous ses possibles qui font que chacun -Haie- et passe sur l'autre rive.
Ecrire n'importe comment et  sans demander son reste ni la permission de quitter la  table des convenances, au risque de finir bien seul... à se dire.
Ecrire pour se faire du mâle une autre  idée peut-être?
Et
de son  théâtre à plume, jouer la pièce rapportée.
Ecrire comme sport de chambre,  terrain d'illusions et  éphémère insaisissable,  bulle de savon...
Ecrire jusqu'à deux mains, pouvoir aller plus vite quand le flot  submerge son urgence inutile mais toujours indispensable à notre déraison.
Ecrire sans retenue... peut-être un jour... quand je n'aurais plus peur des vagues. Alors, dans  l'immensité liquide je lâcherai mes encres.


 


 

Les plumes de service sont à la toile ici et là?

je suis prisonnier


"Ah, enfin, la lumière s'allume ! C'est la fin de la nuit. C'est le début de la journée. Le local s'éclaire tout entier. C'est un lieu vaste, haut de plafond, mais moi, je ne peux pas en profiter. Moi, je me tortille dans ma cage de verre et d'acier. Moi, je suis prisonnier.
Jusqu'à maintenant, c'était un état qui m'était étranger. Je ne savais même pas que cela existait. Ce n'est pas ma faute. J'ai toujours vécu en liberté. J'ai toujours passé ma vie à jouer et à voyager et à manger.
Je les vois, mes geôliers, qui arrivent en petit comité. Ils viennent toujours en petit comité. Ils s'affairent à quelques tâches inconnues, appuient sur des boutons, étudient des graphiques, s'échangent entre eux des paroles, et ce, sans me jeter le moindre coup d'œil. Ils ne me voient plus tant ils ont l'habitude de me voir. Puis l'un après l'autre, ils s'en vont, et, à la fin, il ne reste plus qu'une seule personne pour me surveiller. Me surveiller jusqu'au retour d'un autre comité. A nouveau, ils causeront de tout, de rien et tripoteront des relevés. Combien de temps cela va durer ?
J'en ai assez, je n'en peux plus, je sens la déprime se substituer à mes espoirs. C'est mauvais signe... Quand je suis malheureux, j'ai tendance à ne plus manger, à ne plus bouger, et je me laisse mourir... Je ne suis pas fait pour la captivité. Il faut donc que je m'en sorte, rapidement, avant que je ne sombre complètement dans la mélancolie et me suicide à long terme. Mais que faire. Que faire ?
Je n'ai rien fait pour mériter cela. Des courroies m'empêchent de faire quoi que ce soit. C'est comme des chaînes, mais il n'y a pas que cela : j'ai des capteurs fixés tout le long de mon corps, des aiguilles plantées dans mes veines, et un masque respiratoire étroitement sanglé autour de ma tête qui, relié à un tuyau, m'envoie régulièrement de l'air. C'est comme des chaînes, mais il n'y a pas que cela : des fils me raccordent à leurs instruments de travail ; je suis un sujet d'observation. Ils ne m'étudient pas, n'expérimentent rien. Ils ne font que me tenir sous bonne garde. Quand cela leur chante, ils me donnent une caresse sur le dos ou sur le flanc. Certaines fois, j'apprécie ; d'autres fois, je me rebelle, mais ils n'aiment pas que je me rebelle, ils ne le comprennent pas. Un jour, j'ai mordu la main de l'un d'entre eux. Ils se sont vengés en me faisant mal, très mal… Je crois que c'était de l'électricité. Cela a duré une journée. Puis ils m'ont laissé. Pure vengeance, pures représailles, leur façon de me rappeler au calme… Je ne sais pas ce qu'ils veulent de moi.
D'habitude, ils nous chassent, moi et les miens. Ils nous chassent comme des parasites malfaisants, nous rendant responsables de tous les maux les concernant. Parfois ils nous capturent enfants pour nous élever et faire de nous les vedettes de spectacles affligeants. Ils m'ont attrapé alors que je ne faisais rien d'autre que nager près du bord. Ils m'ont attrapé et ficelé, mais j'ai lutté, j'ai lutté, et j'ai réussi à leur échapper. Mais ils n'ont pas abandonné, ils m'ont traqué comme un animal. Jusqu'à me retrouver. Ils m'ont arrêté avec un fusil et une flèche. Parce que, selon eux, j'étais devenu depuis quelqu'un de dangereux. Mais je n'ai jamais été dangereux. Je n'ai jamais fait de mal personne. Au contraire, je suis toujours allé vers les autres. J'ai même sauvé la vie d'un naufragé. Si je n'avais pas été là pour l'aider à monter sur un morceau d'épave, il aurait péri noyé. Maintenant je paie un prix que je ne parviens pas à cerner. Je ne suis plus rien. Finis le jeu et la liberté, la vanité d'être la plus intelligente créature de cette planète.
Mon univers, c'est ma cellule, et je le regrette.
Et j'attends. En surnageant.
Je ne fais que ça, d'attendre.
Et j'ai faim.
Je les observe derrière les parois de verre qui me séparent d'eux. Je les observe et je comprends ce qu'ils se disent. Cela fait longtemps que moi et mes semblables nous comprenons leur langage. Nous l'avons assez entendu, nous l'avons assez écouté. Ce sont eux qui ne comprennent pas le nôtre. Je les observe et je comprends ce qu'ils se disent. Il me suffit de lire les sons qui se forment sur leurs lèvres. Ils ne savent pas cela. Et ils ne le sauront pas. Que croient-ils, ces monstres ? Que nous sommes primitifs ? Pourtant, d'après les mots qui remuent leurs bouches, ils nous reconnaissent une certaine forme d'intelligence, qu'il compare à d'autres formes d'intelligence.
Ils ont l'air ennuyé, comme s'ils avaient quelque chose à se reprocher. Et ils se méfient. Ils se méfient de moi et d'eux-mêmes, je crois… Ils ne veulent pas s'attendrir sur mon cas. Ils ont peur de commettre des erreurs.
Les idiots. Ils n'ont toujours pas compris que leur race est prédisposée à commettre des erreurs. Et ils en commettront une, un jour ou l'autre, c'est forcé. Et ce jour-là, je n'aurais qu'à en profiter pour m'enfuir. Je suis entêté. Il me suffit d'attendre et de guetter.
Je suis heureux, l'espoir me revient…

* * *

« Qu'en dites-vous ? Je conçois que ce serait faire entorse à nos propres règles, mais...
- La question n'est pas là, cher ami, et vous le savez. Le virus marin qui a décimé ses semblables n'a toujours pas été identifié. Tant que nous ne saurons rien de lui…
- C'est qu'il dépérit à vue d'œil, madame. Un peu d'espace vital revigorerait ses muscles et son mental. C'est ça où il meurt. Que décidons-nous ? »
La jeune femme eut un soupir de capitulation.
« Bon, je veux une surveillance rapprochée. Le bassin est trop près de l'océan. Dites-vous qu'en cas de problème, je ne vous raterai pas ! Vous endosserez l'entière responsabilité.
- Certainement, professeur, sourit le vieux scientifique, disposant de suite. Je n'en attendais pas moins... »
Alors qu'il s'éloignait d'un pas décidé, elle posa un regard affectueux sur l'animal qui remuait mollement dans l'eau tiède de son trop petit aquarium.
« C'est l'unique survivant de son espèce ! dit-elle à voix haute, mais l'autre ne l'entendait probablement plus. Le dernier spécimen de Tursiop Truncatus sur Terre. Il faut le protéger, je ne veux pas qu'il s'échappe ! »
L'air tranquille malgré tous ces branchements qui le reliaient aux machines, l'air tranquille et le luis de la malice dans ses gros yeux, le grand dauphin prisonnier semblait la considérer avec calcul..."

-Je suis prisonnier est une nouvelle de David Garay- elle a été publiée sur le site 1000 nouvelles

vendredi 5 mars 2010

avec la plus grande fermeté



"Je condamne avec la plus grande fermeté" disait Zébulon premier.dans le poste de la cuisine. Franchement je ne sais pas  de quoi il causait l'huile, enfin le sieur, et d'ailleurs je m'en fous un peu , je passais juste  par là  et lui aussi... et entre-nous, je n'ai pas  vraiment envie qu'il s'éternise dans ma cuisine et  dépendances non plus d'ailleurs mais je me suis  quand même demandé ce qu'il en aurait été, s'il avait condamné "avec la plus petite fermeté"? 
ou alors" la plus ferme",ben oui la sienne, celle des  célébrités.
Mais peut-être voulait-il  tout simplement parler de sa ministre de la justice qui l'accompagnait dans son cou roux  "la grande fermeté" c'est tout à fait elle non?
Enfin je suis là à supputer et pendant ce temps, sans que j' y prenne garde, la nuit arrive, mais naturellement avec délicatesse, comme elle sait si bien le faire et d'ailleurs j'ai entendu toujours dans le poste de la cuisine (c'est fou, le monde qui passe par là) , que le jour avait légèrement raccourci depuis le dernier tremblement de terre au Chili.
En effet, selon des scientifiques californiens (région connue pour être particulièrement propice à la reproduction des chercheurs qui trouvent) le séisme qui faisait un bon 8,8 de pointure aurait fait bouger l'axe du globe  et cqf-dédé : modifié la durée du jour.
Vous ne  l'aviez pas remarqué, hein j'suis sur, ben c'est normal parait-il, pisque selon les calculs de la californication  (masturbation intellectuelle en français) la durée du jour aurait diminué de 1,26 microseconde et quand on sait qu'une microseconde est égale à un millionième de seconde, forcément, ça passe inaperçu chez le Pékin de nous autres..
.Mais bon! On peut se dire qu'au moins pendant qu'ils font ça, les gars, ils trainent pas au bistrot et puis le jour ou l'on dansera la tectonique des plaques de la côte ouest, dame!  Ils seront aux premières loges pour prendre les mesures, les professionnels de la profession...
Sauf que, ah! ah! c'était trop facile. Vous savez bien  ce que c'est dans ce milieu, comme chez les psys, on est rarement d'accord avec ses collègues, et ainsi ,selon les spécialistes du service de la rotation de la terre (et oui ça existe) de l'observatoire de Paris, ben ct'affaire là, ça jamais été vérifié, c'est rien que du théorique.
Ah ben merde alors, nous voilà bien avancé tiens!
Mais seraient-ils  pas un peu jaloux les frenchies?
Si c'est le cas, personnellement,  je condamne avec la plus grande fermeté (c'est ma voisine, elle fait un mètre j'sais pas combien et attention elle rigole pas  avec ça, ni avec le reste non plus d'ailleurs).
Ah tiens, mais  il fait carrément nuit.
Déjà?
C'est bizarre, non?

jeudi 4 mars 2010

pouet! pouet! , je double

C'est permis




Mais je vous en prie, prenez donc place, et si cela ne vous dérange pas, je suggère même que l'on puisse mettre un peu de musique, par là-dessus-
ou en dessous,
Enfin, comme on s'imagine.

Tu sais, c'est simple comme un clic de droit, tu rajoutes ta compile et voguent les états d'âme;
Personnellement -c'est comme ça qu'il faut dire, je crois, dans ces cas là, je verrais bien quelques arpèges sur une guitare sèche- la si mal nommée- puisque pour faire passer les émotions dans la colonne, avec les frissons qui vont bien avec, l'instrument dans les cordes semblerait, à l'instant, où j'en cause, le mieux adapté et humide à souhait.

"Tout bonheur que la main n'atteint pas est un leurre"
Moins le quart, répondit  l'horloger de Saint Paul (sans ses Rogatiens)

Ah, c'est sur, ça te va bien de te faux-filet comme il se doigt;
et tout ça, parce que, comme tout "bon" garçon qui se respecte, tu choisis, en pagaille et en général, l'esquive, quand tu ne sais plus comment faire avec les gros  mots qui comme les flots d'ici ou d'ailleurs submergent l'entendement et à l'occasion le rez de chaussée si rien n'a été prévu pour passer à l'étage supérieur.

"Même si le grand chant ne doit plus reprendre ce sera pure joie ce qui nous reste. Le fracas des galets sur le rivage dans le reflux de la vague."

Mais qu'est ce que tu crôa?
Qu'à voguer ainsi sur les flots aventureux d'une  illusion bien mure, tu vas pouvoir t'en sortir sans dommage; La toile est araignée, et communique avec sa poussière d'étoile, les moulins avant et après aussi, un peu de douceur pour mieux faire passer l'actualité comme si le violon de tes solitudes pouvait délasser un corps tout seul,
un corps constitué de l'être à ne pas naitre
et déjà tout usé.

"tu joues, joues, joues nuit et jour, jour et nuit, comme sur une scène tu joues, joues ta vie..." 
avec un fond  de merlot, un pétard hors saison, un café, l'addition, et l'occasion d'offrir ton solo avec toute l'énergie qui t'habite, quand tu poses tes deux mains, bien en évidence sur tes joues , les coudes confortables et que l'esprit sein de ta mère, t'invite à l'oubli et à te raccrocher au balconnet.

Il y a tant de souffrances sur le palier, tant d'incompréhension dans la multitude, tant d'énergie mal contenue, en flatulences, en morsures, en  noble fatigue sur le tarmac de ton compte à rebours.
Chacun fait son show  d'effroi  jusqu'à la dernière représentation où les spectateurs ne viendront plus, puisqu'ils ont trop à faire avec leur propre comédie, mal ficelée, mal programmée, et guerre sponsorisée.









"Yellow is the colour of my true love's hair
In the mornin' when we rise,
In the mornin' when we rise,
That's the time, that's the time,
I love the best.
Blue's the colour of the sky
In the mornin' when we rise,
In the mornin' when we rise.
in the mornin' when we rise.
That's the time, that's the time
I love the best.
Green's the colour of the sparklin' corn
In the mornin' when we rise,
In the mornin' when we rise.
in the mornin' when we rise.
That's the time, that's the time
I love the best.
Mellow is the feeling that I get
when I see her, mm hmm,
when I see her, uh huh.
That's the time, that's the time
I love the best.
Freedom is a word I rarely use
Without thinkin', mm hmm,
Without thinkin', mm hmm,
Of the time, of the time
When I've been loved". 

Dans mon pré construit culturel, où paissent mes bagages consignés, l'orchestre s'apprête à jouer son grand machin, une  redif. pour la gloire et le public qui en redemande comme il faut, en tapant dans ses mains ou celles du voisin, du moment que pour un instant choisi, les soliloques s'accordent, les épaules se touchent et les larmes se noient dans la nuit...
du jeudi .
C'est permis! 

(avec l'aide et dans le désordre de Jacques Higelin, Donovan, W.B. Yeats et  Greame Allwright)

Hon à l'aéro-porc

 

  

Les élections régionales approchant, nul doute que les lecteurs de par ici feront le tri dans les listes entre ceux qui sont pour le projet d'aéroport à Notre Dame Des Landes et ceux qui sont contre.

 Et puis, cela étant dit, voyons aussi ceux qui sont pour la réunification (Bretagne 5 départements) et les autres. 
Ah déjà, l'horizon s'éclaircit..


à suivre un article de Marc Le duc dans le Ouest France du jour, sur les positions des différentes listes concernant le projet d'aéroport.

En ce qui concerne ce modeste blogoubreizh , pour ceux qui n'avaient pas compris, nous soutenons  la liste  "Nous te ferons Bretagne"  , la seule qui, à notre humble avis, mérite que l'on se déplace jusqu'aux "burnes".

"Sur huit têtes de listes aux élections régionales, six disent non au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Revue des positions avant la manifestation de samedi.

Jacques Auxiette. Le président sortant a toujours défendu le projet de nouvel aéroport, qu'il juge indispensable au développement de l'Ouest. Il rappelle que le projet fait partie d'un ensemble « cohérent » incluant une liaison ferroviaire rapide Nantes-Rennes, et la ligne grande vitesse Paris-Rennes. Nouveau : dans son programme, il évoque la création d'un nouveau parc naturel régional estuaire-lac de Grandlieu. Lequel parc, bien évidemment, ne pourra voir le jour si Nantes Atlantique ne déménage pas.Christophe Béchu. Le candidat de la majorité présidentielle dit avoir été tenté par l'idée d'un moratoire. Depuis, il a rejoint les partisans du projet. Mais il met deux conditions de taille : la construction d'une ligne ferroviaire grande vitesse Nantes-Rennes, et la réalisation d'un nouveau franchissement de l'estuaire de la Loire. Les aides de la Région iront à ces dessertes, annonce-t-il, excluant tout financement du nouvel aéroport par la Région.
Jacky Flippot. L'appui de la région Bretagne au projet ne lui semble pas une raison suffisante pour le défendre. « Ce n'est pas ça qui fera avancer réunification de la Bretagne », sourit Thierry Jamet, porte-parole de « Nous te ferons Bretagne ». Après avoir étudié « sans idée préconçue » le transfert, la liste bretonne est désormais opposée à un projet « dépassé, vieux de trente ans ». Présence annoncée à la manifestation.
Patricia Gallerneau. On se souvient de la visite de François Bayrou au quartier général des opposants. Le chef de file du MoDem y dénonça le projet en termes vifs, parlant de « gâchis ». Il a même rejoint le collectif des élus qui doutent de la pertinence du projet. Cet engagement est à mettre à l'actif de Patricia Gallerneau et des colistiers MoDem opposés de longue date au transfert. Présence annoncée à la manifestation.
Marc Gicquel. La présidente de son comité de soutien, Françoise Verchère est réputée pour son opposition farouche au projet. Marc Gicquel, à la tête de la liste « Tous ensemble, la gauche vraiment » est sur la même position. « Sauf à vouloir réaliser une opération foncière, rien ne justifie le transfert, pas même la sécurité comme le montrent les déclarations des pilotes. » Présence « forte » à la manifestation.
Eddy Le Beller. Le projet ne semble vraiment pas indispensable à la tête de liste LO. « Il y a d'autres priorités que de construire un aéroport qui va coûter plusieurs centaines de millions d'euros, et ne rapportera qu'aux bétonneurs ». LO préférerait voir ces sommes investies dans les transports en commun et le logement social. Pour autant, Lutte ouvrière n'ira pas à la manif.
Jean-Philippe Magnen. On pourrait parler d'opposants historiques. Cela fait des années que les colistiers d'Europe Écologie mènent le combat politique contre « un projet d'un autre temps », symbole à leurs yeux d'une façon « dépassée » de penser le développement. Ils apportent leur expérience à d'autres combats (barrages sur la Loire, centrale nucléaire au Carnet, extension du port à Donges-Est). En force à la manifestation.
Brigitte Neveux. Compte tenu du coût du projet, de la situation financière générale « pas brillante », d'une baisse du nombre de vols, la tête de liste du FN propose d'attendre. « Ce n'est vraiment pas le moment de construire un nouvel aéroport. » Elle demande une consultation des populations des régions Bretagne et Pays de la Loire".
Marc LE DUC.
Ouest-France

mercredi 3 mars 2010

Serge et ballons

 

 



 

Et si ?

paradis noirs



".../...Et j'en viens à me dire que je me suis trompé du tout au tout dans ma démarche littéraire. J'ai voulu faire le grand écrivain. J'ai voulu échapper à la matrone en plâtre qui montre son gros derrière et qui va pisser. C'est d'elle qu'il aurait fallu parler. Mais non: j'écris des livres respectables, qui obtiennent des critiques pleines de respect par des critiques respectables, lesquels vantent leur caractère dérangeant et incorrect, comme pour la dame anorexique et frileuse qui partage notre résidence. Après quoi mes livres sont lus avec respect par des lecteurs qui se font une très haute idée de la littérature et de l'écrivain. Je suis très content de moi. Je suis gonflé de respect envers moi-même. J'ai un peu honte aussi. Alors pour compenser toute cette insupportable dignité, toute cette incorrection pour rire, j'écris pour d'autres des bluettes sentimentales, des romans cochons, je rédige des notices dithyrambiques pour des objets idiots. je sépare les fonctions. Ce qu'il faudrait, mais il est bien tard pour le comprendre, ce serait réunir les deux, la grande littérature, dont l'idéal m'écrase, et la dame au gros derrière nu, qui détient une part de ce que je suis;
Lorsque ma mère est morte, j'ai dû vider son deux-pièces à Fréjus, que je connaissais à peine. j'y avais passé une heure, à deux ou trois reprises. Je ne supportais plus se ratiocinations et ses maniaqueries. je ne supportais pas non plus de voir transplanté dans cet appartement anonyme tout le décor de notre petite maison des environs de Clermont. j'avais toujours détesté ces bibelots hideux, mais là, ils avaient l'air misérable de vieux perroquets d'Amazonie qui finissent leur vie dans une cage au zoo d'un pays froid.
Je me souviens en particulier, d'une statuette de petit rat de l'opéra, sculptée dans une espèce de pierre livide; La fillette, vêtue d'un tutu et d'un justaucorps, dressée sur les pointes, levait les bras dans un geste qui se voulait gracieux. elle avait toujours trôné sur le buffet de la salle à manger, entre deux assiettes qui représentaient des soldats de l'armée napoléonienne. A l'adolescence, je l'avais détestée. elle incarnait tout  ce que je ne pouvais plus supporter chez mes parents, les bons sentiments, les mièvre toujours confondu avec le beau, la gentillesse érigée en valeur suprême. lorsque je l'ai revue, dans la salle à manger déserte, elle n'avait plus vraiment le même sens. sa petite danse conventionnelle me paraissait d'autant plus pathétique que la danseuse était incolore et médiocre. Sans rien perdre de sa stupidité, elle s'était imprégnée de ce dont elle avait été témoin, la mort de mon père, et puis l'absence, la solitude, ma négligence, l'attente. Cela, son petit corps blanc excellait à le représenter. on voit disparaître les amours, me disait-elle, et ce qui a fait la joie, on voit passer la vie, on meurt, tout en s'ennuyant. Elle continuait à esquisser sa danse, obstinée, inchangée, comme ma mère ne s'était pas départie des habitudes et du décor de sa vie sans joie.
Ne crois pas, disait la danseuse, avec le petit air ironique et buté que je n'avais jamais si bien distingué, ne crois pas que le plus triste, dans vos vies, vienne du tragique: c'est vrai, on vous y dépouille progressivement de tout, vos amours, vos plaisirs, votre corps, votre beauté, votre raison et jusqu'à votre dignité. Mais de telle sorte que cela soit aussi mesquin, ridicule, ennuyeux et bête. vous n'aurez pas le plaisir de la grandeur tragique. vous vous ennuyez à souffrir, vos enfants s'ennuient à vous regarder souffrir et ils s'ennuient à vous enterrer. Et moi je vous regarde en continuant ma petite danse, je suis l'idéal de beauté de ta mère, tout ce qui est toujours demeuré hors de sa portée, ce dont elle n'a eu, jusqu'à la fin, que cette représentation dégradée.
J'ai jeté la petite danseuse à la poubelle, et avec elle presque tous les objets de ma mère../..."
-extrait de "Paradis Noirs" un roman  de Pierre Jourde-Editions- nrf -Gallimard-

infinie solitude




"Puisqu'on a fait c'que l'on a pu
Puisqu'on a plus c'que l'on avait
C'qu'on a vécu on l'a perdu
Dans notre infinie solitude

Ce qu'on était on n'sait même plus
C'que l'on voulait chérie t'en souviens tu ?
Ce qu'on croyait on y croit plus
Dans notre infinie solitude

Mais on sait tous
Qu'on y peut rien
Et vivre toujours
Pour mourir demain
Moi ça m'fait rien
Du tout
Plus rien du tout

On n'sait même plus c'qu'il faut se dire
Pour s'faire sourire et se guérir
Oh, ya pas d'quoi rire
Dur de construire
Dans cette infinie solitude

Loin des yeux
Loin de mon coeur
Mais moins j'te vois et plus j'pense à toi
Oh si j'avais su je serais resté
Dans mon infinie solitude

Mais on sait tous
Qu'on y peut rien
Et vivre toujours
Pour mourir demain
Moi ça m'fait rien
Plus rien du tout"  -Camille Bazbaz-

trois heures et quart



Trois heures et quart,
dans mon placard.
Quand à la rime, elle repassera,
un autre jour,
pour m'faire sa cour,
et tenir compagnie aussi.
Avec une rythmique d'appellation d'origine contrôlée
et sa poésie de surface
qui ne s'embarrasse pas de préambule et ficèle au carré
une expression codifiée
dans les tiroirs de l'académie.

Trois heures et sa moitié
joli couple ma foi;
On dirait même qu'ils ont été pensé l'un pour l'autre,
comme le vent qui met les voiles,
La lune trop timide en cache derrière un nuage
La nuit dans belle de jour
et toutes les rimes unanimes
 qui, tu vois,
finissent toujours par revenir...
par la fenêtre.

Quatre heures moins le quart
pour les fait tard
et tous ceux qui la mettent en veilleuse
et jouent au solitaire
en causant à leur ombre.

Tu l'as pris ton quatre heures?
Non j'suis trop dé-goûter.
Juste une pomme alors,  à l'eau
pour endormir le sommeil
qui revient souvent dans ces moments là
alors qu'il n'avait que la permission de minuit.
Mais voyez-vous, c'est un rebelle qui n'en fait qu'à sa tête
et il faut souvent lui remettre les pendules à l'heure.

Quatre heures un quart.
Ah merci bien.
Mais y a pas de quoi!

mardi 2 mars 2010

c'est pour rire

"L'humour n'a pas de rang, il traine dans la rue avec la dérision pour compagne fidèle.La force est impuissante devant les mains nues de ceux qui savent rire encore et de plus belle" -Georges Moustaki-


"L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur." -Tony Mayer-

"Quand la vérité n'ose pas aller toute nue, la robe qui l'habille le mieux, c'est l'humour" -Doris Lussier-


"Un homme glisse sur une peau de banane devant dix personnes, s'il rit c'est de l'humour. Dix personnes glissent sur dix peaux de banane devant un homme. S'il rit c'est de l'imprudence." -auteur anonyme -(par prudence?)

 
"Il y a des gens qui sont chauves au dedans de la tête: ce sont ceux qui n'ont pas d'humour."
-Francis Blanche-



"L'humour est la forme la plus saine de la lucidité." -Jacques Brel-

"les autres" c'est chez L.U.

et une page de BZH publicité



Pour les 40 ans de "SKOAZELL VREIZH"  Gast! ça nous rajeunit point ct'affaire.
et une grosse fête pour la peine, vendredi et samedi prochains à la salle de la cité à Rennes avec (en autre)les incontournables Ramoneurs de Menhirs  à suivre  un petit extrait pour ceux qui ne connaissent pas encore






Signalons également, que la liste "nous te ferons Bretagne" liste créée pour les régionales 2010 avec en autre Christian Troadec maire de Carhaix (et ses vielles charrues)tiendra meeting ce soir à Nantes à 20h salle Bretagne (ah ben oui forcément)et demain mercredi à Saint-Nazaire toujours à 20h salle agora




Et enfin une séance de dédicaces chez Annie de la librairie Gweladenn (que je salue en passant)

lundi 1 mars 2010

UN CAFE CON SAL


Un cafe con sal

luc.a.s. artefactos sonoros | MySpace Music Videos


découvert chez Anaïs Nit

ton héritage



découvert dans "Le jardin d'Hélène"

Métamorphoses



Il a l'air si paisible maintenant, qu'on en oublierait presque -à quelques détails près- que la veille dans une rencontre au sommet entre marée au mieux de sa forme, un vent s'époumonant à hurler " la digue dondaine" et  notre troisième larron en foire -l'Océan -himself- les trois compères- pour le meilleur et pour le pire, décidèrent dans une nuit aussi blanche que  n'était la  lune, d'aller "taquiner" les braves gens endormis de la côte et de leur rappeler, qu'une fois de plus, ce sont bien elles, les forces de la nature, les bien nommées, qui ont et auront toujours le dernier mot, n'en déplaise à notre orgueil  pathologique qui voudrait que l'on puisse les dompter, les  dresser, les apprivoiser et...les vaincre.

Tragique et cruelle  méprise !

 
"Celui qui a fait un naufrage tremble devant des flots tranquilles" -Ovide-


 

".../...Dès que, une fois lancés, les vents ont pris possession des ondes ,
rien ne les arrête et ils tiennent à leur merci la terre entière,et tout l'océan. Ils bousculent même les nuages dans le ciel et, provoquant des chocs violents, font jaillir de rutilants éclairs.  Plus je les connais, plus je les sais redoutables..../..."  Ovide-


".../...On entend les cris des hommes, le grincement des câbles, le choc de la houle contre une lourde vague, le tonnerre dans l'éther. Les flots se soulèvent ; la mer semble rejoindre le ciel et toucher les nuages recouverts de l'eau qu'elle projette. Tantôt, quand des profondeurs elle fait refluer du sable fauve, elle a la couleur du sable, tantôt elle est plus noire que l'eau du Styx; parfois elle s'étale, toute blanche de l'écume des flots sonores.../..."
-Ovide


Extraits de Métamorphoses- livre 11-

dimanche 28 février 2010

Molly Malone



(envoyé par Jac-Snow)


j'ai des envies

J'ai des envies de très port,
d'enfumés bistrots, les orteils pris  dans l'eau-salée-
de tables lourdes et boisées,
ornées de cartes étranges 
et
improbables,
sur lesquelles, tous sexes confondants, l'on referait le monde
dans de délicates et tonitruantes chimères,
des impressions du moment aussi justes et perfectibles qu'une existence fragile
aussi propices à la déraison, aux chants beuglés,
au solo trémolo qui fait éclore de lourdes larmes
 au buriné marin, revenu du tout et de rien.
"In dublin's fair city"
J'ai des envies de Vent
qui décoiffe de blanches crinières,
de ride traçant  sans vergogne son chemin de vie;
de moitié de chacun reliant sa chacune
et toutes combinaisons dehors,
 sans aucun droit d'auteur
prenant son impossible double par le cou 
pour
lui susurrer dans l'oreille, des inventions notables,
de franches fragilités,
à ne plus faire la cour,
quand l'espace est immense
et
qu'il reste plutôt, à conquérir le devoir de se tromper
d'effacer le catalogue des vérités  convenues
et
de ne posséder 
au final
que des envies d'être
bien
et là
ensembles.
Au jeu
des
sans gagnant, sans perdant
mais
où  toutes  les grâces
seraient permises.

phrases du jour et autres bricoles

entendu ce matin dans le poste: "la bouche c'est un peu le sexe du visage".

et un peu plus tard: " Dans les journaux c'est toujours les mêmes qu'on cite, c'est pour ça qu'ils sont connus." -Michel Audiard


"Voyager c'est être vivant, mais parvenir quelque part, c'est être mort." Alan Watts

 PROMOTION:
Deux SNECK pour le prix d'un (merci Rémy)





 

  

 







En remerciant les différents contributeurs qui s'imaginent sans doute qu'en me refilant leurs fonds de grenier, cave et autres cabanes de jardin, ça va me faire plaisir peut-être!
hein(g)?


ben heu!  après une courte réflexion,
je peux dire que oui
finalement .Pffffffffffffffff!!!!!
Bon dimanche! (sous mes applaudissements)