lundi 25 février 2019

enduis l'ennui



"Pour la solitude et l’étrangeté de vos vies
    Soyez salués !"

Kazimierz  Dabrowski



Dessiner sur les murs
                                     Comment?
                   Pourquoi?
...  Tu crois?...
Mettre de la couleur au grès des fantaisies
de l'esprit
sain
Houba!

Avancer plein pots
pas six seaux 
Et la comédie à tout prix
Pas sérieux la vie
ou trop
pour en rester là, à longer les friches du port
froid dehors

Et alors:
 chaudes les apparences
à teinte
à la propriété
immensément grise
sous la bise.
Barioler les clôtures, les palissades, les enceintes stériles
Sortir de l'ordinaire
à l'heure de l'ébauche.
Sous les sirènes
un peu
pataud sur l'eau
des fois
 
 Aussi:
détrempe-toi
où île faux pas
caricature les façades
glissade en terre bariolée
voler à la raison des tas 
de conventions
périmées
affichées
"DEFENSE DE"
ou trois
fois rien.
.Fermeture définitive
sauf que:

-Enduis l'ennui-

La nature est morte
et bien:
que
vive la nature
à s'emmêler les crayons,
esquisser un pas de côté
un point de beauté
Badigeonner  avec amour des cloisons sèches
trop rêches. 
 Gratter des croûtes
et colorier les fonds de tiroirs
pour y voir
ptêt
un peu d'espoir
dans le noir...



                                    





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" La guitare au coeur de la musique"

PROGRAMME



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Rendez-vous à 15h, samedi 2 mars 2019 aux Nefs de l’Éléphant de Nantes




" Le breton est-il ma langue maternelle?
Non! Je suis né à Nantes où on ne le parle pas.
Suis-je même breton?... Vraiment, je le crois...
Mais de pur race!... Qu'en sais-je et qu'importe?
Séparatiste? Autonomiste? Régionaliste?
Oui et non... Différent...
Mais alors, vous ne comprenez plus:
Qu'appelons-nous être breton,
Et d'abord, pourquoi l'être?
Français d'état civil, je suis nommé français,
J'assume à chaque instant ma situation de français.
Mon appartenance à la Bretagne
N'est en revanche qu'une qualité facultative
Que je peux parfaitement renier ou méconnaître...
Je l'ai d'ailleurs fait...
J'ai longtemps ignoré que j'étais breton...
Français sans problème,
Il me faut donc vivre la Bretagne en surplus
Et pour mieux dire en conscience...
Si je perds cette conscience,
La Bretagne cesse d'être en moi.
Si tous les bretons la perdent,
Elle cesse absolument d'être...
La Bretagne n'a pas de papiers,
Elle n'existe que si à chaque génération
Des hommes se reconnaissent bretons...
A cette heure, des enfants naissent en Bretagne...
Seront-ils bretons? Nul ne le sait...
A chacun, l'âge venu, la découverte... ou l'ignorance!"


 Texte extrait de Comment peut on être breton, "Essai sur la Démocratie française", Morvan Lebesque (Editions du Seuil, 1970).

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vendredi 22 février 2019

c'est tout comme


C'est  tout comme
        une habitude.
Un genre de tic ou toc à ma mesure.

Sur ma route
qui va vers
le frontispice de l'estuaire,
se trouve le jardin des plantes
(appellation d'origine contrôlée)
et...
à chaque saison 
ses plaisirs
 orchestrés par les mains vertes
des jardiniers de la ville
(j'en connais quelques uns des poètes de l'humus)
Mais chut!
s'ils embellissent notre coin quotidien 
ils sont aussi habiles que discrets.

                      Seulement
 grâce à dieu eux
le monde est un peu moins...
ou alors
un peu plus...
enfin quoi:
ils  sont poètes étamines, vitamines
un peu, beaucoup, passionnément
chlorophylliens
et passeurs d'émotions parfumées
pour le coeur,
 les yeux...
et tout ce qui badine avec l'amour
et autres illusions fleuries   
à nous tenir envie.

 






Z'AI LU
 
Chez le Marquis ( à vous faire tourner Chèvre):
  "Abîmes, contradictions, ténèbres, mort, combat : voilà, donc, quelques-uns des points qui déterminent la ligne spiralée symbolisant la création".
(Alexis Klimov)




Une autre, une autre réclamait le public en tout siaste :sieste

   "Car il nous faut être capable de rire et de pleurer, de bondir et de ramper, de bailler, de crier, de nous étirer, de courir et de rêver, de frapper dans le vide, sur un sac de grains ou un adversaire malicieux, autant que de nous taire et d’être intarissable. Mais par-dessus tout, il est important de nous savoir seigneur de nous-même, c’est-à-dire sans importance, comme une feuille de thé plongée dans l’eau très chaude - non bouillante." Le Marquis de l'Orée


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Vendredi 22 février
Beau temps
Belle mer

Ce n'est que de l'eau camarade
(ah oui mais quand même)



                                                                       INFOS
                                                         







 "Assis sur un rocher
Je regarde la mer
Pour petit déjeuner
Le vin blanc et les praires

Quelques miettes d'étoile
Et un croissant de lune
Trainent encore sur la toile
Cirée d'une nuit posthume

Un ciel encore humide
De tremper dans le bleu
D'un clapotis tranquille
Se berce au fond des cieux

Une mer d'aluminium
Scintillante d'argent
Emballe mon cœur d'homme
Et de petit enfant

Et je voudrais que tu sois là
Je voudrais que tu vois ça
Je t'avoue que je n'y crois pas
C'est beau, c'est beau même sans toi

Un soleil feignant
Essore ses rayons
Dans l'azur en peignant
D'or l'horizon

Une mouette au tableau
Figure un goéland
Et se perd tout là-haut
Au fond du firmament

Et je voudrais que tu sois là
Je voudrais que tu vois ça
Je t'avoue que je n'y crois pas
C'est beau, c'est beau même sans toi

Et les embruns qui giflent
Ou caressent ma peau
Et puis le vent qui siffle
Sur le mat d'un bateau

Je vais fermer les yeux
Je vais sentir la mer
Je vais sentir le bleu
Sans rouvrir les paupières

Et je voudrais que tu sois là
Je voudrais que tu vois ça
Je t'avoue que je n'y crois pas
C'est beau, c'est beau même sans toi

Et je voudrais que tu sois là
Je voudrais que tu vois ça
Je t'avoue que je n'y crois pas
C'est beau, c'est beau même sans toi

Quelques miettes d'étoiles
Sur la nappe du ciel
Un croissant qui dévoile
Un déjeuner d'soleil

Et moi tout petit homme
Je me sens un peu con
De n'être rien en somme
Qu'un tout petit garçon

Et je voudrais que tu sois là
Je voudrais que tu vois ça
Je t'avoue que je n'y crois pas
C'est beau, c'est beau même sans toi

Et je voudrais que tu sois là
Je voudrais que tu vois ça
Je t'avoue que je n'y crois pas
C'est beau, c'est beau même sans toi"

Yves Jamait