Bonjour le petit jour
Es-tu un bon ou mauvais jour ?
Le petit jour
On t'attend depuis, depuis le coup de minuit
À coups de demis pour faire passer la nuit
Bonjour le petit jour
Es-tu un bon ou mauvais jour ?
Dis-moi, nous amènes-tu la pluie ?
Dis-moi si tu pleures ou si tu ris
Tout de bon, dis
Qu'as-tu choisi comme avis ?
Tout de bon, dis
Un parasol ? Un parapluie ?
Bonjour le petit jour
Es-tu un bon ou mauvais jour ?
Le petit jour
On joue notre vie depuis le coup de minuit
Dernier coup de dés, j'y gagne encore la vie
Bonjour le petit jour
Es-tu un bon ou mauvais jour ?
Dis-moi, tu me prends par la main, dis ?
Dis-moi, tu m'emmènes chez moi, dis ?
Tout de bon, dis
Reviendra-t-elle aujourd'hui ?
Tout de bon, dis
Depuis tant de jours, tant de nuits ?
Dis-moi, la pluie
Nous amènes-tu, petit jour
Dis-moi, tu ris
Nous amènes-tu, petit jour
Dis-moi, la pluie
Mais tu ris, tu ris
Mais tu ris
Petit jour
Mais tu ris
Petit jour
Petit jour
Bonjour
Bonjour le petit jour
Le petit jour
Bonjour le petit jour
Es-tu un bon ou mauvais jour ?
-Les enfants terribles-
"Dans l'hypnotisante liquéfaction de l'atmosphère, tout mouvement se ralentit comme dans une chorégraphie, tous les passants évoluent comme s'ils étaient suspendus dans une émulsion précaire, et il n'existe plus, semble-t-il, qu'une distinction formelle entre les vivants et les morts."
Joan Didion extrait de: "Sud et Ouest"
" J'ai toujours eu le sentiment que le sens même des choses résidait dans
le rythme des mots, des phrases, des paragraphes, j'ai développé une
technique pour tenir à distance toutes mes pensées, toutes mes
croyances, en les recouvrant d'un vernis de plus en plus impénétrable."
"Je sais pourquoi nous essayons de garder les morts en vie : nous
essayons de les garder en vie afin de les garder auprès de nous.
Je sais aussi que, si nous voulons vivre nous-m^mes, vient un moment où
nous devons nous défaire de nos morts, les laisser partir, les laisser
morts.
Les laisser devenir la photo sur la table de chevet.
Les laisser devenir le nom sur les comptes de tutelle.
Les laisser partir au fil de l’eau.
Savoir tout cela ne rend pas plus facile de le laisser partir au fil de l’eau."
Joan Didion extraits de: "L'année de la pensée magique."
"Combien de routes
Un garçon peut-il faire
Avant qu'un homme il ne soit ?
Combien l'oiseau
Doit-il franchir de mers
Avant de s'éloigner du froid ?
Combien de morts
Un canon peut-il faire
Avant que l'on oublie sa voix ?
Ecoute mon ami,
Ecoute dans le vent,
Ecoute la réponse dans le vent.
Combien de fois
Doit-on lever les yeux
Avant que de voir le soleil ?
Combien d'oreilles
Faut-il aux malheureux
Avant d'écouter leurs pareils ?
Combien de pleurs faut-il
A l'homme heureux
Avant que son coeur ne s'éveille ?
Ecoute mon ami,
Ecoute dans le vent,
Ecoute la réponse dans le vent.
Combien d'années
Faudra-t-il à l'esclave
Avant d'avoir sa liberté ?
Combien de temps
Un soldat est-il brave
Avant de mourir oublié ?
Combien de mers
Doit franchir la colombe
Avant que nous vivions en paix ?
Ecoute mon ami,
Ecoute dans le vent,
Ecoute la réponse dans le vent."
Jeudi 18h23
Le thé froid
m'aime
pas mal.
Lavau sur Loire
l'espace dans des règles
de droit
où le regard s'évade d'entre les planches.
et la musique
valse dans les cordes.
Il est ici question de saison.
jeudi 25 octobre 2018
mardi 23 octobre 2018
journal intime d'un garde-corps
"J'écris pour ne pas m'ennuyer, moi qui me lasse si vite de tout. J'écris comme on court à travers champs, sans savoir où l'on va, alors que ma vie est toute tracée.
J'écris ce qui me vient, ce qui naît quand je ne m'y attends pas, au moment où mon esprit flotte, où je perds le fil.
J'écris pour jouer parce que je suis mauvaise joueuse. J'écris ce que je tais, parce que je parle trop;
J'écris pour savoir ce que je veux puisque ma mère le sait mieux que moi. J'écris pour ne pas oublier parce que ma vie est pleine de trous.
J'écris pour ne pas tomber malade, de grosses boules dans la gorge.
J'écris pour me cacher, moi qui aime tant me mettre en scène.
J'écris pour être une autre, moi qui ne sais pas qui je suis.
J'écris pour ne pas perdre mon temps alors que je passe des heures à ne rien faire.
J'écris sans penser à demain, pour savoir ce que je deviendrai.
J'écris maintenant pour moi et je me fous que maman pense que ce n'est pas un métier, mais du narcissisme, de l'exhibitionnisme.
J'écris jusqu'à ce que le sommeil m'emporte, pour que mes rêves m'inspirent, pour ne plus avoir peur du noir."
Mon cahier dans mon coffre d'ébène, je cachai la clef sous mon matelas. On pouvait me priver de tout, sauf de ça."
Emmanuelle de Boysson-extrait de: "Les années Solex" Editions Héloïse d'Ormesson
A quelques encablures,
quatre boules de glace
tournent dans la lumière...
elles prennent toute la place
au dessert de l'estuaire
Vanille fraise
passion caramel au coeur salé
c'est la saison douce qui file entre les mailles
de quoi s'accrocher à la rambarde des inoxydables
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