dimanche 20 janvier 2013
pigeon vole
-LE GRAND MENSONGE-
"il est un univers où le mot "hypocrisie" prend toute sa valeur. Une "hypocrisie" nécessaire, indispensable, voulue et partagée. La prison. La paix carcérale repose sur quelques "libertés consenties" dont on ne parle qu'avec des pincettes, pourtant plus personne ne nie que l'incarcération est contraire aux lois de la nature et de la condition humaine.
Les prisons, surpeuplées, explosent; elles tiennent artificiellement parce que les système autorise en secret ce qu'il condamne officiellement.
La plupart des détenus ont le moyen de communiquer avec l'extérieur. Les téléphones portables sont strictement interdits, pourtant personne n'ignore qu'un trafic interne de puces permet aux personnes incarcérées de casser leur isolement en prenant des nouvelles de leurs proches. Le cannabis est proscrit mais on ne va certainement pas trop chercher; on risque des révoltes générales si on empêche les détenus de s'évader artificiellement de leurs cellules. La "cantine", le moyen officiel de cumuler quelques denrées pour agrémenter l'ordinaire, permet aussi de mettre de côté quelques bières qui seront bues toutes ensemble, un soir de week-end sans visite. Mais la prison, c'est aussi ce jeu incroyable avec les médecins contraints, pour limiter les tensions individuelles et collectives, de délivrer des drogues légales, psychotropes, somnifères, anxiolytiques pour prévenir les tentatives de suicides.
Ainsi le système carcéral ne protège de rien, n'aide en rien mais crée de nouvelles dépendances. Les derniers rapports sur la prison montrent aussi que dans ce lieu pathogène où la loi devrait être celle des gardiens, se créent les hiérarchies de la violence les plus insupportables qui soient.
Ceux qui ont du fric commandent aux autres, ceux qui ont les moyens de la violence physique torturent les moins forts. Chacun vit ainsi dans l'insécurité et dans la trouille dans les lieux du pays où il y a le plus de sécurité et de personnels de surveillance au mètre carré; et l'on ne parle pas là de l'insalubrité inhérente à la prison.
En un mot, il y a une incohérence totale à l'enfermement dans ces conditions. Tout le monde le sait, à commencer par notre ministre de la justice; si l'on veut faire quelque chose de révolutionnaire et de gauche, ce sera en début de mandat, au moment où l'on peut être courageux.
Maintenant quoi!"
-Etienne Liebig- ce texte a été publié en chronique dans l'hebdomadaire "Lien Social" n°1089-
"Donner un sens au désespoir, voilà le but à atteindre. C'est une expérience unique."
-Luigi Carletti-
-Prison avec piscine-Editions Liana Levi-
"Hier trop tôt, demain, trop tard, le seul moment, c'est aujourd'hui."
-Lénine-
"La plus belle des Mers
est celle où l'on n'est pas encore allé.
Le plus beau de nos enfants
n'a pas encore grandi.
Les plus beaux de nos jours,
on ne les a pas encore vécus.
Et ce que je voudrais te dire de plus beau,
je ne te l'ai pas encore dit."
-Nazim Hikmet-
samedi 19 janvier 2013
transbordeur
"Ecrire, un mot derrière l'autre, on apprend ça dès l'école primaire. Au début on copie, comment faire autrement. Plus tard on nous donne un fil d'Ariane, un thème de rédaction. On n'aime pas forcément, mais il ne faut pas lâcher: le hors sujet est si vite arrivé. Le sujet, ce n'est pas nous, pas encore. On obéit seulement. Un jour enfin, l'école est finie. On n'a pas appris à écrire, d'ailleurs on en a si peu besoin. il faut seulement se rappeler que sept prend un p qui ne s'entend pas, ou que cent prend un S de temps en temps. on écrit son nom aussi, souvent, et une fois l'an -quand on est bien élevé- on marque sur des cartes, bonne année, joyeux anniversaire, meilleurs voeux.
Ecrire, on ne sait pas, pas vraiment.
un jour pourtant, on se jette du haut d'une falaise. Peu importe la hauteur ou la profondeur du lac, on se jette. on ne sait pas nager ou on a oublié. On veut aller de l'autre côté, ce côté que jamais on ne voit, avant d'avoir commencé.
Ecrire, écrire tout ce que l'on ignore parfaitement. Chacun trace son sillage, on se croit unique, on est des milliers.
Ecrire autrement, ce qui jamais n'a été dit. on recopie, encore, sans le savoir, on recopie mal a mille ce qu'on voudrait être le seul à in venter pour l'Autre, pour toi.
Ecrire pour toi qui lira, l'androgyne parfait d'avant Dieu, Adam et Eve.
Ecrire, laisser en toi la trace de cette ligne."
-Anne-Lise Dubreuil-
".../...Senteurs marines
Calme du soir
Là-bas la vague
berce la barque.
Je contemple
cette vaste étendue d'eau
et laisse mon esprit
s'égarer sur des rives lointaines.
Voyage imaginaire
où l'inattendu
côtoie la surprise, l'étonnement;
J'abandonne pour un instant
mes peurs, mes hésitations.
Je suis là tout simplement
et mon corps pesant
peut prendre appui
sur le tronc rugueux du chêne.
Je sens battre mon coeur.
Tristesse du départ;
mots retenus de ceux qui s'éloignent
et que déjà on ne voit plus.
Le départ des Islandais
dans la baie de Paimpol
m'emplit de nostalgie."
-Extrait d'un texte deThérèse Blais- écrit au Musée des Beaux-Arts de Nantes devant "Le Départ des Islandais dans la baie de Paimpol."
-Henri Dabadie-
^^^^^^^^^}}}}}}}}}}}}^^^^^^^^
Vous penser aimer le "lowcost", mais savez vous quel est le vrai coût du bas prix ?
Diffusée par 'Options', le journal de
l'UGICT-CGT, cette enquête exclusive d'Enrico Porsia décortique le
modèle économique de la compagnie à "bas coût" Ryanair et son chantage
aux subventions publiques déguisées.
On y découvre comment Ryanair exerce une
pression permanente sur des collectivités territoriales et passe outre
le code du travail, sur fond de directive Bolkestein et de distorsion de
concurrence.source: LA FACE CACHEE DU LOWCOST
La face cachée du lowcost : Enquête sur le système Ryanair from CGT CadresTechs on Vimeo.
Qu'en pense Monsieur Ayraultport?
...
Inscription à :
Commentaires (Atom)



