lundi 11 juin 2012

l'os à ronger


Photo source toile



ça c'est fait...
Sur l'estuaire, pas besoin de se prendre la tête pour un deuxième tour de piste  pisque la candidate du parti socialiste a été élue dès le premier  Ah c'est sur que par ici pour chercher un peu d'alternance cela a toujours été du genre compliqué...Certains, bien à gôche dans leurs bottes vous diront que c'est normal, que ce sont les électeurs qui tranchent etc etc..Certes, mais permettez moi juste de penser que bouffer  la même chose depuis heu...80, 90?  ans ne veut pas dire pour autant que l'on a le sens du bon goût. C'est bien simple on se croirait sur TF1 avec les mêmes arguments d'ailleurs de la part des "propriétaires" qui tout comme ici  et depuis le temps en connaissent un sacré rayon sur les méthodes du  clientélisme. 
Tiens, on pourrait même vous donner à l'avance le nom du prochain maire, quoique finalement... avec juste  la réserve de la guerre fratricide qui s'annonce déjà dans les coulisses.C'est bien connu il n'y a pas pire ennemi que chez soi...
Mais pour la couleur, à moins d'un tremblement de terre ou la fin des arrosages...ce sera rose pâle, comme d'hab.
Allez,  vous reprendrez bien un peu de flan?

Le nouvel os à ronger de la droate umpiste  partout, c'est le cannabis. Depuis que Cécile Duflot s'est permis d'essayer de dépoussiérer le sujet et surtout  l'hypocrisie ambiante  (et la non assistance à personne en danger) le délicat Copé et sa meute voient de l'herbe partout. A mon avis devraient commencer par renifler sous leur paillasson. Et puis, si je ne m'abuse c'est bien madame Dati, la Denise Fabre de l'ex majorité flamboyante qui arborait il y a peu, dans les locaux de la matinale de Canal Plus, au dos de son gilet qui brille, une feuille de chanvre du plus bel effet. 
Ah mais non, ah mais non, c'est pas du chichon...répondit l'intéressée( un peu dure de la feuille) dans son style eva porée hi!hi!hi! inimitable.:C'est de l'érable.
Ah ouais parce que MÂdÂme  feu  garde des seaux soutient le printemps canadien peut-être?




















Les pelles du 10 juin découvertes chez: "C'est pour dire"

dimanche 10 juin 2012

ce qu'il faut de patience





"Il faut tenir jusqu'à sa mort
et c'est peut-être loin derrière mille ronciers.

Pas grand chose de plus à ,savoir
mais la facilité pourquoi pas retrouvée
de progresser dans des jours dégagés
d'y faire jouer ses mains.

Sinon l'atroce obstacle
les heures arrêtées
les paniques de tout
de rien pour rien
puisque rien n'y sera changé
puisque le temps ne compte que pour soi-
qu'il tourne différent dans l'horologe des autres.

Ne craindre jusqu'à sa mort
que l'immobilité-
cette gueule de rapace empaillé, yeux de pierres."

"Jusqu'à sa mort" -Bernard Bretonnière-









"Quoi faire avec mon corps.
le couché tôt, le levé tard.
lui faire faire le sport.

quoi faire avec mon corps.

l'exciter, l'exhiber ou encore lui donner tord.

quoi faire avec mon corps.

l'intoxiquer, le purifier ou le peindre en noir.

quoi faire avec mon corps.

le faire courir ou méditer le cœur des vivants,
ou lui donner la mort.

je vieillirai avec,

que ça me plaise ou non.
il ira ou j'irai.
À quoi bon de laisser flamber.
je vieillirai avec,
que ça me plaise ou non.
il ira ou j'irai.
À quoi bon de se laisser tomber.

quoi faire avec mon corps.

le trafiquer pour parvenir à trahir son âge.

quoi faire avec mon corps.

lui visser des 'Vuitton' aux talons pour le confort.

quoi faire avec mon corps.

le vendre, le donner ou jouer avec son genre.

quoi faire avec mon corps.

le guérir, le blesser, le punir  ou le gaver d'animaux morts.

je vieillirai avec,

que ça me plaise ou non.
il ira ou j'irai.
À quoi bon de laisser flamber.
je vieillirai avec,
que ça me plaise ou non.
il ira ou j'irai.
À quoi bon de se laisser tomber"

-Ariane Moffatt-





"Oh petit, tout petit,
deux bras, deux jambes,
pas grand chose de plus,
aptère et ne volant qu'en rêve.

Dans le reflet d'un cadre,
laqués par la grâce du soleil,
diamant d'automne aigu,
le téléphone d'ivoire (faux, bien sûr),
la table d'acajou (vrai, peut-être),
le dictionnaire avec sa reliure effrangée,
au second plan des livres
dans un grand brouillard irisé,
on ne peut même pas lire les titres lointains
que l'on sait à l'envers.

Pa de tristesse
car la tristesse ne voit, ,i ne lit, ni s'écrit,
pas de bonheur,
mais un bonheur assez petit pour tenir sur une page
griffonnée ici
entre deux phrases d'une lettre à luisa
en trois minutes trente
pendant que passe le café
pendant que les nuages acceptent encore
de filer en arrière du soleil
façon de dire que le désespoir
a plus d'une espérance dans son sac."

"Petit"- Bernard Bretonnière-



"Tu rêves !
Vouloir cela
que tu saurais rester d'humeur égale
comme on dit.
La vie, tu y es trop
ou pas assez,
jamais sous la lumière exacte.
Ton ombre: soit devant  soit derrière
géante, naine,
à chaque heure difforme.

Que toutes les guerres cessent sur le globe
tu en resterais aux mêmes joies
et aux mêmes détresses
abusé
éperdu."

"Tu rêves"- Bernard Bretonnière-

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