lundi 27 février 2012

le lycée expérimental





En mai qui rime forcément avec "fais ce qu'il te plait" le lycée expérimental de Saint-Nazaire fêtera ses trente années d'existence.
 Sur une idée originale d'un grand barbu libertaire et frère ainé du  Dany dit le rouge et plutôt vert par la suite (vert de rouge?) ainsi que de quelques autres  enseignants  de la filière traditionnelle  cherchant pour des raisons -on va dire- culturelles à s'en échapper, le projet dans les cartons depuis déjà quelques lustres pu en sortir comme le lapin magique grâce à l'arrivée -longtemps attendue- d'une première salve aussi généreuse que  de gauche à la tête de la république française et en ce qui concerne le sujet du jour,  de la prise de pouvoir au ministère de l'éducation nationale d'un certain Alain Savary, socialiste antichambre  PSU, (Ah la fête du PSU à la Courneuve...- voix off  nostalgique)  cela se faisait à l'époque.../...



 (et l'on remarquera en passant  que les thèmes sont toujours...d'actualité)

.../... alors qu'aujourd'hui,  autre temps, autre moeurs, Solférino,  rimerait  plutôt avec trotsko...mais chut faut pas le dire. et puis je vois bien qu'une fois de plus je me disperse aussi cher(e)s camarades recentrons-nous (mais non pas chez Bayrou - ) sur les trente ans du lycée que l'on appelait à ses débuts et modestement:  différent;
et c'est sur qu'un lieu  où une majorité d'élèves a envie d'apprendre (à part les classes prépa peut-être) et s'y rend avec plaisir et décontraction, ça ne court pas les rues ni les boulevards .
Partant du principe tellement juste mais  forcément provocateur pour qui ne veut voir qu'une seule tête... qu'un élève en échec scolaire c'est avant tout  l'échec du système -scolaire- et fondé  sur des bases où  l'on retrouve  l'autonomie, la responsabilisation, le sens du collectif , le partage des tâches, l'anti-autorité, le mélange des genres, l'ouverture au monde... cela fait donc 30 ans , contre vents et marées (normal sur l'estuaire) que  le lycée expé. voit chaque année débarquer dans ses soutes,  des jeunes dit- en rupture - et  à priori perdus pour la cause scolaire alors qu'en général et en particulier ils voulaient tout bonnement qu'on leur fasse  découvrir le plaisir d'apprendre  et les ressources innombrables qu'ils possèdent ce qui semblerait   hélas (à quelques exceptions près) nettement au dessus des prérogatives et missions  de l'école offcielle  une indivisible et obligatoire et  qui continue - comme si de rien n'était.- ( circulez, y'a rien à voir). à dégoûter "du savoir" des générations successives de jeunes en quête d'eux même.

Attention, je ne veux pas dresser ici un tableau parfaitement  idyllique du lycée expérimental, forcément et manquerait plus que ça , cela ne marche pas pour tout le monde, certains lâchent en cours de route et quand on a quinze, seize ans et plus  se retrouver pour (certains)  la première fois, loin de ses repères habituels et plus que libre de ses mouvements à la sortie "des cours" cela peut parfois entrainer quelques dégâts sur le jeune et aussi sur son environnement  -  quelques  propriétaires/ loueurs  nazairiens en ont d'ailleurs   fait l'amère expérience...

Pour autant, ce lycée autogéré original et créatif  a le grand mérite d'exister et de ne pas s'endormir sur ses lauriers . Il  a indéniablement permis  à un certain nombre d'ados  de reprendre confiance en eux  et de trouver là  une véritable, délicate, respectueuse , attentive  et belle   passerelle ou marche pied  pour la suite de leur aventure  humaine .





photo St Nazaire.net




un reportage de France2 en trois parties (et non de France 3 en deux parties)





































dimanche 26 février 2012

au jour du soigneur





illustration, source: toile



Samedi, au jour du point,  en dégustant tranquillement un thé vert (toi aussi t'es vert? ah! ah! ah!) je repense à la soirée de la veille sur une ile briéronne où autour d'un magnifique rougail de saucisses confectionné de main de maitresse par notre chaleureuse hôtesse Ziquette, nous avons modelé comme il se doigts le monde à nos envies, nos colères, nos frustrations et  espérances parce que, nom d'un pimpeneau tout penaud mais frétillant de chez Sargasses-tique  il était hors de question de se laisser envahir par la morosité suintante, sans pour autant se faire prendre dans les filets rapiécés  de bonimenteurs professionnels  qui en couches successives couvraient les médias  de leur confondante insipidité et indigestibilité et  raies-unies pour le pire à notre égard  et le meilleur au leurre , en attendant d'afficher prochainement leur tronche satisfaite et re-pue sur les murs des bourgs z'et cantons de notre octogone (ben oui tout augmente).

Dimanche, entre brumes et merlette venant s'approvisionner en miettes de nos -beaux?- restes sur le perron de la cuisine, je me mire au fond du thé tard en songeant à la soirée de la veille autour des sublimes lasagnes de nos  -si- accueillants hospitaliers des bordures estuairiennes. 
Tout en rivalisant de calembours et plaisanteries à l'épreuve des balles de ping-pong et aussi  légers qu'un balluchon de cuivres s'essayant  au  Mozart-rrella....
nous avons pétri à la force des pâtes gratinées nos expirations inspirées sur l'ère du temps à la surface des choses. Pas envie pour otan  Bélénos, Epona  et par pitié de se laisser embobiner par des tricoteurs en économie pour les nuls qui maille après maille à partir nous mettent la moutarde au nez et boursicotent sur nos bonnes et mauvaises intentions à leur hagard printanier.
"J'ai mis ma culotte qui me porte bonheur" rendait à Césars en son cru, une  autre comédienne superstitieuse et le nez dans le guidon du  micro. Qu'en serait-il donc de nos camelots de la république, le jour venu, alors qu'un outsider n'en portant  déjà plus (pour dézipper plus vite que son ombre?) avait dû déclarer forfait pour cause de panne de machine à linge sale en famille.
 Personne ne semblait -à l'heure ou s'imprime la campagne- en mesure de répondre, faute peut-être  d'avoir posé la question alors que les gros niqueurs de la presse asser-mentée préféraient rivaliser d'acuité pour questionner les nommés-nominés sur leurs goûts en matière de cinéma, de fromage ou  heu! de tire-fesse (ben tu vois, quand on veut ...).



source: Les indignés-réseau social-