jeudi 19 janvier 2012

Causette et compagnie




Ce n'est pas  vraiment le genre de la maison de faire de la pub à qui mieux mieux (bon courage au traducteur hu! hu! hu!) mais voilà, j'ai découvert pas plus tard que le week-end  dernier chez des ami(e)s morbihannais Causette mensuel qui se veut "plus féminine du cerveau que du capiton". 
Ce magazine m'a rappelé dans le ton et l'impertinence une revue du mitant des années 70 "Histoires d'elles"  qui avait le mérite de sortir des sentiers rabattus d'un féminisme  sectaire , parisien et bcbg pour parler du quotidien de femmes pas forcément du monde mais plutôt de la vraie vie. Bref des gens qui nous ressemblent et avec qui tout mec que l'on est... on peut avancer et réfléchir  ensemble sans pour autant se faire renvoyer à la figure la culpabilité judéo-chrétienne du péché originel retourné à l'envoyeur du genre un point partout et au final une même connerie...





Illustration- source causette

Le plus de Causette -qui fête son vingtième numéro- c'est outre la différence de moyens , son humour  décalé et ravageur, des articles  tout azimuts et sans frontières et même pipi caca à l'occasion de ce dernier numéro:  "causette touche le fond".  Bon je vais pas tout vous raconter non plus,  z'avez qu'à l'acheter d'abord (en vente chez votre marchand de journaux préféré ) .

Allez juste un ptit truc parmi une foule d'articles passionnants: cela s'appelle:

"portrait robot d'un député français"
-un homme
-très âgé
-notable
-blanc et hétéro
-cumulard

sans commentaire n'est-il pas?
                                                       
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Chinon, Johann qui roule pour Colibris mouvement dont on a déjà causé sur cette antenne (ah ben dame faut suivre) nous envoie sa photo. Et comme il a une bonne tête du genre à annoncer la venue du printemps; en ces périodes de frimas, on va pas se priver d'un peu de chaleur humaine tabernuche!



Bridget Kyoto - La Marso Formation from Causette on Vimeo.

mercredi 18 janvier 2012

rite, rituel et autre ritournelle




Ce jour ressemblait fort à un mercredi mais il fallait tout de même se méfier. Avec tous ces dérèglements clématites dont on nous rabâchait les transistors , rien n'était vraiment aussi sur qu'avant.
Qu'avant la dernière pluie bien sur ,
Enfin, à ce qu'il  paraîtrait, puisque n'étant pané en ce temps là...
Mais bon, on ne pouvait pas non plus  toujours rester en permanence dans le doute - belle région au demeurant- quoiqu'un peu froide peut-être ...alors, parfois, pour se reposer, rassurer aussi -sans doute- (ha! ha! ha!) on décidait de faire confiance au plus baratineur des précepteurs (j'ai pas dit percepteur , faut pas exagérer non plus), un peu si vous voulez comme un Mélenchon les pinceaux,  que j't'embrouille qui arriverait presque à vous vendre la lune  si les amerluches n'étaient pas passé avant lui.
Bref,  et en résumé raccourci, chacun avait besoin de l'instant spirituel et parfois drôle aussi, pour lui permettre de gravir les marches de sa destinée qui contrairement aux apparences finissaient toujours du côté de la cave, mais passons...
Les plus pressés, formatés ou sens pratique, se servaient directement en tête de gondole, profitant des soldes ou promotions affichées à grand renfort de publicités aussi allées chiantes que retors. D'autres, enquête spirituelle, essayaient plusieurs produits avant de se décider finalement  pour une marque (même si au bout du compte c'était la même multinationale qui fabriquait le tout, mais re-passons...)  Et puis quelques -uns, un peu plus bricoleurs , fabriquaient eux-mêmes leur doudou avec du tout et des ptits riens.. Dans tous les cas, l'important étant d'occuper les recoins de sa grande solitude qui régulièrement venait vous faire des bulles dans la boite crânienne au risque de tout faire péter.
(Non mais sans blague et flûte de pan, on a du psy (orange ou citron?) pour ça , ma ptite dame le pion. -n.d.c. qui entend des voix-)
Le gars du mercredi, lui, son truc à réchauffer ses nuits d'hiver c'était le rituel laïque.
Et que je t'allume cette lampe là plutôt que l'autre, et que la porte ceci et la fenêtre cela, et à telle heure on ferme les écoutilles et à telle autre on lève les voiles et ainsi soit-il . Il en avait comme ça quasiment une encyclopédie  de mani-lles , régulièrement mise à jour suivant les fluctuations des cours de l'angoisse ou  ptêt du relâchement des tissus.
Aussi,  il pouvait bien se moquer de celles des autres.
Heu! en fait... il s'en moquait pas. .Il comprenait même  plutôt bien le sens de l'Histoire. C'est juste que, lorsque certains "pousse-toi de là, que je m'y mette" causant  haut et fort ( il supportait mal le haut et fort) voulaient rentrer dans son espace même pas  protégé pour y balancer leurs vertus et épiceries en gros, il avait envie de leur dire: Heu les gars, soyez sympa s.v.p., Laissez moi mes illusions, je les ai tricotées moi-même personnellement, c'est de l'artisanat mais du genre plutôt pas à vendre. Alors,   chacun ses siennes et les moutons seront bien gardés. D'accord?
C'était pas sur, par l'étang qui court, que ses arguments restent longtemps recevables, mais comme il en avait pas d'autres en rechange, il s'y accrochait vaille que baille et ad Vienne et Loire-Atlantique que pourra.

photos: Patrick