vendredi 18 novembre 2011

ne pensez pas, dépensez

 "Mr Rainbow-source: Toile


"Ne pensez pas, dépensez"
C'est Dany Robert Dufour, philosophe qui dit ça
-en autre-.

Je l'ai aperçu dans la boite à images, au mitan de ma nuit, participant à une émission que je  suggérerais" intelligente"; enfin, j'imagine que  c'est sans doute un peu pompeux et subjectif de dire cela...
En tout cas, j'y butine avec grand plaisir et elle a tendance à me titiller l'espace -forcément réduit- consacré à la réflexion.
"Les mots de minuit ", je tombe dessus toujours par hasard en suivant les caprices d'un navire balloté par les vents nocturnes et lorsque j'ai la chance de pouvoir m'y poser - toujours en cours de programmation-  je suis immédiatement  sous le charme de ces mots de minuit qui  me font l'effet d'un soin holistique, parfois en parfait décalage avec les heures  l'ayant précédé et d'autant plus salutaires pour le ressourcement...
Je ne sais pas comment il fait ce Philippe qui anime l'émission pour réunir à chaque fois des univers  différents et tellement riches de créativité, d'écoute et d'échange mais en tout cas il" Lefait" (ben oui j'ai osé...).
Le chef d'orchestre pose de bonnes questions , crée des passerelles entre ses invités, ne se met pas en avant..Ouah!,on en redemande des animateurs de télévision dans son genre...
"Ne pensez pas, dépensez" humour lapidaire, de Dany Robert Dufour,
auteur de "L'individu qui vient après le libéralisme" éditions Denoèl-
 Comme d'habitude, j'ai noté les références sur un bout de papier que je retrouverais peut-être dans six mois en me disant" C'était qui lui, déjà?"

Ah dame.  Voyez par vous même,  ce vendredi, mes problèmes existentiels sont de l'ordre du supportable.



Dany-Robert Dufour - Le Divin Marché par rosaluxembourg




Des mots pour maudire

"Y'a soixante ans, les mots de l'ancêtre de l'éducateur devaient être "amour et partage".
 On voit de jolis curés en soutane faire de la balle au pied avec les petits enfants à côté de l'église du village. Il y a quarante ans, les maîtres mots étaient probablement "éducation et  engagement". Là, les vieux maîtres de la communale se battent pour l'éducation populaire. Allez, la même chance pour tous, on soutient les plus abîmés de la vie et l'on en fait de bons ouvriers. Il y a trente ans, on pensait "inconscient et relations". Tous  les éducs s'étaient transformés en psychanalystes et savaient le rôle pathologique des mamans dans les troubles de la personnalité des enfants. Il fallait mettre des mots et donner du sens. Freud était le livre de chevet de toute une profession. Il y a vingt ans, on découvrait "la distance et le recul". Attention, nous les éducs n'allions pas nous immerger dans la relation à l'enfant. Il fallait défendre la professionnalisation de nos activités, savoir qui l'on était et d'où l'on partait. Forcément professionnels puisque nous avions notre convention collective!
Il y a dix ans, nous n'avions que "projet et subventions" à la bouche. Nous étions les champions du plan d'action, de la demande de thune, du montage d'activités. Plus à l'aise sur un ordinateur que devant une bande de loulous, nous étions devenus des managers sociaux. L'éducation était devenue un marché. Et aujourd'hui. Bah, il se pourrait bien que nos termes de ralliement soient les expressions: "Ouvrir le parapluie et botter en touche". D'abord se protéger, se dire que si ça finissait mal pour un gamin on ne pourrait pas nous accuser de ne pas avoir fait notre taf! Respecter la loi jusqu'à l'absurde. Prévenir la hiérarchie, le juge, le papa, la mamn, les flics, etc.
Ensuite, ne pas trop en dire pour être sur  de ne pas s'engager et qu'ensuite ça nous retombe dessus. Diable, nous faisons un métier à risque, c'est bien connu. Bon, vous allez me prendre pour un vieux con; ce n'est pas complètement faux. Et alors, ça n'empêche pas de donner son avis."
-Des mots pour le dire" chronique d'Etienne Liebig parue dans le numéro 1039 de l'hebdomadaire "Lien Social"



 Photo source: Toile

jeudi 17 novembre 2011

menu de la mer, à voiles et à vapeur




Mardi, je suis allé chez ma cousine. Elle m'appelle "mon petit cousin" . Vous me direz: C'est  normal puisque c'est ma cousine et qu'elle a quelques automnes en plus que moi, mais si peu; seulement,  elle le dit avec tellement de gentillesse dans la voix qu'ayant omis de passer tous les examens de famille, j'en suis à chaque fois tout chamboulé.
  Mes propos demanderaient sans doute quelques explications supplémentaires  sur ma part d'Histoire, mais ne voulant pas perdre l'effet de surprise,  je  vous renverrais à mon premier roman lorsqu'il sera écrit, vers 2037 enfin c'est ce que dit  l'horoscope de Télérama , ce qui fait qu'il sera  également  le dernier.
YES!
De quoi casser la baraque avec le bandeau de couverture. 

Grand-père faisant le point -1918-

Mardi donc, juste après un délicieux gâteau farci de mousse au chocolat (j'en ai pris deux fois), le mari de ma cousine, qui est aussi gentil qu'elle sans pour autant m'appeler "mon petit cousin" Ce qui semble tout à fait logique puisque je ne le suis pas., mais à la place, Ouah!  il m'a offert un DVD confectionné avec ses petits doigts agiles et sur lequel il a déposé tout un tas de photos de famille, récupérées au fil de ses promenades dans les archives poussiéreuses d'un grenier insulaire. Bonjour le boulot et super le cadeau, il parait que c'est normal, ça fait ça quand on ride ses artères, l' envie de remonter le courant sanguin pour raccrocher le wagon de queue...et comme je suis sous des dehors à la Fred austère, un brun sensible de  petite taille, dès que j'ai retrouvé ma base estuairienne, j'ai plongé avec avidité dans ces instants gravés dont certains provenant tout de même et tabernuche  de plaques photographiques de la fin du dix-neuvième.

Ah magie des temps modernes  comme disait l'aviateur inconnu en larguant sa première bombinette sur un groupe de futures statistiques, quelques centaines d'années en raccourci sur un disque, si on avait raconté  cela aux marins affrontant , du vent plein les voiles (ce qui n'arrive pas qu'au port), quelque Cap épée épique ,pour  sur ils ne l'auraient pas cru?
Remarquez, ils avaient certainement  dans certaines situations mieux  à faire qu'à se poser ce genre de question , même si l'un des leurs en a profité pour immortaliser la scène et sans vomir sur la boite, ce qui s'apparente à l'exploit:

-Golfe de Gascogne -1931 -



Evidemment, les clichés sont d'époque et même si ils ont été un peu  travaillé- autant que l'on puisse le faire- pour les rendre  plus visibles , ils ont conservé leur patine naturelle et grand bien leur fasse.

Tonton à l'école-1924-

Elevage de produits frais en mer...









 
Le second capitaine-1918-





-Navire dans les glaces-1920-

-Uncle J.-Descente de latécoaire sur le sol d'Afrique-1930-


Une autre fois, si vous êtes aimable, si j'ai pas oublié et si je ne suis pas poursuivi par une cabale familiale pour crime de  lèse majesté, je vous en proposerais d'autres de bijoux de famille .
En attendant un peu de musique avec le dernier  clip de mon  cousin 
Je plaisante bien entendu.