samedi 6 novembre 2010

cliché numéro quatre



Remarque, on aurait pu chanter- pour illustrer le beau poster d'accompagnement- un truc qui aurait fait : "la boldochevique, la boldochevique la bonne tisane du bourgeois" mais les choeurs n'y étaient plus vraiment ou alors  occupés à compter les absences, à passer entre les gouttes, à  chercher l'inspiration sous cellophane pour cause de gueule d'atmosphère.



Ils sont venus mais pas tous là, avec sans doute de bonnes raisons pour ceux qui n'aiment pas trop les enterrements et tout ce qui peut leur ressembler.
Et tu te dis aussi...: surtout n'allume pas la radio en rentrant car tu sais trop quelle pièce montée d'avance  ils vont te servir avec toutes les formules pathétiques d'hypocrisie professionnelle.

Voyez, les Français ont compris où était leur vraie  place , dans les poubelles de la  récré , et bien sur soyez confiants, on vous fera payer  le dérangement pour les vider.
De plus, 
  Le gouvernement qui  naturellement de chez préfabriqué, comprend -bien au chaud au bord de son substantifique poêle -les préoccupations des Français,  s'engage ,comme il l'a toujours fait d'ailleurs  et toc! à mener une politique sociale au plus près des intérêts des pigeons qui chient ou là.

Et encore avec  pour ceux qui téléhygiénisent , en profondeur du regard, et  sent bon entre les dents:
Nous comprenons votre légitime inquiétude, mais voyez que cela ne servait à rien de persister dans votre erreur , sachez cependant  que nous faisons tout ce qui de l'ordre du possible pour vous satisfaire à notre service. Veuillez ensuite  agréer et toute la clique...Expédiez mademoiselle, Expédiez!



Et pourtant, devant  des lycéens en colère même le samedi  et sous la pluie, si l'on est  dans de beaux draps autant qu'ils soient brodés et plein de panache,
-plutôt que de panachés (oui là sans doute, j'aurais pu éviter);

Heureusement et de bonne augure l'Archange de l'estuaire était passé par là pour résumer en quelque sorte la situation tout en  mélangeant devant l'urgence la seule solution (pour l'heure) vraiment  raisonnable, poésie et optimisme compris.

samedi, on prend son pied

photo google

Il y aurait des heures plus sensibles que d'autres à la première personne.
C'est une question ou juste une probabilité  en cercle égocentrique  et à l'équation hasardeuse?
Je n'ai d'ailleurs jamais rien compris aux maths , voilà pourquoi je m'en amuse et tant pis même si il paraîtrait que pour envisager la philosophie il faudrait s'accrocher à la logique en règle et d'équerre.
En ce qui me concerne, les philosophes ou leurs semblables je les collectionnerais plutôt dans leurs errances poétiques, dans le doute majuscule et toutes ses portes ouvertes où l'on s'enrhume bien souvent dans les courants d'air mais au moins où l'horizon n'est point bouché par une quelconque idée fermée à double tour.
Je n'aime pas les pensées  trop brillantes , trop propres, trop satisfaites d'elles-mêmes...le jargon inoxydable qui sonne creux quand on le masse  un coup dans les coins, les sportifs de la rhétorique à l'endurance gonflée aux anabolisants, à l'expression prédigérée, aux sentiments manucurés.et pedigree
Je suis pour l'ébouriffé , le trébuchant, le bégayé, le rongeur d'ongles , le rougissant, l'âme en perdition ou devenir, le trou de mémoire, le raconteur d'histoires qui n'en fait pas pour autant , le méchant timide, le tendre agressif et un ton en dessous s'il vous plait pour ne pas trop s'en promettre et rester hésitant jusqu'au bout.
Je suis en gestation continue sans progéniture apparente. J'apprends à vivre à califourchon, en équilibre, par le trou de la serrure et les banlieues de l'Histoire. Je revendique un bout de marge à ptits carreaux humides ou la plume glisse sur une flaque de rouge. Je m'attache à comprendre et à essayer d'écouter, ce qui est bon pour toi, merci j'ai déjà mangé ou j'ai plus faim  ou je ne suis pas si sur d'aimer cela... mais...du moment qu'il vous en convient , à chacun selon ses moyens du bord et pour  tout le respect combien je vous dois?

Il y aurait des heures plus sensibles que d'autres à la première personne, pour faire la fête  aux adjectifs, et réunir les verbes en groupe, en bataillon du troisième rima, en compagnie de magiciens à l'encre sympathique...et  se compter les pieds comme un alexandrin le bien heureux ou tout autant  se ramasser dans le tapis ;  qu'importe pourvu qu'on s'y sente moelleusement  bien  et à la merci de  mon ptit doigt  qui m'a dit...
ben,
c'est samedi, on prend son pied