lundi 9 août 2010

j'en tiens une couche!


Là où on ne l'attend pas, 
il était une fois
mais pas deux
sinon, on aurait su qu'il y serait déjà.
 Mais est-ce qu'on l'attendait  vraiment quelque part
ou nulle part
ou plus tard?
Quand même...
Il existe une sacrée  dose de prétention dans l'Eugénie humain pour s'imaginer, allez,  même quelques secondes, que l'on puisse devenir indispensable, inoubliable, incontournable...nécessaire?
Et c'est au nom de cette idée  récurrente et de quelques autres aussi,  qui nous caressent  régulièrement et voluptueusement l'esprit que l'on s'accorde à vivre dans sa majuscule suffisance en -Moi'J- et veuillez me porter un peu d'attention,
je vous prie.
je vous zan supplie
même.

Bien sur, toutes les nuances sont permises mais...que ne ferait-on pas, pour être dans l'objectif, sur la toile, imprimé, reconnu, entendu, respecté, applaudi, écouté, admiré, ah du lait...
le temps d'un gros soupir,
de retenir sa respiration 
et de laisser vaquer son inspiration
entre deux  modèles,marques,tailles...  
de couche....

-En souvenir d'un  récent concert où à la fin de son show, l'artiste de service  a demandé à la foule ou tout au moins à ceux qui le désiraient de venir le rejoindre sur scène... En l'espace de quelques secondes on a pu voir des gens jeunes z'et filles  et plus âgé(e)s se ruer en avant, écrasant tout ou presque sur leur passage, les yeux hallucinés, le regard perdu "sur la ligne bleue des Vosges"  et oubliant  que d'autres fragiles humains comme eux existaient autour.
Alors,  qu'un  grand couillon de la lune, commençait à escalader son fauteuil roulant, pour accéder plus rapidement  à la scène toute proche ,  la personne qui se trouvait près de moi, a dû pour réveiller son agresseur ( certes involontaire)   et  en tout cas calmer ses ardeurs , lui mettre la main aux fesses qui étaient sous son nez, ce qui d'un coup, l'a fait immédiatement revenir  parmi nous  et comprendre... ce qu'il était en train de faire!

Allez! Il existe sans doute des leçons de vie, plus désagréables...

A TABLE



"Je vis rarement pour de vrai, toi depuis des heures
tu ouvres dans la cuisine les huîtres parvenues
jusqu'ici (munies de nombreux papiers) et
la main endolorie dans le gant plastique.

Tu chantes. Les Wolf, eux, ne pensent plus
qu'à bâfrer, ce qu'ils font comme le reste,
avec profondeur. Ce sont encore des êtres humains!
et moi, avec beaucoup de citron, j'anesthésie

D'abord les bestioles nues puis mon palais
et j'avale sans vaillance, tandis que tu gobes
avec délice et répulsion deux douzaines
de ces petites cramouilles de la mer. Tiens, dis-je,

Laisse la vie sur la langue fondre
entre désir et dégoût, oui."

-Les huîtres- Volker Braun-



"Je remplis une poche à douilles de crème chantilly. Je décore une grosse 
orange de
crème Chantilly. Je travaille dans une pâtisserie.

Je porte une grande couronne dorée sur la tête. Un vieille dame tombe à 
genoux
devant moi et me baise la main. Je porte un rubis. La bague comporte
neuf rubis .
On dirait une bague indienne. Une grosse framboise. La vieille dame baise
ma
main. Elle avale ma framboise."

-Rêves-Margret kreidl- (traduction Florence Hetzel)

photos:google