dimanche 9 mars 2008

un vrai temps breton





























au menu du dimanche matin, un vrai temps breton comme je l'aime, avec de bons gros nuages à tous les étages et de préférence bien dodus, certains, les plus blancs du genre inoffensifs et d'autres qui seraient prêts à nous envoyer une ptite rincette, vite fait bien fait! mais on sait pas, d'ailleurs on ne sait jamais, puisqu'en même temps il ya aussi un vrai fond bleu et du soleil quand il veut. C'est bien connu comme disait l'autre " dans le coin,on sait jamais comment s'habiller" alors faut tout prévoir et puis aussi à l'occasion, si on prend la voiture, toujours avoir dans le coffre la paire de bottes caoutchouc, dame! s'agirait pas de rater la marée celle que l'on a "dans le coeur" -sic- et qui nous enmène quelquepart -naturellement, on dira pas où- sur les rochers, taquiner de l'huitre, du bigorneau ou du dormeur dans les grands jours; Cela fait partie du charme local, j'ai été initié tout minot et pourvu que ça dure...








Serge, un ami montpelliérain, m'a fait parvenir un texte paru dans un blog écrit à plusieurs mains par des jeunes d'une banlieue parisienne- jours tranquilles à clichy sous bois- pour le titre du blog, et c'est nadera ( traduisez: "rare-exceptionnel "en arabe) qui raconte ceci:







-Cendrillon de la cité des beaux quartiers-
Les exams sont terminés, les résultats sont tombés et Nadera (c'est moi) est plutôt bien placée. Une occasion toute trouvée pour faire la fête avec mes camarades de fac. Et me voilà propulsée dans le XVIe arrondissement de Paris où la soirée se déroule dans l’appartement d’un ami. Je m’émerveille toujours autant devant son hall d’entrée. Un, deux, trois digicodes : une vraie forteresse. L’entrée sent bon le propre. Il y a des miroirs partout et de la moquette rouge sur le sol. De la luminosité dans le hall et encore des miroirs dans l’ascenseur. Un immeuble qui ferait le bonheur de toute femme.
A mon échelle, l’appartement est énorme et la vue fabuleuse : au choix le parc de Passy ou la pointe étincelante de notre belle Tour Eiffel. Il est près de 23 heures, la fête bat son plein et toujours le même dilemme pour la banlieusarde de passage ; partir dans 10 minutes avec le RER ou rentrer avec le bus Noctilien, source de peu d'éloges. Je reste. Marre de courir après les transports en commun. Alors que Cendrillon se déhanche sur la piste au son des Black Eyed Peas, ma montre me ramène cruellement à la réalité. Il faut rentrer.
C’est dans le Noctilien qui me ramène chez moi que je repense à cette soirée très réussie. Ah, vivre dans le XVIe ! Ce serait vraiment passer de l’ombre à la lumière, au sens propre comme au figuré. On pense toujours que l’herbe est plus verte ailleurs. Dans mon cas, c’est vrai. A Clichy, l’herbe vire même parfois au jaune.
On croit toujours la vie plus belle ailleurs. Mais l’environnement ne fait sûrement pas tout. Il y contribue, c’est sûr. Les gens seraient moins aigris en rentrant chez eux peut-être. Mais tout comme les clichés sur la cité, il faut faire tomber aussi ceux des beaux quartiers.
Ce n’est pas parce qu’on habite dans le XVIe qu’on rentre forcément avec le sourire jusqu’aux oreilles. Peut-être même qu'on est encore plus triste, pensant qu’on va retrouver son avocat de mari plus ennuyeux que ses pieds. Je sais, cliché.Et puis, apparemment, malgré les multiples digicodes à l’entrée, des cambrioleurs arrivent tout de même à accéder aux appartements.
J’ai aperçu une note du gardien dans le hall d’entrée de l’immeuble que je convoite… presque identique à celle qui est affichée dans mon hall concernant le dépôt des ordures ménagères qui apparemment ne sont pas déposées au bon endroit. Ah, ces bobos ! Aucun respect de la vie en communauté !S'il y a trois digicodes à l’entrée, l'un a été vandalisé par les propres résidents de l’immeuble, pressés de rentrer le soir et ne supportant pas toute cette sécurité. Je la leur échange volontiers contre mon insécurité.
Quand je dis à mon ami qu’il a de chance, et un super appart et une super vue, il m’avoue qu’il a beau habiter en face de la Tour Eiffel, ça fait plusieurs mois qu’il n’a pas jeté un regard dans sa direction.Je retrouve mon immeuble, ma forteresse à moi en quelque sorte : les vigiles à l’entrée et les indispensables pas de danse pour éviter les excréments et autres détritus dans les escaliers (l’ascenseur ne fonctionne pas). Et puis quand il fonctionne, moi aussi j’ai la chance de voir mon reflet dans la pissouille. Comme quoi, la vie n’est pas si différente d’un endroit à l’autre… nadera massoma-







Et en farfouillant dans la boite aux lettres, j'ai trouvé aussi un message d'olivier,une réflexion sur la vie quoi, de la philo à l'heure de l'apéro du dimanche qu'est ce que vous voulez de mieux?- ça s'appelle: "on devrait vivre à l'envers"






On commencerait par mourir, ça éliminerait ce traumatisme qui nous suit toute notre vie.
Après tu te réveilles dans un asile de vieux, en allant mieux de jour en jour.
Alors on te met dehors sous prétexte de bonne santé et tu commences par toucher ta retraite.
Ensuite, ton premier jour de travail on te fait cadeau d'une montre en or.
Tu travailles 40 ans jusqu'à ce que tu sois suffisamment jeune pour profiter de la fin de ta vie active.
Tu vas de fêtes en fêtes, tu bois, tu baises, tu n'as pas de problèmes graves.
Tu te prépares à faire des études universitaires.
Puis c'est le collège, tu joues avec tes copains, sans aucune obligation jusqu'à devenir bébé.
Les derniers 9 mois tu les passes flottant tranquille, avec chauffage central, room service etc...
Et au final, tu quittes ce monde dans un orgasme !!!!!














Et sur ce, bon appétit si bien sur votre fuseau horaire le permet, ou alors bonne nuit, belle sieste, bon courage... heu! bon vote! enfin faites comme vous voulez mais surtout faîtes le bien. Et puis, une info de dernière minute- qui concerne les bretons et assimilés, selon le baromêtre maison mais aussi les services météorologiques du coin et de l'arrière ban, on nous annonce la maousse tempête qui devrait débarquer dans la nuit avec des vents plutôt costauds alors frères et soeurs de la côte, rangez tout ce qui traine et puis... prudence svp.

samedi 8 mars 2008

mesdames, mesdemoiselles et le féminin singulier





























Mais bon sang de bonsoir, qu'est- ce qu'il m'arrive présentement? j'ai toujours été mal à l'aise avec les commémorations, les remises de médailles, les onctuosités laborieuses et feutrées des salons convenus, les poignées de main moites et hypocrites où l'on regarde surtout ailleurs si j'y suis et la ptite tape du notable sur la tête de l'enfant puisqu'il faut bien malgré tout-ça fait partie du job hélas! - toucher le peuple de temps en temps, et si jamais- c'est inespéré- il ya un handicapé en fauteuil dans la salle, vite courons dessus pour être le premier et avec moi les caméras, bingo! Et puis, oyez! avec toutes les occasions inscrites au calendrier, des anciennes aux plus récentes, et les remises au goût du jour par l'imagination débridée d' "épiciers" en quête de plus value, vive les saisons des mères à pétain, les secrétaires aux patrons, les grand-mères aux fleuristes, les amoureux aux restaurants...et dans la plus stricte intimité de la toile cirée n'est ce pas, la première dent sous l'oreiller de mon carnet de blog-bord... Et puis, ce matin pantouflard et les yeux qui vont avec, dans la position du yogi avachi sur canapé, j'allume au hasard la boite à images et je me scotche sur un reportage sur israél, la palestine et toute la panoplie bref le genre de sujet à se donner des aigreurs de bon matin, et là , figurez vous, incroyable, ça passe tout seul. Et pourtant on ne peut pas dire que cela transpire la folle gaieté ct'affaire là; Ici une petite ville proche de la frontière et qui chaque jour se prend un peu du ciel sur la tête, en se demandant à qui le tour demain; les facteurs ont même la délicatesse de signer leur courrier explosif de jaune, de vert ou de noir suivant le label d'origine. Et là, des momes de gaza city ramassant dans la poussière un peu de sucre s'échappant de sacs éventrés, sous l'oeil froid d'une sur-armée d'occupation qui tire quand ça lui chante; et plus loin des morts sous des balles perdues-mais pas pour tout le monde-qui se font kidnapper par des milices vociférantes afin de les transformer en héros à kalachnikov reproduits à l'envie sur les murs d'une ville en instance de ruine. Et aussi ces colons d'hebron aveuglés par leur haine qui n'ont plus rien d'humain qu'une enveloppe de chair, de poils hirsutes et de rage baveuse. et puis ...par dessus toute cette merde, au milieu de cratères lunaires, de larmes, de sang et de vide absolu il y a le rire d'un homme juif qui croit à la paix maintenant et qui organise dans des conditions impossibles, des visites dans les colonies, afin d'écouter et comprendre l'autre, qui n'est pas un ennemi mais un frère . il y a aussi ce chrétien arabe de taybeh qui est fier d'avoir créé la première brasserie palestinienne et la bière "la meilleure du moyen-orient" qui résiste gentiment surement et fraichement à tous les intégrismes, et puis encore, le magnifique sourire et toujours le courage de ces jeunes filles arabes, sans le voile de la honte et de l'oppression ... aujourd'hui c'est le 8 mars, saperlipopette encore un anniversaire, la journée de la femme, et moi qui en général fuit à grandes enjambées les journées souvenir, et bien celle là, parce qu'elle ne renvoit pas "aux marchands du temple" mais plutôt au respect de la vie, -ben oui qu'est ce que vous voulez, jusqu'à preuve du contraire, c'est quand même les mecs qui font les guerres et même si parfois il y a des nanas aussi connes que nous- forcément ça arrive! les femmes sont en général plutôt là pour essayer de nous expliquer que ça ne sert à rien de se foutre sur la tronche... alors, avec ma moitié perso d'orange celle qui vous comprend, en ce samedi après-midi d'ici , chapeau bas mesdames, mesdemoiselles et vive votre féminin singulier.
"Parce que les hommes veulent le pouvoir, parce que l'histoire se répète. Parce que là bas l'espoir a pris perpèt' Condamnés à survivre entre la vie et la mort. On n'compte plus sur personne comme on n'compte plus les corps. On manque de tout, on enlève tout à ceux qui n'ont rien. Beaucoup meurent sur le coup, les autres meurent de faim oubliés d'un monde, où le Darfour n'est qu'une ombre où l'Afrique a trouvé sa tombe Plongés dans l'horreur des massacres Et aux 20H, seulement quelques secondes qu'on leur consacre on préfère voir les JO que de voir le sang gisé Les médias se foutent de tout un peuple exterminé Un chef d'état ? Nan, un chef de coup d'état Et pour le Tchad c'est le même combat Ils ont envoyé l'armée soudanaise pour que la région du Darfout meurt sous les braises Des villages pillés, saccagés par les Janjawids Des hommes tués, parfois brûlés vifs Femmes torturées, enfants violés L'ONU n'les condamne pas pour crimes contre l'humanité Au carrefour de la douleur se trouve le Darfour Un peuple meurt crie au s'cours mais le monde reste sourd Le compte à rebours est lancé Des centaines de morts par jour...Parce que les hommes veulent le pouvoir, parce que l'histoire se répète Parce que là bas l'espoir a pris perpèt' Bourreaux et victimes ont pourtant le même dieu Aux yeux du monde leurs cris et les crimes restent silencieux Et chaque mois qui passe, c'est 10 000 morts de plus Soutenu par la Chine, ravitaillé par les russes Les gouvernements font du commerce avec ces assassins Des néos collabos et tout une région s'éteint Opposés à l'embargo pour du pétrole et des armes Ils envoient leurs diables à cheval et personne ne sonne l'alarme Non assistance à tout un peuple en danger 4 années de massacres, 2 millions de réfugiés Et des camps plantés au milieu de nulle part On parle, on en reparle mais il est p'têt trop tard C'est l'état d'urgence, ils boycottent les aides humanitaires Ils les laissent se faire tuer dans cette jungle sanguinaire Au carrefour de la douleur se trouve le Darfour Un peuple meurt crie au s'cours mais le monde reste sourd Le compte à rebours est lancé des centaines de morts par jour...J'voudrais être fière de mon pays, qu'il brise le silence Pour ne pas être complice d'un autre génocide Que tous ces pays riches qui nagent dans l'indifférence se liguent contre un gouvernement coupable d'homicides Le Rwanda n'a donc pas servi d'exemple Ou est ce devoir d'humanité dont l'occident se croit exempt Des exodes forcés et l'assassinat d'un peuple Des crimes organisés, l'atrocité de tous ces meurtres Du sang sur un fleuve qui suit son cours et du sang sur les mains de tous ceux qui restent sourds Ils ferment les yeux donc les miens sont remplis d'larmes J'accuse le silence du monde et je les condamne Pourquoi est ce toujours ce continent qui saigne ? Pourquoi divisent ils encore lorsqu'ils règnent ? Pourquoi toujours ce même requiem ? Mais pourquoi ? Dis moi pourquoi ? Parce que les hommes veulent le pouvoir, parce que l'histoire se répète Parce que là bas l'espoir a pris perpèt' Au carrefour de la douleur se trouve le Darfour Un peuple meurt crie au s'cours mais le monde reste sourd Le compte à rebours est lancé Des centaines de morts par jour..."-princess anies-
"Femme du monde ou bien putain qui bien souvent êtes les mêmes Femme normale, star ou boudin, Femelles en tout genre je vous aime. Même à la dernière des connes, Je veux dédier ces quelques vers issus de mon dégoût des hommes et de leur morale guerrière. Car aucune femme sur la planète n' s'ra jamais plus con que son frère ni plus fière, ni plus malhonnête à part peut-être Madame Thatcher. Femme je t'aime parce que lorsque le sport devient la guerre y' a pas de gonzesse ou si peu dans les hordes de supporters ces fanatiques, fous-furieux abreuvés de haines et de bières déifiant les crétins en bleu, insultant les salauds en vert y' a pas de gonzesse hooligan, imbécile et meurtrière Y'en a pas même en grande Bretagne A part bien sûr Madame Thatcher. Femme je t'aime parce que une bagnole entre les pognes tu n' deviens pas aussi con que ces pauvres tarés qui se cognent Ppur un phare un peu amoché ou pour un doigt tendu bien haut y'en a qui vont jusqu'à flinguer pour sauver leur autoradio le bras d'honneur de ces cons-là aucune femme n'est assez vulgaire pour l'employer à tour de bras A part peut être Madame Thatcher. Femme je t'aime parce que tu vas pas mourir à la guerre parc' que la vue d'une arme à feu fait pas frissonner tes ovaires parc' que dans les rangs des chasseurs qui dégomment la tourterelle et occasionnellement les beurs, J'ai jamais vu une femelle pas une femme n'est assez minable pour astiquer un revolver et se sentir invulnérable. A part bien sûr Madame Thatcher. C'est pas d'un cerveau féminin qu'est sortie la bombe atomique et pas une femme n'a sur les mains le sang des indiens d'Amérique, Palestiniens et arméniens témoignent du fond de leurs tombeaux qu'un génocide c'est masculin, comme un SS, un torero. Dans cette putain d'humanité les assassins sont tous des frères pas une femme pour rivaliser A part peut être Madame Thatcher. Femme je t'aime surtout enfin pour ta faiblesse et pour tes yeux quand la force de l'homme ne tient que dans son flingue ou dans sa queue. Et quand viendra l'heure dernière,l'enfer s'ra peuplé de crétins jouant au foot ou à la guerre, à celui qui pisse le plus loin moi je me changerai en chien si je peux rester sur la Terre et comme réverbère quotidien Je m'offrirai Madame Thatcher." -renaud séchan-