mardi 20 novembre 2012

mardi fait son gras

source:Toile


VOCABULAIRE CONTEMPORAIN

GAUCHE
 A la recherche de sa droite

HOMME
En sautoir on porte ses droits

LITOTE
Argot très administratif

LOTO
Le bel enfer de l'espérance

MEMOIRE
Le plus grand des hypermarchés

MODE
curseur de la pensée unique

NEUF-TROIS
Désespoir immatriculé

PRISONS
Chasse d'eau de la société

REFORME
La serpillère politique

REVOLTE
Ne s'écrit qu'en cunéiforme

SENIORS
Impatientes dents de la mort

TABAC
Ou comment un Dieu devient Diable

TRADER
Le monceau d'or est un volcan

VOYOU
Patron fidèle à son éthique.

-Alain Guérin-


































photos source
par l'intermédiaire du blog du collectif de lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes
et de Danactu-Résistance







lundi 19 novembre 2012

entre les mailles du filet


 

 

 

Dans les interstices d’un monde mourant : une journée à Notre-Dame-des-Landes

19 Novembre 2012
"1h du matin, on se les gèle dans la voiture garée près d’une intersection d’autoroutes. Derrière nous enfin : des phares. On monte dans le bus, on salue la compagnie, on se cale sur les sièges et c’est parti pour une nuit de sommeil haché. A 3h c’est pause pipi dans les locaux de la conf’ paysanne, on resterait bien. Mais on préfère en embarquer avec nous et le voyage se poursuit. A 8h le bus arrive à Notre-Dame-des-Landes, je frissonne, c’est que j’en ai entendu parler de ce bled ! Les gens arrivent petit à petit. Les tracteurs arborent fièrement un tournesol à leur proue. Tiens, Greenpeace est là, avec un gros ballon jaune. Et les petites rues du village se remplissent. On se mettra pas en branle avant 11h. Un petit poste juché sur un tracteur diffuse radio Klaxon, la radio pirate des zadistes qui émet sur 107.7, la fréquence de Vinci. Comme un joli pied de nez. On y entend un message de soutien du Mexique. La sensation de faire partie d’une seule lutte mondiale s’intensifie.
Il y a de tout ici : des anars, des autonomes, des écolos, des paysans, des membres de partis ou syndicats, des vieilles, des vieux, des jeunes, des clowns. Des orchestres improvisés qui entonnent des airs rythmés. Une chorale de gamins hauts comme trois pommes qui défient Ayrault dans leurs paroles, et ils y mettent du cœur s’il vous plait ! De l’art partout : des tags sur le bitume, sur les panneaux de signalisation, sur les murs des vieilles fermes. Des épouvantails aux formes étranges qui portent des slogans tous plus touchants les uns que les autres se dressent sur les bords de la route. Et la foule immense se déploie en un long ruban sous nos yeux ravis : ce qu’on est nombreux ! Plusieurs kilomètres avant d’arriver à la Zone A Défendre (ZAD), pendant lesquels on jouit du paysage. C’est que le bocage s’est paré pour nous recevoir, il a enfilé ses plus beaux atours automnaux. Des prairies, des arbres magnifiques, des haies dans tous les sens. Et des ruisseaux d’eau vive qui coulent sous nos pieds, passant sous la route à droite et ressortant à gauche, se faufilant dans la zone humide.
La Vache Rit enfin, dans la ZAD. Une ferme autogérée. Un petit concert s’est improvisé sur des bottes de paille. Je traverse un grand espace grouillant de légumes et de gens, et j’arrive dans une petite pièce. Sur la table un plan : celui de l’aéroport qu’ils veulent construire. Et on m’explique leur projet, en détail. La corruption qui suinte. Ca fait bouillir un truc, là, dans mon ventre. Une rage qui me fait repartir sur la route, sous la pluie fine qui commence, pour aller au cœur de la ZAD. Dans un pré, des clowns jouent aux CRS et nous bombardent de mottes de terres. Ah les cons, ils ont failli m’avoir. On passe la superbe forêt de Rohanne où les cabanes des résistants ont été détruites récemment. Encore un peu de route et on arrive dans un immense pré. Au milieu, un chapiteau de cirque vient d’être dressé. Des tentes, des cabanes. Je bois une délicieuse soupe courge-curry-coco bio servie par des zadistes puis rejoins, à travers les bois, d’interminables chaînes humaines qui se passent des planches, des palettes, des seaux. On sue, on parle, on chante, on rit. D’un côté les remorques se déchargent, de l’autre ça cloue, ça assemble. Des toilettes sèches poussent comme des champignons. Au cœur de la forêt, des maisons en bois s’élèvent sous mes yeux embués. On se regarde les uns les autres, émus. La solidarité ? Elle est là, devant nous. L’Humain ? Il n’y a que ça ici.
« Trop de monde sur ce chantier, allez-voir plus loin ! ». On est des centaines à courir d’un côté à l’autre, d’une remorque à l’autre, proposer notre aide. On se parle, on crée des liens, très vite, très forts. On échange quelques mots, une blague, un sourire, de l’émotion. Je porte une lourde palette avec une fille. Des clowns nous balancent des confettis. Entre deux tracteurs, un petit orchestre : « Allez, les filles, en dansant ! ». Alors on se trémousse sur leur mélodie, en faisant gaffe de pas glisser dans la boue avec la palette. Pendant une pause bien méritée, je m’interroge. Que se passe-t-il ici ? Que faisons-nous ? Pas besoin de trop intellectualiser, ça crève les yeux : on fait émerger un autre monde. Dans les marges de leur monde pourri, de leur monde mort, un monde joyeux, fraternel et humain est là. Ouvrez le moindre espace, vous le verrez jaillir. J’en chialerais. Les slogans, les citations, qui fleurissent partout dans la ZAD sont clairs : l’ennemi est identifié. C’est tout le système qui est remis en cause. Toutes les générations sont là. Enormément de jeunes, prêts à prendre la relève des anciens du Larzac et d’ailleurs. Sur une large banderole « NON à l’aéroport et à son monde ». C’est bien de ça qu’il s’agit. A Notre-Dame-des-Landes, on renoue avec les passions joyeuses. On se bat pour de la terre, pour des légumes, pour des animaux et des arbres. Bref : on se bat pour la Vie."

Source: LE BLOG D'EMMANUELLE-





L'ENNEMI DANS LA NASSE





"Ce n'est pas toujours facile
de réduire l'humain
à un container
hermétiquement clos
duquel ne s'échappe
ni cri
ni surtout
si mince soit-il
un filet de sang
même pour un ministre
avec ses escouades de purgeurs spécialisés
avec ses journalistes assermentés qui regardent
ailleurs
c'est un problème
ces cubes qui se déforment dans le temps
deux faces qui se rapprochent
forment un angle de plus en plus aigu
l'arête est de plus en plus vive
de plus en plus tranchante
c'est dommage
pour une carrière politique
ces lames qui pourraient
un jour
ébrécher un profil présidentiel."
-Bernard Ascal-






proposé par Philippe:


lundi sous les aisselles (de Guérande)





source:Toile






création:Serge



 la phrase d'un jour:
Gestion du lundi mais pas l'indigestion


 ça se passe comme ça chez les fachos pour la saison:




vu sur le blog de Caroline Fourest








source:Toile



proposé par Serge:

"Pourquoi le mariage gay mène à la zoophilie"

 

"On ne dira jamais assez les dangers des pentes glissantes, leur engrenage fatal, leur logique létale. Ainsi, nous savons bien que manger des bananes en public sans surveillance policière est un acte irresponsable. En effet, leurs peaux sont si visqueuses que vous risquez de faire déraper un agent en poste devant une école, et par là provoquer un accident mortel mettant en péril la vie de nombreux enfants. De la même manière, vendre des bacs Riviera et des engrais vous transforme malgré vous en complice des caïds de banlieue qui font pousser du cannabis dans les cités sans droit. Voyez encore comment jouer loin des professeurs et des assistants d'éducation sous un préau sombre avec des jeunes garçons ou des jeunes filles, ou pire, fréquenter les mêmes douches et vestiaires, vous met en danger de croiser un pervers polymorphe qui dévoiera votre sexualité naturelle. Alors, vous commettrez l’odieux acte de sodomie, récusé par la Bible elle-même. Et bientôt, ce sera l’infâme mariage gay voulu par les socialistes athées, qui non seulement, comme nous allons voir, entraîne aux pires égarements, mais contribue à la dépopulation de la nation France, et par là à son invasion sournoise par des ethnies africaines sorties de l'Histoire universelle.
Ainsi, Le Figaro.fr nous prévenait le 14 novembre de ces effrayants dangers d'enchaînement par cette accroche en page Info : « Mariage gay : « risque de zoophilie ».» Tout à leur croisade contre cette honteuse alliance, le journaliste citait à foison les forts arguments de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), des hommes de foi proches des Frères Musulmans, qui proclament avec inquiétude : « Si le mariage entre deux personnes deviennent une norme, alors les revendications les plus incongrues peuvent le devenir. Qui pourra délégitimer la zoophilie et la polyandrie au nom du sacro-saint amour ? » En effet, et Le Figaro ne démentait pas, existe-t-il quelque différence entre faire l’amour avec un homosexuel ou avec une chèvre, un baudet ou un mastiff ? Aucune, puisque nous sommes dans tous les cas sortis de la Nature, et par là de l'ordre des choses voulu par la Création divine. Une forme d'amour dénaturée en entraîne bientôt une autre, puis une autre, plus terrible encore. C'est l'effet d'escalade, ou de descente aux abîmes, consécutif à tout dérapage moral ou sexuel. Si Dieu le veut, comme dit le Prophète.
.../..."
la suite de l'article de Frédéric Joignot-journaliste- dans: LE MONDE.FR-BLOG-"Je ne pense qu'à ça"




source: Toile



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A LIRE Z'EGALEMENT


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la blague que tout le monde connait sauf moi:

Comment dit-on 69 en breton?
...
Fest-Noz
...



création:Serge







"Il n'est pas de hasard,
il est des rendez-vous,
pas de coïncidence
Aller vers son destin,
l'amour au creux des mains,
la démarche paisible
Porter au fond de soi,
l'intuition qui flamboie,
l'aventure belle et pure
Celle qui nous révèle,
superbes et enfantins,
au plus profond de l'âme
Porté par l'allégresse,
et la douceur de vivre,
de l'été qui commence
La rumeur de Paris,
comme une symphonie,
comme la mer qui balance
J'arrive au rendez-vous,
dans l'épaisse fumée,
le monde me bouscule
Réfugié dans un coin
et observant de loin
la foule qui ondule
Mais le choc imminent
sublime et aveuglant
Sans prévenir arrive
Je m'avance et je vois,
que tu viens comme moi,
d'une planète invisible
Où la pudeur du cuir
impose le respect
la confiance sereine
Et plus tu t'ouvres à moi
et plus je m'aperçois
que lentement je m'ouvre
Et plus je m'ouvre à toi
et plus je m'aperçois
que lentement tu t'ouvres
Il fut long le chemin
et les pièges nombreux
avant que l'on se trouve
Il fut long le chemin
les mirages nombreux
avant que l'on se trouve
Ce n'est pas un hasard,
c'est notre rendez-vous
pas une coïncidence."

-Etienne Daho-




dimanche 18 novembre 2012

lands of Notre-Dame



 lu par ici

"Ami-e-s d’ici, ami-e-s d’ailleurs,
Nous, expulsé-e-s ou expulsables, habitant-e-s qui résistent au projet d’aéroport et à son monde, , nous tenons à vous remercier.
Merci d’être venu-e-s, de Vigneux ou de Turin, de Rennes ou de Bruxelles, pour participer à cette lutte, pour reconstruire aujourd’hui ensemble les bases matérielles nécessaires à la poursuite de la résistance sur le terrain.
Merci de vous être réappropriés ce combat, en organisant des rassemblements, des collages, des moments de rencontres sur les marchés de vos villes et de vos villages, en créant des comités locaux…
Vous avez su exprimer notre colère contre les aménageurs par un foisonnement de gestes solidaires : du péage gratuit au défilé de tracteur, du sabotage au concert de soutien, de la prise d’antenne sauvage aux messages qui nous parviennent depuis plusieurs semaines maintenant !
Vous avez participé à cet immense élan de solidarité ,solidarité mot qui aujourd’hui prend tout son sens et qui s’est répandu comme une traînée de poudre bien au-de-là du bocage.
C’est vous, anonymes, animés par d’inébranlables convictions qui faites la lutte. Vous qui ne cherchez ni la gloire superflue sous le crépitement des flashs et des caméras, ni les privilèges et le confort d’un siège de député ou de ministre. Vous qui êtes là parmi nous, humblement, et qui avez décidé d’agir plutôt que de subir. La parole des politiques ne doit pas étouffer celle des habitants pour s’y substituer. Cette lutte c’est la notre, c’est la votre, parce que c’est avec vous que nous obtiendrons l’arrêt immédiat du projet et que nos pourrons faire plier les décideurs, ici comme ailleurs.
Nous avons toujours dit, « un territoire se défend avec celles et ceux qui l’habitent ». Et ces dernières semaines ont prouvé que les habitant-e-s de la zone se défendent ! Une armada policière débarque et le balais infernal des machines emporte dans sa danse macabre, maisons et cabanes, vieux chênes et salamandres… La tristesse et la colère nous gagnent face à Vinci et à l’État socialiste écologiste qui défigurent sous nos yeux ce paysage si familier. Ils ravagent la nature et cherchent à effacer nos souvenirs. Qu’ils nous jettent à la rue à coups de matraque ou nous poussent au déménagement par les pressions, c’est toujours la même violence et le même arbitraire qui nous écrasent. Il est légitime que l’on retourne cette violence contre ceux qui nous l’infligent.
Face à l’État, tous nos gestes de résistances peuvent paraître dérisoires, mais ils sont o combien justes et nécessaires. Rassemblements, manifs, défense des lieux vie, ouverture collective de maisons, occupation forestière, ravitaillement, blocage de routes, reconstruction, assemblées… Nous avons voulu montrer que nous ne sommes pas de simples meubles qu’on déménage, que nous pouvons nous organiser, résister, dire non !
Ces semaines ne sont qu’un début ! La lutte ne fait que commencer : défense du Rosier, réoccupation de la forêt de Roanne pour s’opposer à son abattage, blocage des travaux du barreau routier, procès et expulsion à venir des habitant-e-s en bail précaire et des paysans. Il y encore tant à faire. Hollande, Ayrault et les cadres de Vinci doivent comprendre qu’il n’y aura pas de retour à la normale jusqu’à l’arrêt immédiat du projet d’aéroport. Qu’ils prennent garde, car plus la lutte se renforce sur le terrain et plus elle se répand !
Notre rêve, c’est que tous les ami-e-s d’ici et d’ailleurs ramènent chez eux un peu de la détermination qui est née dans ce bocage. Que cette lutte nourrie par celle du Val di Susa comme par celles de Plogoff et du Larzac, renforce en retour d’autres combats.
Nos révoltes ne se limitent pas à Notre-Dame-des-Landes et à son aéroport. Pendant que les caméras et l’attention se focalisent ici, ils continuent d’expulser et de bétonner ailleurs, tous les jours, en silence… L’Etat oppresse, enferme, réprime partout, tout le temps. Il est confortable de fermer les yeux, facile de se résigner, mais indispensable de se révolter. Partout, pour contrer tous les Césars qui veulent aménager nos vies et nos territoires, continuons de construire des foyers de résistance irréductible.
Ici comme ailleurs, défendons nos rêves et cultivons nos révoltes pour qu’elles deviennent leur cauchemar  !"





CONSTRUCTIF


















SOURCE ET PLUS DE VIDEOS





images: SOURCE



chronique de l'instant






Ce dimanche se lève à l'Aude.
Il y tombait de l'Aude aussi
en ce début de matinée frileuse.

Un peu plus tard,
alors que le poêle s'activait dans la salle des machines,
la nuit ayant rangé tout son fatras,
le ciel essuya ses larmes et décida 
"ça suffit pour aujourd'hui"
en repeignant le plafond d'un grand coup de badigeon micro-poreux
du plus bleu effet.

La cafetière sifflait comme une italienne inoxydable
et moka-ramel.
Le pamplemousse  toujours aussi pressé
de lâcher ses vitamines dans la nature.
un thé aux pointes blanches
légèrement endimanché
et
le décors bien reposé
appelait alors à quelques confidences
d'avant Marché,
comme par exemple celle sur la position de la brouette,
sous nos fenêtres,
et je ne sais quoi d'autre encore.





"Comme le chant des pierres
qui résonne en silence.
Comme l'eau qui serpente,
et qui gronde sous moi.
Tu sais, ,je reviendrais,
dans ma terre d'enfance;
au pays des rêves,des fées et des rois..../..."

-Tri Yann-




 

samedi 17 novembre 2012

verte campagne...

Sneck sur le front des intempéries.






".../...La force du droit et la primauté de la volonté.../...."
-François Hollande-

Mais, figurez-vous que nous avions bien compris, monsieur le Président de la République. 
Des centaines de CRS et de garde-mobiles, de vigiles privés, de matériel "adapté" etc depuis des semaines dans les zones humides et fragiles -
 "La force du droit et la primauté de la volonté"  comme vous le  dites si bien et tranquillement.

Mais au fait, vous étiez sans doute de ceux qui en d'autres temps luttaient contre "la force du droit et la primauté de la volonté" d'installer une magnifique centrale nucléaire aux abords de la baie des trépassés, la bien nommée, ou encore, qui sait, ptêt qu'on s'est croisé sur le plateau du Larzac pour dénoncer la force du droit -de qui? de quoi?- et la primauté de la volonté d'étendre les champs du parc d'attraction de l'armée française ...
Tout dépend, bien entendu et  en temps et en heure de quel côté l'on se place, Monsieur le Président.















vendredi 16 novembre 2012

"faudra se serrer comme une forêt vierge"



photo: Valérie



"L'Homme descend du songe"
-Antoine Blondin-


dans la vidéothèque de Serge:












dans la boite aux lettrres:








"Plus d'un million d'enfants risquent d'être exposés inutilement aux dangers du Bisphénol A, produit nocif présent dans les conserves et les ustensiles de cuisine. A moins de faire entendre nos voix.
Parce qu'il dérègle nos hormones, le Bisphénol A participe au développement de maladies du cœur, de l'infertilité, du diabète ou de cancers. ll y a quelques semaines, une pétition sur Change.org demandant l'interdiction de ce produit a été entendue: les sénateurs ont voté une loi interdisant les usages alimentaires du Bisphénol A.
Mais sous la pression des lobbies industriels, ils ont reporté la date d'interdiction de 18 mois. Nos ustensiles et produits alimentaires ne seraient débarrassés du bisphénol qu'en juillet 2015 au lieu de janvier 2014. Il est urgent d'agir: les députés se réunissent dans quelques jours pour voter définitivement la loi.
Avec le Réseau Environnement Santé, nous avons donc lancé une pétition sur Change.org pour demander aux députés français de rétablir l'interdiction du Bisphénol A au 1er janvier 2014. Nous leur remettrons directement les signatures la veille du vote final pour leur montrer que les citoyens refusent ce report. 
Cliquez ici pour signer notre appel. Merci de le diffuser largement.
Rien ne justifie ce report de l'échéance : les solutions de remplacement sont nombreuses (verre, inox, brique cartonnée, autres plastiques) et disponibles commercialement ; plusieurs grandes marques les ont déjà adoptées. Pendant ces 18 mois, près de 1 245 000 enfants vont naître en France et seront exposés inutilement au Bisphénol A dans le ventre de leur mère.
La mobilisation dans les prochains jours est notre meilleur espoir : si les députés voient que les citoyens ont les yeux braqués sur eux, ils n'auront d'autre choix que de rétablir l'échéance initiale de la loi au 1er janvier 2014. Pour cela, des milliers de voix sont nécessaires.
Face aux lobbies industriels qui font tout pour retarder l'application, faisons résonner la voix des citoyens pour stopper ce scandale sanitaire."
Merci pour votre aide,
 Yannick Vicaire et le Réseau Environnement Santé

















in the box of clics


 près de 7 milliards d'euros d'assurance sociale ne sont pas versées à leurs bénéficiaires de droit chaque année. Presque le double des estimations de la fraude sociale !

Environ la moitié des foyers éligibles au RSA ne le réclament pas

à suivre dans les chroniques politiques de Juan



photo: Valérie


















"..../...Si je reste lézard
je ne vis plus à côté de ma main.
Mes lignes se recoupent.
J'ai fait ma chance et j'ai tenté ma vie
tête et coeur mêlés.
Après avoir été l'ailleurs
je suis l'ici
Longue rivière palabreuse
je prends le temps d'être
et dérive dans l'eau femelle
rêveur du monde et colporteur de mots d'enfant;
Je ne crains plus le centre de la chandelle
et regarde la vie dans les yeux.
Je vis comme un arbre à gousses
mon ombre me fait les pieds.
Trait d'union plein de sève
entre morts et soleil
quand je m'osculte l'aubier
mes racines tatouent mes conjugaisons."
.../...

extrait de "Nomade je fus de très vieille mémoire"
de Anthony Phelps





 Le prix de poésie
du 14ème Salon international du Livre insulaire de Ouessant
a été attribué à Anthony Phelps
pour son livre "Nomade je fus...















"Dehors le lièvre court la hase
Dehors tout le monde dehors

J'embrase mon terrier

J'annule la chambre à part
Je sors me joindre à l'affluence
Me poser sur la branche
Au risque de me trouver
À l'étroit

Faudra se serrer

Comme une forêt vierge
Faudra se mêler
Nos lianes infinies

Dehors la flore est à l'orage

Dehors la peur de l'eau qui dort

Je prépare mes hameçons

Mon bouchon et consorts
Ca mord ça fout l'effervescence
Au gardon à la tanche
Au risque de me trouver devant toi

Faudra se serrer comme une forêt vierge

Faudra se mêler nos lianes infinies
Effet de serre
Ma vie sous verre
S'avère ébréchée

Faudra se serrer comme une forêt vierge

Faudra se mêler nos lianes infinies
Effet de serre
Ma vie sous verre
S'avère ébréchée

Faudra se serrer"

-Alain Bashung- 


 
photo: Valérie




Parsifal au naturel





jeudi 15 novembre 2012

les questions sans trop y toucher





Des questions sans trop y toucher pour ne pas souffrir en avance.

Sur un mur lézardé  on pouvait encore lire: "L'avenir nous appartient"
Le slogan défraîchi méritait sans doute beaucoup mieux qu'une rue oubliée de l'Histoire,
puisque jusqu'à preuve du contraire personne n'avait trouvé à y redire.

Notre à venir était forcément devant nous, même en marchant à reculons
et ce n'est d'ailleurs pas par hasard -je suppose- si je m'y colle à -l'imparfait-
Aujourd'hui!

Enfin, passons...

Jusque là, tout va bien.,
affirmait, métronome, l'oiseau  en quête de pitance, puisque le garde-manger avait tendance à se renouveler, le ciel ne lui tirait encore pas trop la gueule et les prédateurs semblaient occupés ailleurs.

Pourtant,
inexorablement, les questions sans trop y toucher s'immisçaient dans les interstices d'un temps qui n'était pas absent pour presque tout le monde.
Elles avaient la grande classe de toujours appuyer là où l'on se portait pâle, de débarquer sans prévenir et de vous rire au nez...

Alors, agacé,  d'un revers de la main, comme on chasse une mouche un peu trop envahissante, on réexpédiait l'intrus d'où il n'aurait jamais dû sortir, tout au fond d'une mémoire censée être occupée à calmer les rumeurs, les humeurs...et à les classer en fiches...pour plus tard...

C'était sans compter sur l'esprit d'entreprise et la perversité d'électrons libres de droit qui gravitaient en permanence autour d'un cortex tournant à plein régime puisqu'il était conçu pour ça.

Des questions à peine effleurées,
qui savaient  nous retrouver près du feu,
 au coin du bois,
et qui prévoyaient aussi, sans doute
le passage de quelques feuilles jaunies, tombées du nid,
glissant en silence au ras du sol pour y éponger un peu de pluie.








mercredi 14 novembre 2012

il est vrai que parfois...


"On ne découvre une saveur aux jours que lorsque l'on déroge à l'obligation d'avoir un destin."
-Cioran-











Serge nous propose:

"Le secret le mieux gardé de l'affaire de Tarnac"

 

"C'est en février 2011 que parut la première brève sur le sujet : "Ce fut longtemps le secret le mieux gardé de l'"affaire de Tarnac" : un agent britannique, infiltré au coeur des mouvements altermondialistes et environnementalistes européens, a joué un rôle important dans cette enquête" (L'Express). La nouvelle est longtemps restée sans suite, orpheline. Les scandales ne s'importent pas comme n'importe quelle autre marchandise.

Leur naissance doit trop à la conformation morale du pays où ils éclatent. "L'affaire Mark Kennedy", en Angleterre, a nourri les tabloïds et les émissions à sensation pendant des mois. Elle a conduit à la dissolution de l'unité "d'élite" des services secrets pour laquelle il travaillait, au déclenchement d'une kyrielle d'enquêtes sur les méthodes d'infiltration de la police anglaise, à la démission d'un procureur, au non-lieu de toutes les procédures impliquant de près ou de loin Mark Kennedy, et même à l'annulation de jugements déjà rendus.

( Les informations livrées par l'espion anglais, Mark Kennedy, ont contribué au déclenchement, en 2008, de l'enquête sur l'"affaire de Tarnac".)

Mais le fond du scandale était éthique : il tenait à l'incompatibilité du stupre et du lucre avec l'ethos puritain anglais. Peut-on, dans le cadre de son travail d'officier de renseignement, coucher avec des dizaines de charmantes jeunes anarchistes ? Est-il permis de dépenser plus de 2 millions d'euros, sept ans durant, pour financer les soirées techno, les beuveries, les vacances, les montres-espions à 7 000 euros d'un James Bond piercé et tatoué de l'anarchie, et tout ça pour un peu d'information sur les activités des écologistes radicaux, des antifascistes, des militants antiglobalisation ? La sensibilité nationale répondait sans hésitation "non" à ces questions superflues. D'où l'ampleur et la durée du scandale. En Allemagne, où l'on est, semble-t-il, d'abord soucieux des procédures et du sol national, l'affaire Mark Kennedy porta plutôt sur la légalité ou non de l'usage d'un agent étranger sur le territoire allemand.
 
On peut dresser de l'affaire de Tarnac plusieurs généalogies également scandaleuses, et presque également barbouzardes, mais la plus significative politiquement est celle qui part de Mark Kennedy : car c'est elle qui en dit le plus long sur les arcanes de notre temps. Mark Kennedy travaillait officiellement pour la National Public Order Intelligence Unit, un service de renseignement britannique créé en 1999 afin de combattre le retour de la contestation écologiste et antiglobalisation au Royaume-Uni..../..."
 ICI la suite de l'article du Monde.fr






"Il est vrai que parfois près du soir, les oiseaux ressemblent aux vagues. Et les vagues aux oiseaux. Et les hommes aux rires. Et les rires aux sanglots."
-Jacques Brel-















et bien, dansez maintenant



source: Toile





un million de disques...
LE SITE de la "Convention" comme ils disent les United Statessois





source: Toile


"A chaque jour, on s'en va de soi. Des morceaux de peau, 
des provinces de nos mémoires se retirent."
-Yves Simon-



source: Toile


Vélocipèdement sans frontières





Du 30 novembre au 22 décembre, la Compagnie des Colporteurs installe ses chapiteaux sur le parc des Chantiers de l'Île de Nantes.





"Antoine Rigot, célèbre fildefériste et figure éminente de l'évolution du cirque contemporain réunit sous chapiteau huit circassiens et quatre musiciens, pour raconter une histoire. Celle de ces individus qui tentent de résister à la violence d'une société qui essaye de les contraindre, pour les faire rentrer dans les rangs. Des spectateurs, invités à les rejoindre, viennent représenter la foule, celle des anonymes.../..."
source:


 Théâtre Anne de Bretagne 



source: Toile