jeudi 22 mars 2012

faire des pieds et des mains



"Sous sa forme actuelle, cette expression date du XIXe siècle et elle est facile à comprendre : il s'agit simplement d'une image intensive où, pour se donner le maximum de chances d'arriver à réaliser quelque chose, la personne ne se contenterait pas d'utiliser ses seules mains, elle y ajouterait également les deux pieds.
Dans son "Dictionnaire critique de la langue française", Jean-François Féraud indique qu'au XVIIIe, on disait "y aller des pieds et des mains" ce qui, sous cette forme, suggère plus le déplacement plus rapide que la manipulation facilitée. Il signale également la version "travailler des pieds et des mains".

Par contre, si l'image est claire, la forme est étrange, bien qu'inexpliquée, car on ne dit pas "faire des mains" tout seul, ni "faire des pieds".








"FAIRE DES PIEDS ET DES MAINS: Expression française du XIX ème siècle qui signifie employer tous les moyens pour faire quelque chose ou plus généralement arriver à ses fins.
Cette expression française réunit les quatre membres pour montrer l'ensemble de l'activité physique.
L'origine de cette expression française peut remonter au XVIII ème siècle où la même expression existait mais dans un autre sens et à cette époque "y aller des mains et des pieds" suggère un déplacement rapide et "travailler des pieds et des mains signifiait aussi travailler rapidement.
Cette expression française a été aussi utilisée dans un sens plaisant pour dire applaudir."
source









"To move heaven and earth"
source
"To work really hard at getting "
source
"arbeta med händer och fôtter"
suédois



uzi monon kaj admonon kaj flaton kaj baton
espéranto

"Il faut faire des pieds et des mains pour mettre le doigt sur la solution"-Achille Talon-  

source: La philosophie absurde

photos- source: Toile

illustrations sonores:  Serge

Météo du jour et cours accéléré de breton côtier





mercredi 21 mars 2012

le club des caméléons


source: Toile


Youki

"Youki était minuscule mais il se prenait pour un molosse, si bien qu'il montrait les crocs et grognait dès qu'il croisait un de ses congénères, quel que soit son gabarit. Le frimeur par excellence. Toujours à toiser son prochain, comme s'il n'était rien de moins que le roi des chiens. Le tenir en laisse relevait de l'exploit, car Youki, obstinément, tentait par toutes les contorsions possibles d'extirper sa caboche du collier. C'était comme une partie de pêche au gros, où l'on se tordait le bras à essayer de maîtriser le monstre marin qui frétillait au bout de la ligne. A propos de poisson, le poil de Youki, frisé, rêche et d'un blanc terne, sentait curieusement la sardine. La sardine daubée, pour être précis, la sardine d'après la date de péremption...Un sacré numéro, ce chien. Court sur pattes, le corps anormalement long pour sa petite taille, il devait être le fruit d'une union secrète entre un caniche et un teckel fréquentant les mêmes poubelles, lapant le fond des mêmes vieilles boîtes de sardines. Jamais à court d'astuces, il aboyait pour un oui ou pour un non, le plus souvent en plein milieu de la nuit, afin de nous signifier qu'on pouvait dormir tranquilles car le chien montait la garde, du fond de sa panière. Sa queue, sa minuscule queue râpée, semblait reliée à un mécanisme complètement déglingué qui déclenchait des mouvements intempestifs aux moments les plus inattendus; ainsi Youki ne faisait jamais la fête pour manifester sa joie ( il aboyait à la place), mais remuait la queue quand d'autres chiens avaient tendance à la baisser: lorsqu'il se faisait gronder, par exemple, ou au passage d'une bicyclette. Une ennemie mortelle, la bicyclette. il éprouvait une véritable haine pour cet engin, sans qu'on ait jamais pu en comprendre les raisons, si toutefois il y en avait. C'était fâcheux pour les cyclistes, ce clébard monomaniaque, mais Youki ne leur laissait pas le choix, il attaquait. il fallait le voir suivre un vélo sur des kilomètres, à toute allure, pour finir sur le dos, les quatre fers en l'air, à bout de souffle mais visiblement très content de lui...
Croyez-moi, devait-il se dire, on ne le reverra pas de sitôt dans les parages, ce maudit vélo! Foi de Youki!...
On s'amusait beaucoup, tous les deux. il me rapportait la balle pour que je la lance encore une fois, et encore une fois, et jusqu'à la fin des temps si j'étais d'accord.
Youki ne lâchait jamais prise. Quand il avait faim, par exemple, vous n'aviez pas d'autre choix que de lui donner à manger: la seule façon de stopper son couinement continu, semblable à un insupportable grincement de porte, consistait à lui ouvrir un paquet de croquettes. Youki était le chien de la famille mais je me considérais comme son seul maître, ma mère ayant cédé à un de mes caprices en acceptant de l'adopter. L'animal, du reste, me manifestait une affection qu'il n'accordait ni à mon frère ni à mes parents. Youki sentait que sans moi, il n'aurait pas fait partie de cette famille bienveillante, cédant sur les croquettes au premier couinement. Youki sentait plein de choses. On disait souvent à son propos: "Il le sent." Nous, les hommes, nous sentons aussi plein de choses, mais notre nez est moins sensible que la truffe du chien, si bien que nous nous plantons souvent. Parfois, nous ne sentons pas le vent venir, ce vent qui peut nous balayer comme des feuilles d'automne sur le boulevard. Nous manquons de flair. On se préoccupait beaucoup du flair canin, mon frère et moi; on se demandait comment Youki, la veille d'un départ en vacances, savait que nous allions partit, et craignait tellement qu'on l'oublie qu'il passait la nuit sur la banquette arrière de la voiture; on se demandait aussi comment un chien pouvait renifler des explosifs et dénicher des os enfouis sous la terre. Mon grand-père racontait qu'un berger allemand était capable de parcourir deux mille kilomètres pour retrouver son maître. Deux mille kilomètres à quatre pattes, incroyable.
 Youki m'aurait rejoint au bout du monde, si toutefois j'avais essayé de le semer. Son petit museau aurait suivi ma piste par monts et par vaux. C'est du moins ce que je croyais, mais les faits m'ont contredit. Pauvre petit Youki. C'est idiot de mourir en vacances, aussi idiot que de mourir juste après sa retraite. En mourant en vacances, vous  prenez le risque de gâcher celles des autres, et de surcroît vous ne profitez pas à fond de vos congés payés; en mourant juste après la retraite, vous ne profitez pas à fond de la canne à pêche offerte par les collègues lors de votre pot de départ.
Youki a disparu pendant les vacances de Noël, aux sports d'hiver, et voilà bien la pire bêtise qu'il ait commise. Nous n'avons jamais eu la certitude de son décès, il a tout simplement disparu, et j'ai moi-même assisté en direct à sa disparition. Je me tenais sur la terrasse de ce chalet lugubre, dont l'intérieur, tout en bois clair, ressemblait à un sauna, quand j'ai vu Youki sur la route, s'éloignant dans la neige. Il remontait en trottinant la petite route bordée de congères qui menait au chalet. Sa queue remuait comme jamais. Des flocons commençaient à tomber. Arrivé en haut de la route, au croisement, le chien bifurqua soudain sur la droite, à l'opposé du village vers la forêt. Je l'ai appelé, à tue-tête, il n'est jamais reparu. Nous l'avons cherché des jours durant. Le village fut couvert d'affiches signalant la disparition d'un petit roquet blanc pas dangereux pour deux ronds, malgré une tendance à l'aboiement intempestif. Mais les vacances prenaient fin, et il fallait rentrer. Youki n'est pas revenu chercher les monticules de croquettes que j'avais laissés sur la terrasse. Il n'a pas daigné nous dire un petit au revoir, ni nous expliquer les raisons de son geste.
 Les animaux, en règle générale, se justifient peu. La vision de mon petit chien blanc se fondant dans l'immensité neigeuse est restée gravée dans ma mémoire.
-elle est même si forte qu'elle a pris le pas sur d'autres visions plus heureuses, et a surement contribué à cette sensation de froid intense qui s'empare de moi lorsque j'évoque ma petite enfance.
C'est drôle comme certains événements nous habitent à jamais et comme d'autres sont immédiatement oubliés, à peines vécus que déjà) volatilisés, comme un souffle sur la vitre. En cherchant bien, il y eut sûrement d'autres péripéties lors de ces vacances d'hiver, mais je ne me souviens que du chien, ou plutôt de sa perte. Je me souviens aussi d'avoir vomi sur le trajet du retour, ce qui n'est peut-être pas sans relation avec l'absence de Youki, dont l'odeur de sardine ne parfumait plus la voiture. Tu m'a traumatisé, mon toutou. A cause de toi, je déteste le ski, les chalets et la raclette, sans parler des forêts de sapins, où je crains toujours de retrouver ton cadavre congelé.
Youki, j'espère que tu as refait ta vie  avec une chouette petite chienne de traîneau. J'ai été inconsolable après ta fugue. Aux personnes qui lui demandaient pourquoi j'avais l'air  si triste, ma mère répondait invariablement: "Il a perdu Youki, son meilleur ami" Et oui, mon meilleur ami a tourné à droite, il a décidé de quitter la compagnie des hommes pour vivre en ermite, dans un igloo...On n'était pas si amis que ça, au fond, parce que les vrais amis, il paraît que c'est inséparable, que ça forme un seul bloc, comme une montagne, une montagne que même un tremblement de terre ne saurait fendre en  deux. Une montagne miraculeuse, sans neige, une montagne où personne ne s'est jamais perdu."

-"Youki"- extrait de:" Le club des caméléons" de Milan Dargent- Editions La Dilettante




"On se demande encore de nos jours comment un type aussi doué qu'Arthur Rimbaud a pu abandonner la poésie pour se consacrer au commerce, et renoncer ainsi à ses engagements de jeunesse. Ce qu'il faire pour comprendre, c'est essayer de nous revoir nous-mêmes../...et songer à ce que nous sommes désormais devenus. On rigole moins."
-Milan Dargent-



mardi 20 mars 2012

ça se passe comme ça, et venez comme vous voulez




sur le  tranchant du mardi,
saint d'esprit
et les apôtres en descente de lit
à force de savoir qu'il était tard entre neuve heure et moins le quart
Laure nous dispense  ceux-ci:
 Au bon quart-d'heure
de la philosophie
repassée pour quelques points
dans la machine à coudre la pensée directe.
 Comme toujours et ses sbires
le Cap-Horn niait l'évidence.
Et d'ailleurs depuis ses dernières vapeurs,
il avait mis les voiles
en viager
à la maison de retraite.




qui pêche:
 Rit !
disait un moine stagiaire
en mal  de reconnaissance.
Comment lui en vouloir
en malle de désespoir
programmé
par les autorités compétentes
et l'union nationale
plus tout son capital
toutes tendances confondues
faute de mieux.

En ce moment,
le scooter est tendance
qui trop Cherry
sur la cerise,
 mal y pense.





toujours tu cherches,
c'est bien ton genre
et comme
je te connais à force...
Toujours,  tu cherches des points de repère
des corps morts
à marée,
Et puis:

"Toi
Toi si t'étais le Bon Dieu
Tu f'rais valser les vieux
Aux étoiles


Toi
Toi si t'étais le Bon Dieu
Tu allumerais des bals
Pour les gueux


"Toi
Toi si t'étais le Bon Dieu
Tu ne serais pas économe
De ciel bleu


Mais
Tu n'es pas le Bon Dieu
Toi tu es beaucoup mieux
Tu es un homme
Tu es un homme
Tu es un homme"








Et puits, 
t'arrose
derrière les dunes toutes rabougries
mais toujours bonnes à se mettre
 sous
l'Adam,
et son pécher originel
quand
le printemps comptait toutes ses dents
Hue  là
franchement
les infos prirent le maquis
ce qui était assurément
et
son 
politiquement
incorrect.
mais tellement 
bon.


Là-dessus et ptêt même plutôt 
par en dessous
je reçois un pli
et sa mise
du midi
ou une heure de repas quelconque
Bref!
des travaux pratiques
sauf que
je ne mange pas de ce pain là.
Et puisqu'aujourd'hui
on se recueille en cire 
parfumée
et toutes confessions publiques.
T'as pas  honte Levy
de m'envoyer ce genre de vidéo
et ses proportions gardées
bien entendu
au bal des faux culs
dont je serais l'aimable obligé.




Attendu dans le Poste de garde:
"Il y a des patrons de gauche!
Il y a aussi des poissons volants
mais,
qui ne constituent pas
l'essentiel
du
genre."



source: Toile


Aujourd'hui
et par grand vent
j'ai fait une lessive de dentelles
en son
mauvais
 genre


source: Toile

lundi 19 mars 2012

la veille du lent deux mains



Le printemps était à portée de main, tout au moins dans les écrits puisque pour prendre du recul on ne pouvait guère  que se référer aux livres de compte.
Par habitude, chacun faisait ses petites affaires en même temps et le ciel casé chez perte et profit pouvait bien attendre encore un peu. D'ailleurs on nous l'avait assez rabâché, pas de risque dans l'immédiat et les jours à suivre que nous changions le monde, tout au moins pour la majorité d'entre-nous ne faisant pas partie d'une forme personnelle d'organisation ou principe de Racamier de son auteur:
« une organisation durable caractérisée par la capacité à se mettre à l'abri des conflits internes, et en particulier du deuil, en se faisant valoir au détriment d'un objet manipulé comme un ustensile ou un faire-valoir. »
 Il ne s'agirait pas ici de dénoncer nommément certains  petits camarades de survie sous le prétexte  qu'ils auraient de près et de loin de l'habileté à nous causer quelques tracas, le meilleur service à nous rendre étant plutôt de faire en sorte de leur conférer le moins d'importance -autant que possible- pour qu'ils ne restent en nous que sous la forme de sous-entendu,que l'on se fera un devoir de l'oubli d'évacuer  dans le premier bain venu ou l'apéro entre amis.

Lundi,
chez Robert,
même pas peur des scooters,
des haussement de thon
sur le marché public
des idées à l'hélium
prenant de la hauteur,
à toute vapeur.
 et vite
 tumeurs
lundi, à la cantine du midi
il  savait qu'il prendrait les ailes de poulet marinées au soja et au  miel avec 

son drôle qui riz.

Demain, serait une autre affaire de calendrier
puisque le printemps rencontré, ici m'aime,
 s'appelle
 Lulu.

En attendant, Robert s'imagina remonter la manivelle du phono
qu'il venait de descendre d'un grenier en sucre
et plantant l'aiguille au coeur du problème
se laisser bercer par les ailes d'un violon
sur le sable
émouvant
sans (mal) façon.






samedi 17 mars 2012

passage du port



Toujours une affaire d'impression
notée au passage
où l'imagination exigeant  comme il se doit
 la plus grosse part du boulot,
laissait filer entre ses mailles,
des sentiments maritimes.
Encore une fois tomber dans le panneau;
se laisser séduire par la promesse des mots
et
 croire à l'aventure
d'une marée d'à peu près .



La chapelle, puisqu'il existe toujours une chapelle
proche
dans les histoires de part ici.
 Chapelle donc, ouvrait sa porte  avec tempérance
 aux arômes de basse mer
qui se mélangeaient avec claivoyance à ceux de dizaines de lucioles
en cire
 réparties de chaque côté d'un hôtel de bois blanc.

Dehors, sur le parvis,
emprisonnée aux regards de tous
-pour avoir trop ri avec la mort sans doute-
une cloche ruminait
sous sa toile,
de  funèbres intentions,
profond tocsin
ou  glas sinistre.

Le passage du port
reliait ainsi les mondes
du presque vivant au jamais vraiment disparu.






vendredi 16 mars 2012

saint patrick, brillez pour nous


-John Millington Syng- Les iles  Aran-





Samedi 17, Saint-Nazaire : Repas Irlandais et Ceili , de la Saint-Patrick avec divers musiciens, salle de la maison de quartier d'Avalix, REPAS Irlandais à 18h30, Ceili de 20h30 à 23h30. Tarifs : repas 12 euros (sur réservation), Ceili gratuit. Org. : Cercle Celtique de Saint-Nazaire : 06 77 48 64 43.





"Champs bruns et verts qui ne sont pas la vérité.
La philosophie en ses sommets a fait le vide.
Les grands modèles de l'art et de la littérature
se tiennent en arrière des ports de mer où s'ébattent
père et mère des muses,
qui écorchent les noms."
-Paol Keineg-















"Les irlandais sont des gens très Sympatrick"
-Grégoire Lacroix-









"Je suis pauvre et mes rêves sont mes seuls biens.
Je les déroule sous tes pas.
Marche doucement, car tu marches sur mes rêves..."
-William Butler Yeats-


"je suis beau comme un printemps d'automne."




Quelle chose merveilleuse que la véritable personnalité de l'homme - quand elle sera a notre portée! Elle évoluera naturellement et simplement, comme une fleur, ou comme une pousse d'arbre. Elle ne sera jamais en désaccord. Elle n'argumentera pas et ne se disputera pas. Elle ne cherchera pas a prouver. Elle saura tout et pourtant elle ne se préoccupera pas de connaissance. Elle sera pleine de sagesse. Sa valeur ne sera pas mesure en fonction de biens matériels. Elle ne possèdera rien et pourtant elle possèdera tout, et elle continuera a posséder ce qu'on lui aura pris, tant elle sera riche. Elle ne sera pas sans cesse a interférer avec les autres ou a leur demander d'être semblable a elle. Elle les aimera parce qu'ils seront différents. Et pourtant, sans interférer avec d'autres, elle aidera tout le monde, comme une belle chose nous aide, en étant simplement ce qu'elle est. La personnalité de l'homme sera merveilleuse. Elle sera aussi merveilleuse que la personnalité d'un enfant."

"Les gens qui font valoir la raison sont comme ceux qui cassent des cailloux sur les routes,
ils vous couvrent de débris et de poussière."








"Nous sommes un peuple dispersé dont l'histoire
est le sentiment d'une obscure fidélité.
Quand et pourquoi débuta notre exil
au milieu d'hommes en proie aux mots, nous ne savons pas;
mais la solidarité nous submerge
écoutant ses légendes d'enfants découverts dans des barques,
flottant vers leur destinée,
ou de cercueils royaux halés et emportés
sur l'épaule d'un fleuve ou la route des mers."
-Seamus Heaney- source-






-John Millington Syng- Les iles  Aran-




"Si tu prends le monde comme il vient,
il te prendra doucement."

"Si tu prêtes ta culotte,
n'enlève pas les boutons."

-proverbes irlandais-




"Qui y  a t-il dans un nom?
Nous nous  le demandons quand nous sommes enfants
en écrivant ce nom
qu'on nous dit être le notre."
-James Joyce-



et maintenant, hum!  pardon. Et maintenant notre minuscule jeu concours d'un jour:  
Parmi les écrivains/poètes cités dans cette rubrique, quel est celui qui n'est pas irlandais?
 Pour la peine je trinquerai à la santé du gagnant!


-John Millington Syng- Les iles  Aran-










le mot de la fin par: Eva porai

jeudi 15 mars 2012

magouille blues

-David Derrien-


Comme je voulais répondre à une question qui ne m'avait pas encore été posée, sauf qu'en  remettant le sujet à l'endroit voir dans un futur proche...  je me suis dit qu'en élargissant mon propos  (du M au 3XL) il y avait matière présentement à faire un sujet sur les candidats aux prochaines présidentielles qu'on ne savait même pas qu'ils l'étaient
 -candidats-
-Et c'était quoi la question? (voix off qui a pas l'air mais qui essaye de suivre)
Ah  dame voui la question,
Merci de me  le rappeler
-De rien on me paye pour ça
C'est quoi cette paire de lunettes?
-Hein(g)???
Ben c'est la question: C'est quoi cette paire de lunettes à droite en rentrant dans le blog?

AH ça!



Et bien c'est si j'ose dire un ptit clin d'oeil à Eva Joly  dont j'ai décidé de soutenir la verte campagne au cas ou bien sur elle resterait candidate jusqu'au bout de la nuit. Je ne suis pas  vraiment sur que mon ralliement à ses bésicles rouges va lui apporter un souffle nouveau, m'enfin c'est mon modeste soutien à une femme qui semblerait  -si j'en crois les spécialistes du vent- complètement anachronique dans le rôle de candidate aux présidentielles mais qui à mon point de vue de spécialiste de rien apporte singulièrement de la fraicheur , de l'honnêteté et du panache dans un monde de requins diplômés et de tourne-veste dans le sens du tiroir-caisse.
J'espère juste -parce que tant pis pour le score,  c'est l'intention qui compte- qu'elle ne sortira pas trop abimée d'une galère où elle n'aurait sans doute pas dû monter mais qui égoïstement parlant m'a donné envie d'aller voter pour quelq'un(e)
Ce qui ne m'était pas arrivé depuis...voyons...Mendès France en...
-T'exagères pas un peu là Robert?
Tu crois?
Bon d'accord juste un peu...Mais vous voilà  ainsi  (soit-elle) prévenu chers lectrices et lecteurs de ce bloga-pproximatif. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur ...Dans le cas contraire, cela ne me fera  ni chaud ni froid , ce qui est convenons-en,  le plus sur moyen de ne pas attraper mal quelque-part


Et maintenant , une galerie de quelques candidats pas piqués des verres et  risquant de disparaitre prochainement de nos écrans radars où il n'avaient d'ailleurs pas mis les pieds

-David Derrien, candidat de l'apiculture et de la biodiversité, n'a recueilli que 360 signatures sur les 500 nécessaires-

"Le Finistérien David Derrien, alias «Dédé l'Abeillaud», qui se présentait comme le candidat de la biodiversité et de la cause apicole, a annoncé ce mercredi son retrait de la course à la présidentielle, faute d'avoir pu réunir les 500 parrainages nécessaires.
David Derrien, 41 ans, qui apparaissait fréquemment durant la campagne déguisé et grimé en abeille, explique dans un communiqué que sa candidature avait pour but de «mettre en lumière tous ceux et celles qui œuvrent pour notre survie sur cette planète».
«En défendant la diversité biologique, et notamment les abeilles, nous défendons l'espèce humaine», ajoute celui qui affirme avoir obtenu le soutien de 360 élus locaux.
Agent de service dans un établissement d'accueil d'enfants en difficulté à Plougastel-Daoulas (Finistère), «faucheur volontaire» et écologiste convaincu, David Derrien s'est appuyé sur les organisations professionnelles apicoles pour relayer sa candidature et démarcher les élus."
( source:AFP)








Cindy' Lee  - effeuilleuse dans le civil-entend je cite: défendre les valeurs de tolérance, liberté et solidarité et redonner aux jeunes et aux décus en général le goût de la politique- fin de citation
Le parti du plaisir





  • Christophe Alévêque est un humoriste qui souhaite se présenter en tant que "Super Rebelle".





    Robert Baud est un candidat de gauche déjà présent en 2007.







      • Calixthe Beyala est une écrivaine Franco-Camerounaise qui est candidate pour la diversité.






      • Gérard Borgia est candidat pour le mouvement Ensemble pour la France.
      • Jacques Borie est soutenu par Europe Liberté.
      • Patrick Bourson est un candidat d'Extrême droite  tout comme le suivant l'écrivain Renaud Camus candidat pour le parti de l'In-nocence.
      • Hervé Couasnon est candidat pour la seconde fois et n'avait pas obtenu le nombre de signatures suffisant en 2007.
      • Gaspard Delanoë
      • Kenza Drider candidate sponsorisée par Belphégor (et l'Arabie saoudite?)




      • Gérard Gautier  (encore un breton tabernuche)  candidat pour "Blanc c'est exprimé", un mouvement qui souhaite que le vote blanc soit pris en compte dans les scrutins.




      • Patrick Giovannon, est candidat pour le Parti Républicain Chrétien.

      • Brigitte Goldberg est candidate pour le parti LGBT.


      • Jean-Marc Governatori est candidat de l'Alliance Ecologiste Indépendante.
      • Stéphane Guyot est candidat du Parti du Vote Blanc (PVB),




      • Victor Izrael est un cancérologue qui se présente surtout pour militer pour la relance du plan cancer.
      • Laurent Lenne pasteur et ancien participant de Secret Story






      • Nicolas Miguet est le candidat du Rassemblement des Contribuables Français.
      • Francis Rongier candidat des retraités et des automobilistes.
      • Maxime Vernere candidat comme « porte-voix de la jeunesse en 2012 ».
       
      • Claude Weber est le candidat du parti Union élargie des seniors.
      • Clément Wittmann est un candidat écologiste.

      Mais aussi:
      Gérard Lebert l candidat .qui se barre s'il n'est pas élu


      Tous candidats!



      Voilà, c'était ma légère et délicate forcément,contribution à la grande Kermesse prochaine et avant de refermer cette page,  une chanson pas toute jeune mais résumant bien l'ambiance générale:




      la vidéo du lendemain sur  l'article de la veille (proposé par Odile)